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EAN : 9782378560157
Éditeur : Verdier (07/03/2019)
4.05/5   47 notes
Résumé :
" 47 % des vertébrés disparus en dix ans, faut qu’on se refasse une cabane, mais avec des idées au lieu de branches de saule, des images à la place de lièvres géants, des histoires à la place des choses. " Olivier Cadiot

Il faut faire des cabanes en effet, pas pour tourner le dos aux conditions du monde présent, retrouver des fables d’enfance ou vivre de peu ; mais pour braver ce monde, pour l’habiter autrement, pour l’élargir.
Marielle Macé le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
monprecieuxlivre
  18 juillet 2020
Bonsoir à toi qui passe par là. Hier, j'ai lu « Nos cabanes » de Marianne Macé paru aux éditions Verdier et quelle belle découverte littéraire ce fut. Dans cet essai, l'auteure nous invite à une réflexion sur les cabanes, celles de l'enfance qu'on bâtit comme des cocons pour abriter nos rêves, celles élevées pour résister comme les cabanes des ZAD mais également les cabanes mentales, des espaces de pensée collective et de changement. Marielle insuffle beaucoup de poésie et d'amour du vivant dans ses mots et on ressort de cette lecture avec beaucoup d'espoir et de désir d'imaginer le monde demain, loin du capitalisme et de l'indivualisme qui ont forgés cette société malade où les solitudes se côtoient. Dans ce joli petit livre à la couleur du soleil, elle aborde le concept de la « noue », la noue comme abri végétal, la noue comme espace ovidien devenu lieu de lutte. « Nouons-nous » clame l'auteure, « faisons et défaisons des collectifs avec ces solitudes et non pas malgré elles ». de belles références aussi dans cette cabane de papier comme Aragon ou Henri Michaud, l'actualité du Zad de Notre-Dame des landes et la notion de mémoire de la nature, notamment la mémoire de la Méditerranée suite au drame des migrants. Un livre moderne et nécessaire, de ceux qui réveillent l'esprit, font réfléchir et nous rendent acteur d'un monde à habiter autrement. Merci Marielle... Rendez-vous en story pour quelques extraits qui j'espère vous donneront l'envie de l'acquérir. #noscabanes #verdier #mariellemacé #bookstagram #booksaddict #livrovore #instalivresque #ecologie #decroissance #zad #cabanes #habitatleger #philosophie #demain #migrants #lirepourleplaisir #lireetpartager #instalivres #book
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palirausoleil
  26 juin 2019
TOUS AUX CABANES !
Taux d'ensoleillement élevé et sans risque sous le jaune des éditions Verdier. Enchantement et questionnement à chaque page de ce manifeste où la pensée loin de s'assécher, fonctionne en rhizome. Tirer sur un fil, ce sont de possibles liens et noeuds qui apparaissent. Partir d'un seul mot "cabane" ou "nous/nou-ons", c'est déployer un éventail de pensées et d'idées pour habiter autrement ce monde abîmé.
Quand poésie et politique font bon ménage. Un essai littéraire aircooling et déshydratant. Mais si faites moi confiance :-).
J'ai adoré.
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pchion
  07 janvier 2021
Je n'ai pas accroché. le thème me plait mais pas la façon d'écrire de l'auteure : emploi systématique d'un vocabulaire et de tournures complexes, surcharge de citations qui allourdissent les phrases et n'aident pas toujours à suivre le raisonnement. Pour moi, l'art d'exprimer de façon compliquée des choses simples et des sentiments remarquables. Je comprends que d'autres aient aimé, mais ce style d'ouvrage, pourtant court, est indigeste pour moi. Ce que j'ai préféré c'est la citation mise en exergue d'Olivier Cadiot "Faut qu'on se refasse une cabane, mais avec des idées au lieu des branches de saule, des histoires à la place des choses". Perso, je pense que l'auteure a besoin de se refaire, en premier, une petite cabane toute simple avec des planches, des clous et un marteau. le maniement des outils manuels apprend parfois la simplicité.
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Rhl
  24 janvier 2020
"Faire des cabanes en tous genres - inventer, jardiner les possibles, sans craindre d'appeler cabanes des huttes de phrases, de papier, de pensée, d'amitié, des nouvelles façons de se représenter l'espace, le temps, l'action, les liens, les pratiques."
Telle est la proposition de Marielle Macé dans ce court, mais dense, essai. Un petit livre édifiant, au texte intelligent et poétique qui ouvre l'esprit et nous amène à penser de nouvelles "façons de vivre dans ce monde abîmé".
Beaucoup de propositions m'ont touchée et ont su exprimer des intuitions ou émotions que je sens porter en moi, comme celle de vivre "comme on jardine", en cherchant à "favoriser en tout la vie, parier sur ses inventions".
D'autres parties du texte ont peut-être moins résonné en moi mais je les garde dans un coin pour y revenir plus tard.
Un très beau livre, à lire, à méditer et à offrir car il donne aussi espoir, malgré tout.
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Tu_vas_voir_ce_que_tu_vas_lire
  31 août 2019
Les cabanes de Marielle Macé sont polymorphes : lieux de résistance comme les ZAD, territoires à défendre, lieux réels ou symboliques où élargir le monde, imaginer de nouvelles façons d'exister... Autant d'espaces investis par l'écriture poétique de l'auteure, qui les conçoit non pas comme un refuge où s'abriter, mais comme le terreau fécond des combats à mener.
A la jonction des sciences sociales et de la poésie, Marielle Macé nous invite à interroger notre humanité en relançant notre imagination : réentendre la nature quand elle se fait silence, renouer avec notre faculté d'écoute, explorer les rives, les tiers lieux, "jardiner les possibles". Offrant une très belle réflexion sur l'écologie, Nos cabanes est un court texte où se plonger pour retrouver le souffle et l'élan dans un monde abîmé.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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critiques presse (1)
LeMonde   24 mai 2019
La spécialiste des études littéraires livre une méditation personnelle sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes et l’espace de langage à la fois savant, sensible et rythmé que l’auteure s’est bâti.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Isa24Isa24   11 octobre 2020
(Il faudrait parler de ce désarroi paysan, de cette situation si embrouillée d’agriculteurs saccagés saccageurs, qui ont délabré leur sol à coups de pesticides - mon oncle épandait dans une combinaison qui me semblait celle d’un cosmonaute - contraints, trompés et endettés qu’ils furent par les logiques agronomiques qui les privaient de leurs attachements - et rien n’est simple ici, car s’ils s’y prenaient comme ça, c’est qu’on apprenait à le faire au lycée agricole, et surtout qu’il fallait assumer pour tout le pays un besoin de production et de distribution, dans le souvenir pas si éloigné des privations de la guerre, et qu’ils pouvaient en porter la charge avec fierté ; eux qui, aujourd’hui retraités, n’auront pas eu le temps ni par force l’idée de faire autrement, par conséquent de renouer avec leurs savoir-faire et l’amour de la terre que, dans et malgré ces dévastations, ils continuaient d’éprouver si fort ; et qui sont donc aujourd’hui pris en étau entre l’évidence d’une faute écologique et celle d’une humiliation sociale. Eux qui ont parfois la modestie de se laisser instruire sur l’écologie et la biodynamie par des citadins tard venus - de se laisser instruire sur leur propre cosmos, sur l’ancienneté de leurs gestes, sur ce qu’ils ne savaient pas savoir et qu’ils se voient alors, par bribes, restituer. Mélancolies paysannes, saccage aggravé.)
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Isa24Isa24   11 octobre 2020
Une noue est un fossé herbeux en pente douce, aménagé ou naturel (l’ancien bras mort d’une rivière par exemple), qui recueille les eaux, permet d’en maîtriser le ruissellement ou l’évaporation, de reconstituer les nappes souterraines et de ménager les terres. C’est un abri végétal qui limite la pollution, et s’est mis à protéger des inondations les villages qui y sont continûment exposés depuis les campagnes de remembrement, c’est-à-dire d’industrialisation de l’agriculture et de dévastation écologique.
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Isa24Isa24   13 octobre 2020
Faire des cabanes : imaginer des façons de vivre dans un monde abîmé.
...
C’est décidément d’un monde abîmé qu’il s’agit, et abîmé par des pratiques précises, celles du capitalisme avancé et de ce qu’il fait aux vivants, aux sols, au sentiment même du commun. Et l’enjeu est bien d’inventer des façons de vivre dans ce monde abîmé : ni de sauver (sauvegarder, conserver, réparer, revenir à d’anciens états) ni de survivre, mais de vivre, c’est-à-dire de retenter des habitudes, en coopérant avec toutes sortes de vivants, et en favorisant en tout la vie. Vivre dans ces saccages ou, plus simplement, imaginer des pratiques et les loger dans les interstices du capitalisme, dans ce qu’il permet sans le viser, dans ce qu’il ne sait pas qu’il autorise...
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Isa24Isa24   12 octobre 2020
Nouons-nous ; cette formule emporte, entraîne, elle a la justesse du poème, infaillible. On y reçoit le « nous » comme une sorte d’appel : oui, faisons-le, nouons-nous ! Le pronom y devient une modalité du verbe, que l’on conjugue de beaucoup de manières : nous-ons, accomplissons des « nous », nouons encore, imaginons d’autres façons d’être à plusieurs, de se lier, de se toucher, peut-être juste de se frôler... On y entend que dans le mot « nous » quelque chose (mais quoi au juste ?) se noue, doit se nouer et pourra donc aussi bien se dénouer ; on se dit que « nous » est une affaire de liens, d’attachements, de mêlements, d’interdépendance et d’arrachements, et de démêlements et de dénouements - plutôt que d’appartenance ou d’identification.
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coco4649coco4649   15 août 2019
Avec les choses le monde fait des lignes…


Extrait 3

Écouter les idées des choses, les idées qu'ont les choses (qui n'en manquent pas) ce serait emprunter ces lignes en perception et en pensée — les suivre, comme on ferait d'une bête. Laisser aller les lignes. Laisser rêver les lignes :"Une ligne rêve. On n'avait jusque-là jamais laissé rêver une ligne",/ écrivait Henri Michaux devant les tracés de Paul Klee. Et Michaux de suivre, en regard et en gestes, l'aventure, c'est-à-dire la phrase, c'est-à-dire l'idée, de chacune de ces lignes ; celles qui se promènent, celles qui font des trajets plutôt que des objets ; les allusives, "qui exposent une métaphysique", les pénétrantes, "qui au rebours des possesseuses, avides d'envelopper, de cerner, faiseuses de formes (et après ?), sont dignes pour l'en-dessous"; celles qui, "au rebours des maniaques du contenant, vase, forme, mont, modelé du corps, vêtements, peau des choses (lui [Klee] déteste cela), cherchent loin du volume, loin des centres, un centre tout de même, un centre moins évident..." Aventure d'une ligne : " Ce qu’elle risque, ce qu'elle trace, ce qu'elle rate, ce qu’elle fend et enclôt, sa responsabilité en somme." (Laurent Jenny).
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Videos de Marielle Macé (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marielle Macé
Avec Marielle Macé, Clémence Azincourt, Jacques Bonnaffé, Léon Bonnaffé & le petit Paulo Et en duplex : Valérie Rouzeau, Régis Lefort & Béatrice Bonhomme

« Ce qui se fait entendre est aussi la poésie de Valérie Rouzeau,, entre nos récepteurs et son espièglerie, à nous de l'attraper. C'est simple comme Carême (Maurice…), savant comme Roubaud et fouillé comme Desnos, sans fin sans fond comme qui vous voudrez. Par la mouvement les souffles, son ombre persistante. » » Jacques Bonnaffé
Voilà près de trente ans que Valérie Rouzeau (née en 1967) a décidé de vivre en poésie, de ses révoltes et de sa plume. Elle a attiré l'attention des lecteurs après la publication en 1999 de Pas revoir, son recueil de deuil. Depuis, parallèlement à ses ouvrages de poésie, elle traduit notamment des poèmes de Sylvia Plath, de Ted Hughes et de William Carlos Williams. Lauréate du prix Apollinaire en 2012, elle compte parmi les voix contemporaines les plus attachantes.
Le revue Nu(e) lui consacre un numéro complet à l'occasion de la sortie de Éphéméride aux éditions de la Table Ronde. À lire – Valérie Rouzeau, Éphéméride, La Table Ronde, 2020 – Revue NU(e), Valérie Rouzeau, n°70, coordonné par Régis Lefort, avec la collaboration de Béatrice Bonhomme et Danielle Pastor, 2020. Disponible en ligne sur Poezibao.
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