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ISBN : 2355842493
Éditeur : Sonatine (10/04/2014)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Couronné par le Booker Prize, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et le Washington Post, Le Pouvoir retrace avec un talent rare les neuf mois les plus passionnants de l’histoire du Royaume-Uni.

1535. Thomas Cromwell a affronté l’Église catholique et la noblesse anglaise pour permettre à son souverain, Henri VIII, de divorcer de Catherine d’Aragon afin d’épouser Anne Boleyn. Nommé ministre en chef, il doit maintenant gouverner un royaum... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  25 avril 2016
Il y n'a pas à dire, il manque de suite dans les idées, Henri VIII… Après avoir secoué ciel et enfer pour briser son mariage avec la reine Catherine d'Aragon et épouser Anne Boleyn, le voici déjà lassé de sa nouvelle femme au bout de trois années seulement de mariage ! Il lorgne du coin de l'oeil la pâlichonne mais docile Jane Seymour et soupçonne son épouse d'infidélité, mais sa véritable faute est bien plus capitale : comme sa prédécesseure, la reine ne parvient pas à lui donner un héritier mâle. Pour rompre cette union encombrante, le souverain se tourne à nouveau vers son secrétaire, l'efficace et discret Thomas Cromwell qui avait déjà orchestré pour lui la rupture de son premier mariage. Mais les Boleyn s'accrochent férocement au pouvoir et il faudra des trésors d'habilité et d'obstination pour les en déboulonner – qualités dont Cromwell est, heureusement, pourvu en abondance.
Après un premier tome fort bien écrit mais très dense et parfois un peu difficile à suivre, « le pouvoir » nous conte la suite de la carrière de Thomas Cromwell et son point d'orgue, à savoir la chute d'Anne Boleyn. L'intrigue est plus resserrée que celle du tome précédent, s'écoulant sur une poignée de mois, et a gagné en fluidité et en cohérence. le scénario est mené de main de maître. Machinations politiques, querelles religieuses, complots de Cour, intrigues familiales, adultères s'y enchainent à toute vitesse, donnant au récit un rythme trépidant qui entraîne le lecteur et ne le relâche pas avant la dernière page. le tout reste pourtant intelligent et subtil sans jamais aller dans la surenchère scandaleuse, défaut dont souffrent beaucoup d'oeuvres consacrées au règne des Tudors. On frémit d'impatience et d'excitation mais on sourit aussi beaucoup car les touches d'humour sont nombreuses, notamment au niveau des dialogues très vifs et plein d'esprit.
Car Thomas Cromwell n'est pas seulement un homme d'état ambitieux et talentueux, c'est aussi un sacré comédien ! Fidèle dans ses amitiés, impitoyable dans ses haines, il n'a jamais pardonné aux Boleyn d'avoir précipité la chute de son ancien maître, le cardinal Wolsey, mais a su dissimuler sa rancune jusqu'à que les circonstances lui permettent d'éclater au grand jour. C'est aussi un homme lucide et la conscience de la fragilité de sa position – Henri qui s'est retourné contre tous ses anciens amis ne se retournera-t-il pas tôt ou tard contre lui ? – ne le rend que plus humain et attachant. Personnage étrange, très secret, dissimulant derrière une éternelle façade de bonne humeur et de flegme de lourds chagrins et des colères foudroyantes, il est pour une bonne part dans la séduction exercée par l'oeuvre de Hilary Mantel. le premier roman a été celui de son ascension, le deuxième celui de son apogée, le troisième contera sa chute. Inutile de dire que je l'attends avec la plus vive impatience !
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nathalia1307
  05 mai 2015
Le conseiller, titre d'origine Bring Up the Bodies est le deuxième tome de la triologie d'Hilary Mantel sur Les Tudors-.

J'ai peiné à lire le premier tome de cette trilogie le Conseiller - Woolf Hall titre d'origine- écrit d'une main de maître par Hilary Mantel. Cette trilogie aborde le règne d'Henry VII, raconté selon le point de vue de Cromwell, conseiller privilégié du roi, ambitieux, calculateur, l'Homme est habile, et préfère l'ombre à la lumière de la cour. le premier volume détaillait l'ascension de Cromwell, portrait des plus complexe, face à l'une des plus grandes crises d'Angleterre : la scission avec l'Eglise catholique.


Si je déplorais un récit décousu, sans enchainement des faits de manière chronologie, je reconnaissais un talent rare à l'écrivain pour aborder une époque fascinante ou les intrigues se nouent et se dénouent autour du pouvoir. J'ai eu envie d'en lire la suite.


Ce second tome ne déçoit pas. En 500 pages Hilary Mantel décortique la chute d'Anne Boleyn, la deuxième épouse du roi sur une période de 9 mois, de Septembre 1535 à Juin 1536- Cette épisode très connu de l'Histoire d'Angleterre, à l'origine de nombreuses adaptations, est dépeint avec talent tant politiquement qu'historiquement : bruits de couloirs et manigances de la cour, religion, exercice du pouvoir, intrigue familiale tout se mélange pour donner à ce roman un rythme haletant, au final une lecture prenante.


Passionnée de culture britannique, je n'étais pas forcément porter sur le sujet royauté et la dynastie Tudors. Pourtant le style d'Hilary Mantel vif, percutant, incite à tourner les pages sans aucun répit et avec beaucoup de curiosité. Certes la qualité de la documentation et de sa scénographie (presque théâtral) reste le moteur essentiel du roman, les dialogues sont vifs et les échanges entre Cromwell et ses "ennemis" ressemblent à des joutes verbales, ou chaque mot peut entrainer la chute de celui qui les prononce, s'il vise la légitimité du pouvoir en place.


Hilary Mantel poursuit donc sa version de cette période à travers Cromwell, un homme du peuple doué pour l'exercice du pouvoir, sans négliger qu'il ne sert qu'une seule cause celle de l'Angleterre. le troisième tome de la trilogie se fait attendre, à noter qu'Hilary Mantel a reçu le Booker prize pour ses deux romans-

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torpedo
  28 août 2017
Hilary Mantel nous fait vivre au rythme de la cour de Henry VIII vue par les yeux de son conseiller Thomas Cromwell. Tout se déroule sur une période très courte, moins d'un an. Henry VIII décide de répudier sa deuxième épouse Anne de Boleyn - incapable de lui donner un héritier légitime. Il fait appel à Thomas Cromwell afin d'organiser un procès (qui n'en a que le nom) pour se débarrasser de son épouse et de ses prétendus amants. Thomas Cromwell décrit les relations entre les différents protagonistes, et également sa vie personnelle avec son fils depuis le décès de sa femme. Tout ceci est très bien écrit. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le tome I pour rentrer dans ce livre.
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LeaTouchBook
  12 novembre 2014
J'avais dévoré le premier tome, j'ai adoré encore plus le second. Hilary Mantel dépeint avec un talent rare une époque fascinante tant politiquement qu'historiquement : religion, complot, romance, guerre tout se mélange pour donner à cette trilogie un souffle romanesque rare et palpitant.
J'ai découvert le monde des Tudors grâce à la série puis avec les livres de Philippa Gregory qui raconte cette période du point de vue des femmes. Hilary Mantel quant à elle choisit un homme : un homme qui a vécu au coeur des intrigues, un homme ambitieux et opiniâtre, fidèle mais espiègle. Un homme de son temps.
Si dans le premier volume on découvrait l'ascension d'un homme du bas peuple, dans cette suite Thomas Cromwell est un homme politique omniprésent, omnipotent qui doit faire face à l'une des plus grandes crises d'Angleterre : la scission avec l'Église catholique. Cette période des plus palpitantes va amener une refonte d'un pays tout entier. le sujet est d'autant plus intéressant lorsqu'on découvre que c'est la lubie d'un homme -certes le roi- qui a donné lieu à ce changement radical, lubie qui va vite se porter sur une autre...
J'aime vraiment tous les romans se portant sur ce sujet et cette trilogie apporte réellement des éléments supplémentaires par la richesse des mots -bravo au traducteur- la qualité de la documentation (les informations sont portées à l'oreille du lecteur sans pour autant faire paraître ce roman comme un documentaire). L'homme n'a certes pas vécu jusqu'au bout du règne d'Henri VIII mais il en a vécu les moments les plus uniques. L'auteur nous mène progressivement vers le déroulement final...
Si vous cherchez à la fois un saga historique de qualité, légitime, avec aussi une écriture splendide, un art du romanesque unique : cette trilogie est faite pour vous !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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val-m-les-livres
  13 avril 2014
Je n'avais pas lu le premier tome qui pourtant me tentait beaucoup et j'ai donc un peu appréhendé cette lecture. A tort car si ce tome est la suite du premier qui raconte l'enfance et l'adolescence de Cromwell, il n'est pas nécessaire à la compréhension de ce second tome. Et si vous avez vu la première saison de la série sur Les Tudors, c'est amplement suffisant pour comprendre ce qui s'est passé avant. Je n'avais pas lu de roman purement historique depuis quatre ans environ, et il s'agissait d'un Antonia Fraser donc la barre était haute. Ce roman-ci m'a donné envie de me replonger dans ce genre tant il est bien écrit (et traduit) et passionnant. Hilary Mantel ne prétend pas raconter des faits rigoureusement exacts car il y a peu de source sur ce moment précis où il a fallu écarter Anne du roi, mais l'ambiance de l'époque, les coups-bas et les intrigues me semblent très bien retranscrits. Hilary Mantel réussit à rendre Cromwell, qui n'est généralement pas épargné dans les films ou séries sur les Tudor, comme un personnage attachant et étrange , qui a donné à ses faucons le prénom de sa fille et de sa femme décédées et à qui sa femme manque encore. Sa relation avec son fils Grégory, ainsi que le fait qu'il sache à quel point sa condition de secrétaire du roi est précaire l'humanisent. Il est dépaysant pour le lecteur de se retrouver à une époque où les filles récupèrent la tête de leur père décapité comme le fit la fille de Thomas Moore. Et on découvre qu'Henry était assez pingre pour recycler un cadeau offert à sa première femme deux fois, l'une pour se seconde et l'autre pour sa troisième femme.
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   19 avril 2016
Il ne lui manque pas exactement. C’est juste que, parfois, il oublie qu’il est mort. Comme s’ils étaient au beau milieu d’une conversation, et soudain la conversation s’interrompt, il dit quelque chose, et personne ne répond. Comme s’ils marchaient côte à côte et que More tombait dans un trou, une fosse assez profonde pour accueillir un homme et remplie d’eau de pluie.
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rkhettaouirkhettaoui   14 mai 2014
Il y a une différence entre une maîtresse et une bonne maîtresse : Jane le sait-elle ? La première implique un concubinage. La seconde, quelque chose de moins immédiat : un échange de témoignages d’affection, une admiration chaste et langoureuse, une cour prolongée… même si elle ne peut durer trop longtemps, bien entendu, sinon Anne aura accouché et Jane aura laissé passer sa chance. Les femmes ne peuvent prévoir quand l’héritier verra le jour, et il ne peut en apprendre davantage des médecins d’Anne.
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zarlinezarline   21 janvier 2015
- 'So you are here, uncle,' she says. Her voice is small. One by one she acknowledges them. 'Lord Chancellors. Master Treasurer.' Other councillors are pushing in behind them. Many people, it seems, have dreamed of this moment; they have dreamed that Anne would plead with them on her knees. 'My lord Oxford,' she says. 'And William Sandys. How are you, Sir William?' It is as if she finds it soothing, to name them all. 'And you, Cremuel.' She leans forward. 'You know, I created you.'
- 'And he created you, madam,' Norforlk snaps. 'And be sure he repents him of it.'
- 'But I was sorry first,' Anne says. She laughs. 'And I am sorry more.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2014
Ces hommes – toutes générations confondues – sont avec le roi depuis son lever jusqu’à son coucher, à chacun de ses moments d’intimité. Ils sont avec lui aux latrines, et lorsqu’il se rince les dents et crache dans une bassine d’argent ; ils le tamponnent avec des serviettes et lacent son pourpoint et ses chausses ; ils connaissent sa personne, chaque grain de beauté ou tache de rousseur, chaque poil de sa barbe, et ils tracent le contour des îles formées par sa sueur quand il revient du court de tennis et arrache sa chemise.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2014
Ceux qui lui adressent des requêtes lui envoient du malvoisie et du muscat, des hongres, du gibier et de l’or ; des présents et des concessions et des licences, des charmes et des porte-bonheur. Ils veulent des faveurs et ils sont prêts à payer pour les obtenir. Il en va ainsi depuis qu’il est au service du roi. Il est riche.
Naturellement, cela attise les jalousies. Ses ennemis déterrent tout ce qu’ils peuvent sur sa vie passée.
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Videos de Hilary Mantel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hilary Mantel
Rencontre (en anglais) avec Hilary Mantel pour "Anne Boleyn".
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