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EAN : 9782848052090
310 pages
Sabine Wespieser (25/08/2016)
3.12/5   32 notes
Résumé :
La fin du monde est proche. Une pluie glacée s’abat sur les hordes de sans-abri à qui les nantis ont abandonné le centre-ville de Montréal. En cette nuit du 14 au 15 novembre, règne pourtant une effervescence inhabituelle : Oscar de Profundis revient dans sa ville natale pour deux concerts exceptionnels.
La rock star s’est fait longtemps prier. Traumatisé enfant, Oscar a fui Montréal des années auparavant. Dans un État mondial qui baragouine le sino-américain... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Neneve
  28 octobre 2018
Très déçue par ce roman... peut-être parce que j'en attendais beaucoup !! du post-A à la sauce québécoise, c'est pas toujours qu'on a la chance d'en lire... L'histoire se déroule dans un futur rapproché, au mois de novembre, alors qu'une épidémie a fait rage et continue encore de décimer les moins bien nantis... Normal, c'est eux qui peuplent les rues d'une Montréal méconnaissable, crade, polluée. Alors que sévit la plupart du temps une morosité palpable, la vie est en maintenant en effervescence... Oscar de Profundis, enfant du peuple, est de passage dans cette vile qu'il fuit, pour donner 2 soirs de concert d'un rock endiablé. le récit débutait fort, les descriptions des lieux et de la situation m'ont fait grand effet... Mavrikakis a réussi à créer une atmosphère lourde, étrange, angoissante, étouffante... Mais après, on suit la traversée de Profundis et une autre histoire en parallèle, celle de Cate, cheffe de bande, qui vit dans le Montréal souterrain... Les deux histoires se recoupent, mais n'aboutissent jamais. du moins, c'est l'impression que j'en garde. Un goût de trop peu, ou de vraiment trop. Plus les pages se tournaient, et plus mon intérêt décroissait, pour, au final, sortir de cette lecture vraiment déçue. On passa à autre chose !!!!
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LabiblideVal
  30 septembre 2016
Ce roman m'a particulièrement déçue malgré les bonnes critiques qu'il a reçues. Personnellement, j'ai eu l'impression de faire du sur-place dans une histoire à l'intrigue sous-jacente qui n'éclot jamais.
Oscar de Profundis est une rock star shootée du matin au soir et du soir au matin, qui divague entre sa famille décédée depuis longtemps et ses états d'âme d'artiste mal compris qui tire son inspiration de poètes maudits. Malgré une personnalité que j'ai trouvée bien antipathique, il est adulé par des millions de fans qui n'hésitent pas à se déplacer en masse dans des cités délabrées laissées aux mains des "gueux"; ceux qui n'ont pas réussi à obtenir un statut social suffisamment élevé pour vivre parmi les nantis, dans les banlieues chic et propres.
L'auteure va donc nous emmener dans un futur loin d'être joli, pendant une semaine de novembre, durant laquelle une mystérieuse épidémie de peste noire va se répandre très rapidement parmi les pauvres hères du centre ville de Montréal. Or, il se trouve qu'Oscar s'y trouve, devant donner un concert. le confinement de la star est ordonné alors que des hordes de "gueux" détruisent tout ce qui reste encore debout: qu'importe, puisque c'est la fin du monde. Mais c'est sans compter sur la ruse de la grande Cate, qui projette d'enlever la star afin de tenter de mettre en marche une révolution contre l'Etat Mondial qui les ignore, elle et ses acolytes de misère.
L'idée de départ était bonne; mais je trouve que le roman manque cruellement de dynamisme et de suspens...
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VIRGINIE34
  19 septembre 2016
Dans un futur proche, complètement mondialisé, Montréal est dévastée. Les gueux se partagent le centre-ville, où ils survivent dans un climat de violence et de misère, alors que le "mal noir" s'abat sur eux, et qu'ils tombent comme des mouches au milieu des rues sans que le gouvernement ne lève le doigt. Mais une bande de survivants est décidée à rappeler au monde leur existence.
Confiné dans sa demeure à cause de l'épidémie, Oscar de Profundis, artiste à la renommée quasi-mythique, vit au milieu d'une Cour de fans qui ne vivent qu'à travers lui. Il vit retiré du monde, et attend l'Apocalypse finale...
Ce roman ma laissé des sentiments mitigés. L'atmosphère est dure, sans espoir, ce qui traduit bien le climat de "fin du monde" qui règne. A l'opposé, Oscar de Profundis tente de sauvegarder un passé considéré comme superflu par le gouvernement mondialisé au pouvoir. Les livres, les traces du passé en général sont détruites car non utiles.
Une vision de la fin de l'humanité pessimiste et perturbante, mais efficace, portée par une écriture travaillée.

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Klergau
  27 novembre 2017
En lisant ce roman, me sont venues des réminiscences de 1984 de George Orwell et de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. D'ailleurs, Mavrikakis, consciente de cette parenté, les cite.
J'ai aimé ce livre bien écrit. Même si la trame est sombre, le propos est prenant : le Gouvernement mondial règne en maître et les gueux, atteints par la maladie noire, meurent en grand nombre. Or, ce ne sont que les pauvres de la ville qui meurent alors que les riches de la banlieue sont épargnés. J'ai vu là une fable moderne à multiples interprétations. On peut voir en effet, dans les personnages des gueux, tous ceux qui luttent pour une cause ou une certaine qualité de vie et qui sont, pour l'Etat, des pestiférés qu'il faut éliminer coûte que coûte. Oscar de Profundis, la star rock, plus ou moins sympathique par moments, finit par nous toucher avec son passé, mais avec son désir aussi de sauver de l'oubli certains pans de la culture.
Je ne me suis pas ennuyée. Cela tient sans doute au grand pouvoir d'évocation et aux descriptions vivantes de l'auteure. Il y a un certain suspense aussi qui naît lorsque Cate Bérubé, gueuse parmi les gueux, décide de se révolter. Un beau moment de lecture en somme…
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gilles3822
  23 octobre 2016
Lecture particulière après un séjour à Montréal, d'un roman d'anticipation s'y déroulant. Les noms de rue où se déroulent des scènes épouvantables me reviennent en mémoire, visualisant des lieux paisibles aujourd'hui mais en 2060, une épidémie de peste décime le peuple de la rue, aidée en cela par l'armée mondiale, décidée à éradiquer le fléau d'une pauvreté sans nom qui occupe tous les centres urbains. Les vrais gens habitent en banlieue. Une rock-star planétaire et camée y retrouve son enfance, contre son gré, coincée par l'épidémie.
Le décor apocalyptique est planté dès les premières lignes et la planète de 2060 est gouvernée par un pouvoir global, l'économie aux mains de quelques conglomérats, l'éducation privatisée, le passé éradiqué, la culture supprimée...et ainsi de suite dans ce monde merveilleux. Comme dans tout roman d'anticipation, on reconnaîtra quelques caractéristiques du monde d'aujourd'hui poussées à leur dernière extrémité et, ce qui fait frémir, une certaine crédibilité dans le scénario envisagé. Quelques redondances notamment dans les états d'âme d'Oscar que l'on aurait aimé plus discret au bénéfice de personnages plus intéressants, comme Cate la rebelle ou Adrian le libraire, trop vite esquissés. L'égocentrisme halluciné de la rock star finit par lasser.
Dans l'ensemble, lecture facile et rapide pour après-midi pluvieux mais sans plus.
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critiques presse (2)
Actualitte   30 janvier 2018
Dans le sillage des grands auteurs de science-fiction-anticipation, Catherine Mavrikakis propose, avec ce roman sombre, une vision extrêmement pessimiste, noire, de l’avenir de l’humanité qui rejoint bien des idées développées par les plus grands maîtres du genre
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   30 septembre 2016
Catherine Mavrikakis est de retour, dangereusement en forme. Une forme apocalyptique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   26 février 2017
Il y avait entre eux quelque chose, c'était certain... une ville... oui, une ville maudite qui continuait à les hanter et qui semblait pourtant à la source même de leur inspiration. Le Montréal d'antan était partout dans leurs oeuvres, même quand ils ne l'évoquaient pas. Tout enfants, ils avaient eu le sentiment d'une petite catastrophe, d'une extinction à laquelle ils avaient fini par survivre, tout en mourant un peu. Un monde s'était écroulé, on ne savait plus trop comment, et que les tentatives de révolution, les sursauts fiévreux que la cité avait connus un temps avaient tous échoué.
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   13 février 2017
Il fut un temps où le contenu des livres était surveillé. On ne s'intéressait pas seulement à l'utilisation du papier comme support de l'écrit. Les idées ne sont pas reconnues. On ne peut donc pas les voir comme subversives ou rebelles.
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   13 février 2017
Vous avez du courage de parler des personnages de fiction romanesque comme s'ils étaient des êtres vivants. Je ne sais pas qui vous écoute. Mais en tout cas, ce qui est étonnant, c'est que vous ayez tous ces fans qui n'ont vraisemblablement vu ni lu un livre, alors que vous les épuisez par vos références...
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LabiblideValLabiblideVal   22 septembre 2016
Oscar Méthot - Ashland s'était immolé sur l'autel de la réussite et, tel un phénix glorieux, il était né de ses cendres.
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taktic66taktic66   06 janvier 2018
Le bonheur, pas plus que le malheur, n'a besoin du pardon.
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Videos de Catherine Mavrikakis (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Mavrikakis
L'enseignement et l'éducation seront explorés de long en large dans cette table ronde ani­mée par Cather­ine Mavrikakis. L'écrivaine et pro­fesseure s'entoure d'auteur·rice·s d'ici pour dis­cuter des enjeux majeurs liés à l'éducation aujourd'hui tels que la place du privé et la lib­erté académique. La pandémie a ouvert la porte à de nou­velles réflex­ions autour de l'enseignement alors que le mod­èle à dis­tance a été favorisé. Jean-Marc Limo­ges, Biz, Syl­vain Larose et Efti­hia Mihe­lakis seront au rendez-vous.
Avec: Eftihia Mihelakis, Autrice Biz, Auteur Jean-Marc Limoges, Auteur Sylvain Larose, Auteur Catherine Mavrikakis, Animatrice
Livres: L'horizon des événements Victor et moi Débandé J'enseigne depuis toujours : dialogues
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#slm2021
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