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ISBN : 2889080595
Éditeur : La Joie de Lire (06/01/2011)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 64 notes)
Résumé :

Sur le chemin de leur maison de campagne, un père avec son fils traverse un village à très vive allure et percute une femme qui sortait de sa voiture. Le père fait le mauvais choix de s enfuir et s installe dans le déni. Le fils ne peut en rester là ; il va choisir lui, de se rapprocher du fils de la victime (qui n est pas morte) sans lui révéler cependant qu il connaît le coupable... un thriller à sa manière. Un livre bien mené sur la responsabilité, la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Lali
  14 mai 2013
Nul ne peut sortir indemne de la lecture de Délit de fuite de Christophe Léon. Nul ne peut fermer ce roman destiné aux adolescents sans une foule de questions en tête, la fin proposée par l'auteur étant ouverte. Nul ne peut prédire ce qui arrivera au père de Sébastien dans les pages blanches, ni s'il sera possible à Sébastien et à Loïc de rester amis en sachant que le père du premier est le chauffard responsable du coma dont vient à peine de sortir la mère du deuxième.
Il a suffi qu'un soir, trop pressé, un homme choisisse de ne pas s'arrêter après avoir heurté une femme qui sortait de sa voiture. Il a suffi qu'il fasse flamber à des kilomètres du délit la voiture incriminante. Pour que lui oublie. Fasse semblant que rien ne s'est pas passé. Mais pas son fils.
Car Sébastien est obsédé par ce qui s'est passé. Il n'arrive plus à penser à autre chose. Et avec raison. Quand on a quatorze ans et qu'on vit avec sa mère à temps plein sauf un weekend sur deux qu'on passe avec son père dans sa maison de campagne, comment arriver à faire abstraction d'un tel crime? Comment ne pas l'avoir continuellement en tête? Comment dormir alors qu'on voudrait crier?
Une femme est peut-être morte. Pas question pour Sébastien d'oublier ni d'en rester là. Il doit faire quelque chose. Savoir. Internet lui apprendra que son père, même s'il a commis un délit de fuite, n'a tué personne. Un coup de fil lui permettra d'en savoir plus. Une visite à l'hôpital fera le reste.
Délit de fuite prête voix aux deux adolescents à tour de rôle. Deux adolescents qui ne se seraient peut-être jamais rencontrés s'il n'y avait eu ce geste irréversible. S'il n'y avait eu ce besoin de savoir de l'un. Ce besoin de sortir de l'isolement de l'autre. Ce besoin d'un ami de la part des deux.
Mais peut-on être l'ami du fils de celui qui a rendu sa mère amnésique? Peut-on lui faire confiance quand on apprend qu'il n'a pas menti en disant qu'il n'avait vu sa mère qu'une seule fois, mais que cette fois-là c'était le soir de l'accident, détail qu'il a bien sûr caché?
Nul ne peut sortir indemne de Délit de fuite, pas plus les lecteurs que les personnages. Délit de fuite est un roman bouleversant. Grave. Poignant. Un grand roman.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Commenter  J’apprécie          110
jolly-roger
  23 mars 2012
"une course folle en voiture, une personne percutée, une fuite commence...
un accident, une mère à l'hôpital, la vie en solitaire..."
Sébastien est un ado aux parents divorcés. le week-end se passe avec papa dans la maison de campagne qu'il faut retaper.
et puis l'accident se produit. l'horreur, l'impensable. l'événement brutal qui arrive sans prévenir et qui fout en l'air plusieurs vies. l'instant d'avant tout allait bien, on s'autorisait même à se plaindre de trois fois rien, et là, tout bascule.
Sébastien s'effondre après l'accident. j'ai alors eu très peur de la tournure qu'allait prendre l'histoire. je n'avais pas prévu de me retrouver face à une descente aux enfers. je lisais à reculons, si cela est possible.
et puis l'histoire s'est installée. la violence des premiers événements a laissé place à deux beaux personnages touchants dans leur combat. en parallèle, nous suivons Sébastien, "témoin" de l'accident et Loïc, le fils de la victime.
l'auteur alterne les chapitres : un pour la vie de Sébastien, écrit à la 1ère personne : "ce vendredi-là, mon père a décidé que nous partirions directement."
un pour celle de Loïc, racontée par un narrateur inconnu qui s'adresse directement à lui : "tu t'appelles Loïc. tu n'as jamais aimé ce prénom. Ton père est mort quand tu avais six ans."
c'est beau, c'est touchant, c'est puissant et simple. du sentiment, de l'émotion à l'état brut.
en 160 pages, l'évolution des personnages est très bien menée. il n'y a rien de bâclé ici.
la fin est très belle. belle parce que réaliste et lucide. parce que les personnages ont dû prendre des décisions extrêmement difficiles. pas de noir, pas de blanc : du gris, et pas si moche que ça en plus ce gris.
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chardonette
  05 juin 2015
C'est un roman que je n'ai pas lâché et que j'ai adoré. J'aime la plume de cet auteur qui nous embarque complètement dans son histoire et qui nous fait vivre ce drame comme si nous étions concernés personnellement.
Tout commence lorsque qu'un père et son fils, Sébastien partent pour un week-end à la campagne, le père est pressé, il roule vite, très vite, trop vite et en traversant un village il percute quelqu'un. Mais, il décide de fuir.
Il va totalement effacer cet accident de sa mémoire et il va demander à son fils d'en faire de même sauf que son fils et perturbé, choqué par cet accident. Oublier ? C'est un mot impensable pour lui. Il veut savoir ce que la personne percutée est devenue et il va n'en faire qu'à sa tête. Il va même sympathiser avec le fils de cette femme, Loïc tout en cachant sa véritable identité...
Ils vont devenir amis.
C'est un roman touchant, émouvant et que je ne suis pas prête d'oublier. Des thèmes forts sont extrêmement bien traités comme l'alcoolisme, la perte de mémoire...
De plus, a construction du récit est intéressante, l'auteur alterne les points de vue de ces deux adolescents et va utiliser le « je » pour Sébastien et le « tu » pour Loïc, au départ on est un peu déstabilisée par ce procédé mais rapidement on se sent rend compte que ce procédé stylistique nous rapproche de Loïc.
Pour finir, Je n'ai qu'une envie continuer de découvrir les livres de cet auteur.
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Commenter  J’apprécie          40
bouma
  13 juillet 2012
Voilà un roman que l'on m'a conseillé (avec raison) et vers lequel je ne serais pas allée sans ça (à cause de la couverture essentiellement).
Le livre alterne deux histoires. Celle de Sébastien, collégien, dont le père vient de causer un accident et celle de Loïc dont la mère est la victime.
Sébastien nous raconte son histoire à la première personne du singulier. Il nous fait témoin de l'acte irréparable de son père et surtout de sa fuite, sa lâcheté. Lorsqu'on est enfant, on a tous tendance à idéaliser nos parents. L'image que Sébastien se fait de son père tombe en mille morceaux, et le condamne à chercher les réponses à ces actes par lui-même. C'est dans cette optique qu'il va rencontrer Loïc et finalement devenir son ami. L'adolescent veut mettre son père en face de ses responsabilités et essayer de trouver une certaine paix morale.
La voix de Loïc utilise la deuxième personne du singulier. L'usage du « tu » est assez singulier et peut déranger au départ. Pourtant il nous implique d'avantage dans ce récit bouleversant, comme si l'auteur nous désignait depuis son cahier ou son ordinateur tel un protagoniste à part entière. Loïc en devient encore plus touchant, lui que la vie n'a pas épargné avec le décès de son père, le voilà maintenant au chevet de sa mère. Il doit lui réapprendre qui elle est, qui il est.
Christophe Léon raconte la rencontre de deux garçons solitaires, Sébastien avec le divorce de ses parents, et Loïc de par la cruauté de la vie. Ce texte bouscule dans la forme comme dans le fond. Il est bien construit, fluide et surtout très fort. Ne vous arrêtez donc pas vous non plus à la couverture et lisez-le.
Lien : http://boumabib.fr/2012/07/0..
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melusine1701
  10 septembre 2013
Un week-end sur deux, Sébastien le passe chez son père. D'habitude, ils partent aux aurores le samedi matin pour rejoindre la maison de campagne, à deux heures et demie de route. Mais là, le plombier a dit qu'il passerait vendredi soir, pas plus tard que vingt heures. Alors il y a urgence: départ à dix-sept heures, comme des centaines d'autres véhicules qui viennent créer un embouteillage sur l'autoroute. le père décide de prendre la nationale et de rouler à tombeau ouvert. La voiture traverse les petits villages, la nuit tombe doucement, et à peine cinq kilomètres avant d'arriver, c'est le choc. Sébastien a juste eu le temps d'apercevoir ses yeux briller et sa jupe voler pour savoir qu'une femme a été fauchée. Son père ne s'est pas arrêté. Il a continué, les mains crispés sur le volant. Et répète à son fils qu'il ne s'est rien passé. Quelque part au bord de la route, Loïc, dix-sept ans, a accepté d'accompagner sa mère dîner chez des amis voisins. A peine est-il descendu de voiture qu'il la voit projetée en l'air et retomber lourdement sur la chaussée. Heureusement, elle s'en sort, mais complètement amnésique, elle ne reconnaît plus son propre fils.
Le livre raconte l'événement des deux points de vue, celui de Sébastien et celui de Loïc, en chapitres alternés. J'ai beaucoup aimé: cela rend la lecture très dynamique. On découvre alternativement les malaises de ces deux victimes collatérales de l'accident: Loïc, témoin et complice malgré lui d'un père qu'il ne veut pas trahir, et Sébastien, contraint d'assumer à la fois son travail et les exercices de mémoire de sa mère. Les angles choisis sont donc très intéressants et touchants, mais sans excès de larmoiement ni de drame: les deux garçons ne s'effondrent pas, ne font pas de crise, mais essaient, tâtonnent, tentent sans savoir vraiment comment s'y prendre. L'empathie n'en est que plus forte, notamment lorsqu'ils se rencontrent: en effet, tentant de savoir si son père est un meurtrier ou pas, Sébastien se rapproche de Loïc qui ignore son identité. La gestion du traumatisme se complique encore, et j'ai été impatiente de savoir à quel moment la vérité éclaterait.
J'ai été cependant très surprise par le personnage du père, sa capacité à occulter les événements, à continuer comme si de rien n'était et surtout à faire semblant de ne pas comprendre pourquoi son fils reste traumatisé. C'est l'une des forces de ce roman: la manière de dépeindre en subtilité comment chacun réagit face à un accident terrible. Est-ce si facile de ne pas prendre la fuite après avoir mis en danger ainsi la vie d'autrui? Bref et intense, ce roman est d'une profondeur psychologique très intéressante.
Lien : http://mabouquinerie.canalbl..
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Les critiques presse (1)
HistoiresSansFin   14 juin 2011
Le roman de Christophe Léon est une vraie réussite à bien des égards. A la limite du thriller, le récit adopte un rythme soutenu dès les premières pages notamment grâce à une alternance des narrateurs.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
Wallon-Street-LectureWallon-Street-Lecture   30 janvier 2014
le roman de Christophe Léon est une vraie réussite. Ceci est un roman qui raconte l'histoire de Sébastien et son père qui, suite a un parcours en voiture pour se rendre a leur maison de campagne on heurté une femme sur la route et par la mème ocasion, sébastien fait la rencontre de loïc, le fils de l'accidenté. Le livre raconte l'évènement des deux points de vuede sébastien et loic . J'ai été cependant surpris par le personnage du père , sa capacité a occulter les evenements ,a faire semblent de ne pas comprendre pourquoi son fils est tromatisé. J'ai aprécier ce liovre pour ces miltuples raisonet c'est pour cela que je le recommande a toute le public
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chardonettechardonette   01 juin 2015
Je suis coupable. Une certitude qui me vrille l'estomac. Si elle est à l'hôpital, dans cet état, c'est à cause de moi et de mon père. La fuite. La lâcheté. J'entends encore la mère de Loïc qui jubile : "Mille bornes! Encore gagné!" Je retourne au salon.
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