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ISBN : 2757845535
Éditeur : Points (18/09/2014)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.54/5 (sur 98 notes)
Résumé :
2008. Le rocher de Gibraltar, joyau des colonies britanniques, est le théâtre d’une opération de contre-terrorisme menée par un commando anglais et des mercenaires américains. Nom de code : Wildlife. Objectif : enlever un acheteur d’armes djihadiste. Commanditaires : un ambitieux ministre des Affaires étrangères et son ami personnel, patron d’une société militaire privée. Kit Probyn, un diplomate candide, est sommé d’être le téléphone rouge du politicien. L’opératio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Dravot
  11 décembre 2013
John le Carré est un des écrivains dont, jusqu'à présent, aucun livre ne m'a déçu. S'il le fallait, je pourrais malgré tout les ranger crescendo en fonction des qualités que je leur prête. Dans ce cas, ce dernier opus serait dans les 2 ou 3 derniers. Sans atteindre, selon moi, le sommet que constitue « La taupe » (ou peut-être même « L'espion qui venait du froid »), c'est un très grand cru que nous donne le Carré. Dans son récit, construit avec une maestria impressionnante et une plus grande concision que ses livres précédents, nous assistons à l'assemblage des pièces d'un puzzle qui présentera au final les tenants et aboutissants d'une opération qui visait à la prise d'un terroriste, opération menée par des soldats anglais aidés de forces américaines et de « contracteurs » privés (car depuis les guerres du Golfe particulièrement, la guerre, les barbouzeries et autres coups tordus se sont largement privatisés, constituant un business forcément très lucratif), avec la coopération, cachée au public, du pouvoir politique. Il nous livre avec précision et concision (pas antinomiques chez le Carré) des portraits incisifs de certains hauts dirigeants ou fonctionnaires du Foreign Office pour lesquels il n'a aucune sympathie ou complaisance, et les dialogues sont particulièrement brillants. Ce roman (comme beaucoup d'autres de cet auteur d'ailleurs) concerne beaucoup plus la politique (et ses arrière-cuisines d'où proviennent des odeurs particulièrement nauséabondes) et la démocratie que les activités d'espionnage qui sont toujours présentées comme centrales lorsqu'on évoque John le Carré, ce qui entraîne la déception de ceux qui attendent des jamesbonderies (par exemple).
Le plaisir et l'intérêt que j'ai pris à cette lecture se sont trouvés renforcés par l'actualité internationale qui lui ont donné une saveur particulière : visite (en solitaire, pas un seul haut-fonctionnaire ou conseiller pour l'accompagner) du Premier ministre britannique au Groupe Bilderberg, affaire du programme américain PRISM dont les services d'espionnage britanniques ont utilisé des données, interventions de le Carré en public ou dans la presse où il a exprimé -entre autre- la nécessité de faire cesser la main mise des services secrets dans la vie politique britannique.
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Dravot
  17 juin 2013
John le Carré est un des écrivains dont, jusqu'à présent, aucun livre ne m'a déçu. S'il le fallait, je pourrais malgré tout les ranger crescendo en fonction des qualités que je leur prête. Dans ce cas, ce dernier opus serait dans les 2 ou 3 derniers. Sans atteindre, selon moi, le sommet que constitue « La taupe » (ou peut-être même « L'espion qui venait du froid »), c'est un très grand cru que nous donne le Carré. Dans son récit, construit avec une maestria impressionnante et une plus grande concision que ses livres précédents, nous assistons à l'assemblage des pièces d'un puzzle qui présentera au final les tenants
et aboutissants d'une opération qui visait à la prise d'un terroriste, opération menée par des soldats anglais aidés de forces américaines et de « contracteurs » privés (car depuis les guerres du Golfe particulièrement, la guerre, les barbouzeries et autres coups tordus se sont largement privatisés, constituant un business forcément très lucratif), avec la coopération, cachée au public, du pouvoir politique. Il nous livre avec précision et concision (pas antinomiques chez le Carré) des portraits incisifs de certains hauts dirigeants ou fonctionnaires du Foreign Office pour lesquels il n'a aucune sympathie ou complaisance, et les dialogues sont particulièrement brillants. Ce roman (comme beaucoup d'autres de cet auteur d'ailleurs) concerne beaucoup plus la politique (et ses arrière-cuisines d'où proviennent des odeurs particulièrement nauséabondes) et la démocratie que les activités d'espionnage qui sont toujours présentées comme centrales lorsqu'on évoque John le Carré, ce qui entraîne la déception de ceux qui attendent des jamesbonderies (par exemple).
Le plaisir et l'intérêt que j'ai pris à cette lecture se sont trouvés renforcés par l'actualité internationale et lui ont donné une saveur particulière : visite (en solitaire, pas un seul haut-fonctionnaire ou conseiller pour l'accompagner) du Premier ministre britannique au Groupe Bilderberg, affaire du programme américain PRISM dont les services d'espionnage britanniques ont utilisé des données, interventions de le Carré en public ou dans la presse où il a exprimé -entre autre- la nécessité de faire cesser la main mise des services secrets dans la vie politique britannique.
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Melcleon
  17 mars 2018
Devant Toby Bell, jeune et brillant haut fonctionnaire britannique, s'ouvre la voie royale de la diplomatie et des cabinets ministériels de plus en plus prestigieux. D'autant qu'il bénéficie des conseils avisés d'un mentor en qui il a toute confiance. Après divers postes en Europe, il est affecté au secrétariat du Foreign Office, au service d'un ministre plutôt atypique au sujet duquel circulent des rumeurs d'agissements peu compatibles avec le bien public. Quand Toby est chargé par son supérieur d'assurer la logistique d'une réunion secrète dans le bureau ministériel à laquelle lui-même, secrétaire, n'est pas convié, il décide de garder une trace de cette rencontre au moyen d'un antique magnétophone à bande oublié dans un tiroir. Cet enregistrement pirate de contacts officieux lui permet seulement de supputer l'imminence d'une opération militaire extérieure occulte supervisée par le ministre en dehors de tout contrôle. Or trois ans plus tard, l'un des participants à l'opération lui en apprend davantage, levant ses dernières hésitations à révéler toute l'affaire qui non seulement n'est pas glorieuse pour les politiques mais semble surtout se résumer à une bavure où l'amateurisme le dispute à la crédulité.
Dans le style si agréable qui le caractérise, John le Carré, tout en relatant minutieusement les faits, montre l'incidence de ceux-ci, vécus ou rapportés, sur l'état d'esprit d'un jeune diplomate qui perd peu à peu ses illusions sur la grandeur de sa mission au service de son pays et, presque contre son gré, se mue en lanceur d'alerte à la carrière bien compromise.
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Taraxacum
  03 juin 2015
Une fois de plus, John le Carré a prouvé dans ce roman qu'il était le maître de l'espionnage en littérature: palpitant, bien construit, le rythme et la tension s'accélèrent tout au long d'Une vérité si délicate jusqu'à ce qu'on ne puisse plus le lâcher!
Abordant ici le thème des entreprises privées de sécurité employées sur le terrain brûlant mais aussi celui du secret d'état et des lanceurs d'alerte, il a commis une oeuvre dont le lecteur au tout début n'arrive pas à saisir l'ensemble : quel rapport entre ce jeune employé du Foreign office chargé d'empêcher son député de faire n'importe quoi et cette opération sur le rocher de Gibraltar, menée sur renseignement d'une très étrange officine américaine? Qui dit la vérité quand tout le monde prétend que rien n'est arrivé, que personne n'écoute, que ceux qui veulent démêler le fil se retrouvent accusés de trahison et jugés en secret?
L'auteur n'est pas tendre avec le virage qu'a pris la lutte internationale contre le terrorisme, devenue un juteux marché, pas tendre non plus avec les hauts fonctionnaires, ceux qui ne sont pas intéressés sont ici plus lâches qu'autre chose.
Vraiment très palpitant, le top dans la catégorie espionnage, servi par une langue précise, qui ne s'interdit pas une pointe d'humour sarcastique, c'est du grand John le Carré!
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pandaroux
  14 mai 2015
Paul, alias Kit Probyn, novice en terme d'espionnage, se voit confier une mission sensible : celle de surveiller l'enlèvement d'un dangereux marchand d'armes.
En parallèle, Toby travaille pour Quinn, le commanditaire de la mission. Il a des doutes sur son chef, prend ses précautions et patiente.
Tout bascule lorsque les protagonistes apprennent que lors de cette mission une innocente jeune femme et sa fille ont été tués. Comment vont ils faire pour rétablir la vérité? Est ce qu'au moins auront ils la possibilité de le faire?
Le début m'a paru long et j'ai eu un petit mal à "rentrer dedans", un pluralité de personnage sans lien entre eux m'a perdu .... jusqu'à ce que l'action commence. Et là j'avoue n'avoir pas pu m'arrêter de lire.
Une bonne découverte recommandée par Tedofkiller que je remercie beaucoup.
Une très bonne surprise.
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critiques presse (6)
Liberation   10 décembre 2013
Comme toujours, l’écrivain excelle à traquer l’homme privé sous ses déguisements publics. Au passage, sans jamais tomber dans la caricature, il malmène la diplomatie britannique comme personne, du sous-fifre jusqu’à l’ambassadeur.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeJournaldeQuebec   02 décembre 2013
Avec cet excellent thriller qui ne manque pas d’humour, John Le Carré nous permet de découvrir le nouveau visage de l’espionnage.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox   06 novembre 2013
Le Carré tient son cap, et dose impeccablement ses ingrédients habituels : récit tendu, humour feutré, construction intelligente, tout en s’aventurant sur des terres plus contemporaines. Bien informé, comme toujours, ce roman porte un message sévère.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   05 novembre 2013
Pilier du roman d’espionnage depuis un demi-siècle, le Britannique John Le Carré éblouit encore par son acuité dans son vingt-troisième opus.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   23 octobre 2013
Avec son sixième sens d’avion renifleur lancé dans l’air poisseux du temps, le Carré s’empare magistralement du sujet des lanceurs d’alerte.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   16 octobre 2013
La structure diabolique, les dialogues éblouissants, la tension du récit tiennent le lecteur qui assiste à la tentative désespérée des deux héros pour établir une vérité que d'autres s'emploient à étouffer par tous les moyens.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   28 avril 2016
.../...
- Que je le sache ou que vous le sachiez n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est si le monde le sait ou non et s'il doit le savoir ou non. Et la réponse à ces deux questions très cher, réponse qui crèverait les yeux à un hérisson aveugle, sans parler d'un diplomate aguerri comme vous, est très clairement non merci, jamais de la vie.
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BMRBMR   06 juillet 2014
[…] Que je le sache ou que vous le sachiez n’a aucune espèce d’importance. Ce qui compte, c’est si le monde le sait ou non et s’il doit le savoir ou non. Et la réponse à ces deux questions, très cher, réponse qui crèverait les yeux à un hérisson aveugle, sans parler d’un diplomate aguerri comme vous, est très clairement non, merci, jamais de la vie. Le temps ne guérit rien, dans ce genre d’affaire. Il pourrit les choses. Pour chaque année de démenti britannique officiel, vous pouvez compter des centaines de décibels de vindicte populaire moralisatrice.
+ Lire la suite
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GrouchoGroucho   27 avril 2016
.../...
- Rien ne cloche. Sauf qu'Ethical, on ne connaît pas trop, vous voyez ? Or on opère sur la base des renseignements d'Ethical. Alors naturellement, on s'est dit qu'il valait mieux venir vous voir, eh bien, pour avoir des garanties, vous comprenez ? Parce que, pour les gars de Crispin, il n'y a aucun souci, pas vrai ? Ce sont des Américains et des irréguliers, raison pour laquelle on les a choisis, j'imagine. Beaucoup d'argent sur la table si l'opération réussit, et en plus, ils sont hors d'atteinte des tribunaux internationaux. Mes gars à moi sont anglais, eux. Et moi aussi. Et nous sommes des soldats, pas des mercenaires. Et nous n'avons pas envie de moisir en taule à La Haye pour avoir participé à une "reddition extraordinaire," n'est pas ? Sans compter que nous avons été rayé des cadres pour des raisons de réfutabilité. Si l'opération capote, l'armée peut nier toute implication. nous serions alors des criminels de droit commun, pas des soldats. C'est ainsi que nous voyons les choses.
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GrouchoGroucho   28 avril 2016
Ce n'est pas qu'il faille faire quelque chose, très cher ! C'est qu'il faut surtout arrêter de faire quoi que ce soit. Cessation immédiate des activités avant qu'il ne soit trop tard.
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BMRBMR   06 juillet 2014
[…] On a des mercenaires surentraînés en stand-by qui piaffent d’impatience, on a pour un demi-million de dollars de renseignements, tout le financement bouclé, des monceaux d’or de la part des bailleurs de fonds si on réussit le coup, et juste ce qu’il faut de feu vert des autorités en place pour ouvrir le parapluie, mais pas plus. D’accord, il y a eu des doutes sur nos sources de renseignements. Mais c’est toujours plus ou moins le cas, non ?
– C’était ça, Wildlife ?
– En gros, oui.
– Et les dommages collatéraux ?
– Désolants, comme toujours. C’est le pire aspect de ce métier.
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Videos de John Le Carré (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Le Carré
Aux côtés de François Busnel, partez à la rencontre du grand romancier anglais, John le Carré, sur ses terres de Cornouailles pour la sortie de « L?héritage des espions », qu?il publie aux éditions du Seuil. Un roman d'espionnage ou l?auteur retrouve son double littéraire, Georges Smiley, et revisite l'affaire de « L'espion qui venait du froid ». de ses années passées dans les services secrets, le romancier britannique évoque comment il est passé de l?espionnage à la littérature mais aussi Donald Trump, Emmanuel Macron, et pourquoi, à 86 ans, l?envie de narrer des histoires est toujours aussi forte...
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