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ISBN : 2253003905
Éditeur : Le Livre de Poche (16/04/1970)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Fin juillet 1914, Paul et Elisabeth Delroze, tout jeunes mariés arrivent au château d'Ornequin situé au-dessus de la petite cité lorraine de Corvigny, à quelques kilomètres de la frontière allemande.
Ce château, propriété du comte d'Andeville, le père d'Elisabeth, est fermé depuis la mort de sa femme, la comtesse Hermine. En visitant le château Paul va faire une découverte atroce, qui va bouleverser sa vie. Et c'est la guerre.
L'éclat d'obus, de Mauri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  05 juin 2015
Une histoire intrigante et pleine de mystère. J'ai eu du mal a entrer dans le roman (j'ai toujours eu un peu de mal avec les 2 guerres mondiales) mais une fois passé un certain cap le suspens est prenant et te pousse a connaître la fin.
Néanmoins l'auteur arrive a retranscrire les faits et horreurs de la guerre avec moult détails tout en n'en faisant pas trop pour autant.
j'ai donc été agréablement surprise par cet épisode même si Arsène Lupin n'y fait qu'une très très brève apparition.
La seule chose qui m'a un peu déplu c'est le fait qu'il y a beaucoup de rappel à des chapitres précédents.. mais il faut remettre ce roman dans son contexte puisqu'il a été publié en feuilleton...
Commenter  J’apprécie          250
Holmes02
  25 juin 2016
Je suis tombée sur L'éclat d'obus un peu par hasard, je dois bien l'avouer, alors que je cherchais une lecture rapide et pas trop prise de tête afin de me détendre un peu en parallèle des révisions du bac. Et je dois reconnaître que cette lecture ne m'a pas déçue :-)
Maurice Leblanc, dans ce roman, nous propose de suivre le parcours de Paul Delroze, un jeune homme tout juste marié à Elisabeth d'Andeville. Traumatisé dans son enfance par l'assassinat de son père, il se souvient encore très bien de la figure de la meurtrière contre laquelle il voue une haine farouche. Mais quel choc lorsqu'il découvre que son ennemie n'est autre que la mère de sa bien-aimée !
S'en suit un récit d'espionnage fort intéressant, mêlant vie personnelle du héros et Première Guerre Mondiale. Comment Paul va t-il gérer sa relation avec son épouse après une telle découverte ? Va t-il réussir à la protéger des forces allemandes ? Autant de questions qui restent en suspend jusqu'à la fin du livre, tenant avec succès le lecteur en haleine. Les rebondissements sont aussi au rendez-vous : plusieurs fois, il m'a semblé évident que l'histoire allait se finir de telle ou telle manière, avant qu'un évènement me fasse comprendre que j'étais à côté de la plaque ! En cela, ce roman me parait très bon, en ce qu'il a su me surprendre lorsque je m'y attendais le moins.
Seul petit bémol : LE personnage fétiche de Maurice Leblanc, Arsène Lupin, n'apparait qu'au cours d'une brève aperçue. Ne vous attendez donc pas à une histoire autour du gentleman cambrioleur, car ce dernier n'est définitivement pas le centre de celle-ci. Il n'était d'ailleurs pas censé apparaître du tout au cours de la première édition, ce qui fut modifié à la deuxième. Enfin, je ne vais pas me permettre de critiquer un choix personnel de l'auteur, dans la mesure où son roman reste génial !
Bref, une très bonne lecture que je recommande ;-)

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Roiben
  05 février 2020
Il racconto è un'avventura che oscilla fra guerra, spionaggio e un poco di romanticismo tendente al dramma.
Il protagonista non si può certo definire come il prototipo della simpatia, e ha la spiacevole tendenza a cambiare parere e umore in base alle situazioni più o meno reali di fronte alle quali si viene a trovare.
È un personaggio che si destreggia bene in molti ambiti, forse un po' troppo in gamba per essere inizialmente presentato come un signor nessuno capitato in mezzo ai fatti per caso (o per destino, da come scrive Leblanc). Riesce, non si sa come, a venire fuori dai pasticci nei quali viene coinvolto per scelta o per obbligo più o meno sempre bene (tranne in un caso, ma serviva a infilare dentro il jolly di questo romanzo).
In sostanza, è scritto bene e si fa leggere di buon grado, ma in alcuni punti sembra un poco inverosimile. D'altra parte la maggior parte dei racconti di questo filone di Leblanc hanno la medesima caratteristica.
E giusto a proposito del jolly di cui sopra, Arsène Lupin compare, ma in un'unica scena che dura il tempo di un nulla. Nonostante ciò ha quella particolarità tutta sua di farsi comunque udire e di pesare un po' su tutta l'evoluzione della storia.
Poiché ho iniziato questo racconto, come ho fatto con i precedenti, per leggere le gesta del ladro gentiluomo, ammetto di essere rimasta un poco delusa dalla sua fugace apparizione in scena e altrettanto rapida sparizione. E tuttavia immagino si tratti del modo in cui l'autore desiderava affermare e confermare la presenza di Arsène Lupin sui campi di battaglia della prima guerra mondiale. Da quanto ho potuto dedurre, questo racconto fa temporalmente seguito a “813”, pertanto si può tranquillamente supporre che dopo l'avventura in Marocco sia tornato in patria sano e salvo e ci stia mettendo lo zampino come suo solito.
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Xian
  22 juin 2019
J'ai été pris par ce roman du début jusqu'à la fin avec une intensité rare. Une intrigue très bien menée, beaucoup de mystère, l'auteur sait tenir ses lecteurs en haleine. Comment réagirait-on si on découvrait que la mère de la femme que l'on vient d'épouser est l'assassin de son père ? C'est pour fuir cette affreuse certitude que Paul Delroze, alors que la guerre de 14 se déclare, s'enrôle dans l'armée, où grâce à son courage quasi suicidaire et son intelligence, il obtiendra vite du grade et des honneurs. Ses combats, au côté de son beau-frère, ne l'empêchent pas de mener son enquête pour établir la vérité, venger son père et recouvrer l'honneur de sa femme Élisabeth.
Ce roman aurait pu être excellent, à l'instar du personnage de la princesse Hermine, mais j'ai deux reproches majeurs à lui faire. le premier, c'est l'intervention d'Arsène Lupin. Je suis pourtant un grand amateur de ce personnage haut en couleur. Mais franchement, je ne vois pas ce qu'il apporte à l'intrigue, d'autant que son intervention se résume à quelques lignes. Et surtout, Paul est suffisamment armé et adroit pour en déduire lui-même la piste mineure que lui ouvre notre gentleman cambrioleur. Une apparition furtive sans intérêt, donc.
Le second reproche, c'est cette haine qui se dégage en fond contre le peuple allemand. Je peux comprendre qu'on haïsse les responsables des abominables tueries, quel qu'en soit le camp d'ailleurs, mais de là à généraliser à tous les Allemands, il y a un pas franchi ici qui m'a mis mal à l'aise.
C'est dommage, sans ces deux bémols, ce roman méritait largement la note maximale.
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Errant
  01 mai 2018
J'ai vraiment apprécié ce livre mais il m'a étonné à plus d'un titre. D'abord Lupin y agit tout au long sous un nom d'emprunt et ne se révèle jamais, contrairement à son habitude. Il ne pavane pas non plus, son coté cabotin étant en quelque sorte mis en veilleuse, ce qui me convient car on peut plus facilement se concentrer sur la virtuosité de ses plans. Ce Paul Delroze est moins flamboyant mais non moins ingénieux. Sur le fond j'ai été surpris par la virulence des propos sur les Allemands; à plusieurs reprises ils sont traités de barbares etc. Sauf erreur, ce roman a été écrit pendant la première grande guerre, cela expliquant ceci. Cependant une telle hargne n'est pas coutumière dans cette série. Quant aux intrigues sur fond de guerre et de vengeance, elles sont excellentes; bien sûr certaines ficelles sont assez grosses mais on n'y échappe pas dans ce genre. Leblanc a sut créer en Hermine une adversaire de taille pour Lupin et même si celui-ci reste anormalement sérieux, peut-être à cause des enjeux ou du contexte, le tout donne un roman qui soutient l'intérêt du début à la fin, fin qui comporte d'ailleurs une charge de bon aloi contre ceux qui déclenchent les guerres sans en subir les pires conséquences. Bref une bonne lecture à tous les nivaux.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
GeckoLogiqueGeckoLogique   18 avril 2011
Paul ne répondit pas un seul mot. Il se rappelait cette phrase abominable du prince Conrad, rapportée dans le journal d’Elisabeth : « C’est la guerre… C’est le droit, c’est la loi de la guerre. » Cette loi, il en sentait peser sur lui le poids formidable, mais il sentait en même temps qu’il la subissait dans ce qu’elle a de plus noble et de plus exaltant : le sacrifice individuel à tout ce qu’exige le salut de la nation.

Le droit de la guerre ? Non, le devoir de la guerre, et un devoir si impérieux qu’on ne le discute point, et qu’on ne doit même pas, si implacable qu’il soit, laisser palpiter, dans le secret de son âme, le frémissement d’une plainte. Qu’Elisabeth fût en face de la mort ou du déshonneur, cela ne regardait pas le sergent Paul Delroze, et cela ne pouvait pas le détourner une seconde du chemin qu’on lui ordonnait de suivre. Avant d’être homme il était soldat. Il n’avait d’autre devoir qu’envers la France, sa patrie douloureuse et bien-aimée.
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gillgill   13 avril 2012
"Si je vous disais que je me suis trouvé en face de lui, jadis, sur le territoire même de la France !"
Elizabeth regarda Paul Delroze avec l'expression de tendresse d'une jeune mariée pour qui le moindre mot de celui qu'elle aime est un sujet d'émerveillement.
"Vous avez vu Guillaume II en France ? dit-elle.
- De mes yeux vu, et sans qu'il me soit possible d'oublier une seule des circonstances qui ont marqué cette rencontre. Et cependant il y a bien longtemps...".
Il parlait avec une gravité soudaine, et comme si l'évocation de ce souvenir eût éveillé en lui les pensées les plus pénibles.
Elizabeth lui dit :
"Racontez-moi cela, Paul, voulez-vous ?...
(extrait du chapitre I "Un crime a été commis")
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ErrantErrant   01 mai 2018
Réfléchis un peu que tous ces bandits qui ont voulu la guerre, princes, empereurs, femmes de prince et d’empereur, ne connaissent de la guerre que ses grandeurs et que ses beautés tragiques, et jamais rien des angoisses qui torturent les pauvres gens. Ils souffrent moralement dans l’effroi du châtiment qui les guette, mais non point physiquement dans leur chair et dans la chair de leur chair. Les autres meurent. Eux, ils continuent à
vivre.
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InescobabInescobab   03 octobre 2019
Cette loi, il en sentait peser sur lui le poids formidable, mais il sentait en même temps qu’il la subissait dans ce qu’elle a de plus noble et de plus exaltant : le sacrifice individuel à tout ce qu’exige le salut de la nation.
Commenter  J’apprécie          10
vassia7178vassia7178   06 novembre 2018
Mais quelle rage le bouleversait lui-même à l'aspect de ce démon !
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