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EAN : 9791020002686
19 pages
Thriller Editions (01/01/2013)
3.67/5   67 notes
Résumé :
« Ainsi étendu, immobile et les yeux fermés, libre de méditer, de nombreux détails des fresques, que j'avais à peine remarqués tout d'abord, me revinrent à l'esprit, chargés d'un sens nouveau et effroyable... »
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Gwen21
  07 mai 2015
Peu d'environnements font autant rêver et se prêtent plus volontiers aux fantasmes que le désert. Qu'il soit aride ou polaire, le désert est le berceau naturel des mystères et de nos peurs primaires ; il nous transmet une terrifiante sensation d'hostilité.
De nombreux auteurs se sont laissés inspirer par cet univers hors du commun où la nature et l'infini sont tout-puissants. le premier qui me vient à l'esprit est Maupassant qui, dans sa nouvelle "la Peur" lui donne corps de façon impressionnante, mais il y en a beaucoup d'autres.
Chez Lovecraft, le fantastique est évidemment à l'honneur. Un explorateur brave seul l'océan de sable et découvre les ruines de la "Cité sans nom", une Atlantide des dunes légendaire, ensevelie au coeur du Sahara. Notre archéologue explore le site qui lui livre peu à peu ses mystères les plus incroyables, dans une atmosphère de suspense et d'angoisse chère à l'auteur.
Si j'ai pris plaisir à ma lecture, j'ai souvent eu l'impression de relire "Les montagnes hallucinées" du même auteur. Là encore, il est question d'une civilisation antédiluvienne inconnue et perdue dans la mémoire des âges et si, ici, les êtres antiques qui peuplaient la Cité ne semblent pas des extra-terrestres mais des animaux mi-lézard mi-crocodile, les mécanismes de l'auteur sont quasi identiques.
Je me demande si Barjavel n'aurait pas lu cette nouvelle avant d'écrire sa célèbre "Nuit des temps", c'est une impression qui ne m'a pas quittée de toute ma lecture.

Challenge PETITS PLAISIRS 2015
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LePamplemousse
  23 juin 2020
Ce très joli carnet est une agréable découverte ou redécouverte de certaines nouvelles de Lovecraft.
Il est en effet plus agréable d'en lire une à la fois plutôt que de les enchaîner dans un gros recueil. D'autant que ce volume est magnifiquement illustré et que le texte semble ainsi plus riche puisqu'il est agrémenté de dessins au crayon qui reflètent bien l'univers horrifique et malfaisant de cette cité sans nom.
La cité sans nom nous raconte donc la découverte d'un explorateur au fin fonds du désert d'Arabie. Enfouie sous des tonnes de sable se trouve en effet une cité mystérieuse qui semble avoir été oubliée depuis des millénaires. D'abord fasciné par sa découverte, l'explorateur va peu à peu ressentir un malaise et une angoisse de plus en plus vive.
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle et je trouve les illustrations sublimes.
Le petit format est de plus parfaitement adapté à ce carnet au papier épais et à la très belle mise en page.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  13 septembre 2015
La cité sans nom est une bonne - bien que courte - introduction à l'univers de Lovecraft et à son ambiance angoissante. On y trouve déjà en germe les thématiques qu'il développera à loisir dans ce que les exégètes ont appelé Les mythes de Cthulhu : l’innommable, la cité gagnée par une curieuse dégénérescence, un narrateur bravant les tabous pour découvrir d'insupportables secrets, de mystérieux êtres hybrides, visqueux et répugnants. Toute la paranoïa de Lovecraft est déjà donnée à lire dans cette nouvelle.
Cependant, comme c'est là l'un de ses premiers récits du genre, on se doute qu'il ne s'agit pas d'un de ses chefs-d’œuvre. Si l'attente du narrateur dans la cité perdue dans le désert tient assez bien le lecteur en haleine, l'auteur aurait gagné à faire davantage monter l'angoisse. Et, surtout, la fin se révèle un peu décevante, loin d'être aussi terrible que le titre et l'introduction pouvaient nous laisser l'imaginer. On a la sensation qu'elle a été expédiée un peu rapidement.
Qu'importe, le lecteur aura largement l'occasion de se rattraper avec L'appel de Cthulhu, Le cauchemar d'Innsmouth et Les montagnes hallucinées - entre autres.
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Marti94
  06 février 2021
Je découvre Howard Phillips Lovecraft, auteur réputé pour être le maître du fantastique et de l'horreur dans la littérature du 20ème siècle. J'ai tenté de me plonger dans son univers avec un texte très court "La cité sans nom" qui date de 1921, cette nouvelle faisant écho au mythe de Cthulhu au centre de son oeuvre.
Je dis tenter parce que je n'ai pas été impressionnée et à dire vrai j'ai même eu un peu de mal à lire ces quelques pages téléchargées sur ma liseuse. J'ai parfois dû relire plusieurs fois les mêmes lignes pour comprendre. Je crois que c'est parce que je suis assez hermétique à ce genre. L'horreur pour moi vient de la curiosité du narrateur qui cherche à tout prix à explorer la cité son nom qui semble être maudite, dans le désert d'Arabie donc isolée. Bref, je me demande ce qu'il fait là. Alors quand il est le témoin de l'existence d'un monde souterrain d'une autre époque qui a connu la déchéance d'êtres reptiliens monstrueux aux aspirations immortelles, il est bien avancé. Heureusement, il est guidé par les vers d'un poète d'un Arabe dément qui connaissait cet endroit (la poésie c'est toujours bien). Pour autant, je n'ai pas bien compris la fin, trop confuse.
Je pense que ce n'est pas le format court de cette nouvelle de Lovecraft qui me gêne car il y a quelques moments de tentions assez forts mais mon dégoût les histoires de monstres.
Cela ne va pas m'empêcher de relire l'auteur américain pour affiner mes impressions.
Lu en février 2021
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Zoeprendlaplume
  29 janvier 2022
Premier texte que je lis de Lovecraft : je démarre ainsi mon année lovecraftienne !
La cité sans nom constitue donc pour moi mes premiers pas dans l'oeuvre et l'esthétique de l'auteur. Auteur que j'ai longtemps repoussé, tant la littérature de l'horreur me fait peur. Etant une vraie éponge, mes lectures reviennent me visiter la nuit. du coup, j'ai lu cette nouvelle en début d'après-midi. Comme ça, ça a le temps de décanter avant cette nuit !

Bref, nous suivons ici un individu lambda, en soif d'aventures, sur les pas de la cité sans nom, perdue dans le désert. Très rapidement, le cadre est posé : cette cité est entourée de non-dits, de murmures effrayés, personne n'a jamais osé fouler cette cité en ruines.
Moi qui aime tant avoir des personnages consistants, je dois dire ici... que je ne suis pas servie ! Lovecraft ne prend aucune peine à détailler son personnage. Sans doute que cela ne lui sert à rien. Peut-être pour nous permettre de nous glisser davantage dans sa peau ?
Peut-être. Mais j'ai eu aussi l'impression que ce personnage fantôme collait bien avec l'ambiance, et son absence de traits permettait justement à celle-ci de paraître exacerbée.
En effet, tous les éléments ici "vivent" : le vent siffle, la brume descend, le soleil décroît, la tempête surgit... C'est le décor et le cadre qui apportent la consistance que le personnage n'a pas.
Et cela nous met effectivement dans l'ambiance, avec une poétique de l'horreur parfaitement maîtrisée. Des images parlantes (je pense à la cité, aussi saillante que des os de cadavres), des comparaisons faisant référence à tout un imaginaire d'horreur... Et voilà en quelques mots un cadre posé. Pas besoin de délayer, c'est précis, sec, effroyablement efficace.
J'ai adoré aussi la manière dont on oscille entre bruit incessant et silence de mort. Sans arrêt, on balance entre le sifflement du vent, le silence des ruines, le sable qui se meut en colonnes tourbillonnantes et l'immobilité du désert... Parmi tout ceci, des échos et des vois s'élèvent, dans l'esprit du personnage.
Et voilà encore comment l'auteur parvient à nous faire perdre le fil de la réalité. Ajoutons à cela la perte de repères : plongée dans la profondeur, perte de vue, perte de la notion du temps...
Ce basculement vers quoi, la folie ? ou l'acceptation de l'horreur ? ou les deux ? se fait de manière très insidieuse; longtemps le personnage raisonne tout ce qu'il voit, cherchant une explication rationnelle. Et puis bam, de manière fulgurante, la vérité arrive. C'est brutal, et l'auteur ne cherche même pas à l'expliquer, à la développer, elle est, point. Et le personnage, comme le lecteur, n'ont qu'à s'en débrouiller avec.
Nouvelle très courte, mais que j'ai trouvée finalement très dense, et aussi très soft, en fait. Je me doute que ça ne sera pas toujours comme ça. En attendant, première immersion réussie. A suivre !
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critiques presse (2)
eMaginarock   26 novembre 2019
Cette édition de La Cité sans nom est vraiment un bel ouvrage, soigné avec un illustrateur, Armel Gaulme, qui a su saisir l’essence même du récit afin de nous en restituer visuellement l’ambiance. Et, bien que le texte n’est pas été à la hauteur de mes attentes en terme d’horreur, l’ensemble vaut un petit détour.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
SciFiUniverse   25 novembre 2019
Une nouvelle qui vous plonge à la découverte d'une cité disparue, abandonnée et mystérieuse, une cité non humaine merveileusement mis en image par l'artiste. Un bel objet pour les fans du maître de Providence à cettee approche des fêtes de fin d'année !
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   12 septembre 2015
Dès que j'approchai de la Cité sans Nom, je compris qu'elle était maudite. Traversant au clair de lune une affreuse vallée desséchée, je la voyais de loin, dressée au milieu des sables, comme un cadavre émergeant d'une fosse mal faite. La peur suintait des pierres, usées par le temps, de cette vénérable survivante du déluge, cette aïeule de la Grande Pyramide ; une aura invisible me repoussait et m'engageait à fuir les antiques et sinistres secrets que nul ne devait connaître, que nul devant moi n'avait osé pénétrer.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   07 mars 2016
On ne descend ainsi que dans les hallucinations ou le délire. Cet escalier n'en finissait pas. On se serait cru dans un puits hideux et la torche que je tenais au-dessus de ma tête ne pouvait éclairer les profondeurs insondables où je m'enfonçais.
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Julian_MorrowJulian_Morrow   09 novembre 2019
J’errais longuement parmi les fondations éboulées de demeures et de palais, sans jamais trouver la moindre inscription ou sculpture à même de m’éclairer sur les hommes, s’il s’agissait bien d’hommes, qui avaient bâti et habité la cité tant de siècles auparavant.

(p.16)
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Gwen21Gwen21   06 mai 2015
Je m'interrogeais sur ces cryptes lorsque le bruit du vent, et aussi le cri de mon chameau à l'extérieur, brisèrent le silence. Je sortis pour voir ce qui avait pu effrayer l'animal. [...] je m'aperçus qu'il n'y avait aucun vent en haut de la falaise. Cela me stupéfia et m'emplit à nouveau de crainte.
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Gwen21Gwen21   07 mai 2015
Les scènes paradisiaques étaient presque trop extravagantes pour qu'on pût y croire, figurant un monde caché où le jour était éternel, avec ses cités glorieuses, ses collines et ses vallées éthérées.
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Videos de Howard Phillips Lovecraft (125) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Howard Phillips Lovecraft
La Grande Table critique : commentaire expert et subjectif de l'actualité culturelle. Chaque semaine, des critiques invités par Lucile Commeaux se rencontrent autour de deux disciplines dans l'amour de l'art et de la dispute.
Au sommaire, deux albums de bande dessinée : "Lapinot - Tome 6 - Par Toutatis !" ou Astérix parodié par Lewis Trondheim (L'Association) & le nouvel album de Daria Schmitt, "Le Bestiaire du Crépuscule", hommage graphique à Lovecraft et à ses créatures antédiluviennes (Dupuis).
#BD #bandedessinée #astérix _____________________ Découvrez d'autres critiques https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrrnICYZQfP92U3K2¤££¤20Découvrez D21¤££¤ ou sur le site : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-critique
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