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Françoise Rosset (Traducteur)
EAN : 9782020333092
256 pages
Seuil (20/01/1998)
3.73/5   121 notes
Résumé :
Mendoza : le romancier hilare de la nouvelle Espagne.
Deuxième volet de la trilogie. Le héros du "Mystère de la crypte ensorcelée" se voit confier une mission par le commissaire Flores et le soi-disant Ministre de l'agriculture espagnol : remettre une mallette pleine de billets à une femme, à Madrid. Après une nuit dans un hôtel de la capitale, il se rend compte qu'il a été drogué, que l'argent a disparu et découvre le cadavre d'un garçon de chambre dans son ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Dans le labyrinthe des olives, on retrouve le héros du Mystère de la crypte ensorcelée (que je n'ai pas lu mais on peut les lire indépendamment, les allusions au livre précédent y sont minimes). Il y vit une nouvelle aventure remplie de rebondissements, aussi rocambolesques les uns que les autres.

Le héros se fait brutalement retirer de son asile pour se voir confier une mission importante : servir d'intermédiaire dans le paiement d'une rançon. Évidemment, les ennuis se présentent rapidement et la mallette pleine d'argent est perdue. En essayant de la retrouver et de la remettre à son destinataire, le héros s'enfonce toujours davantage dans une histoire complexe, labyrinthique dont je ne suis pas certain d'avoir saisi toutes les subtilités de l'intrigue. Mais bon, les personnages semblaient nager dans le même mystère.

Autour de ce malchanceux héros tournent plusieurs personnages secondaires très colorés, dont Émilia Corrales, sa partenaire d'infortune mais aussi sa très peu subtile soeur Candida, un acteur sur le déclin et drogué, un vieil érudit voyeuriste, une journaliste enceinte qui passe son temps à se faire enlever… Ils portent le roman sur leurs épaules.

Le ton très léger et humoristique, voire absurde, de l'auteur est une autre force de ce roman et il en rend la lecture agréable. Ceci dit, ce n'est pas un livre dont je chérirai le souvenir.

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Le narrateur est pensionnaire à l'asile des fous quand le commissaire Flores le sollicite pour une affaire. le narrateur sans nom, formidable crocheteur de serrures et habillé de divers costumes, déambule dans les rues de Barcelone, avec une mystérieuse mallette afin d'essayer de savoir qu'il y a derrière tout ça…

J'adore toujours autant l'humour de l'auteur que j'avais déjà apprécié dans L'artiste des dames et Sans nouvelles de Gurb. (D'ailleurs, le labyrinthe aux olives est la suite du mystère de la crypte ensorcelée et précède L'artiste des dames… Je remonte la trilogie) J'ai ri plusieurs fois à chaque page des personnages qui soliloquent, d'autres qui arrivent à point nommé, des situations complètement loufoques… Par contre, la progression de la narration d'un chapitre à un autre m'a un peu perdue, j'ai du revenir en arrière pour savoir pourquoi on se trouvait là.

J'ai été déçue par la fin… Mais j'ai quand même passé un bon moment avec Mendoza. Rien que pour son humour, je le conseille !

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Du tout bon Mendoza. Fantasque, drôle et cruel face à la société dans laquelle il vit.

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Une histoire policière complètement décousue. C'est presque difficile à suivre mais en même temps comme cela ne cherche pas à être vraisemblable, ce n'est pas trop gênant. Nos héros enquêteurs sont des personnages attachants. Leurs aventures rocambolesques sont amusantes. Néanmoins je pense qu'il manque quelque chose pour que ce soit un grand livre. Si vous le lisez et que vous hésitez à le terminer, accrochez vous car pour ma part je suis contente d'avoir terminé, le dénouement en vaut la peine, c'est surprenant et drôle.

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Un court roman d'Edouardo Mendoza ou l'on retrouve son héros pensionnaire d'un hôpital psychiatrique embarqué dans une aventure bine déjantée dont il faut suivre les péripéties aussi étonnantes les unes que les autres.

C'est écrit avec un humour ciselé et les seconds rôles sont aussi travaillés que le héros.

Un moment de lecture agréable.

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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

— Allons-nous-en.

— Non, dit Emilia ; suis-moi.

Je la suivis jusqu’à sa chambre, davantage soucieux de décamper au plus vite que de savoir ce qui l’attirait là, quand, à peine franchi le seuil de ce lieu intime, avec une rapidité et une coordination de mouvements qu’aujourd’hui, dans la lumière impitoyable à laquelle la mémoire soumet les plus lointains, fugaces et même imperceptibles instants du passé, je veux attribuer plutôt à un talent naturel qu’à une longue pratique, Emilia ferma la porte d’un coup de talon, d’une main me donna une bourrade qui me fit tomber à plat ventre sur son lit et de l’autre tira sur l’élastique de mon caleçon, avec une telle force que ce dernier – qui, au vrai, était loin d’être neuf le jour où il m’avait été offert par un camarade de l’hôpital psychiatrique, lequel avait eu, le jour de son départ, le geste magnanime de distribuer à ses amis venus lui dire au revoir à la grille les quelques biens en sa possession et était sorti tout nu dans la rue, où il fut aussitôt arrêté pour se voir interné de nouveau, perdant ainsi d’un seul coup la liberté, son trousseau et, soit dit en passant, sa grandeur d’âme –, que mon caleçon, disais-je, se déchira comme une voile que la tempête arrache à son mât, me laissant nu sinon démâté. Mais l’épisode ne s’acheva pas là, ce qui l’aurait d’ailleurs rendu inexplicable : car sitôt que je me fus retourné sur le lit pour essayer, à défaut de comprendre la cause ou le but de l’agression, du moins de la repousser, Emilia, qui s’était défaite d’une partie de ses vêtements avec une célérité que je refuse une fois encore d’imputer à l’habitude, se jeta sur moi, me serra dans ses bras, peut-être dans un élan de passion ou bien pour que je cesse de lui envoyer les coups de poing que je lui administrais, convaincu, dans ma défiance et ma modestie, qu’une femme qui se jetait sur moi, connaissant mon physique et la situation réelle de mes finances, ne pouvait agir que dans de méchantes intentions. Le fait est qu’elle me transforma en sujet passif d’abord, actif ensuite et bruyant toujours d’actes que je ne décrirai pas, estimant que les livres doivent être une école de vertu, ne croyant pas que le lecteur ait besoin d’autres détails pour comprendre ce qui s’est alors passé, tenant enfin que si, à ce point du récit, il n’a pas compris, mieux vaudrait qu’il referme ce livre et se rende à l’adresse que je lui fournirai, où, pour un prix raisonnable, il pourra satisfaire sa curiosité et ses autres appétits de plus basse catégorie. Après quoi, Emilia ayant trouvé dans le tiroir de la table de nuit un paquet de cigarettes, nous fumâmes.

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- Bonjour, mademoiselle. Excusez-nous d’arriver en retard au rendez-vous, mais nous avons un nouveau chauffeur. Veuillez prévenir le patron que nous sommes enfin là.

Elle s’arrêta, perplexe devant mon discours, et se gratta la nuque, provoquant par ce geste un déplacement de volumes qui m’obligea à regarder le gros pistolet du gardien pour que ne s’effondre pas d’un coup mon plan ingénieux, dont la pierre angulaire consistait à feindre la froide indifférence pour les plaisirs de ce monde qui caractérise le magnat blasé de tout.

- Avec qui, finit-elle par demander, avez-vous rendez-vous ?

- Le Conseil d’administration, en session plénière, attend notre visite, annonçai-je avec une fausse modestie. Veuillez nous conduire à la salle de réunions, s’il y en a une.

L’hôtesse arrêta d’un regard le gardien qui s’était placé derrière nous et demandait :

- Je les vire ?

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Le marxisme nous guette, le capitalisme nous critique à pleines dents et nous sommes la cible des terroristes, des espions, des agents provocateurs, des spéculateurs voraces, des pirates, des fanatiques, des séparatistes et des juifs omniprésents. La violence règne, la panique s'étend, la moralité publique s'en va à vau-l'eau, l'État essuie les pires tempêtes, bref, les institutions sont assises sur des sables mouvants. Ne me prenez pas pour un défaitiste : j'aperçois encore à l'horizon une lueur d'espoir.

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Le bar du centre évoqué à la fin du chapitre précédent avait l’enviable privilège d’être situé sur la Rambla de Catalogne et ses tables, pour l’agrément de sa clientèle et le calvaire de ses employés, d’être réparties le long de l’avenue. Nous nous assîmes à l’une d’elles, Emilia et moi, après avoir garé dans un parking la voiture dont elle se trouvait être propriétaire. Des mendiants de toutes catégories circulaient entre les tables. À peine assis, nous fûmes abordés par l’un d’eux, vêtu d’un complet de toile.

- Si vous voulez, je peux vous dire la bonne aventure, fit-il d’un air désinvolte. Ne me prenez pas pour un plaisantin : hier encore j’étais ingénieur-conseil à la Banque industrielle de l’Ebre, la BIDESA. J’ai une femme malade et deux fils à l’université.

Nous lui donnâmes une pièce de monnaie et il nous informa que notre pierre porte-bonheur était la topaze, notre jour de chance le jeudi et qu’il ne fallait pour rien au monde souscrire à l’emprunt PTT.

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- Tu avais une question à me poser ? s’enquit Monsieur le Ministre d’un ton encourageant.

- Oui, Excellence : que dois-je faire ?

- Si tu poses des questions aussi directes, tu n’arriveras jamais à rien, dit le ministre en riant ; mais peu importe, je te répondrai sans ambages. Il y a dans cette pièce une mallette pleine d’argent. Tu vas t’en charger et, il va sans dire, tu en seras responsable jusqu’au dernier centime. S’il te passait par la tête l’idée saugrenue d’en soustraire quoi que ce soit, souviens-toi que l’inquisition n’est pas morte : elle n’est qu’assoupie. Je parle clair, il me semble.

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Rencontre avec Eduardo Mendoza en partenariat avec l'Institut Cervantès de Bordeaux. Entretien avec Yves Harté.
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