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ISBN : 2070125645
Éditeur : Gallimard (04/06/2009)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Aventurier romanesque, baroudeur et flambeur, Pierre Mac Orlan exerça de nombreux métiers dont celui d'illustrateur, de secrétaire de dame de lettres et de chansonnier. Volontiers voyageur, il explora les bas-fonds de grandes cités européennes et fit les beaux jours de Montmartre avec les récits réels ou imaginaires de ses héros. Publié en 1931, La Bandera retrace les aventures d'une poignée d'hommes venue à la Légion pour faire face à son destin. Comme Gilieth, l'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  24 août 2015
Pierre MacOrlan fait partie de ces écrivains mineurs d'entre deux guerres, maintenant un peu oubliés. Avec son tempérament d'aventurier, il était bien placé pour écrire ce court roman. La "bandera", c'est une unité de la Légion étrangère espagnole, où se retrouvaient des engagés volontaires désirant refaire leur vie (après de graves ennuis dans leur pays d'origine). C'est le cas de Pierre Gilieth, qui se présente comme un dur mais qui, dans son nouveau milieu, n'est pas vraiment méchant. Comme soldat au Maroc espagnol, il se trouve confronté à la rébellion d'Abd-el-Krim. Le lecteur se trouve ainsi plongé dans cette guérilla sanglante et dans une ambiance coloniale assez désuète. Le héros, amoureux d'une prostituée, espère remettre tous ses compteurs à zéro, mais un policier le traque en secret…
Ce livre présente l'intérêt de dépeindre une époque révolue et un milieu très particulier, que le lecteur du XXIème siècle ignore complètement. Le roman manque un peu de rythme, il est très daté, mais il a une certaine profondeur. Gilieth n'est pas dépeint sous un jour particulièrement sympathique; mais c'est bien lui le héros, sombre et même tragique. On lira donc ce livre comme une curiosité, ou bien comme un demi-chef d'oeuvre. On pourra aussi voir (en cinémathèque ?) le film de Julien Duvivier qui en a été tiré.
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Snarkk
  20 décembre 2014
Un moment de lecture agréable, mais qui ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable. J'ai quand même apprécié de suivre la vie sur papier de ces personnages à la fin des années 30. Autre époque, autre moeurs, autre écriture... mais pas désuète pour un sou !

Le rythme n'est clairement pas le point fort de ce roman, ni la profondeur psychologique. Néanmoins, il y a des réflexions intéressantes sur le souvenir et la rédemption. D'où le choix judicieux d'une intrigue qui se déroule principalement au sein de la Légion étrangère espagnole, qui possède plusieurs compagnies ou "banderas" au Maroc. Je vous laisserai vous faire une idée par vous même, mais ce roman est court et plaisant, quoique loin d'être indispensable.
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allard95
  28 mars 2014
Le thème, le style, sont peut-être un peu démodés, mais enfin.... le contexte historique est intéressant: dans les années 20, l'armée espagnole (et la française) intervenaient au Maroc pour des missions de maintien de l'ordre, et notamment pour mâter la rébellion d'Abd El Krim. Notre "héros" a fui la France, après avoir commis un crime stupide pour quelques sous. Il s'engage dans la légion espagnole, qui va opérer au Maroc. Nous l'y accompagnons, dans les escarmouches, mais aussi dans les villages, les cafés, les bordels.... Mais est-il à l'abri? Son passé le rattrapera-t'il? Peut-il compter sur ses nouveaux amis, où n'y a t'il pas un policier masqué parmi eux, qui enquête et attend son heure? Cet ensemble - le contexte, la couleur locale, l'énigme - justifie ce livre, bien écrit.
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Kajaku
  02 décembre 2016
Livre acheté par hasard d'occasion. le nom de l'auteur et le titre me disait bien quelque chose…
En fait, c'est à mon avis, une apologie de l'esprit de la légion étrangère. Ici, espagnole, mais française aussi bien.
Mac Orlan sait bien rendre cet esprit : Des hommes forts, un peu truands,
bagarreurs aimant l'alcool et les filles mais toujours assidus et fiers à la sonnerie du clairon.
"A moi la légion" ! Qui ne connait cette appel ? Ce cri de ralliement qui montre bien cette fraternité qui n'existe nulle part ailleurs.
Une certaine poésie de la rudesse et du devoir se dégage du récit de
Mac Orlan.
Malgré leurs faiblesses, leurs haines et amours voire leur bêtise, ces légionnaires servent le drapeau de leur Bandera quoiqu'il arrive.
Il est impossible de rendre le sel de ce roman en quelques phrases…
Laissez vous attraper. Moi, j'ai été pris !
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tristantristan
  02 décembre 2017
Peu crédible de mettre dans la bouche se soldats et de truands de si belles phrases. Sur les bas-fonds de Barcelone à cette époque là, "le journal du voleur" de Jean Genet est plus explicite et les dialogues plus crédibles.
Pour ce qui est des légionnaires, ça fait daté (simple opinion)
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
RochGuinardRochGuinard   25 avril 2019
En dehors de la force qui les maintient, une force à peu près dénuée de patriotisme, mais soumise à l’orgueil d’être un homme en marge de la vie sociale commune, ils s’écroulent ou se liquéfient.
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MacileMacile   18 février 2019
Les camions s'arrêtèrent au milieu d'un nuage de poussière. Quand celle-ci fut un peu dissipée, on aperçut leur longue file annelée. Guettés sévèrement par les innombrables yeux secrets d'un paysage nu et invraisemblable, ils ressemblaient à une tribu de pachydermes bonasses, couleur du sol, couleur de cette poussière irritante qui donnait à la nature une teinte unique.
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RochGuinardRochGuinard   25 avril 2019
Fernando Lucas s’émerveillait de constater que cette longue année d’aventures violentes et sentimentales laissait peu de traces dans sa mémoire.
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Videos de Pierre Mac Orlan (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Mac Orlan
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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