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ISBN : 2740417497
Éditeur : Mango (18/03/2004)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Début XXII è siècle. Fuyant la sécheresse qui ravage le continent nord-américain, les blancs ont bâti dans le désert d'immenses TechnoCi-T climatisées. De leur côté, les tribus indiennes ont abandonné les réserves pour trouver refuge dans de miraculeux Oasis où elles ont renoué avec leurs traditions ancestrales.
Sang-mêlé et orphelin de mère, Mosa vit dans l'oasis Lakota, alors que son père, un homme blanc, est retourné dans le TechnoCi-T avant sa naissance.... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
  15 mars 2016
Depuis ma première lecture en 2005, l'année où ce petit roman SF-jeunesse avait obtenu pas moins de cinq prix littéraires (dont le prix des incorruptibles et le Grand prix de l'imaginaire)... une décennie est passée et mon enthousiasme, suite à cette relecture, a légèrement baissé...
Les aspects SF (notre terre au 22e siècle désormais brûlée par la sécheresse et l'avancée de la génétique) servent de piliers a une histoire entre deux "frères" qui se rencontrent pour la première fois : Mosa, adolescent amérindien qui a vécu toute sa jeune vie avec sa tribu Lakota dans une des rares oasis préservées et... Wosa, son double, malade, agressif et xénophobe, qui a grandi dans une métropole aseptisée, nommée la TechnoCi-T...
Le récit de cette rencontre, difficile et perturbante, est enrichissant... pour les protagonistes, comme pour le lecteur...
Mais les thèmes abordés (survolés ?) sont peut-être un peu trop nombreux : écologie, liberté, maladie, chamanisme et médecine moderne, émancipation féminine, l'acceptation de l'autre et ses différences, l'(ir)responsabilité du père (égoïste et lâche)... et... cet amour fraternel... qui m'a posé problème justement... J'ai du mal à croire qu'un ado de 16 ans, fut-il issu d'une culture (amérindienne) révérant les traditions ancestrales est capable de s'engager jusqu'à là !
N'empêche que Nathalie le Gendre réussit, dans un style d'écriture naturel permettant une lecture aisée aux jeunes ados à qui ce livre s'adresse, une belle histoire sur la tolérance et le respect... le respect de la nature comme celui de l'homme !
(3,6/5)
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lyoko
  14 mars 2016
Dans le futur , suite a un dérèglement climatique, Les blancs ont décidé de vivre dans des villes très protectrices et high tech afin de se protéger du climat de sècheresse qui règne sur terre. Les indiens sont retournés a la nature en essayant de vivre comme leurs ancêtres.
Wosa jeune indien de sang melé rend visite a son père , medecin et vivant en ville. Mais une surprise de taille l'attend.
un roman jeunesse qui se lit bien et vite. Qui peut permettre a nos jeunes d'avoir un premier accès a la SF. de nombreux sujets sont traits au travers de ce roman : la nature, les respect, les croyances, le racisme, la technologie, la science.
Néanmoins j'ai trouvé qu'il manquait de profondeur. Si je devais cibler le public pour ce livre je dirais vraiment pour de très jeunes ados .
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ange77
  24 mars 2016
Lecture commune de mars 2016 avec le CLUB IMAGINAIRE.
"Le vieil homme se remémora (...) : le génocide, l'humiliation, le mensonge, les ressources naturelles saccagées, jusqu'à cette année terrible, il y a quarante ans, où la Terre Mère, ivre de colère, s'était révoltée. En un printemps, tout s'était déréglé : les températures s'étaient élevées subitement de plusieurs degrés, la pluie avait cessé de tomber...
Dans le grand désordre climatique qui suivit, la moitié de la population du continent nord-américain fut anéantie par une canicule apocalyptique (...)."

Mòsa Wòsa est le second roman de Nathalie le Gendre, et bien qu'ayant reçu plusieurs prix, force est d'avouer que je n'en suis pas sortie avec autant de plaisir que je ne le pensais au départ. En effet, si la plume coule avec légèreté et que l'écriture aisée et sobre, voire limpide, est pour le moins accessible à tous - n'oublions pas qu'il s'agit d'un titre jeunesse - , il m'est très vite apparu qu'il me manquait "quelque chose". Même s'il m'est assez difficile de définir exactement quoi.
Nonobstant un début plus que prometteur, il ne m'a pas fallu atteindre la seconde partie du récit pour commencer à m'ennuyer ferme.
La diversité des sujets abordés ici, bien trop nombreux à mon avis pour pouvoir être traités pleinement - d'où une certaine frustration face à ce manque de détails et d'approfondissements, est évidemment très interessante en soi et a au moins le mérite d'ouvrir d'encore plus intéressantes conversations avec les lecteurs visés, à savoir nos ados. À part cela, et j'en suis navrée, je n'ai toujours pas trouver d'autres intérêts inhérents à cette lecture.
Cependant et de façon paradoxale, je l'admets, le récit reste assez plaisant dans son ensemble.
Je me retrouve donc mitigée pour cet avis, partagée entre une réelle envie de connaître plus ardemment cette histoire digne d'un bon SF aux allures dystopiques, et de surcroît riche d'enseignements, et une déception latente car au final, je suis bel et bien restée sur ma faim.
Un nombre restreint de personnages principaux (et encore plus restreint de personnages secondaires), qui auraient pu être franchement attachants si l'auteure nous en avait dévoilé un peu plus - faute de quoi, je les ai trouvé, certes atypiques, mais surtout diaphanes, presque transparents - ; un rythme pourtant soutenu, mais avec malheureusement trop de thèmes trop rapidement expédiés à mon goût ; et une fin bien trop abrupte pour être appréciée pour ce qu'elle est vraiment je pense : un message d'amour d'une puissance inouïe.
"- Wòsa, je te présente Mòsa... ton frère. Mòsa... Wòsa, acheva-t-il avec un sourire crispé.
Ce fut le choc. Un choc si violent que les deux adolescents restèrent paralysés."
Ce roman, que je recommande néanmoins, ne serait-ce que pour les réflexions qu'il suscite, se lit plutôt rapidement, même si l'on regrettera probablement son manque de profondeur - au moins ne lui fera-t-on pas le reproche quant à d'inutiles longueurs.
Ce fut un beau moment de partage sur le forum et pour moi, une belle découverte. Car je compte bien laisser sa chance à la romancière, dont le style m'a charmé malgré tout.
"- À quoi sert cette cérémonie ? demanda-t-il à Stenátliha.
- Cette danse symbolise le sacrifice de la chair et de l'esprit au grand mystère.
Wòsa haussa les épaules.
- Et en clair ?"
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Mladoria
  16 mars 2016
J'ai été heureuse de pouvoir relire ce livre dans le cadre du club lecture imaginaire. Cette histoire m'a laissé une fois encore un goût de trop peu car j'aurai aimé rester plus longtemps en compagnie des protagonistes principaux. Découvrir plus en détail le passé de Chrys, l'enfance de Wosa dans C/T4, celle de Mosa et Stena dans l'Oasis de Lakota et pourquoi pas la jeunesse de sa mère et de son grand-père. L'accent mis sur les traditions ancestrales des indiens apportent une originalité historique de nature writing au cadre de science-fiction que l'on en vient à oublier parfois pour se laisser porter par la douceur et la simplicité du mode de vie des Indiens. En ce sens, l'intrusion des Blancs dans cet univers n'est pas sans rappeler l'ambiance des westerns.
Les seuls bémols pour moi résident dans la trop grande rapidité de chaque scène enchaînant sur la suivante sans répit et cette fin abrupte s'il en est, inattendue certes, mais la dernière scène pousse vraiment à l'extrême le lien esprit-corps.
Une belle histoire pleine de bons sentiments où les personnages malgré certains traits caricaturaux gardent une part d'ambivalence qui fait toujours plaisir. Stena a ma préférence pour son côté atypique et toujours mystérieux même tournée la dernière page. Même si les scènes auraient mérité plus de détails et de "ralentissements", ce livre reste instructif et très agréable à lire.
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Srafina
  14 mars 2016
Chouette petit roman jeunesse qui nous a été proposé pour la lecture commune imaginaire de ce mois.
Il pose les thèmes de l'identité et du clonage, du racisme, de la différence, de la maladie. Dans ce monde apocalyptique, il met en relief le contraste des deux civilisations survivantes : l'une dans les grands espaces, à travers des traditions ancestrales, le chamanisme où l'harmonie règne entre l'homme et la nature, et l'autre dans de grandes mégalopoles où l'homme toujours à la recherche de plus de technologies et de sciences se déshumanise au point d'ignorer celui qui vit à côté de lui et de rejeter celui qui est différent autant par l'aspect que par la maladie (en l'occurrence les clones).
Mosa et Wosa sont « frères » à l'âge où l'on remet souvent tout en question. Nathalie le Gendre s'adresse à travers ce livre à de très jeunes ados, qui ont souvent besoin d'identification à des héros proches d'eux .
Il est vrai que les thèmes sont bien présents mais peu exploités, ni les personnages très fouillés, mais pour avoir eu tant de mal à faire lire mes garçons à cet âge et d'avoir eu le droit en permanence à la remarque « Trop gros le livre, je le lirai pas » avec des gros yeux, je trouve sympa d'aborder ce genre de thèmes dans un court livre, quitte à en parler avec eux ensuite et les orienter vers le sujet par petit bout… Par exemple la découverte de la culture indienne, du chamanisme, de la place de la femme dans cette religion, etc. Des dérives des technologies, du clonage et de ce que cela peut impliquer.
Avec mes yeux d'adulte, il est vrai que ce livre est facile et vite lu, comme vous dites un peu léger dans son fond, mais l'écriture de Nathalie le Gendre est très plaisante donc tout bon pour la forme.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   23 août 2015
À l'entrée du tipi d'A'yu, Stenatliha s'arrêta de nouveau. Subitement, elle se mit à trembler. C'était ainsi avant chaque vision. Elle se laissa tomber à genoux sur la terre sèche, d'où s'élevèrent des nuages de poussière d'or, et secoua la tête comme pour chasser un mauvais rêve.
Le chaman, qui sortait à cet instant de sa tente, la découvrit à quatre pattes sur le sol.
- Encore une vision... murmura-t-il en l'aidant à se relever.
Il la conduisit à l'intérieur du tipi où il régnait une douce chaleur et le parfum du foin d'odeur, la plante sacrée des hommes-médecines qui purifiait l'air et éloignait les mauvais esprits.
Tout en l'allongeant sur sa couche, il se demanda pourquoi le Grand Esprit autorisait cette jeune fille de dix-sept ans à avoir des visions. Pourquoi lui permettait-il de connaître la médecine aussi bien que lui ? une fille ne pouvais pas devenir chaman. Cette faveur n'était accordée qu'aux hommes ! Seulement, Stenatliha ne faisait rien comme les autres femmes.
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ange77ange77   15 mars 2016
《La Mère Nature est toute-puissante, ayant pour elle l'éternité. (...) Désertez pendant quelques années la citadelle, abandonnez quelques mois le canon ou la mitrailleuse dans la prairie, et bientôt l'herbe et la ronce auront envahi la pierre, la rouille rongé l'acier dur.
Bien des fois, jadis, de vastes solitudes ont été peuplées de villes puissantes. Il n'en reste plus aujourd'hui que des ruines et les ruines elles-mêmes finissent par se confondre avec la terre éternellement vierge.
Qu'importe les hommes qui passent ? L'Esprit n'a qu'à souffler sur eux et ils ne seront plus ! Alors les fils de la Terre reprendront possession de la Terre. Et les temps passés redeviendront nouveaux !》

Les Inspirés de la GHOST DANCE
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DerouellacdiDerouellacdi   26 mai 2013
Depuis son arrivée dans C-T/4, c'était la première fois qu'il se retrouvait à l'air libre. La lumière du soleil l'aveugla un instant. Mosa ferma les yeux et frissonna de plaisir en sentant un léger souffle de tiède lui effleurer la peau, parfumé par l'odeur de l'herbe fraîchement coupée. Lorsqu'il rouvrit les yeux, sa déception fut intense. Oh, il se trouvait bien dehors, il y avait de vrais arbres, seulement ils portaient la marque de l'homme blanc : tout était rectiligne, quadrillé, taillé. Aucune fleur sauvage, aucun insecte bourdonnant, aucun oiseau dans cette "nature" asservie, comme écrasée par les hautes tours dont les sommets grattaient le ciel de traine. Mosa eut un instant de vertige.
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TatooaTatooa   12 mars 2016
Désertez pendant quelques années la citadelle, abandonnez quelques mois le canon ou la mitrailleuse dans la prairie, et bientôt l'herbe et la ronce auront envahi la pierre, la rouille rongé l'acier dur.
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ange77ange77   16 mars 2016
Pendant des années, l'esprit de la Terre à dit aux hommes : "Arrête, j'ai mal, ne me blesse pas."
Mais les hommes ont continué. Comment l'esprit de cette terre meurtrie pourrait-il aimer l'homme, maintenant ?
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