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EAN : 9782702167441
656 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (23/09/2020)

Note moyenne : 3/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Il existe une école isolée dans la forêt, coupée du reste du monde.
Là-bas, vingt-quatre garçons, tous orphelins, sont formés à devenir des génies, sans jamais qu’on leur dévoile l’existence du sexe opposé.
J est le seul élève persuadé qu’on leur cache quelque chose.
De l’autre côté de la forêt, dans une école en tout point similaire, K, orpheline élevée exclusivement entre filles, se pose elle aussi des questions.
Mais quel est l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
JustAWord
  15 octobre 2020
Véritable succès en librairie comme à l'écran, Bird Box de Josh Malerman constituait une lecture relativement bancale d'un auteur qui avait une fâcheuse tendance à tirer à la ligne malgré un postulat de départ intéressant et une ambiance particulièrement réussie.
Pour son second essai, l'américain change de registre et plonge dans le thriller dystopique avec Inspection de nouveau publié chez Calmann-Lévy.
Un changement bénéfique ?
L'amour, l'ennemi intellectuel
Au coeur d'Inspection, l'idée populaire que l'individu, femme ou homme, serait détourné de ses pleines possibilités intellectuelles à cause des relations amoureuses, du sexe et de tout ce qui relève, finalement, de la distraction charnelle. Pour la mettre en scène, Josh Malerman imagine que Richard, un homme visiblement très riche, décide de mener une expérience sur un groupe de jeunes hommes isolés du reste du monde dès leur naissance dans une tour appelée tout simplement « La Tourelle » et qui ne connaîtrait pas l'existence du sexe opposé. Une façon radicale de vérifier si le génie et le développement intellectuel sont freinés par l'amour. Les « Garçons Alphabet » sont désignés par une simple lettre et vivent donc selon des inspections quotidiennes pour vérifier leur pureté (et qu'ils n'ont pas d'idées séditieuses) et à travers des bouquins écrits par un écrivaillon du nom de Warren Bratt chargé de les alimenter en leçons de morales faciles afin d'entretenir leur peur du monde extérieur. Sauf que l'un des garçons, J, est persuadé d'avoir aperçu une silhouette dans la cour et qu'il s'interroge sur l'identité de celle-ci.
Et si P.È.R.E (c'est-à-dire Richard) mentait à ses enfants ?
Josh Malerman a donc cette idée improbable mais intéressante d'étudier à la fois l'existence menée par des garçons coupés du monde et biberonnés à la fake news (ce qui semble cruellement d'actualité) tout en creusant ce vieux précepte que le sexe/l'amour diminuent les performances de l'individu. le roman, extrêmement fluide à la lecture, agit comme un page-turner qui peut d'ailleurs initialement surprendre par son message sur le rôle de l'écrivain envers la société et la propension de l'écrit à façonner notre image du monde.
Malheureusement, Inspection va rapidement pâtir de son concept pour une chose très simple : la suspension consentie de l'incrédulité !
Trop d'incohérences tuent la cohérence…
Le très gros problème du récit de Josh Malerman, c'est qu'il présuppose que le lecteur accepte un certain nombre de faits dans un monde moderne qui semble ici très improbable.
Qu'une personne décide de tenter son expérience dans son coin pour vérifier une croyance populaire, pourquoi pas, surtout s'il en a les moyens et surtout si les gens qu'il trie sur le volet sont tenus financièrement ou pénalement au silence.
Par contre, la construction même du récit et son avancement laissent sceptique. L'auteur avance que les garçons ne se rebellent pas et n'ont aucune curiosité avant l'âge arbitraire de 12 ans censé marquer l'entrée dans la période pubertaire, ce qui est faux car totalement variable d'un enfant à l'autre et d'un genre à l'autre.
Ensuite, il présuppose qu'il n'existe aucune attirance sexuelle ni pour le même sexe (ces gamins vivent ensemble H24 sans même savoir qu'un sexe opposé existe) et ne pousse pas sa théorie jusqu'à une façon plus simple de s'assurer que personne n'a de pensée distrayante, c'est-à-dire la castration (chimique ou physique). Il n'existe aussi aucune pensée masturbatoire pour ces garçons, ce qui paraît grotesque.
Idem, l'absence de curiosité, même si elle peut être justifier par la peur, semble un peu difficile à accepter pour autant d'individus à la fois.
Autre point faible, tous ces enfants ont des parents qui sont au courant qu'on les a acheté, cela ajoute bien trop d'incertitude(s) pour une entreprise qui se veut confidentielle…
Enfin, et c'est certainement le point le plus important, Josh Malerman a une sérieuse tendance à faire du surplace et à rabâcher les mêmes choses sur ses garçons…
Un défaut d'autant plus flagrant arrivé à la moitié du récit…
Miroir narratif
[ATTENTION SPOILERS]
À la moitié du récit, le lecteur et J avec, découvrent qu'il existe une seconde Tourelle pour la même expérience avec uniquement des filles cette fois.
Et l'auteur refait exactement le même cheminement que dans la première partie, redites complète qui ne sert finalement qu'à montrer que les filles semblent plus curieuses et naturellement plus intelligentes que les garçons. Mais en 150 pages au moins, c'est long, très long et lassant.
Ici, même si l'auteur semble esquisser de très loin une attirance homosexuelle, cela ne se concrétise jamais dans les faits et il n'y a toujours aucune trace de sexualité masturbatoire. Improbable avez-vous dit ?
Arrive alors une dernière partie après ce miroir narratif long et redondant, qui proclame la révolte et transforme sans transition aucune des enfants de 12–13 ans en psychopathes ultra-dangereux capables d'éliminer tout le monde manu militari dans des actes de barbarie improbables. On tombe clairement dans le grand guignol…
Tout ça finalement pour prouver, à priori, que la thèse de Richard est valide…au prix d'une tendance meurtrière qui laisse dubitatif !
Inspection finit donc de façon tout à fait grotesque et achève le lecteur par une histoire d'amour entre J et K d'autant plus soudaine que totalement improbable au vu de l'âge, de l'ignorance et du contexte.
Finalement, d'un concept dystopique intéressant, Josh Malerman accouche d'une souris.
Véritable déception et authentique gâchis d'une plume fluide, Inspection bousille son concept par une accumulation d'incohérences et de clichés qui achèvent de convaincre le lecteur que l'entreprise n'avait rien à dire dès le départ.
Un roman vain, à peine distrayant et ridiculement long.
Josh Malerman peine décidément à convaincre…
Lien : https://justaword.fr/inspect..
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Mavic_lit
  01 décembre 2020

Le résumé m'avait fait de l'oeil parce que je trouvais le concept intéréssant et surtout intrigant. Je m'attendais à un véritable huis clos là où l'angoisse allait me prendre à la gorge et l'appréhension allait devenir ma nouvelle meilleure ennemie.
Si j'ai retrouvé un peu ces sensations au fil de ma lecture, je dois bien avouer que mon ressenti final est assez mitigé… Notamment à cause du dénouement qui m'aura quelque peu paru incohérent voire absurde.
Je vous parle aujourd'hui de Inspection de Josh Malerman paru aux éditions Calmann-levy.
Sincèrement ça commencait plutôt bien.
On entame l'histoire avec le point de vue de J, un garçon alphabet de 12 ans qui se trouve dans un lieu quelque peu étrange. Ici, pas de filles du tout, juste des garçons, élevés pour devenir les plus compétents dans le domaine qu'ils choisiront une fois adulte. Des garçons qui sont élevés et « conditionnés » à penser d'une certaine manière sans jamais connaître l'existence du sexe opposé.
Ainsi, on apprend à connaître J et le passage à l'âge difficile, à savoir l'adolescence mais surtout des questionnements qui surviennent à force d'observer ce qui l'entoure et ce qui s'y déroule. Mais comment démêler le vrai du faux quand on a connu que ce que l'on a toujours bien voulu nous montrer ? C'est ce que va découvrir J au fil de l'intrigue et son chemin vers la vérité ne sera pas de tout repos.
Et à côté, nous avons K, jeune fille alphabet qui se dirige vers la même quête de vérité tout en empruntant un chemin un peu plus différent mais qui sera tout aussi compliqué à travers les obstables qu'elle aura à traverser.
Deux personnages, deux points de vue donc.
L'évolution est intéressante et surtout de les voir s'émanciper peu à peu qu'ils découvrent les raisons même de leur existence et dans quel objectif ils ont été élevés. Il est difficile en tant que lecteur d'accepter le pourquoi du comment, tant cela semble aberrant et inhumain. Et pourtant, il est facile de se projeter dans ce monde sombre où le silence règne et tout est régit par des codes bien cadrés.
Mais c'est redondant. J'ai trouvé que cela traînait parfois un peu en longueur et que je finissais même par perdre le fil de ma lecture. J'ai ressenti un intérêt pour ces personnages, vraiment, mais ça ne m'a pas autant pris aux tripes que j'aurais pu me l'imaginer. Je pense que cela est dû au fait qu'il ne se passe pas grand chose à chaque chapitre et que l'auteur se concentre plus à nous raconter la vie de ces enfants alphabets et de ce qui compose leur quotidien depuis 12 ans déjà.
Certes, cela permet de se projeter sans difficultés dans l'intrigue mais cela traîne un peu et du coup l'intérêt diminue au fil des pages. Heureusement la troisième partie annonce un tournant significatif et le rythme s'accélère un peu même si cela reste assez tranquille entre nous.
Je pense que la troisième partie est d'ailleurs celle que je préfère. D'une parce qu'on se dirige peu à peu vers un dénouement mais difficile de savoir ce qui nous attend au bout mais surtout j'ai pu voir J et K prendre de l'assurance et évoluer peu à peu.
Puis est arrivé le dénouement. Et je n'ai pas compris. Ou plutôt, je n'ai pas accepté la façon dont ça se terminait. Je me suis faite une image assez précise de J et K, deux gosses de 12 ans qui tentent tant bien que mal de voir ce qui ne va pas et d'apprendre ce qu'on leur cache depuis tant d'années. Pour moi, ils respirent l'innocence et la naïveté. Alors forcément j'ai trouvé que la fin était assez abrupte et un peu posé en mode « faut que je termine mon livre au plus vite donc hop! ».
Sauf que si j'ai dans l'ensemble apprécié ma lecture, la fin m'a laissée comme un goût amer, un goût d'inachevé. J'en suis ressortie quelque peu frustrée et surtout dans l'incompréhension totale face à certaines réactions que j'ai pu lire.
Par contre, gros plus pour l'épilogue qui m'a régalé et m'aura plus convaincue que le dénouement.
En bref,
Inspection est un huis clos sympathique à lire dans l'ensemble. Les descriptions sont précises et vous donnent l'impression d'y être. Les personnages sont creusés et assez aboutis psychologiquement parlant. Mais le dénouement et la redondance des événements m'auront un peu refroidi (surtout le dénouement en fait). J'en suis ressortie frustrée et malheureusement c'est ce sentiment que je vais garder en repensant à ce livre. Evidemment, cela n'engage que moi et je vous invite à vous faire votre propre avis.
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ludi33
  09 novembre 2020
De Josh Malerman, j'ai adoré Bird Box, livre haletant et angoissant, véritable page turner. Alors un nouveau livre de cet auteur, je suis tentée. Et quand je lis la quatrième de couverture, je dis banco. C'est alléchant, çà promet son lot de rebondissements, de mystères et je me pose déjà des questions sur l'intrigue, avant même de commencer.
Hélas, le livre est loin d'être à la hauteur. L'intrigue ne décolle pas, tourne en rond pendant la moitié du roman, avant qu'une fille ne débarque dans la vie des garçons. Ensuite, c'est la précipitation. le rythme de l'histoire s'accélère trop, ne rentrant plus dans les détails survolant un peu trop le tout.
Niveau personnages, c'est aussi la catastrophe. Les protagonistes sont plats, sans réelle personnalité, les encadrants sont à peine évoqué. On a aucune idée de ce qui s'est passé avant, de comment et pourquoi P.E.R.E. et M.E.R.E. en sont arrivés là, quel est leur but, leur motivation...
Entre une intrigue mal ficelée, des personnages inintéressants et un arrière plan inexistant, le livre est vraiment dispensable. Une déception
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audelagandre
  08 octobre 2020
Hasard de lecture, « Inspection » est un roman qui se déroule dans le Michigan, une région dans laquelle j'ai vécu mes premières années d'expatriation et que je connais donc très bien. Pour définir l'endroit où ils vivent, les habitants se servent de la paume de la main droite, « D'une main, elle imita la forme de l'État » fidèle représentation de la silhouette de l'État. (voir photo plus bas)
C'est donc dans le nord du Michigan que se trouve une institution unique en son genre qui abrite des garçons Alphabet, dont les prénoms vont de A à Z. Ils ont presque 13 ans. « La parentalité » créée par P.È.R.E se charge de leur éducation. Tous les matins, les garçons Alphabet doivent se plier à des Inspections sous les yeux scrutateurs de différents inspecteurs, intervenant dans l'institution où rien ne peut être tout à fait dissimulé, même pas ses pensées les plus intimes au risque d'être envoyé au Coin. Parfois, un discours du fondateur « chargé de transmettre la philosophie de la Parentalité » a lieu dans la salle des Corps. Les garçons Alphabet vivent avec l'idée qu'ils sont nés des Arbres Vivants. Ils évoluent surtout en n'ayant aucune idée de l'existence du sexe opposé…
Josh Malerman crée ici un univers singulier, qui ne ressemble à aucun autre : une élaboration pointue d'un univers créé de toute pièce où il construit chaque pierre d'un édifice de A à Z, comme ses personnages. Il faut un peu de temps pour s'immerger dans l'histoire, je ne vais pas vous le cacher : j'ai frôlé l'abandon. le début est si étrange que le lecteur se retrouve fort désarçonné devant le langage, les idées, les personnages et les lieux propres à cette institution où le sexe opposé est tout simplement effacé de la surface de la Terre. L'auteur nous décrit la salle des Corps, les Tourelles, le Coin, parle d'Inspections matinales où l'on peut constater des purules, des moisures, des vairs ou des nécrotiques, du Tournoi des Effigies, de la Parentalité. Tous ces lieux, ces termes, propres au roman laisse le lecteur perplexe et sur le qui-vive, forcé de lâcher prise pour pénétrer dans ce monde étrange où l'imagination débridée de l'auteur s'est exprimée. L'éducation est au coeur de cette institution, mais une éducation basée sur l'ignorance de certains mots, de certaines idées, de concepts, et surtout sur l'absence totale du mot « fille » « (…) les garçons alphabet ont vocation à devenir les meilleurs ingénieurs, scientifiques, et mathématiciens du monde. »
Le roman s'ouvre sur cette période délicate que tous s'apprêtent à vivre, la puberté, appelée les « années délicates ». Les garçons vont être enclins à penser par eux-mêmes, a fortiori à vouloir « tuer le père » d'un strict point de vue freudien. Cependant, à chaque rébellion ou mensonge envisagés plane le souvenir de A et Z, envoyés au Coin et jamais revenus.
« Avec les années délicates venait le temps des garçons perspicaces. Des garçons intelligents. Des garçons capables et désireux d'analyser chaque mot qu'il utilisait. » Les garçons Alphabet dont certains ont l'esprit bien affûté vont découvrir peu à peu la magie de la littérature et par ce biais, s'ouvrir bien des horizons.
Fallait-il en rester là ? Une telle histoire pouvait-elle se suffire à elle-même ? Certainement, quand les épouses des écrivains n'y mettent pas leur grain de sel. L'épouse de Josh Malerman lui suggère d'aller plus loin en racontant la même perspective, mais du côté des filles. C'est ainsi que sont nées les filles Lettres, mais appréhendées sous un autre angle…. Et voilà comment cet incroyable récit prend de l'épaisseur, offre une vraie densité, avec de belles thématiques et un véritable enjeu. Les deux institutions créées par ces scientifiques mégalomaniaques, P.È.R.E et M.È.R.E ne forment plus qu'un seul et même projet surprenant, ayant une portée très spécifique.
Ce conte original devient un rêve d'idéal, bien loin de toute réalité existante, le dessin d'un monde totalement idéalisé « Le génie est distrait par le sexe opposé. Alors que faut-il faire ? Bannir le sexe opposé. »
Ce roman est une expérience inédite de lecture qui vous demandera une forte concentration. Elle est nécessaire pour entrer dans cet univers. Mais une fois que vous y êtes, vous ne voudrez plus le quitter.
Je remercie les éditions Calmann-Lévy de leur confiance.
Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Amnezik666
  27 octobre 2020
J'avoue très honnêtement que je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en ouvrant Inspection, suite à la lecture de Bird Box et au vu de la couv' je penchais vers un récit axé sur le fantastique… Que nenni mon brave ! Fourvoyé je me suis ! L'intrigue proposée est contemporaine et bien ancrée dans la réalité (le concept, aussi abject soit-il, est loin d'être impossible à mettre en oeuvre).
Force est pourtant de reconnaître que l'intrigue n'accroche pas tout de suite le lecteur. Cette dépersonnalisation de l'individu (les enfants sont identifiés par une unique lettre de l'alphabet) et le contexte unisexe (voir asexué) nécessitent un temps d'adaptation. Pas facile non plus de ressentir de l'empathie pour l'un ou l'autre des personnages quand tous sont formatés selon un mode de pensée et de vie unique.
Josh Malerman prend le temps de poser son contexte et d'en exposer le fonctionnement au lecteur, une initiative louable qui s'avérera payante sur le long terme mais qui ralentit considérablement l'immersion au coeur de l'intrigue.
Je vous encourage toutefois à persévérer et à ne pas diagonaliser toute cette phase de mise en place de l'intrigue. Les choses vont se décanter au fur et à mesure des questionnements de J (et des remises en question de Warren Bratt, écrivain – écrivaillon serait un terme plus adéquat – au service de la Parentalité). Ça démarre en douceur mais l'on devine qu'une fois lancée plus rien ne pourra arrêter la machine…
C'est encore plus vrai quand on découvre l'existence d'une version 100% féminine de cette même institution. Mais cette fois l'auteur peut entrer dans le vif du sujet sans tergiverser ; le fonctionnement de l'institution et son crédo étant exactement les mêmes que chez les garçons.
Du coup l'intrigue vécue par K et ses soeurs est plus immersive, le rythme et l'intensité du récit s'en ressentent… pour le plus grand bonheur du lecteur. Josh Malerman évite ainsi l'écueil de la redondance entre les parcours de J et de K.
La suite est purement et simplement captivante, totalement addictive. Vous aurez bien du mal à décrocher avant le clap de fin.
Pour ma part la réaction des Garçons Alphabet et des Filles Lettres n'est en rien incohérente ou invraisemblable. C'est la conséquence logique d'une prise de conscience qu'ils ont été manipulés pendant des années, qu'on leur a menti sur toute la ligne. Inévitablement la soupape de sécurité finit par péter…
Finalement Inspection est un roman plutôt bien construit qui demandera au lecteur un peu de persévérance avant d'entrer dans le vif du sujet, mais cet effort sera largement récompensé par la suite.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ludi33ludi33   04 novembre 2020
Parce que cette peau fendue symbolisait la fissure apparue dans la Parentalité.
Les choses avaient commencé à se déliter. Les gens à saigner – à changer.
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JustAWordJustAWord   15 octobre 2020
Car si un homme ne vivait que pour lui-même, qu’est-ce qui l’empêcherait de passer tout son temps à combattre la mort ?
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PillyPilly   14 décembre 2020
L insista :
- Je trouve puériles beaucoup de tes théories D. Voire à la limite de la conspiration. A t'entendre on pourrait croire que tu soupçonnes la Parentalité de nous vouloir du mal !
Il lâcha un rire acide.
- Tu as conscience qu'on ne peut pas exister sans eux, pas vrai ? Que P.E.R.E. a pris soin de nous et nous a appris tout ce que nous savons ?
D repoussa les cheveux noirs qui lui tombaient dans les yeux.
- C'est précisément ce qui m'inquiète, L. Ce que tu viens de dire. Et le seul truc pire que de recevoir toutes les informations d'une seule source, c'est de lui faire confiance aveuglément.
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PillyPilly   14 décembre 2020
Mais c'est normal, que ça fasse bizarre ? pensa-t-il. Aussi bizarre de dire la vérité ? Et plus étrange encore : pourquoi éprouvait-il un tel soulagement de sentir la vérité autour de lui, là, dans cette pièce ? Fallait-il vraiment que la vérité soit une denrée aussi rare dans les limites de la Tourelle ?
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JustAWordJustAWord   15 octobre 2020
Le génie peut être distrait par le sexe opposé, mais la sexualité n’est pas une chose à laquelle on échappe aisément.
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Vidéo de Josh Malerman
An Interview with Writer & Musician Josh Malerman via Famous Interviews with Joe Dimino
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