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Francis Lacassin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2859406158
Éditeur : Phébus (17/02/2000)

Note moyenne : 4/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Brest au mitan du XVIIIe siècle : époque de tous les plaisirs, de tous les commerces, de toutes les guerres. Yves-Marie Morgat, gamin encore mais déjà reluqué par les filles, fait pour l’heure comme la rade qui l’a vu naître : il ouvre la bouche (et les yeux) vers l’horizon de l’ouest, celui de l’aventure. C’est qu’il en a entendu, le morveux, caché derrière le comptoir du père Morgat, fournisseur de la Marine tenant boutique rue de Siam, à l’enseigne de l’Ancre de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
gill
  28 juillet 2015
Le vent de l'aventure qui souffle du large, enivrant le jeune Yves-Marie Morgat, pénètre dans la petite boutique d'un shipchandler du bas de la rue de Siam à Brest.
Il y fait résonner le nom longtemps oublié de "Petit Radet", ce gibier de potence qui naviguait, il y a quelques années, sous le pavillon noir des gentilshommes de fortune.
Yves-Marie a seize ans.
Il est promis à un brillant avenir d'officier à l'école d'artillerie de Metz ...
Si il parvient à résister à l'appel du grand large et à son amitié pour Jean de la Sorgue, le vieux bagnard repenti.
Heureusement, l'énigmatique Jérôme Burns, l’honnête bourgeois de Recouvrance, devenu l'ami, le confident, saura lui désigner le cap à suivre ...
Pierre Mac Orlan nous offre, avec "l'ancre de miséricorde", un magnifique roman d'aventure, chargé de mots comme un galion espagnol peut l'être de riches doublons et de précieux ducats.
Mac Orlan excelle dans les peintures de personnages, de paysages.
Avec ce roman, nous emportant sur ses pavés que le brouillard de la nuit rend plus glissant que des écailles de poisson, il peint avec justesse le Brest de cette fin du XVIIIème siècle.
Il trace l'esquisse de personnages qui prennent vie, qui meurent, qui paraissent authentiques.
Le récit est poignant.
Il prend de l'épaisseur tout au long de son développement pour atteindre un puissant épilogue, presque inattendu.
Pourtant ce livre est passionnant, non par son intrigue qui est assez classique, mais plutôt par son ambiance, ses décors, par les relations que tissent entre eux les acteurs de ce drame.
Pierre Mac Orlan avait des histoires plein sa besace.
Celle-ci est peut-être une des plus belles ....
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Gwen21
  04 mars 2018
Il y a des livres dont on attend tellement que la déception est encore plus cuisante quand leur lecture ne tient pas ses promesses.
Pour moi, celle de "L'ancre de Miséricorde" aboutit hélas à une double déception : constater que le roman dont on se promettait aventures et action est d'une platitude désespérante, et devoir reconnaître qu'un éditeur qu'on apprécie particulièrement (Phébus / Libretto) est capable de laisser autant de coquilles dans son texte, sans compter l'absence d'astérisques renvoyant à un lexique argotique qu'on découvre... une fois la dernière page tournée !
Style désuet et rythme soporifique, même l'écriture agréable quoiqu'assez académique de Pierre Mac Orlan n'aura pu m'empêcher de me demander toutes les cinquante pages s'il était raisonnable que je poursuive ou que j'abandonne. Finalement, je serai allée au bout mais on ne m'y reprendra plus. Quand on a notamment vogué en compagnie des héros de Stevenson, c'est un peu difficile de digérer un "roman d'aventures" dont le centre de gravité est une boutique du vieux Brest, d'autant que côté suspense, on repassera aussi, plus prévisible me paraît difficile.
A réserver peut-être aux premières lectures de jeunes pirates en herbe.

Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge 1914 - 1989 / Edition 2018
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Arakasi
  01 septembre 2016
Yves-Marie Morgat a seize ans et des rêves plein la tête – des rêves d'aventure, bien sûr, comme il sied à un garçon de son âge, des rêves plein de navires, d'horizons mystérieux, de belles indigènes et d'exploits valeureux. Trop de rêves en vérité, de l'avis de son père et du meilleur ami de celui-ci, le savant M. Burns, vieux loup des mers revenu de tout dont les récits hauts en couleur fascinent le jeune homme. Mais l'aventure se rit des sages conseils des gens murs ! Et un soir de l'année 1777, elle vient frapper à la porte d'Yves-Marie en la personne du bagnard Jean de la Sorgue. Celui-ci parvient à convaincre le gamin de son innocence et obtient son aide pour s'évader afin de se venger de celui qui a causé sa perte, le redoutable pirate « Petit-Radet » qui harcèle les côtes de la Bretagne depuis de nombreuses années.
Un peu déçue par la lecture de ce roman de piraterie… Au vu de la réputation de l'auteur, je m'attendais à davantage de plaisir, à quelque chose d'alerte, d'enlevé, digne du grand Stevenson. Mais le récit s'est révélé finalement assez plat, pauvre en actions et en moments de bravoure. J'avoue avoir deviné sans grande difficulté le fin mot de l'histoire – il n'y avait guère que le narrateur pour se tromper à l'écheveau de coïncidences qui conduisait à l'identification de Petit-Radet ! Côté style, l'utilisation de l'argot maritime apporte une truculence plaisante aux dialogues, mais la narration elle-même est assez vieillotte et ne m'a guère aidée à m'immerger dans le récit. le narrateur est un peu empoté, mais sympathique. Restent un portrait réussi et très bien renseigné du Brest du XVIIIe siècle, ainsi qu'un personnage de pirate assez mystérieux, même s'il est loin d'égaler l'inénarrable Long John Silver. Pas désagréable mais oubliable.
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Woland
  03 septembre 2009
On évoque souvent, à propos de "L'Ancre de Miséricorde", "L'Ile au Trésor" de Robert-Louis Stevenson. le parallèle n'est pas entièrement faux mais il n'est pas non plus tout-à-fait juste.
En effet, le roman de Stevenson se passe pour une bonne part en mer et sur l'île qui lui donne son titre. L'oeuvre de Mac Orlan pour sa part se déroule intégralement à terre, soit à Brest ou dans ses environs. Chez Stevenson, l'ambiance "pirates & frères de la côte" surgit quasiment dès le premier chapitre et le moins que l'on puisse dire, c'est que, profitant de l'excentricité reconnue et admise des gens de mer, les flibustiers affichent sans complexe des mines inquiétantes ou franchement patibulaires. Tandis que chez Mac Orlan, les pirates et leurs complices sont si bien infiltrés dans la petite société brestoise qu'ils passent inaperçus. Sauf un ou deux sous-fifres qui, sacrifiant à la tradition, ont la tête de l'emploi mais, il faut le souligner, se risquent rarement à terre.
En revanche, les deux romans ont en commun l'amour de l'océan et le sens du mystère. Et puis - on est tenté d'écrire : et surtout - tous deux décrivent les relations d'amitié qui, peu à peu, s'instaurent entre un adolescent sans expérience et un pirate sans foi ni loi et pourtant attachant.
Mac Orlan a de plus reconstitué de main de maître l'ambiance qui était celle du Brest du XVIIIème siècle, avec sa rue de Siam où vivent le narrateur et son père, les quais sans cesse en mouvement et que Châteaubriand a décrits dans ses "Mémoires d'Outre-Tombe", la campagne tout autour et tous ses petits bourgs et hameaux qui, depuis longtemps, sont devenus des quartiers de la ville moderne, et bien sûr, image puissante et toujours présente, même aujourd'hui, le Bagne.
Car Brest est un personnage à part entière du roman de Mac Orlan. Avec la Nuit, une nuit épaisse, qui rampe sur les pavés glissants du quartier de Kéravel - alors très mal fréquenté - et qu'envahissent en douceur, sans avoir l'air d'y toucher, les brumes nées de la mer. Mais le talent de l'écrivain est tel qu'il ne se contente pas de nous montrer le décor qu'il a choisi : il nous y propulse aux côtés de son jeune héros, Petit-Morgat.
Comme Jim Hawkins, Petit-Morgat va nouer une relation fils-père avec le personnage qu'il ne fallait pas. Comme Jim, il souffrira de devoir renoncer à ses illusions. Pour tout dire, il ne les admet qu'au matin de l'exécution de son ami. Et le lecteur, qui a pourtant deviné bien plus tôt que Petit-Morgat, espère lui aussi que, peut-être, malgré tout, le pirate s'évadera ou sera sauvé par des complices ...
Tout est vu exclusivement du point de vue de Petit-Morgat. Cela pourra frustrer quelques lecteurs - je l'ai été - désireux d'approfondir les motivations des flibustiers et plus encore le caractère de leur chef. Mais celui-ci restera une énigme jusque sur l'échafaud - et, tout bien considéré, cela ajoute au charme de "L'Ancre de Miséricorde."
Lisez-le donc et découvrez un écrivain de très grand talent, au style imagé et étincelant de poésie : Pierre Mac Orlan. ;o)
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jovidalens
  29 juillet 2012
Un homme se tourne vers son passé : il a été un des quelques roturiers qui a réussi à intégrer l'Ecole d'Artillerie de Metz . sauf qu'à la sortie de sa formation, au lieu de coiffer le tricorne comme ses condisciples de souche noble, c'est le "bonnet d'ours" auquel il a eu droit. Comme il en avait rêvé, il a embarqué sur un beau navire. Son père n'aurait pas apprécié, mais il est mort. Ne pouvant reprendre le commerce de son père, il a fait vendre l'immeuble ; les nouveaux propriétaires l'ont démoli et l'enseigne du commerce "L'ancre de Miséricorde" fut "enfouie avec "les décombres de sa jeunesse"
C'était de janvier à octobre 1777. Il avait seize ans, était bon élève et grâce à la nouvelle réglementation, il pourrait intéger l'Ecole d'Artillerie de Metz qui acceptait maintenant quelques roturiers comme lui parmi ses élèves.
Son père était un shiplander , notable de Brest. Son meilleur ami, de son âge, un excellent peintre qui rêvait d'aller à Paris pour y apprendre la peinture et égaler peut être un certain Boucher. Ils allaient tous les deux au Cabaret boire des bolées de cidre et essayer de séduire la servante. Il collectionnait des statuettes de bois, exactes reproduction des différents régiments qui sillonnaient Brest, oeuvres délicates et précises d'un bagnard en qui il avait confiance. Jusqu'au jour où celui-ci lui demanda de s'informer sur le retour d'un pirate qui avait mis à sac toute la côte.
Et puis un charismatique médecin de navire est venu s'installer à Brest, est devenu un habitué de la table paternelle, lui a enseigné et la philosophie et les mathématiques et a su acquérir son amitié indéfectible. Il avait deux "héros" et son père et cet homme.
Sauf que cet été là, Brest s'est investit à la chasse au pirate, l'a débusqué, condamné et exécuté.
Et cet été là, avec toute la fougue de ses 16ans il a côtoyé la canaille de plus ou moins près, sans bien s'en rendre compte. Il voyait la vie comme Brest, par la fenêtre de sa chambre. Mais, il l'a enjambé cette fenêtre pour se fondre et dans l'ombre des ruelles du bas quartier et dans la lumière de l'échafaud. Cet été là, avec l'aide de son père, il aura appris à regarder la réalité comme un homme et ne plus la rêver comme un enfant. C'était une entrée dans une autre dimension où les possibles de l'adolescence deviennent les confrontations aux réalités d'un monde en transformation.
L'écriture de MacOrlan m'a transportée dans ce Brest de 1777, avec la magnificence des uniformes des régiments, celle des batailles navales quand le brouillard se lève et qu'en plein soleil se révèlent les avaries des belles frégates et que des soldats-marins se débattent dans l'eau glacée et échouent avec un peu de chance sur une plage où ils seront nourris et réchauffés.
C'est une aventure palpitante qui nous est contée mais quand le masque tombe, il ne reste que l'amertume.
Richesse du vocabulaire, composition sans faille et chute qui nous ramène à une problématique de tous les temps : affronter la distorsion entre la vie que l'on se rêve et celle que l'ont vit.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   03 septembre 2009
[...] ... Je n'étais pas très éloigné de L'Ancre de Miséricorde [la boutique où M. Morgat vend des instruments de marine] lorsqu'un bruit timide de pas étouffés se révéla dans une ruelle toute proche. Par opportunité, la lune entra dans une masse de nuages sombres et l'obscurité devint épaisse. Je pus me glisser et m'accroupir derrière la borne d'une porte charretière. Mon mouvement me montra la qualité de mon instinct. Un gros homme, armé d'un pen-baz [= un gourdin, en breton], passa devant moi. Je ne pus distinguer ni son visage, ni la couleur et la forme de ses vêtements.

Quand il eut dépassé la porte, je sortis tout doucement de ma cachette. L'homme avait dû s'arrêter, car je n'entendais plus rien. Je penchai un peu la tête et je vis l'énorme promeneur en contemplation devant la façade de L'Ancre de Miséricorde. Il regardait en l'air dans la direction de la fenêtre de ma chambre. Cela me donna beaucoup à penser. De toute évidence, le bonhomme s'intéressait à ma personne. Et ce fait n'était point pour me rassurer. Le promeneur nocturne prit tout son temps pour juger. Il ne gardait aucune précaution pour ne point se faire voir et continua sa route vers le quai en chantonnant. J'eus l'impression qu'il adressait la parole à une autre personne. Tout cela se passait trop loin de mes yeux et de mes oreilles pour que je puisse voir et entendre.

Un peu déconcerté, je me dirigeai vers Kéravel. Des matelots ivres se battaient devant la porte d'un estaminet dont le patron armé d'une lardoire se découpait sur le fond lumineux de sa porte ouverte. Derrière les combattants, une bande de filles piaillantes réclamaient la garde. Les matelots se battaient consciencieusement, avec des "han" de boulangers pétrissant la pâte. ... [...]
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Gwen21Gwen21   12 mars 2018
- [...] Il paraîtrait qu'une frégate est parée pour lui donner la chasse. On le dit... Mais je ne l'affirmerais pas la tête dans le nœud coulant.
- Cela s'explique, fit Mr. Burns. L'imagination des gens d'ici est nourrie des exploits de ce gentilhomme de fortune. Croyez-en un vieux navigateur : la force de ces hommes maudits réside surtout dans la terreur qu'ils inspirent.
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WolandWoland   03 septembre 2009
[...] ... Kéravel était le quartier pauvre qui s'étendait entre le bagne et la rue de Siam où nous logions. En empruntant, pour revenir, ces petites ruelles obscures et malodorantes, je désobéissais à mon père et à Marianne Tréviden, notre vieille servante, dont l'imagination peuplait ce quartier de mille démons à face humaine. En vérité, elle n'avait point tort. La proximité du bagne donnait à ces ruelles pavées d'immondices et bordées de cabarets mal famés un caractère assez dangereux dont je me souciais peu à cause de mon âge et grâce à une certaine hardiesse d'humeur qui me venait du frère de ma mère, décédée le jour même de ma naissance. Cet oncle avait commandé une compagnie d'un régiment de la défunte Compagnie des Indes jusqu'au jour où il avait trouvé la mort en combattant pour l'honneur de défendre nos possessions lointaines. Je gardais précieusement, dans une petite armoire, son hausse-col et sa cocarde : son épée, son fusil et son esponton étaient suspendus au-dessus de la cheminée de notre salle-à-manger. C'est, sans doute, le souvenir de cet oncle qui me poussa à étudier pour faire carrière, malgré ma roture, dans l'artillerie. ... [...]
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WolandWoland   03 septembre 2009
[...] ... Encore une fois, je posai le pied sur le pavé de la rue de Siam que le brouillard de la nuit rendait plus glissant que des écailles de poisson. Le veilleur de nuit venait de passer et j'entendais encore au loin sa mélancolique plainte solennelle de vieux hibou. Il pouvait être onze heures. La rue était endormie.

Un peu de lumière sourdait entre les volets du Brûlot Fournier [café très en vogue de la rue de Siam]. J'imaginais Mme et M. Poder [les propriétaires du café] comptant leurs écus dans la caisse décorée d'une plante exotique. Je sentais sur mes reins mon couteau dans son étui de cuir. Ce contact me donnait une grande confiance dans mes forces. Je respirais l'odeur grasse de la rue comme un conquérant. Mes poumons s'emplissaient d'un air de qualité martiale. Je commençais, à mon insu, à m'habituer aux aspects toujours mystérieux de la lune dont la lumière lugubre projetait sur les murs et la chaussée des ombres extravagantes.

J'allais doucement le long des murs et, tous les dix pas, je m'arrêtais afin de prêter l'oreille aux bruits. Il me sembla bien entendre comme une faible rumeur dont je ne pouvais préciser ni la distance, ni l'emplacement. Il en était dans la nuit des voix comme des lumières. Je les croyais près de moi quand, au contraire, elles étaient encore loin. ... [...]
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gillgill   28 juillet 2015
- Quand j'avais son âge, je pensais jour et nuit à la mer. Entre toutes les lignes de mon " De viris illustribus urbis Romae" je lisais ces mots de feu : "tu seras marin et tu connaîtras l'aventure".
L'aventure ! - il ricana - J'ai cherché l'aventure sur toutes les mers du monde et je ne l'ai jamais rencontrée belle et pure comme je l'imaginais ...
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Videos de Pierre Mac Orlan (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Mac Orlan
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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