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EAN : 9782917689868
195 pages
Éditeur : Editions ActuSF (05/06/2015)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Avec "Fasciste", Marignac signe en 1988 une entrée dans le monde du roman noir qui ne passe pas inaperçu et qui lui vaudra deux années de purgatoire. Son crime ? Avoir voulu proposer un roman intelligent et bien écrit articulé autour d'un personnage d'extrême-droite qui ne soit ni une victime ni un ogre cannibale.

Loin du stylisme froid et intellectualisé de Manchette ou des tracts politiques de 200 pages des Fajardie et consorts, Marignac démontre qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Emnia
  05 juillet 2015
Rémi Fontevrault est un jeune con. Il est riche, beau, cultivé, et fasciste comme il pourrait être communiste. Pour lui, la violence prime sur les idées.

Fasciste, premier roman de Thierry Marignac paru pour la première fois en 1988, traite intelligemment et en moins de 200 pages la question de l'adhésion à l'extrême-droite pour des raisons autres qu'idéologiques. Le personnage, étudiant âgé d'une vingtaine d'années quand démarre le récit, se rapproche grâce à son ami Lieutenant, rencontré durant son service militaire, du bras armé du Front, parti montant dans lequel il va s'impliquer du service d'ordre musclé jusqu'au trafic d'armes.
Le protagoniste n'est pas raciste et est trop lucide et cynique pour ne pas voir le ridicule derrière les discours des officiels du parti. Son adhésion n'est pas un choix : pour lui, il n'existe pas d'alternative. Dans cette France pourrissante, veule, et condamnée à une mort lente par inertie, le Front et sa violence sont les seules choses qui peuvent le sauver de l'ennui. Le roman, peinture réussie de son époque, touche sans peine le lecteur contemporain.
La construction du texte est probablement l'aspect qui m'a le plus séduite. L'auteur multiplie les ellipses au point que l'on ne sait plus si ce sont des jours ou des années qui s'écoulent. Seule la relation qui se noue entre Rémi et Irène, la sœur de Lieutenant, montre les personnages mûrir et vieillir et donne une idée du temps qui passe.
Ce qui m'a gênée et m'a empêchée de donner cinq étoiles à l'ouvrage sont des maladresses récurrentes dans le texte que l'on retrouve en particulier dans quelques dialogues, assez peu crédibles. J'en pardonne certaines qui fonctionnent assez bien comme révélatrices de la jeunesse et de l’arrogance du personnage. Dans l'ensemble, le style dense, lapidaire et assez brutal, m'a tout de même convaincue. Comme il s'agit d'un premier roman, ça présage d'assez bonnes choses pour les suivants.
Je m'interroge sur la nécessité d'un appareil critique aussi présent. Si la préface est assez fine et confère une aura de littérarité à l’œuvre, l'interview de l'auteur à la fin du livre m'ennuie un peu. C'est le genre de choses qui aurait plus sa place sur le site de l'éditeur. J'ai l'impression qu'on cherche à priver le lecteur d'une interprétation personnelle du texte. Peut-être l'éditeur a-t-il préféré la prudence en prenant en compte le mauvais accueil du roman lors de sa première parution. Il me paraît tellement surréaliste qu'on puisse le lire comme une apologie du fascisme, étant donné la façon dont les partisans du Front et leurs actions y sont décrits, que je ne parviens pas à comprendre les « deux années de purgatoire » qu'a valu à l'auteur sa parution. (Mais ce qui est formidable avec la connerie, c'est qu'elle parvient toujours à me surprendre.)
Il m'a paru intéressant de lire, en parallèle de Fasciste, Seventeen de Kenzaburô Ôé. Le Japonais, au contraire du Français, prend pour personnage un être répugnant, pathétique, laid, qui se laisse laver le cerveau par le premier vociférateur venu et passe brutalement de la gauche à la droite, n'ayant finalement pour idées que celles des autres. Dans chacun de ces courts romans, les protagonistes gagnent quelque chose grâce à la violence des partis politiques auxquels ils adhérent, comme s'ils acquéraient le statut d'hommes à travers elle.
Un grand merci à Actu SF et Babelio sans qui je n'aurais pas oser, et à tort, découvrir ce roman.
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Foxfire
  29 juin 2015
Années 80, émergence d'un mouvement politique, "le front" dont le chef de file est appelé "l'ogre". A travers l'histoire de Rémi Fontevrault, "Fasciste" évoque la façon dont ce mouvement va tenter de se délester des éléments violents qui sont son essence même, pour se racheter une respectabilité en vue d'élections.
Ça vous rappelle quelque chose ? Et oui, Thierry Marignac avait quelques années, voire quelques décennies, d'avance lorsqu'en 1988 il écrivait ce "Fasciste". Tout y est annoncé : la tentative de dédiabolisation (même si aujourd'hui l'ogre a été remplacé par l'ogresse), les exclus de ces purges qui se tournent vers des mouvements régionalistes identitaires...
Même si certains éléments raccrochent le récit à son époque (le GUD par exemple), il est d'une vérité et d'une actualité effrayante. Il aurait peut-être fallu, à l'époque, lire "Fasciste", l'analyser, en tirer des conclusions, plutôt que de tirer à boulets rouges sur son auteur.
"Fasciste" n'est pas une lecture facile ni agréable. Marignac ne prend pas le lecteur par la main. Il n'instaure pas de distance rassurante avec son personnage principal. C'est d'ailleurs ce qui lui a été reproché, comme étant la marque d'une certaine complaisance. Aux yeux de certains, il aurait sans doute fallu que l'auteur, à chaque page, dise que son personnage a des idées nauséabondes, qu'il ne cautionne pas les actes de son personnage. Au lieu de ça, Marignac propose un récit clinique et plonge le lecteur dans la peau de son personnage, sensation ô combien inconfortable. Car Rémi est un personnage détestable, et pas de ceux qu'on prend plaisir à détester. Il n'a aucune excuse ; beau, riche, instruit, on ne peut lui trouver aucune circonstance atténuante. Marignac se plait à éviter toutes les facilités. Aucun jugement, aucune empathie. Son récit est glaçant. Cette froideur n'est-elle pas la meilleure des dénonciations ?
En dessinant le portrait de cet homme dont l'engagement dans l'extrême-droite n'est pas vraiment le fait d'une adhésion idéologique, Marignac évoque une génération nihiliste, fascinée par la violence qui s'engage moins pour les idées que pour les moyens brutaux utilisés pour les propager. A ce titre, l'escapade nord-irlandaise est très pertinente. Même si ce voyage a un prétexte professionnel et témoigne d'une fascination pour une certaine "culture européenne", Rémi y trouve surtout l'occasion de satisfaire un besoin martial. Comme il le dit, il est venu "voir la guerre". Tentation martiale qui se retrouve même dans les ébats de Rémi et Irène, décrits d'avantage comme des combats que comme des actes d'amour.
L'écriture est à l'avenant, sèche et brutale. Les nombreuses ellipses, assez abruptes, demandent au lecteur une grande concentration. le style est à la fois incisif, direct et érudit. "Fasciste" n'est pas un roman facile d'accès, il ne cherche pas à se rendre aimable. C'est aussi incontestablement une oeuvre riche qui mériterait sans doute plusieurs lectures pour en appréhender tout le propos.
Je remercie vivement Babelio et les éditions Actu sf pour m'avoir permis de découvrir Thierry Marignac, un véritable auteur.
Challenge Petits plaisirs 29
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Dionysos89
  14 juillet 2018
Fasciste est un roman noir de Thierry Marignac, publié pour la première fois en 1988, les éditions ActuSF l'ont ressorti dans la collection Hélios en 2015.
Un contexte lourd de sens pour un premier roman
Le contexte de publication est intéressant à préciser. 1988, comme le rappelle la préface de Pierric Guittaut, signifie un moment paradoxal de la Ve République française : il y a à la fois la montée des mouvements antifascistes et antiracistes, et l'entrée depuis deux ans à l'Assemblée nationale d'un certain nombre de députés issus du Front National. Clairement, on peut comprendre l'envie de l'auteur, son besoin même, de faire sortir un premier roman à propos de ce contexte tendu. le climat est au paradoxe, il y avait besoin, par forcément d'expliquer, mais de montrer ce paradoxe.
Le récit d'un jeune d'extrême-droite
Rémi Fontevrault est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus normal, à part peut-être qu'il est intrinsèquement fasciste. Famille aisée, envie d'en découdre et colère constante envers la société qu'il aimerait davantage nationaliste, tels sont les ingrédients de son petit destin de militant de droite. Alors que les opportunités s'ouvrent à lui, tant d'un point de vue politique que professionnel, il les saisit au fur et à mesure pour se tailler une place à sa mesure. Coup de main dans des manifestations politiques, coup de force dans quelques soirées chaudes : les occupations de Rémi deviennent un peu récurrentes à partir du moment où il comprend qu'il peut canaliser sa propre colère au service de personnes qui semblent le comprendre. Autour de lui, certains personnages sont notables : la belle Irène, figure de la jeunesse conservatrice et qui inonde les pages de sa sensualité et le rugueux Lieutenant, supérieur hiérarchique du héros ; tous deux cadrent et encouragent la montée radicale du jeune Rémi avec plus de passion et plus de violence au passage.
Un roman « coup de poing dans la gueule »
Ce roman s'organise en huit chapitres tendus, secs, tous agrémentés de phrases courts et cinglantes. le héros parle à la première personne du singulier et il est clair que le lecteur s'immerge dans sa conscience, même quand ce n'est pas beau, même quand ses paroles et ses pensées sont abjectes. Thierry Marignac multiplie les anecdotes et les péripéties pour montrer que plusieurs crans dans la violence sont franchis par le héros : sa formation militaire, ses déboires à l'étranger, ses humiliations, ses vengeances, etc. Il ingère cette violence, il s'en nourrit, s'en justifie.
En conclusion, Fasciste est une expérience intéressante, qui valait le coup d'une réédition en poche. Il y a bien sûr des aspects à améliorer, inhérents au fait que c'est un premier roman, mais il y a surtout une fin qu'on aimerait plus précise, qui donne davantage au lecteur.
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monromannoir
  21 mai 2016
Plus que partout ailleurs, c'est en France que le polar et le roman noir sont devenus l'instrument d'une espèce de propagande politique entretenue par des militants de gauche et d'extrême gauche. Il ne s'agit en rien d'une critique mais d'un constat dont il faut prendre conscience en lisant les oeuvres de ces écrivains reconnus avec en tête de file Jean-Patrick Manchette qui créa la mouvance de la critique sociale par l'entremise du roman noir. Il est même amusant de voir ces vieux briscards de gauche s'invectiver entre eux dans les salons du livre ou par l'entremise de la tribune des hebdomadaires en se traitant de négationniste, d'antisioniste ou autres joyeusetés à l'instar d'un Didier Daeninckx qui dresse régulièrement des procès d'intention aux accents parfois staliniens en s'en prenant aux écrivains qui n'entreraient pas dans le moule. C'est beaucoup moins amusant lorsque l'on sait que certains auteurs en marge subissent les foudres d'une censure ou d'un silence médiatique parfois assourdissant comme le révèle des auteurs comme Pierric Guittaut ou Thierry Marignac. Ce dernier semble avoir fait les frais de cette censure lorsqu'il écrivit en 1988 son premier roman intitulé Fasciste qui fait l'objet d'une troisième réédition.
Qualifié de roman culte, Fasciste est désormais présenté comme un ouvrage licencieux, voire même subversif dont la seule acquisition provoquerait un certain frisson. Une bravade de l'interdit en quelque sorte. Mais que l'on soit bien clair, Fasciste n'a rien du brûlot sulfureux que l'on veut nous décrire, bien au contraire. Certes l'auteur nous dépeint la trajectoire d'un fasciste sans pour autant décrier la démarche du personnage principal. En fait tout le postulat inconvenant du roman réside dans le fait que Rémi soit un fasciste. Et alors ? Héros ou antihéros, Thierry Marignac ne nous impose aucun jugement de valeur, aucune morale et surtout aucune démarche de rédemption et c'est tant mieux. Il semblerait que l'auteur parie finalement sur l'intelligence du lecteur. Car même s'il est beau, intelligent et cultivé, nous n'avons aucune envie d'apprécier ce jeune en rupture dont on suit la trajectoire dans une succession de scènes parfois ennuyeuses. Il est indéniable que Thierry Marignac possède une maîtrise de l'écriture qui lui permet de nous délivrer un texte fluide qui tranche avec la pauvreté de l'intrigue. On appréciera toutefois l'épisode où Rémi se rend à Belfast pour rencontrer un leader unioniste ainsi que la scène finale. Mais est-ce que tout cela est suffisant pour faire de Fasciste un roman culte ? Certainement pas.
Thierry Marignac nous explique qu'il souhaitait écrire un roman dans un registre où l'on ne l'attendait pas. Cela semble un peu court pour dépeindre le milieu de l'extrême droite et on le ressent tout au long du récit. Car Fasciste manque cruellement d'ampleur et c'est bien dommage, d'autant plus que l'on se doute bien que l'auteur en a sous la pédale. On déplorera également le manque de clarté environnementale et politique qui conduit les différents personnages vers leur destinée. Cette absence de contexte motivant l'action des protagonistes est l'une des faiblesses du roman qui perd de sa substance trash.
Il n'en demeure pas moins qu'il faut lire Fasciste, qui reste un des rares romans sans complaisance évoquant le FN et ses groupuscules d'extrême droite sans pour autant tomber dans les clichés de convenance. Et si l'on se demande ce que sont devenus les différents acteurs de l'histoire il suffit d'inscrire Fasciste dans la perspective de la démarche de dédiabolisation du rassemblement bleu marine que l'on vit actuellement en France.
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LilieLitMaispasque
  20 juillet 2015
A titre liminaire, je tiens à remercier Babelio et les éditions Hélios qui m'ont fait parvenir ce livre dans le cadre de l'opération masse critique.
Peut on appliquer le syllogisme à une expérience de lecture ?
Un bon livre, à mon sens, est un livre qui ne laisse pas indifférent: celui qui provoque la réflexion, qui fait se hérisser vos poils sur vos bras, se couper votre souffle dans l'attente d'un dénouement, ou encore qui vous entraîne dans son monde. Ceci est la majeure de mon syllogisme.
Fasciste est ne laisse pas indifférent: ceci est la mineure de mon raisonnement.
Mais puis je pour autant conclure que Fasciste est un bon livre ?
Si je m'en tiens à la réflexion que ce livre a entraîné, oui. Pour le reste, c'est un livre violent, dérangeant, qui ne vous laisse pas vous reposer, qui ne vous laisse qu'exsangue et vide, impossible de faire le tri, un brin de dégoût au ventre, l'angoisse de cette haine et de cette rage qui transpirent à chaque page.
Pas de repos dans cette lecture, les phrases et les sentiments s'enchaînent à un rythme effréné, il est lu en quelques heures.
L'action commence en 1978, le livre a été écrit en 1988.
En 1978, le narrateur, beau gosse, issue de famille aisée, s'épanouit à l'armée, qu'il déteste mais qui lui apprend le corporatisme et comment tuer.
Depuis toujours, il vit de passions morbides en fascination de la violence, alimentant des collections personnels, ce travers trouvant à s'épanouir lors du service obligatoire, où il rencontrera Lieutenant et Irène.
Embauché dans l'entreprise familiale, le narrateur travaille sans conviction, parce qu'il le faut bien, pour la frime et l'argent qu'il a facile, et il va à la fac.
C'est l'époque de l'UNI, des Jeunes communistes, des fascistes bon genre: mais c'est encore l'époque du Groupe union défense, le GUD, une organisation étudiante d'extrême droite réputée pour ses actions violentes.
Ce sont ces jeunes là que Fontevrault, le narrateur, va choisir de suivre, parce qu'il aime entendre craquer le cartilage de ceux qu'ils bastonnent, et qu'il aime que Charles Henri, le chef, ait un grand sourire sur le visage quand il fait avaler ses convictions aux coco.
Fasciste, c'est 186 pages de description brute et clinique de la tombée dans l'extrémisme dans ce qu'il a de plus violent.
Au contraire de « Un français », le film de Diastème, point de résilience ni de prise de conscience.
C'est l'amour de la haine, de la rage et de la violence qui est décrit ici.
Mais cette description n'est jamais facile, la plume est belle, efficace, les mots sont justes, le vocabulaire à lire: Marignac c'est beau à lire, mais dur à penser.
Est ce un bon livre ? Je ne sais pas.
M'a t'il remuée ? Oui. Et en 1988, il aurait dû remuer toute une classe politique pour qu'aujourd'hui, cette haine de l'autre ne soit pas affichée comme plus politiquement correcte.
Lien : https://lilielitmaispasque.w..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   01 août 2018
Le lendemain quand je sors des urgences, l’infirmière dit :
— Vous voyez, on s’occupe quand même de vous.
Je crois qu’elle fait allusion à la croix gammée sur mon tee-shirt.
Je l’emmerde.
Je désigne son badge Marley, aux trois couleurs jamaïcaines caché sous la blouse. Je soigne mon effet : sortir, dire dans un souffle :
— Vous aussi, vous portez sur vous le romantisme suicidaire de la race.

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EmniaEmnia   30 juin 2015
La bêtise concentrée des discours politiques figure parmi les nuisances modernes les plus difficilement supportables. Comme c'est une pollution répétitive, il faut en prendre son parti, ou rendre sa carte. Le Chafoin finit péniblement une tirade enrouée. Puis il conclut :
-... Notre plus grand succès c'est d'être ici ce soir !
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EmniaEmnia   02 juillet 2015
Mon père me presse de travailler pour lui et je cède quelquefois. Il prétend que je dois captiver ma jeune femme blonde avec de l'argent. Que l'argent l'ancrera à mon port. Et comme j'avance d'autres arguments il insiste : l'argent est une virilité qui dure. J'ai beau jeu de répondre : mais si on perd l'autre, à quoi bon ?
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EmniaEmnia   28 juin 2015
C'est donc comme ça qu'on vieillit. En acceptant de trahir et de se cacher. Jusqu'à ce que la somme de ces impuretés rende compréhensif ; l'usure du temps c'est l'accumulation de ces lâchetés qui pourrissent un homme sur pied. Lorsque l'homme est bien corrompu il devient tolérant par crainte qu'on juge sa conduite avec les critères de la jeunesse, inflexibles. Il est bientôt temps pour lui de pourrir sous terre, il est déjà blet.
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EmniaEmnia   05 juillet 2015
Je veux m'arracher au confort abrutissant des villes occidentales. Car ce mode de vie est ennuyeux.
De l'autres côté du monde, la mort est une routine. On s'ennuie presque autant mais on est occupé à vivre une heure de plus.
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Videos de Thierry Marignac (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Marignac
Chronique de " Cargo Sobre" de Thierry Marignac aux Editions La Vagabonde Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ et Libfly ici : http://libfly.com et La Voie des Indés ici : http://www.libfly.com/billet-4007-1064.html
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