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EAN : 9782843448621
130 pages
Éditeur : Le Bélial' (21/02/2019)
3.35/5   119 notes
Résumé :
Certains mondes ne sont pas faits pour l’humanité : Helstrid est de ceux-là. Des températures de -150 °C ; des vents de 200 km/h ; une atmosphère toxique. Pourtant, la Compagnie tient à exploiter ses énormes ressources en minerai, appâtant les volontaires à l’exil à grand renfort de gains conséquents. Des hommes et des femmes à l’image de Vic, qui supervise le travail de prospection et d’exploitation des machines. Un job comme un autre, finalement, et qui vaut toujo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
3,35

sur 119 notes

BazaR
  19 avril 2019
J'en ai mal au coeur de mettre une note aussi moyenne à un livre de Christian Léourier, et ce d'autant plus qu'il me l'a dédicacé après une longue discussion.
Mais je préfère être honnête : on est selon moi loin du meilleur que l'auteur est capable de produire.
Dès les premières pages, les renseignements qui nous sont donnés invalident l'existence même de cette histoire. Une entreprise envoie hommes et IA sur Helstrid – planète à l'agréable climat tempéré de -150°C et à l'atmosphère légèrement toxique et vaguement privée d'oxygène – pour en extraire du minerai et l'envoyer sur Terre. Bon, dans la pratique les IA et les engins mécaniques pourraient faire le job tout seul. Les hommes sont là pour… ben pour se tourner les pouces en fait. Et on le voit d'emblée dans ce récit où Vic embarque sur un super camion contrôlé par l'IA Anne-Marie. Il n'a rien à faire.
Franchement je serais une entreprise creusant son trou dans une économie capitaliste, j'éviterais d'envoyer des poids morts coûteux susceptibles seulement de déstabiliser le processus d'extraction du fait de l'inévitable erreur humaine. La logique économique plaide pour l'absence d'hommes sur Helstrid. Et je passe le fait que l'idée même de cette entreprise qui, soumise aux lois de la physique, ne peut espérer récupérer son minerai qu'une fois toutes les quelques décennies, l'obligeant à planifier à une échelle de temps impossible, est plutôt irréaliste.
Mais passons, l'histoire est écrite. Vic est donc dans ce camion – en fait un convoi – accompagné par l'IA Anne-Marie. Ce pauvre bougre est venu sur Helstrid comme on s'engageait dans la Légion : un très très gros chagrin d'amour. Il a cru se changer les idées… Ouais, quand on n'a rien à faire, on a du temps pour ruminer ses pensées. Et il fait ça Vic : il rumine. Et il lâche la pression en engueulant Anne-Marie, cette brave IA vachement bien programmée, au langage d'accueil de touristes, manquant peut-être un peu de caractère (caractéristique inutile pour le job de l'IA soi-dit en passant).
Et c'est tout ? Pas tout à fait. Les conditions météo et géologiques de Helstrid vont se charger de rendre le voyage mouvementé. Mais ne nous mentons pas ; l'héroïne ici est Anne-Marie. Les rares prises de décision de Vic – autorisées par l'IA qui met son veto à la plupart de ses élucubrations – manquent de panache, pour parler par euphémisme.
Mais je ne veux pas être entièrement négatif. Christian Léourier manie bien la plume ou le clavier, et son récit se lit malgré tout sans profond déplaisir. J'ai même fini par m'attacher à ce brave Vic.
Léourier nous offre quelques spectacles naturels particulièrement magnifiques, et également une ou deux réflexions intéressantes sur l'inanité de la conquête des étoiles qui sont en nombre quasi infini ou sur la nature acquise plutôt qu'innée du concept de beauté.
Mais quand même… ce « huis clos au sein de l'univers infini » comme me l'a écrit l'auteur en dédicace, manque de sel. Il ne soutient pas la comparaison avec la superbe nouvelle « La longue patience de la forêt » parue dans le numéro 93 de Bifrost, à peu près en même temps que Helstrid. Là se trouve plutôt le niveau de qualité dont est capable Christian Léourier.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  10 avril 2019
Je suis désolée de constater que j'en suis à ma troisième déception d'affilée avec le Bélial', ça ne peut pas continuer ainsi ! Mais voilà, Helstrid n'a rien de bien remarquable à mes yeux, au contraire. Et je comprends mieux, après l'avoir terminé, pourquoi j'ai mis des jours à lire un si petit texte.
Pourtant, à voir que le personnage principal s'appelait Vic, et qu'un de ses collègues se prénommait Pol, j'ai trouvé d'emblée que c'était un clin d'oeil marrant à Yoko Tsuno et ça m'a plutôt favorablement disposée en la faveur de Christian Léourier. Cela dit, j'ai l'impression maintenant que ce n'était pas même un léger clin d'oeil, mais une référence appuyée et lourde comme il en pullule dans cette nouvelle.
L'intrigue n'a aucun intérêt. Vic est un homme largué par sa copine sur Terre, qui part pour un monde lointain et hostile - ce qui implique 25 ans de stase pendant le voyage - afin d'oublier son chagrin d'amour. Helstrid est une planète inhabitable pour les humains, qui vivent donc dans une base protégée dont ils ne sortent pas. Ils extraient du minerai, dont ils ne connaissent que vaguement l'usage. D'ailleurs, ils n'ont pas l'air de savoir des masses de choses sur Helstrid, ou bien Léourier nous les cache soigneusement. Vic se porte volontaire pour aller ravitailler un avant-poste avec un convoi de trois camions gérés par des IA, dénommées Anne-Marie, Béatrice et Claudine (que des prénoms français des années cinquante ou soixante, c'est un peu curieux). le voyage se passe donc mal, sinon il n'y aurait pas d'histoire. Et c'est à peu près tout.
Bien que tout ça débute un peu poussivement, bien que Vic passe pas mal de temps à pleurnicher sur la femme qui l'a quitté il y a déjà un bail, on commence à s'intéresser à ce qui lui arrive lorsqu'un phénomène météorologique curieux se présente. Forcément, ça va être le noeud de l'intrigue. Oui mais non. Ensuite il y a une tempête. Ensuite il y a une panne des communications. Ensuite il y a un pont dangereux qu'on va avoir du mal à passer mais on passe quand même. Ensuite un autre pont infranchissable, un lac gelé dont la surface craque, et je vais m'arrêter là car tout ça ne va nulle part. Des phénomènes géologiques et météorologiques surgissent aussi inopinément qu'inexplicablement, mais ça n'intéresse personne : ni les IA, ni Vic, ni ses collègues, et encore moins l'auteur. Ce qui montre à quel point la planète Helstrid n'est pas du tout au centre de ses préoccupations ; il s'en contrefiche, on ne saura quasiment rien d'elle. Pourquoi avoir donné son nom à la nouvelle ? Mystère.
Puisque le voyage en terre hostile n'a rien pour accrocher, puisque les mystères de la nature sont éludés, on pourrait logiquement penser que c'est la relation humain/IA qui va être le centre d'intérêt. Non plus. Certes, Vic est protégé par une IA en particulier, Anne-Marie, mais il ne se passe pas grand-chose entre eux, sinon qu'Anne-Marie répète inlassablement qu'elle trouve toujours une solution et que Vic passe son temps à maugréer. Alors, c'est que le sujet est centré sur les IA, sur leur évolution, un truc dans le genre... Mais non, là non plus. Et la fin arrive donc avec ses gros sabots, qui sent la philosophie bon marché.
Il y a plusieurs événements ou faits qui auraient pu être développés afin que le texte prenne un sens. Cela dit, tout ça avait déjà été exploité par d'autres. L'environnement hostile, bon, on va pas faire une liste, le voyage qui se passe mal, non plus. La compagnie qui extrait du minerai d'une planète lointaine (qui aurait pu donner une critique sur le capitalisme), c'est vu dans Alien et Aliens. Les phénomènes naturels étranges, même si c'est ce qui est le plus alléchant, ça rappelle fortement les manifestations de l'océan de la planète Solaris. le coup des IA qui partagent leurs données mais peuvent connaître une expérience personnelle... c'est les Tachikoma dans l'univers de Ghost in the Shell. Et la confrontation IA/humain, avec une IA super sûre d'elle, ça vous fait penser à quoi ? À Hal et Dave dans 2001, forcément. Christian Léourier devait donc trouver sa propre voie (et faire aussi bien que les autres, si possible, avec autant de références de qualité). C'est raté.
Le tout manque un peu de crédibilité, à mon sens - les erreurs d'Anne-Marie, qui pourtant est présentée comme sachant très ben ce qu'elle fait, le fait que les humains soient incapables de sortir sur Helstrid et n'explorent rien, le manque de réserve en oxygène pour le voyage, le manque d'intérêt général pour des phénomènes très curieux, ce genre de choses. On se passerait bien également d'un certain vocable comme "noyau noétique", qui ne revêt aucun intérêt et m'a rappelé les pires moments passés en compagnie de Ian McDonald. Mais la cerise sur le gâteau, ce sont les problèmes de Léourier avec la grammaire française et notamment la concordance des temps, qui ont achevé de m'exaspérer. C'est un minimum, quand on se dit écrivain, que de respecter la concordance des temps, merde ! Et que fait l'éditeur dans tout ça ? Personne pour remarquer ça ?
Du coup, vu ce que je viens de lire, et étant donné que je ne connais rien d'autre de Léourier, je me suis demandé si ce texte inédit (dont on ne connaît pas la date d'écriture) était un écrit de jeunesse pas bien maîtrisé, ou au contraire un vague sursaut de vieil auteur fatigué.
Mais comme je ne veux pas en rester là avec le Bélial', je vais tenter La Ménagerie de papier et L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu. Je ne m'avoue pas vaincue !

Masse Critique Mauvais genres
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Apophis
  24 février 2019
Christian Léourier est un auteur français de SF, écrivant aussi bien à destination des adultes que de la jeunesse (ce qui fait en général sonner des alarmes chez moi, car j'ai souvent constaté un appauvrissement de la partie adulte de l'oeuvre des auteurs concernés -prise de mauvaises habitudes dues à un degré d'exigence moindre du lectorat jeunesse ?-). Il est particulièrement connu pour son cycle de Lanmeur. La novella dont je vais vous parler aujourd'hui, parue dans la collection Une heure-lumière chez le Belial', n'en fait cependant pas partie. Alors que les premiers retours étaient très encourageants, je dois dire que pour ma part, j'ai trouvé à ce texte de (trop) nombreux défauts, même si j'ai lu avec un certain empressement la seconde moitié, car j'avais fait une hypothèse (qui s'est révélée exacte) que j'avais hâte de confirmer ou d'infirmer. Et donc, sans tout à fait considérer que Helstrid n'est bon qu'à caler une table ou alimenter le poêle à bois, je le tiens cependant pour un titre franchement dispensable, dans une collection qui en contient bien peu.
Titan, pardon Pandora… euh je veux dire Helstrid, est une planète extrasolaire très inhospitalière (-145°c, des vents violents, un climat imprévisible, une atmosphère composée d'hydrocarbures, des lacs de méthane, etc) dont le seul intérêt pour la Compagnie (avec un grand « C ») est qu'elle abrite des gisements d'unobtainium… pardon d'une substance jamais nommée mais rarissime et ultra-précieuse. On y maintient donc une base abritant des installations de raffinage, plus un second site où on évalue actuellement une autre veine de minerai afin de savoir si on va en faire une seconde mine ou pas. Quasiment tout étant automatisé, la présence humaine n'est que symbolique (et je n'ai toujours pas compris, après avoir achevé le texte, à quoi elle servait, vu que les robots peuvent s'entretenir tout seuls). On vient dans cet enfer, malgré la solitude, les vingt-cinq ans de voyage en cryogénie (et donc le décalage d'un demi-siècle avec ses proches une fois le contrat fini) et l'environnement hostile que parce que cinq ans sur place équivalent à une vie de labeur sur Terre. C'est, outre le fait de fuir le souvenir de sa petite amie, Maï, qui l'a plaqué, ce qui a poussé le protagoniste, Vic, à signer.
Alors qu'on a dû repousser plusieurs fois le ravitaillement du second site, cette fois, on ne peut plus reculer, et Vic va partir dans un des trois camions robotiques, dont les IA (pardon, les noyaux Noétiques…) sont par ailleurs parfaitement capables de se débrouiller toutes seules, merci. Celle de son véhicule s'appelle Anne-Marie, et se révèle tout à la fois paternaliste, charmeuse, psychologue dans le genre inquisiteur / c'est pas le moment et intrusive. Bref, c'est un personnage agaçant, tout comme Vic, d'ailleurs, qui, de la Terre à Helstrid, est un individu passif, subissant sa vie plus qu'il n'en est acteur, plus prompt à fuir, accepter son sort sans combattre ou laisser les autres décider à sa place qu'à prendre ses responsabilités, ce qu'il ne fera qu'à la toute fin de l'intrigue. Car, comme vous vous en doutez, le voyage ne va se révéler de tout repos…
Je ne sais même pas par où commencer en matière de défauts, c'est tout dire… le worldbuilding, alors. J'ai vu passer des avis laudateurs à son sujet, alors que franchement, on a vu bien mieux en matière de Planet Opera (ou de post-humanisme, d'ailleurs), d'une part, et que d'autre part, c'est tout de même fortement inspiré par Avatar, le monde des films Alien, et par d'autres oeuvres dont je reparlerai plus loin. de plus, l'auteur balance des péripéties sorties de nulle part, des phénomènes qui ne cadrent pas avec les données connues (depuis des décennies…) sur la planète, et qui ne seront jamais expliqués (les séismes à intervalles réguliers, le changement d'aspect du ciel -il va d'ailleurs falloir m'expliquer comment le ciel normal de la planète peut être vide d'étoiles d'habitude, ça m'intéresse beaucoup… À moins d'une explication type Niven & Pournelle -le système concerné se trouve en plein au milieu d'une nébuleuse obscure type Coal Sack / Sac à charbon, je ne vois pas, personnellement…-).
L'intrigue ensuite. Outre une série incroyable (dans tous les sens du terme) de complications, incidents et autres catastrophes complètement improbables, je ne comprend pas quel était son but. À part nous balancer une énorme banalité (une machine pilotée par IA seule se débrouille au moins aussi bien sans supervision humaine qu'avec), je ne vois pas. Toute la psychanalyse par Anne-Marie et le cheminement psychologique de Vic (au passage, on croise aussi un Pol et une fille au prénom asiatique -Maï- : il est fan de Yoko Tsuno, Léourier ?) ne servent à rien, on s'en rend clairement compte à la fin. le lecteur fera aussi des hypothèses, qui pour certaines seront invalidées par ladite conclusion (disons que j'ai beaucoup pensé à, hum, l'élément AE35, si vous voyez ce que je veux dire), et qui pour d'autres, à moins de poser directement la question à l'auteur (ce que j'appellerais mon « hypothèse Solaris »), resteront à jamais sans réponse, car il ne vous fournit pas les réponses, ni même matière réelle à spéculation.
Bref, tout ça pour vous dire que l'intrigue ne sert… fondamentalement à rien (sa conclusion est identique aux prémices du worldbuilding : les machines n'ont nul besoin des hommes, et ce sont elles qui mèneront l'exploration / exploitation de l'espace). Et pire que ça, c'est du déjà vu chez Stephen Baxter et dans une nouvelle (et je dis bien nouvelle) de Iain M. Banks. On retrouve d'ailleurs bien l'ambiance hautement maussade et désespérée du roman du premier. Alors de deux choses l'une : ou Léourier a cru innover alors que ce n'est en rien le cas, ou c'est sa déclinaison ou son hommage à ces oeuvres. Dans les deux cas, lisez les originaux, ils sont meilleurs.
Donc je récapitule : worldbuilding / point-clef de l'intrigue stéréotypé ou déjà vu, personnages peu sympathiques (développés pour rien, en plus…), intrigue invraisemblable dans l'accumulation des péripéties, message flou ou déjà-vu cent fois, au mieux (à moins de chercher à y voir un sous-texte tellement subtil ou convoluté qu'il n'est en fait probablement pas présent ailleurs que dans l'esprit de certains lecteurs), et surtout un positionnement très mauvais : le vrai intérêt que j'ai trouvé, surtout à la seconde moitié (la première est à la fois verbeuse pour le peu qu'elle raconte et assez molle), est dans les hypothèses que j'ai échafaudées, qui m'ont fait tourner les pages avec frénésie pour connaître le fin mot de l'histoire (et ça, c'est plutôt la marque d'un bon texte, d'habitude). A cela, je vois deux soucis : premièrement, pour mettre sur pied certaines desdites hypothèses, il faut une certaine culture SF, et on sait bien que certains lecteurs d'UHL ne l'ont pas (c'est même un des intérêts de la collection : amener à la SF haut de gamme des gens qui n'en lisent pas ou plus) ; mais deuxièmement, le connaisseur, arrivé à la fin, se sent floué, car il a bien vu venir le truc, a espéré un twist par rapport aux inspirateurs, qui… ne viendra pas. Donc à la rigueur, c'est plus taillé pour plaire à un débutant en science-fiction qu'à un vieux briscard, car ce lectorat là se laissera porter par l'intrigue. Et encore, j'ai des doutes, vu l'atmosphère finalement très morose du truc et surtout vu la fin.
Ajoutons (mais c'est plus personnel qu'un vrai défaut universel) un agacement dû à l'emploi (heureusement très occasionnel) d'un vocabulaire de m'as-tu-lu (le fléau des écrivains de SFFF français !) qui a achevé de me sortir du bouquin (Pourquoi dire « noyau noétique » au lieu d'IA, comme tout le monde ? Et je passe sur « un obstacle dirimant » ou « un critère adventice« …), tout comme une édition électronique multipliant les soucis de typographie mettant là aussi à rude épreuve des nerfs déjà bien portés au rouge par le fond du texte.
EN CONCLUSION
Helstrid est un Planet Opera qui nous montre un convoi de ravitaillement comprenant un seul humain, Vic, confronté à la nature hostile de la planète du même nom. En même temps, on assistera au cheminement psychologique du protagoniste. J'ai pour ma part été franchement déçu par un texte au worldbuilding à la fois sans attrait et déjà-vu, aux péripéties invraisemblables, à l'intrigue qui ne mène à rien de concret ou d'intéressant, et qui, là aussi, est du déjà-vu (chez Baxter ou Banks), et aux personnages agaçants ou falots. Bref, je tiens cette novella pour un titre franchement dispensable, dans une collection qui en contient bien peu.
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belette2911
  16 juillet 2021
♫ Plaisir d'amour ne dure qu'un moment ♫ Chagrin d'amour dure toute la vie ♪
Vic, après un gros chagrin d'amour, a signé un contrat comme on s'engagerait dans la légion : 5 ans à bosser sur la planète Helstrid.
Sauf que ici, ça va durer bien plus longtemps et que lorsqu'il reviendra sur Terre, tout le monde aura pris un coup de vieux. Comment est-ce possible ? Parce que le voyage entre la Terre et Helstrid dure 25 ans !
Un huis-clos sur une autre planète, où les conditions climatiques sont dantesques, à tel point qu'on se demande si ça vaut vraiment la peine d'y envoyer des Hommes vu que les I.A. sont capables de tout gérer elles-mêmes, sans faire des bévues comme l'Homme.
Dans cette novella, on aura l'opposition intelligence artificielle avec celle de l'Homme, en particulier Vic, le personnage principal, avec Anne-Marie, l'I.A. qui s'occupe de faire fonctionner son camion et qui est bien plus intelligente et plus raisonnée que l'Homme dont elle est chargée de garder en vie.
Vous vous doutez bien que le voyage ne sera pas de tout repos, sinon, pas de quoi écrire une novella. Et des coups du sort, Vic va en subir une kyrielle, prouvant par là que les emmerdes volent bien en escadrilles.
Vic n'est pas un personnage pour qui on aura de l'empathie, il râle tout le temps, n'arrête pas de penser à son ex-copine qui l'a planté comme un con sur Terre, ensuite, il râle sur l'I.A. Anne-Marie qui se la joue psychanalyste et qui nous assure que tout ira très bien, madame la marquise parce qu'elle va trouver un autre itinéraire, no panique.
N'ayant que peu lu de la SF, je ne pourrai pas me baser sur mes lectures pour juger cette novellas de space-opera. Pour moi, tout est quasi-nouveauté. le côté huis-clos était prenant et même si je me suis doutée de la fin, j'ai tout de même mis les gaz pour vérifier mon hypothèse.
Le format court nous empêchera d'en savoir plus sur cette planète où le climat change souvent, où des secousses sismiques ont lieu ainsi que des tempêtes, ni si la Compagnie qui exploite cette planète fera des économies en s'abstenant d'y envoyer des hommes qu'elle paie bien cher pour se tourner les pouces…

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LePamplemousse
  25 avril 2020
Ce court roman nous emmène sur la planète Hestrid où Vic est chargé de ravitailler un avant poste situé à plusieurs jours de route.
Il effectue le trajet seul, ou plutôt en compagnie de trois camions dotés d'intelligence artificielle.
Les conditions météo ne sont pas bonnes et des imprévus viennent compliquer la mission.
On ne sait pas grand chose de Vic, si ce n'est qu'un chagrin d'amour est la raison de sa présence sur cette planète.
Quand à nous, lecteurs, nous sommes concentrés sur le trajet qui va très rapidement devenir problématique, mais jusqu'à quel point ?
Un très bon roman d'ambiance, l'intrigue bien que très simple, nous tient en haleine dès le début et la peur monte peu à peu.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   17 avril 2019
Le beau n'est pas mesurable, il relève d'un jugement de valeur. Partant, il est corrélé à la personnalité de l'observateur. En d'autres termes, toi aussi tu as été formé à associer certaines sensations à ce concept. Ton jugement se réfère comme le mien à une table de correspondance préétablie. Comment expliquer, sinon, que cette catégorie varie selon les lieux et les époques?
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   09 avril 2019
Des sons modulés accompagnaient les mouvements des draperies, des vibrations profondes qui s'assemblaient en harmonies fluctuantes. Sur ce fond grave éclataient, clairs et rythmés, les staccatos des éclairs. Il en résultait moins le tumulte d'un déchaînement naturel qu'une musique barbare, assourdissante, dissonante aux oreilles d'un humain, mais indubitablement structurée. Des séquences se répétaient, déclinées en plusieurs tonalités paraissant rebondir les unes sur les autres.
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BazaRBazaR   15 avril 2019
Enri aussi scrutait le couvert, guettant le moindre signe précurseur d'une altération. L'un et l'autre savaient que l'embellie ne durerait pas. Au sud comme à l'ouest, des nuages s'étaient accumulés au cours de la nuit sans qu'on puisse prédire quand, dans quelle direction ni à quelle vitesse ils se déplaceraient : sur Helstrid, le vent déjouait toutes les tentatives de modélisation.
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SpilettSpilett   14 août 2020
Ceux qui s'effacent de votre vie concervent à jamais l'aspect qu'ils revêtaient au moment de leur disparition. L'usante banalité des jours ne vient jamais plus ternir leur image. Peut-être est-ce pour cela qu'ils n'en finissent pas de nous hanter.
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OrpheaOrphea   14 février 2020
Son métabolisme ralenti, il avait moins vieilli que s'il était resté sur Terre. Pour autant, l'homme qui avait débarqué sur Helstrid n'était pas tout à fait le même que celui qui avait pris place dans le sarcophage d'hibernation. Dans ces conditions, tout décompte de révélait illusoire. Et de toute façon futile : le temps, c'est la mémoire.
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Vidéo de Christian Léourier
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Christian Léourier autour de son ouvrage "La lyre et le glaive. Volume 1, le diseur de mots" aux éditions Critic.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2298808/christian-leourier-la-lyre-et-le-glaive-volume-1-le-diseur-de-mots
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