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ISBN : 1021404446
Éditeur : OSKAR ÉDITEUR (18/02/2016)

Note moyenne : 2.9/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Kekili Zunu et sa famille ont fui le Togo. Son père, avocat opposant au régime, a été pourchassé par les autorités. Ils trouvent alors asile en France. La jeune fille intègre en cours d'année la classe de 1re L du lycée Olympe de Gouges. Son professeur de français, Caroline Menez, 40 ans, mariée, deux enfants, remarque tout de suite que cette élève est brillante. Afin de la préparer au mieux au Bac de français, elle lui propose de l'aider gratuitement en lui donnant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Mermere
  21 décembre 2017
Je remercie les éditions Oskar et Babelio pour ce livre reçu dans le cadre d'une masse critique. C'est toujours un vrai bonheur de recevoir un livre, gratuitement, dans sa boîte aux lettres en échange d'une critique. Dire qu'il y a des gens dont c'est le métier...
Le roman Hoax décrit l'émergence et la propagation d'une rumeur en milieu scolaire. On va suivre toute la vie de cette rumeur et les conséquences de celle-ci sur la/les personnes impliquées, en l'occurrence ici une professeur de français et sa famille. Tout part d'une élève qui a été vexée par la punition infligée par sa prof et qui va insinuer une relation entre cette prof et une nouvelle élève arrivée en cours d'année. Les réseaux sociaux se chargeront du reste.
Le livre est une critique de ce phénomène vieux comme le monde mais devenu viral avec l'avènement des réseaux sociaux. L'auteur n'est pas du tout dans la moralisation ou dans la critique affichée. Il se contente de nous conter cette histoire, sans jugement et sans pathos. C'est assez froid, presque clinique. Tout se met en place comme un engrenage et l'auteur se charge seulement de nous rapporter le mécanisme terrifiant. En cela j'ai apprécié le livre car il ne tombe nullement dans la culpabilisation ou dans le sentimentalisme exacerbé.
L'écriture de Christophe Léon est très agréable, à la fois simple et enlevée. On y retrouve des expressions, un style plutôt "jeune" pour nous immerger dans le milieu lycéen mais aussi des tournures et du vocabulaire plus soutenus.
L'histoire est prenante, on sent les choses dégénérer, on voit cette mère de famille aimée et respectée perdre pied petit à petit, au fil des chapitres et l'ensemble est très bien mené. La fin est bien amenée aussi puisqu'on revit la scène du début du roman mais selon le point de vue de la prof de français. La boucle est bouclée et l'on comprend comment la rumeur va s'étouffer comme un feu qui manquerait de combustible.
La présentation des faits par des personnes extérieures à l'action est aussi un plus dans cette histoire. Par exemple, à la gare, l'auteur nous décrit brièvement la vie d'un personnage externe pour nous présenter l'action à travers ses yeux (la guichetière et le clochard). J'ai été un peu dérouté au début parce que je me demandais pourquoi on venait "casser" l'action avec l'arrivée impromptue d'un personnage dont on a rien à faire mais finalement j'ai trouvé ce procédé d'écriture intéressant.
J'ai beaucoup aimé la couverture. Elle représente très bien le concept de la rumeur, le couteau planté dans le dos, les gens qu'on croyait proches et qui nous tournent le dos. Je pense que c'est une belle réussite.
J'ai moins aimé dans cette histoire le personnage de Sandrine, la fille de la prof de français. Elle est absolument imbuvable, une vraie peste et la relation avec sa mère me semble parfois exagérée dans la méchanceté. J'espère que mes filles ne me parleront jamais comme ça quand elles seront ados ! Ce personnage est vraiment insupportable et on plaint d'autant plus cette pauvre Caroline, la maman, d'avoir à supporter en plus de la rumeur, cette fille qui n'a aucun respect pour elle.
J'ai aussi moins aimé le questionnement de la prof de français, Caroline. J'aurais préféré que la rumeur soit infondée, je pense que cela aurait eu plus d'impact et plus de force pour montrer combien une rumeur peut vraiment détruire une vie innocente. D'après moi, le fait que Caroline se demande si elle tombe amoureuse de Kekili est gênant car cela revient à dire que la rumeur est fondée, et donc, quelque part, ce n'est plus une rumeur. Et du coup j'ai trouvé dommage ce point car il nous éloigne de l'idée de base. A la fin du roman je me suis presque surpris à penser que Caroline l'avait presque mérité (attention je ne cautionne pas du tout la rumeur et tout ça mais ça m'a dérangé que cette prof ne soit pas plus claire avec l'élève en question). du coup j'ai manqué d'empathie sur la fin et j'ai même trouvé les réactions de la prof incohérentes et trop confuses. Ca a mis une grande distance entre ce personnage et moi alors que les faits auraient dû nous la rendre sympathique et attachante. Peut-être l'effet recherché était-il de nous montrer qu'une rumeur peut amener la confusion dans la tête des gens incriminés et les pousser à croire que ce qui est dit est vrai ? Mais pour moi les dernières pages, notamment à la gare, montrent que ce personnage n'est pas clair dans sa tête et du coup j'ai été moins touché par tout ce qui lui arrive.
En résumé ce livre est assez intéressant et j'ai passé un bon moment de lecture en découvrant cette histoire. Je pense qu'il est intéressant pour les ados afin de leur montrer les dégâts que peuvent causer les rumeurs sans les moraliser non plus. En cela le livre est très réussi. En revanche le fait que la rumeur ne soit pas si fausse me gêne beaucoup et nuit finalement au but recherché par l'auteur. C'est dommage car sinon il aurait mérité une bien meilleure note selon moi.
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ogmios
  12 mars 2016
Deux personnages principaux, caroline Menez, prof de lettres en lycée et Kekili Zunu, une jeune Togolaise tout juste arrivée en France. L'arrivée de cette magnifique jeune fille va perturber le bel équilibre de la femme mûre, une professionnelle reconnue pour ses compétences, qui va peu à peu perdre pied dans sa vie. Caroline ne se reconnaît plus, en proposant à Kekili de venir gratuitement suivre des cours particuliers chez elle le mercredi, elle se surprend à désirer de plus en plus ces moments de complicité avec la jeune africaine jusqu'à provoquer des jalousies de sa fille qui se rend compte de l'attachement de sa mère pour cette étrangère. Mais il n'y a pas qu'à la maison que les choses se gâtent, au lycée aussi la rumeur enfle : l'irréprochable madame Menez aurait une "relation" avec une élève. En fait on comprend mal que les premiers bruissements puissent partir de si peu, c'est bien peu crédible et tout se serait évanoui en peu de temps dans un contexte normal sauf que.... madame Menez est véritablement troublée par Kekili. Cela n'enlève rien à la perfidie des remarques des uns ou des autres, à la volonté de nuire (parfois sans en mesurer toutes les conséquences ), mais alors que la rumeur profite d'ambiguïtés ou de fausses interprétations pour croître, là rien de tel puisque le comportement de cette professeur si "carrée" en temps normal, change en présence de la jeune fille, même au sein de la classe. Alors, que voulait faire l'auteur ? Mettre en place un schéma destiné à démonter le mécanisme de la rumeur en débutant par un préambule qui n'est autre que l'aboutissement de l'histoire et injecter au cours du récit des paragraphes qui font des flash-back pour zoomer sur les dégâts de la rumeur. Mais le problème, c'est que le fil est bien ténu et que l'on n'y croit pas trop que cela prenne aussi facilement lorsqu'au chapitre 4, une élève punie par la professeur, lance la rumeur de cette relation entre une élève et son professeur. Tout le monde se jette sur ce tout petit os - même ses collègues - sans aucune retenue et c'est quand même (j'ose croire) assez peu crédible que cela se fasse avec autant de facilité....sauf qu'il y a effectivement un changement d'attitude, de posture de l'enseignante vis à vis de cette élève alors la rumeur est fondée ? La structure du récit n'est pas si signifiante que cela pour permettre de visualiser le mécanisme de la rumeur, surtout que les ingrédients ne sont pas bons au départ. L'écriture est souvent décevante, il y a trop de clichés aussi, c'est pour moi un roman qui n'apporte rien sur ce thème de la rumeur et c'est bien décevant parce qu'il y aurait matière à écrire sur le sujet.
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Luna26275
  26 octobre 2016
Caroline Menez, une professeur de français de bonne réputation va prendre sous son aile Kekili zunu, une jeune togolaise fraichement débarquée en France. Caroline n'ayant pas manqué de remarquer le talent manifeste de sa jeune élève. C'est donc chaque mercredi après-midi que les deux femmes se rencontrent pour étudier les lettres. Loin de se douter que leur relation est sur le point d'engendrer des rumeurs dont les conséquences s'avèrent au fil du temps de plus en plus importantes. "La professeur Mme Menez aurait des sentiments pour sa nouvelle élève, Kekili." Chacune et chacun y allant de sa sauce pour pimenter les racontars. Les élèves et même certains professeurs profitent de la situation pour ce mettre Caroline Menez et Kekili à dos, d'autant que Caroline se pose de plus en plus de questions sur sa relation envers son élève. Serait-ce possible qu'il y ait une part de vérité dans toutes ces rumeurs ?
Un roman dans l'ensemble plaisant à lire avec une lecture rapide et fluide​. J'ai cependant quelques accros au niveau du contenu qui pour moi est plutôt mal présenté. J'ai trouvé l'idée générale très bonne et intéressante mais j'ai eu du mal à croire que la rumeur puisse prendre une telle ampleur à la façon dont elle a été lancée. Je pense que le sujet aurait pu être amélioré.
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Pixie-Flore
  03 décembre 2017
Tout commence par la soif de vengeance d'une élève envers son professeur. Il en faut parfois très peu pour détruire une vie. Quelques mots prononcés rageusement et la rumeur se propage.
L'auteur aborde un sujet fascinant mais extrêmement malsain. Qui n'a jamais colporté, ou simplement évoqué, une rumeur ? Tout le monde parle mais sans jamais réaliser les conséquences que cela peut avoir. C'est un peu ce qui arrive dans cette histoire. Et si les plus jeunes sont prompts à diffuser l'information, voir à en rajouter, ce qui m'a le plus interpellé c'est cette façon qu'ont les adultes de se diviser en deux catégories : ceux qui défendent et ceux qui accusent. Et cela, sans aucun approfondissement, sans preuves. Tout se base sur les affinités antérieures. C'est assez écoeurant comme réaction. Pour cela, ce roman est très bien construit. L'évolution des évènements est maîtrisée et crédible.
Ce qui m'a plus gênée dans cette histoire, ce sont les deux personnages principaux. Je ne les ai pas comprises dans leurs réactions. le cas de Caroline Menez, si ambiguë, est une vraie énigme pour moi. Ça n'est pas vraiment cohérent avec ce qui a créé la rumeur. Son comportement vient d'ailleurs décrédibiliser la réflexion sur les hoax qui sont par définition des canulars, des bobards, des mensonges créés de toutes pièces. de mon point de vue en tout cas, les personnages sont les gros points faibles de ce roman.
Je remercie tout de même Oskar Editeur, Babelio et l'auteur pour ce livre. Il n'est pas parfait mais il a le mérite de pointer du doigt les responsabilités de chacun dans la propagation des commérages.
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ROUMANOFFBE
  16 décembre 2017
Je suis partagée dans mon appréciation puisque ce livre est destiné à être lu par des jeunes adultes alors je ne sais pas très bien quel est l'âge classé dans cette catégorie mais il vaudrait mieux ne pas mettre ce livre dans des mains de trop jeunes adultes qui risqueraient de ne pas avoir la distance nécessaire pour le digérer.
Ce qui est certain, même pour un adulte, c'est que la fin me semble disproportionnée par rapport aux faits contenus dans les 220 pages du livre.
L'auteur voulait-il attirer l'attention sur les actes des jeunes qui utilisent les outils de communication rapide sans se douter ou soucier des répercussions de leurs écrits qui restent et ne sont effaçables que très difficilement?
De plus, l'auteur jette un certain trouble sur la réalité des émotions des personnages principaux qui, à mes yeux, sont vraiment étonnantes.
Par contre, ce que l'auteur exprime parfaitement bien, c'est la bêtise (pour ne pas utiliser un autre terme plus violent) et la méchanceté de certains adultes (le prof de gym) qui sont tellement limités dans leur acceptation de l'autre ou dans leur ouverture d'esprit qu'ils ne peuvent être que bêtes et méchants.
Ce qui est également bien décrit est la difficulté pour un adulte de comprendre ce qui se passe dans la tête de nos ados.
Mais l'inverse est pareil.
L'adolescence est une période tellement difficile à traverser (pour les uns plus que pour les autres) que certains prennent de mauvaises directions et ont de grandes difficultés à exprimer ce qu'ils ressentent puisqu'ils ont le sentiment que les adultes ne comprennent rien .... alors qu'on est tous passés par cette (terrible) épreuve.
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critiques presse (1)
Ricochet   03 mai 2016
Un roman troublant parce que s’il est vrai comme le dit le sous-titre que « la rumeur est la parole des lâches », on lit aussi qu’il n’y a pas d’innocence, ni de culpabilité…
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LineloLinelo   02 mai 2018
Durant l'heure d'EPS, Mona en avait parlé à une fille.

- Hé ! Tu sais pas la meilleure ? Je la tiens de source sûre...

La fille s'était extasiée bruyamment, comme si elle découvrait des oeufs brouillés au sommet de l'Annapurna, si bien que Jean-Luc Esteban l'avait interrogée sur ce qui la rendait aussi expansive.

Le virus de la rumeur venait de trouver son véhicule. Les jours suivants, il passait de bouche à oreille, infectant les esprits, contaminant les cervelles.

Et si quelques-uns n'y firent pas attention, d'autres s'en régalèrent.
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Pixie-FlorePixie-Flore   03 décembre 2017
Il lui suffit d'être attentive, à l'écoute, car dans cette gare se nouent et se dénouent des vies, là, sous ses yeux, devant elle. Et puis, elle n'en causera pas qu'à son fils, de la professeur qui veut embrasser une jeune Noire. Son boucher, tiens par exemple, elle le dira à son boucher ! Sûr qu'il saura quoi en faire, y a pas plus langue de vipère que lui !

[p212]
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Pixie-FlorePixie-Flore   03 décembre 2017
Qu'est-ce que l'enseignement, si ce n'est un passage de témoin, un pont entre les générations ?

[p69]
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