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EAN : 9781090648624
Éditeur : Critic (04/05/2016)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Il y a fort longtemps, une civilisation a créé la planète Sitrinjêta, une oeuvre d'art à l'échelle d'un monde, qui satisfait tous les sens de n'importe quelle espèce. Mais aujourd'hui, nul ne sait où elle se trouve. Prétextant une mission de fret, le capitaine terrien Hénar Log Korson parvient à convaincre la toute-puissante Transtell de lui confier une astronef et un équipage. Pourtant, c'est bel et bien en quête de la mythique planète perdue qu'il se lance...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  20 décembre 2016
3/4 Oui, 1/4 Non.
Hénar Log Korson est un Solarien (entendez Terrien), l'espèce humaine, une parmi tant d'autres, ni la meilleure, ni la pire, mais en tout cas pas la principale. Après négociations, il arrive à réunir vaisseau et équipage pour se lancer dans une chasse au trésor à travers l'espace dont l'Alpha et L'Omega semblent être une race, LA race la plus mythique de l'univers connu. Mais s'il se croyait seul sur le coup, Hénar s'est lourdement trompé. Ne serait-il que le jouet de forces qui le dépassent ?
Il y a des livres où dès les toutes premières pages, on sait qu'on va aimer un livre. Populaire (dixit la quatrième de couverture) ne veut pas dire mauvaise qualité. Bien écrit, et pas pour un gamin de 8 ans.
L'auteur nous offre, nous plonge dans un univers complexe multi race vaguement organisé ( à base d'Instance suprême de coordination galactique, de Confédération) fondé par des races à squelettes interne, à squelette externe, à pas de squelette.
Réellement très alléchant. Mais hélas, le roman ne fait que 290 pages. Exit donc les passages qui auraient pu être jouissifs sur l'organisation galactique, les descriptions des races. (Bon Léourier, n'est pas le premier et sûrement pas le dernier à faire l'impasse sur un background développé et détaillé).
Donc on passe les trois quarts du roman dans une ambiance, Star Wars – Mass effect (j'ai été la chercher loin cette référence, vu que les autres commentateurs ont épuisé mes autres choix) très sympathique et Paf, on vire dans le mystico-ésotérique en fin de roman. Mais WTF ? L'auteur s'est trompé de roman, il en avait écrit deux et il a mélangé les feuilles ? La jeunesse du héros, aussi intéressante soit-elle qui ne cadre pas du tout avec le ton général du livre.
Je n'ai rien contre la sf, glauque, noire et même mystique. Mais il faut faire un choix. Soit on donne dans le Space Opera « populaire » et on assume jusqu'à la fin, soit on fait dans le « ambiance fin du monde » « la torture c'est fun » et nous, on change de grille de lecture. Mais 3/4 1/4, de surcroît l'un après l'autre, non !
Bref, et j'en revient au titre, et martèle ma conclusion : 3/4 Oui, 1/4 Non. Trois étoiles.
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Alfaric
  10 décembre 2016
Merci Babelio, merci Masse Critique, et surtout merci Critic ! (grâce aux productions Critic, je souffre moins quand je songe à la défunte collection Présence du Futur, euthanasiée par qui on sait…)

Avec "Sitrinjêta" de Christain Léourier, nous un petit space opera qui entre pulp et quête métaphysique rend un hommage presque vintage à ces bons vieux Stefan Wul et Jack Vance : on aurait pu avoir un "Farscape" à la française, mais au final on se contentera d'un anti "Star Strek"*, l'auteur prenant plaisir à prendre le contre-pied de l'univers culte de Gene Roddenberry…
Après une mise en place qui semble avoir eu lieu quelque part dans l'univers de "Star Wars", on se retrouve dans une bonne vieille course au trésor. Sauf qu'avant d'arriver à destination le capitaine se garde bien d'expliquer à son équipage en quoi il consiste (parce que l'auteur veut bien se garder d'expliquer à ses lecteurs en quoi il consiste). A la limite, la destination importe moins que le voyage et on n'est pas très loin d'un MacGuffin ^^
On a diverses menaces intérieures :
- la mystérieux contenu de la soute Z
- l'invitée de dernière minute qui s'avère être une invitée de marque
- le capitaine ayant subi une mnémotonie qui ne sait plus lesquels de ses souvenir sont les vrais
- le second métamorphe qui semble prendre son indépendance, et change d'humeur et de sexe ^^
- l'équipage entre grève et mutinerie, donc chacun des membres pourraient être un espion / saboteur
On a diverses menaces extérieures :
- des Pirates de l'Espâce en veux-tu en voilà…
- les interventions de l'Instance Suprême de la galaxie
- la guerre entre les Kongloïm arachnoïdes et la Ligue des Cinq Sphères
On devine que la quête du Solarien Hénar Log Korson est l'enjeu de lutte de pouvoirs galactiques (qui sont ses véritables commanditaires ?), mais c'est moins une opposition entre ceux qui veulent qu'ils échouent et ceux qu'ils veulent qu'ils réussissent qu'une opposition entre ceux qui veulent tirer les marrons du feu en étant les premiers à remporter le pactole une fois qu'il aura mis la fin dessus… Parce qu'il est la clé dudit trésor, et que ceux qui échouent à ouvrir le coffre au trésor meurent !!!
J'ai bien aimé la course au trésor, mais pas trop voire pas du tout son dénouement… le problème c'est que ce dernier occupe un bon tiers du roman !
Ledit dénouement est en 2 temps : Achtung spoilers

Plutôt que de consacrer des dizaines de pages à cela, on aurait pu avoir de meilleures descriptions de tous les aliens sortis de la classification xénologique que l'auteur met en avant en prélude, développer les personnages comme la dualité Hénar/Ullinn par exemple), et étoffer les péripéties du récit histoire de clarifier les tenants et aboutissant de l'intrigue… Parce qu'au final ça manque quand même un peu de véritable fun…
Je reste sur un sentiment mitigé, mais l'imagination et le style de Christian Léourier qui font le pont entre différentes époques de la Science-Fiction me plaisent bien… J'irais bien refaire un petit tour dans ses univers à l'occasion !

* Déjà le second Svaun, c'est clairement un Vulcain métamorphe et hermaphrodite : on ne pouvait être autrement plus clair sur la référence et la volonté de la détourner !
Dans "Star Strek", on avait développé une civilisation galactique sans argent basé sur la solidarité et qui avait pour la résolution de tous les conflits…
Dans "Sitrinjêta", on a développé une civilisation galactique basé sur l'argent et sur le chacun pour soi et qui a pour but d'utiliser les conflits en cours pour faire encore plus de pognon… du coup on se retrouve dans une transposition intersidérale du monde actuel qui se gargarise d'être en paix parce personne n'utilise d'ADM, mais où les grandes nations en n'ont rien à secouer qu'on s'entretue sauvagement ici ou là tant que cela ne dérange pas trop le big business (Zaïre, Soudan, Yémen, Syrie, ou le génocide au Laos dont les médias n'ont pas envie de parler… Monde de Merde)
OMG Adam Smith, Freidrich Hayek, Margaret Thatcher et Emmanuel Macron dans l'Espâce, mais quelle horreur !!!
Lien : http://www.portesdumultivers..
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OumG
  06 mai 2017
Sitrinjêta. On dirait un nom de fruit exotique. Un fruit bizarre. Saveurs et textures contrastées. Assemblage déroutant. Cohérent ? Faut-il en recracher certains parties ?
Son noyau parle d'art. De création. De liberté. L'âme de l'artiste, celui qui n'a pas choisi - comme celle du poète de Rilke - se nourrit d'une plongée au fond de soi, de l'enfance. De solitude et de souffrance.
Je crois que c'est ce qui justifie les filaments amers de souvenirs sordides qui sont attachés au noyau. Et qui paraissent sinon un peu incongrus.
Dans un cadre de science fiction et d'univers. Une mystique de la création, la conception de l'univers en question : beauté ou souffrance ? équilibre ou dynamique orientale ? Science ? « Une dure tâche l'attendait: faire jaillir du chaos non pas des lois mais la possibilité d'y distinguer des lois. » Ambitieux, mais se donne-t-il les moyens de cette ambition ?
La pulpe du fruit est un récit d'aventure… pulp. Hommage au space opera, à une science fiction naïve, assumée. A la limite du pastiche et sans grande épaisseur. Un univers syncrétique qui me rappelle Star Wars par moments. Babylon 5 à d'autres. Mais surtout David Brin. Ecrit avec un plaisir communicatif. Ce sont les trois quarts du fruit.
Tout ça me paraît étrangement cousu. Contenant peut-être plus d'ironie que je n'en ai vu. J'ai du mal à décider si l'ensemble me plaît. Donc autant décider que oui !
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Tatooa
  03 mars 2019
Un petit space-op léger (au départ).Au début, il m'a fait penser au "Capitaine Futur : le défi" d'Hamilton, que j'avais lu lors d'une opération masse critique, aux vieux space-op de Vance, aussi (notamment "Miro Hetzel", lu aussi pour une MC).
J'avoue que j'ai bien kiffé les 2/3 du bouquin.
Même s'il y a quelques répétitions et que le style laisse parfois à désirer, c'est plutôt bien tourné.
Il n'y a pas vraiment de descriptions du monde, on n'a que quelques indications éparses au fil des dialogues et de la narration. C'est très léger, par exemple Vance arrive à faire quelque chose de beaucoup plus solide et cohérent dans le même nombre de pages. Mais n'est pas Vance qui veut...
Les personnages sont plutôt bien caractérisés, Hénar, Svaun et Ullin étant les principaux protagonistes. Au départ Hénar apparaît comme un espèce de mercenaire/trafiquant. (Svaun son navigateur ET est un super personnage, je l'ai beaucoup aimé). de base, il a l'ambition que l'histoire et les mondes inter-galactiques se souviennent de lui. Pour cela, il veut retrouver un artefact d'une civilisation disparue.
L'action démarre d'entrée de jeu, et on est partis pour la quête...
Le décor est rapidement esquissé, et donc j'étais dans le mood "chouette, je lis un divertissement "pulp" moderne, je vais me régaler."
Et c'est un fait, je me suis régalé ! ... jusqu'au chapitre "Sitrinjêta"...
Là on prend un virage à 90° (voire plus). On tombe (de très haut) dans un pathos de mauvais aloi, une description plus que complaisante et beaucoup trop longue (eût égard à l'absence de description du reste) de la jeunesse d'Hénar, qui m'a gonflée. La pseudo-métaphysique mal maîtrisée de la fin aussi. Bref, le dernier tiers, il est vraiment pas génial, et de mon point de vue, total à côté de la plaque par rapport au reste.
Soit on part sur un space-op pulp divertissant et léger qui finit en feu d'artifice (à la Vance), soit on part sur une quête métaphysique en annonçant la couleur dès le départ (à la Silverberg), mais pas les deux, ou alors sur 500 pages ou plus ! Là, sur moins de 300 pages, ça ne colle pas du tout. Tout est trop rapide, les personnages en deviennent incohérents, l'aventure également, la conclusion est bâclée. Les réflexions philosophiques des dernières pages, je m'excuse par avance vis à vis de l'auteur parce que je vais être méchante, sont ineptes, voire risibles.
Il y a des choses qu'on ne peut pas inventer si on ne les "ressent" pas, et c'est exactement l'impression qui se dégage de la dernière partie de ce livre. Que l'auteur essaie de reproduire la profondeur de pensée d'un Silverberg ou d'un Bordage. Sans succès. Il est beaucoup plus à l'aise et dans son élément dans l'ironie sur la société mercantile, et je l'y ai préféré.
Du coup je n'arrive pas à déterminer si Léourier a produit une sorte de satire des auteurs cités au dessus, si c'est ironique, ou s'il a tenté d'écrire un truc sérieux de son crû. Je sais pas.
Toujours est-il que la fin est pas bonne du tout. Il aurait du rester sur la ligne du pulp de divertissement, et ça aurait été beaucoup plus réussi, je pense. Cela ne me donne pas envie de découvrir autre chose de lui. Dommage.
Les débutants en SF seront sans doute "charmés" par ce bouquin. Les vieux briscards, par contre, en sortiront sans doute comme moi, déçus. Je vais donc de ce pas lire les avis de ces autres "vieux briscards"...
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Lutin82
  19 octobre 2016
Sitrinjêta est quasiment un space opera classique, à la limite du pulp et du NSO. Nous avons tous les ingrédients nécessaires à un roman d'aventure spatiale mené tambour battant : une princesse en détresse, un gentil voyou, des forces intergalactiques, un trésor fabuleux, des ennemis patibulaires, une amitié solide et virile ainsi que des batailles spatiales. le panache et la plume très agréable de Christian Léourier animent le tout.
Nous avons Hénar, un jeune capitaine de vaisseau effronté, déterminé à dénicher un magnifique trésor oublié : Sitrinjêta. Il embarque un équipage pour mener à bien sa chasse au trésor, accueillant à son bord une jeune femme troublante et arrogante. Leur caractère respectif nous promet déjà un bel affrontement. Bien évidemment, cette quête ne se bornera pas à un long voyage tranquille…
Je tiens à souligner que lire un auteur français avec une prose à la fois rythmée et emplie d'humour, fut pour moi un régal. Les dialogues sont savoureux, et je me suis prise à rire (ou à sourire) plus d'une fois. Christian Léourier dose parfaitement ce levier de l'humour sans en faire trop et alors tomber dans le pastiche, la parodie ou l'humour potache. Cet équilibre met en relief les moments sombres du récit et la tragédie vécue par Hénar. le lecteur découvre un roman plus nuancé et du coup plus sérieux que mon introducton pourrait le laisser paraître.
De plus les personnages sont réussis, notamment Hénar, son navigateur ainsi que la mystérieuse prêtesse. le lecteur découvrira un capitaine intrépide qui ressemble un peu trop à Han Solo pour être tout à fait original, seules les révélations sur son passé l'éloignent de l'illustre et séduisant contrebandier de Star Wars. Ces révélations ne sont pas des plus surprenantes, mais sont intelligemment agencées à un moment crucial du récit et cela fonctionne plutôt bien. le Navigateur – un être surprenant qui s'est attaché à notre héros en raison d'une équation mathématque – est à la recherche du « sens de la vie » et donc de la résolution de l'équation cosmique parfaite – comme tout son peuple. Notre prêtresse, la linfangolà, gardienne de l'Harmonie est de son côté arrogante, manipulatrice et secrète, alors que quelques moments de doutes parviennent à nous la rendre sympathique.
En ce qui concerne les protagonistes de second plan, ils sont stéréoptypés et sans beaucoup d'originalité. Cette sensation est partiellement comblée par le bestiaire de Christian Léourier : cela va des aliens proches du mollusque et assez agressifs, à des êtres possédant des caractérisques tenant de l'insecte, en passant par des humanoïdes longilignes ou rabougris et aussi les « sages » de l'univers… Cet aspect ainsi que la richesse de la galaxie en terme de « faune », de factions et de relations conflictuelles fait penser au cycle de L'Elévation de David Brin, notamment à Marée Stellaire. On y croise de nombreuses espèces, souvent des « va-t-en guerre » assez binaires, mais nous découvrons également des aliens avec des compétences si avancées qu'elles tutoient l'art dans sa plus pure expression (les géographes). Les recherches des Ghors sur une race ancienne omnisciente et disparue renforcent ce parallèle avec l’œuvre de l'auteur américain.

Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   15 décembre 2016
- Vous autres, Solariens, êtes tout juste bon à fournir des mercenaires pour des fins qui vous dépassent. Vous savez utiliser toutes les armes, y compris celles issues d’une science dont les concepts les plus élémentaires demeureront à jamais hors de portée de votre entendement borné, uniquement parce que le sentiment de puissance qu’elles procurent vous enivre. Peu importe qui vous la met dans les mains. La justesse d’une cause est une notion trop abstraite pour vous, car vous êtes incapables de vous projeter sur le long terme.
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fnitterfnitter   23 décembre 2016
Korso avait fait fortune en vendant la mort sous toutes ses espèces. Les armes. La drogue. La nostalgie. L'illusion. Tout ce qui détruisait les corps et les esprits.
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fnitterfnitter   22 décembre 2016
On a beau être une déesse, on a ses fragilités. Celle-ci, à l'évidence, ne supportait pas d'être violemment projetée au sol la face la première.
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fnitterfnitter   21 décembre 2016
Même les Mjök supportent mal de voir leurs organes internes s'éparpiller dans des dimensions spatiales pour lesquelles ils ne sont pas prévus.
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FifrildiFifrildi   25 février 2020
Le collapse était un ailleurs absolu, un non-lieu, déployé, pour peu que ce mot y revêtît encore un sens, dans un non-temps. Ce qui garantissait le vaisseau de tous les déboires. Dans cet infinitésimal instant, il était éternel, dans cet espace concentré, il était infini.
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Vidéo de Christian Léourier
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Christian Léourier autour de son ouvrage "La lyre et le glaive. Volume 1, le diseur de mots" aux éditions Critic.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2298808/christian-leourier-la-lyre-et-le-glaive-volume-1-le-diseur-de-mots
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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