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ISBN : 2246650917
Éditeur : Grasset (20/08/2008)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Ils furent, dans les années 20, les grandes stars de l'aventure. Lui, Martin Johnson, compagnon dans sa jeunesse de Jack London, inventa le cinéma animalier. Elle, Osa, la plus glamour des risque-tout, inspira l'héroïne du film King Kong. D'eux, Hemingway écrivit qu'ils furent les premiers à briser les clichés sur "l'Afrique des ténèbres". Martin et Osa étaient, pour toute l'Amérique, les "amants de l'aventure". En 1938 Winnie, écrivaine débutante, est chargée d'écr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
comtesseoboulof
  17 mars 2012
Ce livre a accompagné l'un des moments les plus terribles de mon existence, et tandis que la vie de mon compagnon se jouait pendant de longues heures dans une salle d'opération, toutes mes forces s'accrochaient à la beauté de ce livre qui m'aidait à passer cette épouvantable attente. La couverture d'abord, dès que je l'ai aperçu, je n'ai eu de cesse de l'acheter. On y voit Osa et Martin son mari la caméra à la main, habillés à la mode coloniale, au Kenya, assis derrière un magnifique lion couché. Moi qui suit fan d'Out of Africa, des films noir et blanc sur fond d'exotisme, du Hollywood des années 30, et des explorateurs de ces années là, je bavais devant la couverture. Et je n'ai pas regretté le voyage. Michel le Bris nous raconte l'histoire de ces deux êtres, aux projets un peu fous, qui réalisèrent les premiers films animaliers.
Roman polyphonique qui nous ballade entre New York, et ses boîtes de jazz, poumon urbain, bruyant et moderne, et la beauté du Kenya, et ses étendues sauvages et poétiques.
Et c'est une aventure passionnante qui nous est narrée, l'auteur montre toute la pugnacité qu'il a fallu à Martin Johnson pour monter ses films, trouver les budgets, inventer de nouvelles caméras plus légères pour filmer l'instant magique ou l'animal va surgir, et l'angoisse aussi face à la concurrence d'Hollywood, qui pendant qu'il travaille à son oeuvre en Afrique, fabrique elle aussi d'autres explorateurs plus vendeurs. On croise Zelda Fitzgerald, Denys Finch Hatton, l'amant de Karen Blixen, et Berkeley Cole son compagnon de chasse, Bror Blixen ou Roy Chapman Andrews, la star de l'exploration dans les années 20 qui menait des fouilles dans le désert de Gobie à la recherche du berceau de l'humanité.
L'histoire est contée par la voix d'Osa , qui interviewée , alors qu'elle n'est plus qu'une pale figure, tentant ,grâce à sa légende, de survivre encore dans les feux de la rampe, repense à sa vie et à toutes les émotions rencontrées.
Je le relirai, c'est sûr !, histoire de me replonger à nouveau dans cette aventure qui m‘a transporté.
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Missbouquin
  05 avril 2012
Je vais profiter d'avoir retrouvé cette citation dans mon petit carnet pour parler brièvement de ce livre que j'ai lu il y a un ou deux ans, et qui m'avait beaucoup marqué.
Sur les photos de Martin et Osa Johnson, on voit ce couple vedette, ces amants de l'aventure, tels qu'ils prêtent à rêver, tels qu'ils inspirent à Michel le Bris ce roman du Continent noir : Osa, sensuelle, rayonnante, la carabine à l'épaule ou le viseur sur l'oeil, saluant ici un chasseur au teint d'ébène, serrant ailleurs la main fripée d'un chimpanzé. Martin, l'ancien cuisinier de la croisière du Snark avec Jack London, l'ingénieux cameraman qui filma les réducteurs de têtes des Nouvelles Hébrides et les Big Nambas, maintenant commandant à une armée de porteurs, à l'assaut des territoires encore inviolés du Kenya. Martin et Osa Johnson, dans les années 1920, furent les grandes stars de l'aventure. Une certaine Winnie est chargée en 1938 d'écrire les mémoires d'Osa, veuve désormais, beauté flétrie réfugiée dans l'alcool. Commence un troublant face à face, où la jeune Winnie, outrepassant son rôle, prend peu à peu possession de son modèle, menant une enquête presque policière, traquant les zones d'ombres du couple qui révéla l'Afrique sauvage à l'Amérique. Mais il se pourrait bien que ce soit Osa, qui mène en fait le jeu, à travers ses confidences – Osa hantée par le mystère de la beauté du monde… (Présentation Evene)
Un livre puissamment évocateur qui nous transporte immédiatement en Afrique. J'ai été véritablement fascinée par l'histoire de ce couple d'artistes-aventuriers, que je ne connaissais absolument pas auparavant. Leur histoire, bien que remaniée et romancée par Michel le Bris, reste quand même extraordinaire. Je vous invite à jeter un coup d'oeil à leur galerie de photographies, qui sont superbes.
Mais c'est peut-être par son écriture que Michel le Bris m'a le plus séduite : quelques années après, j'ai encore sa musique dans la tête. Comme si un air de jazz accompagnait toute l'histoire …
En fait, j'ai retrouvé une autre citation qui est très représentative de la poésie de ce roman :
“cette voix-là était celle de la jungle elle-même, qui répondait au barrit des éléphants, au feulement des félins, au rugissement des lions, elle était tous les bruits de la jungle, alentour, et le grondement des tambours, au coeur de la forêt, la clameur des chants de guerre et de chasse, elle était l'universelle douleur et la joie aussi, gagnée sur la douleur. Elle était la voix du monde en ces premiers instants.”
Ou comment Michel le Bris évoque la naissance du jazz.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Lampyre
  12 novembre 2017
Dés les deux premières pages de ce livre , j'étais partie en Afrique avec Osa Johnson. Au point de m'apercevoir à la fin de ces deux pages , que j'avais retenu ma respiration , prise par le rythme de ma lecture .
Osa et Martin Johnson: les amants de l'aventure . Par la voix de Winnie, jeune écrivain débutante , on découvre Osa Johnson qui dans les années 20 , avec son mari , Martin, est partie découvrir et filmer Bornéo puis l'Afrique .
Elle qui petite fille rêvait de voir toute la beauté du monde , va être le personnage central des films rapportés des voyages du couple . On découvre une femme Intrépide , curieuse , capable de se faire accepter sans difficultés dans les différents mondes qu'elle côtoyait .
On suit aussi Osa dans le New-York des années 20 et sa vie foisonnante .
J'ai eue beaucoup de plaisir à lire ce livre qui m'a vraiment fait voyager . Par son écriture , Michel le bris convoque des images et des personnages .
Et c'est avec tristesse que je le referme , tant le portrait de cette femme m'a marquée .
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Elletse
  07 janvier 2013
C'est cela que Osa et Martin Johnson rapportent à l'Amérique. La beauté du monde oui ; la beauté de l'âme aussi.
Le beau révéle l'homme à lui-même, il lui fait prendre conscience de sa petitesse, et de son importance, du rôle qu'il doit fournir au monde qui l'a nourri. On peut vouloir mourir de tant de beauté, mais pourtant non, car le bien-être de s'en repaître est suffisant, vital.
Le voyage devient vital pour les Johnson et, comme le dit le roman, voyagent-ils pour voyager ou pour avoir voyagé... ? Les souvenirs peuvent être plus beaux que les faits et l'envie d'y retourner déçue, quand il n'y a pas de retour final.
L'apogée des Johnson est donc bien dans les années 20. le présent que Winnie voit est un simulacre, une bouffonnerie des médias et financiers pour mieux vendre un rêve de deux vies. Mais pourtant le souffle épique survit, malgré tous ces objets à la gloire de. entreposés, la vision miraculée d'Osa et Martin subsiste, encore & encore, dans le coeur de milliers d'enfants assoiffés de beauté.
En définitive, un roman qui m'a avalé, me faisant voyager de New-York au Kenya, si fort, que le souffle me manquant, je devais lever les yeux vers mon ciel pluvieux pour mieux replonger. Mais voilà, la dernière page est arrivée trop abruptement, et maintenant je me sens seule, comme dépaysée...
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moertzombreur
  17 septembre 2014
Un roman d'aventure plein de magie.
Depuis la jungle urbaine du New York des années 20, où l'Amérique invente le monde moderne, on suit le parcours d'un couple d'explorateurs intrépides, chasseurs d'images, jusqu'aux mers du Sud, via Bornéo, pour découvrir un Kenya en pleine ébullition, où nos deux aventuriers vont parcourir le monde sauvage.
En devenant des pionniers du cinéma animalier, ils tentent d'apprivoiser le Continent noir. Peu à peu ils s'approchent de la part primitive qui sommeille en chacun de nous. Michel le Bris est l'égal de Stevenson, Conrad ou Kipling.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
comtesseoboulofcomtesseoboulof   05 février 2012
L'eau clapotait doucement entre les herbes, la terre, écrasée de chaleur tout le jour, exhalait mille parfums capiteux, poivrés, piquants, d'invisibles oiseaux glissaient au-dessus d'elle, que révélait soudain un froissement d'ailes, peut-être de chauve-souris, de brusques galops, au loin, agitaient la savane, derrière le camp des grognements s'approchaient, de gnous irascibles et furtifs affairés à brouter, mêlés aux bubales renifleurs, toute une vie s'éveillait, les herbes frémissaient, les buissons s'agitaient, sur l'autre rive des rires éclataient par à-coups, plaintifs et coléreux, de hyènes criant famine, auxquels répondaient dans la plaine des aboiements brefs, aigus, que Blayney lui avait dit non de chiens mais de zèbres, puis un rugissement balayait l'étendue -Sa majesté le lion s'approchait pour la chasse. Là, tout autour d'elle, un monde s'éveillait, qu'elle ne connaissait pas, d'effroi et de fureur, de mort donnée et reçue, des crocs broyaient les vertèbres, déchiraient les entrailles, dévoraient leurs proies vivantes encore, des feulements disaient les étreintes sauvages, et il y avait de la joie, pourtant, dans ce tourbillon d'épouvante, l'ivresse de sentir son sang battre plus fort dans ses veines, de galoper sans frein dans l'espace grand ouvert. Un monde auquel l'homme blanc était devenu étranger, dont elle essayait, et c'était d'évidence la seule raison de ce voyage, de retrouver en elle la mémoire enfouie. Comment pouvait-elle, seule au coeur de ce maelstrom où vie et mort s'échangeaient violemment, se sentir à ce point apaisée? Tous ces bruits, ce vacarme sauvage, se détachaient sur un fond de silence, qu'elle percevait par tous ses sens, profond et grave, comme un souffle immense qui était celui du monde même. Martin près d'elle bougea, lui prit la main : lui non plus ne dormait pas. Ils étaient seuls, tous deux, dans la nuit africaine.
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LampyreLampyre   12 novembre 2017
Car il y avait un mystère en tout voyage. On rêve, on échafaude des projets, on étudie des cartes , et puis l'on part , en croyant savoir où l'on va. N'est ce pas cela, un voyage : se rendre quelque part? Mais les "vrais" voyages , ceux qui comptent vraiment, auxquels on revient sans cesse, précisément parce qu'on en est pas encore revenu, de les avoir vécus, sont ceux , nous le savons bien tous, où il s'est passé "quelque chose". Quoi? C'est toute l'affaire . Quelque chose qui vous a conduit où vous ne pensiez pas aller, et vous a transformé, dont il vous semble, à votre retour, qu'il fallait qu'il en aille ainsi, et qu'une urgence plus haute vous requérait, là où vous n'aviez vu d'abord que le hasard. Cet imprévu qui vous a dévié de votre chemin , ce n'était donc pas une succession disparate de sensations, un chaos confus d'événements : voyage il y avait parce qu'ils s'organisaient dans une courbe rétrospectivement nécessaire , dessinaient une forme.
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ElletseElletse   07 janvier 2013
- Ouais, de l'univers entier. Et chaque millimètre de peau, chaque gramme de muscle, chaque nerf, vous les voyez en mouvement, et c'est le mouvement exact, il n'y en a pas d'autre possible, et en cet instant-là vous ne faites plus qu'un avec le lion, vous ne faites plus qu'un avec le monde, oui, le monde, exactement. Ah ! Si seulement j'avais les mots ! Mais vous verrez, Finch Hatton, lui, il les a. Vous le rencontrerez à Nairobi, forcément. Et là vous comprendrez. Parce qu'un lion chassé à pied, il vous charge à partir de trente mètres. Trente mètres ! Ca vous laisse deux secondes pour tirer. Trois, au maximum, s'il est un peu mollasson. Deux secondes, ma petite dame, pour savoir ce que c'est, la... oui, la beauté du monde.

Osa secouait la tête. Non, la beauté, c'était la vie, au contraire. Et, nom d'une pipe, qu'il cesse de prendre ces airs supérieurs, la mort, elle l'avait frôlé chez les Big Nambas cannibales, et ça n'avait rien d'exaltant !
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kali_morphokali_morpho   16 octobre 2011
Voyage-t-on, en vérité, pour voyager, ou pour avoir voyagé - et que des mondes naissent, au retour, dans les mots prononcés, les images montrées ?
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POY1POY1   23 février 2019
Changer le monde ne consistait pas à faire n'importe quoi, ou le contraire de ses parents. C'était tenter d'élargir la vision de l'être humain.
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Vidéo de Michel Le Bris
Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo du 19 au 21 mai 2018.
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