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EAN : 9782228894982
269 pages
Payot et Rivages (25/10/2001)
3.12/5   13 notes
Résumé :

"Nous irons quelque jour, par-delà l'horizon, à la recherche de nos Wonder." Que serait un voyage sans le livre qui l'avive et en prolonge la trace - sans le bruissement de tous ces livres que nous lûmes avant de prendre la route? Samarcande, Trébizonde, tant de mots, dès l'enfance, qui nous furent comme des portes, tant de récits, tant de légendes ! A sa parution, en 1977, L'Homme aux semelles de vent fut salué com... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique

Le titre m'avait emballé, et ne m'attendais pas à ce genre de lecture.

Ai pas mal abrégé ce livre, lu en diagonale pour une bonne partie.

Non pas, à cause de son inintérêt ; mais, très, trop, philosophique pour moi.

Un peu trop perché !

N'ai pas l'érudition nécessaire pour émettre un avis sur ces écrits.

Ai cependant vivement apprécié le premier chapitre qui était très intéressant.

Histoire d'une modernité galopante et d'un monde ancien qui se meurt dans la région Finistère.

(tourisme, engrais à outrance, plastique qui viendra remplacer les matières nobles).

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Je ne sais absolument pas comment aborder cette critique... Je vais tenter de commencer par le titre. À n'en pas douter, ce titre est vraiment accrocheur et augure d'une histoire se passant dans de grands espaces naturels. le résumé, au dos, venant un peu plus appuyer cette idée. Et bien quelle ne fut pas ma surprise en constatant que non... On voyage en effet, mais dans l'histoire. L'histoire de la France, de l'Europe, de la construction d'un Etat. Rien à voir avec ce que je m'étais imaginé. Pourtant, le premier chapitre va un peu dans le sens de ces grands espaces, car l'histoire débute en Bretagne. Et, au second chapitre, le livre fait un grand virage et il ne sera plus question que de l'Etat, sa fabrication, ses détracteurs, les ouvriers, les bourgeois, la Révolution, le Marxisme, les Romantiques Allemands, etc. Impossible d'en faire le résumé.

M'étant fait une raison quand à l'histoire du livre, je me suis tout de même plongé entièrement dans le récit. Et cela n'a pas été facile car l'auteur parle avec érudition, emploi des tournures de phrases que l'on retrouve moins de nos jours. Mais cet aspect philosophique dans la construction du texte et les propos tenus m'ont fait adhérer aux paroles de Michel le Bris. Je pense que c'est un livre que l'on n'aime ou que l'on n'aime pas. À mon sens il n'y a pas de demi-mesure. le texte est vraiment très orienté, bien construit, et clair, quand on lit attentivement et avec concentration.

C'est un livre à lire, vraiment, car il éclaire sur beaucoup de choses, notamment dans ce que nous vivons aujourd'hui dans notre société. Et finalement, à la fin du livre, le titre a prit un autre sens, avec une certaine notion de liberté.

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Il est tout à fait évident que Michel le Bris possède " une belle plume"!

Il est tout à fait évident que Michel le Bris a des choses à dire !

Il est tout a fait évident que Michel le Bris a le respect du "Genre Humain"chevillé au corps! ......et cependant....

Ce livre , au titre pour le moins évocateur , référence au poète mais surtout à une certaine "légèreté " , me semble , par moment, écrit avec une incroyable lourdeur ( pensum peu digeste, quoique bien pensé , quant à la philosophie hégélienne.....dimension quasi sinistre pour évoquer ( tout en y adhérant !!) la joie et l'humour populaire et carnavalesque.....)

Michel le Bris avait-il besoin , avant de devenir l'écrivain engagé qu'il est devenu (ce livre est écrit en 1977), de se dessaisir de "l'enveloppe idéologique" dont il s'était entouré au préalable ? (il fut un des dirigeants de la "Gauche prolétarienne", mouvement enfermé dans un dogmatisme particulièrement massif)

Cet ouvrage , une thérapie? ....tant mieux ,ma foi, si il a permis à son auteur d'acquérir lucidité et "légèreté" sans pour cela renier le moins du monde ses convictions

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C'était pourtant bien parti... un premier chapitre excellent dans lequel l'auteur nous raconte son enfance à la pointe finistérienne et comment les touristes et autres parigots ont influencé les locaux.

Mais hélas, ça n'a pas duré. Dès le 2ème chapitre, Michel le Bris s'est envolé dans les hautes sphères intellectuelles, nous laissant sur place dans l'incompréhension la plus complète.

J'ai tenu bon en croyant qu'au 3ème il allait devenir plus raisonnable mais peine perdue. Un langage abscons hors de ma portée.

J'ai démarré alors une lecture diagonale en me disant: Nom d'un chien ! Recommandé par Gérard Collard ! tu vas y arriver ! Las, cet ouvrage n'était pas pour moi :-(

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Ce document m'a secouée...

C'est de l'Histoire, mais pas de celle que l'on apprend à l'école.

C'est de la Politique aussi, mais carrément incorrecte.

Et ça fait du bien. Moi ça m'a fait du bien en tout cas.

Je me suis intéressée à ce livre sur les conseils d'Alain Damasio lors d'une vidéo, et je comprends que ça lui plaise.

C'est un texte qui donne des ailes.

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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

C'était comme si un charme s'était rompu, comme si la grâce nous avait quittés. Notre communauté avait volé en éclats, mais rien n'était venu la remplacer, la vie désertait les visages.

L'eau chaude à l'évier mais le grande vide à l'âme ! ... C'est la petite chanson de "on n'a plus le temps". On n'a plus le temps de se parler, de se regarder, de s'aimer.

On n'a même plus le temps de faire semblant de vivre.

Quel est le sinistre imbécile qui a dit que la machine faisait gagner du temps ?

Mais toutes les machines sont faites pour mieux vous prendre votre temps !

Quand le cheval était fatigué, la journée du paysan s'achevait - mais le tracteur ne se fatigue jamais, on peut labourer la nuit, à la lumière des phares ....

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ça prend quel goût la vie, tout d'un coup, quand se pose sans cesse sur vous un regard dégoûté ; qu'on ne peut plus pisser où on veut, ni roter, ni péter, ni se curer les dents avec son Opinel, ni se couper le lard sur le pouce, ni prendre son "café trempé".

Bref, quand pour chaque attitude, chaque parole, votre femme, votre fils ou votre fille vous considèrent ouvertement comme un plouc ?

(café trempé : vous remplissez un bol (mais un vrai, pas un dé à coudre comme aujourd'hui) de carrés de pain, vous couvrez de sucre, vous arrosez de café noir et vous mangez à la cuillère. Un bon litre de café-chicorée par -dessus pour rincer, un coup de calvados fabrication maison pour fouetter les sangs, et la journée s'annonce sous les meilleurs auspices).

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Aussi bien devons-nous laisser parler en nous "l'homme aux semelles de vent" si nous ne voulons pas finir avec une cervelle de plomb ...

("l'homme au semelles de vent" ainsi Verlaine appela t-il Rimbaud)

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Puissance du blues, du jazz - c'est à travers des voix, des musiques, des paroles, qu'une masse d'esclaves a pu se penser comme communauté, se reconnaître, se maintenir contre le malheur, s'inventer - vaincre, peut-être ...

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Le malheur peut se figer en ressentiment : il est alors la ruine de l'âme, effondrement continu de l'esprit. En quoi il n'est pas de révolution simplement "réactive", produit mécanique d'une accumulation de malheurs jusqu'à l'insupportable : il faut une opération de transmutation, un sursaut de l'Esprit, ce mouvement par lequel le malheur peut se convertir en force de subversion, en liberté joyeuse, nouvelle - celle-là même que nous appelons "révolte"...

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