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ISBN : 2757875590
Éditeur : Points (09/05/2019)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Une journée particulière. Gustavo, père de famille, directeur financier, doit effectuer une présentation importante devant l’état-major de sa multinationale. Des mois de préparation, un tournant pour sa carrière.
Au lieu de l’heure de gloire espérée, la police fait irruption à son domicile, à l’aube. Perquisition, accusation d’homicide volontaire, indices concordants, Gustavo va être placé en garde à vue et traité sans ménagement. Heures sombres, qui vont dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 janvier 2019
Après la corvée des courses, Bertrand et sa fille Claire, bientôt 13 ans, ne manquent jamais d'aller fleurir la tombe de maman, décédée quelques mois plus tôt d'un cancer. Malheureusement, en ce samedi froid de janvier, elle ne sera pourtant pas fleurie. En effet, pour parer au plus vite, Bertrand demande à sa fille d'aller à la voiture emmener quelques sacs. Une fois les achats payés, il cherche Claire sur le parking. Introuvable jusqu'à ce qu'il l'entende hurler. Un homme tente de l'enlever. Réussissant à soutirer sa fille des griffes du kidnappeur, enragé, il veut le mettre hors d'état de nuire et lui flanquer une dérouillée. Mais il voit la voiture démarrer, veut lui couper la route et c'est le drame. le choc frontal. Fatal. Bertrand décède sur le parking tandis que le kidnappeur prend la fuite...
Trois ans plus tard, Gustavo se fait surprendre au lit par des coups frappés à la porte. Il n'est pourtant que 6 heures. On tambourine rageusement. Et la police s'annonce. Une fois la porte ouverte, plusieurs agents entrent précipitamment. Des ordres fusent. Il faut fouiller la maison de fond en comble, jeter un coup d'oeil à la voiture. C'est alors que le commandant Defils lui annonce qu'il est placé en garde à vue pour tentative d'enlèvement et homicide volontaire...
Une tentative d'enlèvement, un homicide volontaire, des années d'enquête et un désigné coupable que tout semble accuser. Gustavo, immigré argentin aujourd'hui promu directeur financier de la filiale française d'un géant suisse de l'industrie pharmaceutique, marié et père de deux fils, va se retrouver soudainement aux prises avec une terrible erreur judiciaire. Une voiture et une veste correspondant à celle du kidnappeur et la machine judiciaire est en route, rien ne semble pouvoir l'arrêter. Mathieu Menegaux, de par son style rapide et entrainant, décrit parfaitement la spirale dans laquelle Gustavo est aspiré, tout jouant contre lui. Aussi bien sa femme que lui restent hébétés, surpris, ne comprenant pas ce qui se trame autour d'eux, d'autant que l'on s'acharne, les médias et les réseaux sociaux s'en mêlant à coeur joie. le commandant Defils, lui, est sûr de son fait et soulagé d'avoir enfin pu mettre un visage sur le kidnappeur. Ce roman dépeint avec frénésie cette situation ô combien tragique aux rouages parfaitement huilés, la violence de cette accusation et ses retombées, ce désir de vengeance d'une victime, la psychologie des personnages. Un court roman prenant...
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jeunejane
  13 juin 2019
A la sortie d'un supermarché, Claire, 13 ans est victime d'une tentative d'enlèvement. Son père s'élance, la délivre et le ravisseur démarre en trombe au volant d'une Mégane blanche. Bertrand, le père De Claire est tué sur le coup.
Le commandant de police lui promet de retrouver le coupable.
Trois ans après, il a recueilli un faisceau de preuves suffisant pour faire irruption avec son équipe, à 6 heures du matin chez Gustavo Santini, père de famille, s'apprêtant à vivre une journée très importante dans son entreprise.
Gustavo est emmené au poste de police sans ménagement car le commandant est motivé par le fait de trouver le coupable pour rendre justice à la petite fille qui a perdu son père.
Sophie réussit à trouver une preuve pour le déculpabiliser mais c'est sans compter sur la haine De Claire, la fille de la victime qui a maintenant 16 ans et sait se servir des réseaux sociaux.
C'est par là que le poison arrivera avec une force terrible qui amènera une fin que je n'avais personnellement pas souhaitée.
L'auteur insiste sur la difficulté de trouver l'objectivité dans la justice quand elle est dominée par l'émotion du commandant et de la jeune victime qui hélas maîtrise les réseaux sociaux qui se laissent manipuler. Cela fait froid dans le dos.
J'apprécie beaucoup l'écriture de Mathieu Menegaux.
J'ai cependant préféré "Je me suis tue" à celui-ci.
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diablotin0
  06 décembre 2018
Le dernier roman de Mathieu Menegaux est écrit sur le même ton que les deux précédents. On est une fois encore face à l'incompétence et l'excès de zèle de la police. On ne peut alors que lire et vivre ce livre avec un sentiment de révolte exacerbé et une rancoeur envers la justice qui n'en a ici que le nom.
Mathieu Menegaux arrive à transporter le lecteur dans la peau de Gustavo. En tout cas, moi j'ai été tout au long de ma lecture, Gustavo, j'ai ressenti sans aucune difficulté son incompréhension , ses moments de doute, sa panique.
Le roman est très bien construit et mené comme les deux autres avec sensibilité. On ne peut s'empêcher de dire en fermant ce livre, " et si ça m'arrivait ?!!!)
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Ziliz
  27 janvier 2019
A treize ans, Claire est orpheline. Sa maman a succombé à un cancer quelques mois plus tôt. Son père vient de se faire tuer sous ses yeux.
Il faut un coupable, ils en trouveront un, le commandant Defils l'a promis à la jeune fille. Là, il a sans doute présumé de ses capacités, et outrepassé la neutralité de sa fonction.

Comme dans 'Je me suis tue' et 'Un fils parfait', Mathieu Menegaux nous plonge au coeur d'un cauchemar éveillé : celui d'un individu qui se retrouve broyé du jour au lendemain dans l'engrenage de la machine judiciaire (perquisition violente, interrogatoire, mépris).
On connaît la suite.
Intéressant, oppressant, révoltant, un peu trop lisse, peut-être - mais sans doute est-ce l'effet recherché ? un homme ordinaire, une dégringolade brutale. Une histoire (presque) banale, quoi.
Déjà vu, en tout cas, mais tout dépend de ses lectures... Dans ce registre, je préfère le style de Hannelore Cayre.
En J+1, je repense à un 'détail', qui décidément ne passe pas.
Attention, je dévoile un peu la fin.
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PrettyYoungCat
  27 mai 2019
"Est-ce ainsi que les hommes jugent ?" a attisé mon intérêt ayant été sensibilisée par le sujet après le visionnage d'un reportage sur des personnes innocentes prises entre les mâchoires pitbullesques de la Justice et qui ont subi des préjudices considérables sur leur vie : incarcération préventive, perte d'emploi, réputation piétinée, lenteur abominable de la justice pour être officiellement et définitivement lavés de l'accusation,... Un enfer qui pourrait nous arriver, à vous, à moi.
Et puis le film "Présumé coupable" très finement interprété par Philippe Torreton et qui traite de l'affaire d'Outreau.
Et quelques livres aussi...
Il suffit parfois d'un rien pour être capturé dans l'emballement de la/de l'injustice... C'est terrible. C'est violent. C'est dévastateur.
Mathieu Menegaux transcrit bien ce que l'on imagine sans peine avec un peu d'empathie : le choc de l'immersion d'une flopée de policiers venus perquisitionner chez soi à 6 heures du matin, la panique puis la colère car on ne vous dit pas ce qu'on vous reproche mais on met à sac votre maison, on s'immisce dans votre intimité, on vous manipule et vous infantilise avec autorité.
Et puis, le désespoir. Et puis le doute de soi.
Finalement, ne l'a-t-on pas commis ce crime ? Puisqu'ils le disent. Puisqu'ils ont tout contre nous. Peut-être qu'on ne s'en souvient simplement pas.
La peur, la faim, la fatigue, la détresse psychologique, les multiples agressions sournoises et calculées destinées à vous faire flancher.
Vous en venez à douter de votre raison.
Que faisiez-vous un samedi matin il y a trois ans ?
Réfléchissez bon sang !!! Il en va de votre vie, de votre avenir tout entier !!!
Mais le flic là, ça fait trois ans qu'il cherche, qu'il fouine, qu'il s'obstine.
"Il ne tarderait pas à tirer tout cela au clair. (...) Présomption d'innocence. Defils est respectueux de la loi, mais il n'aime pas la conjonction de ces mots. Elle semble indiquer que les flics ont presque toujours tort. (...) Sous prétexte des droits de l'homme, le législateur a, ces dernières années, encombré la garde à vue de mille et une contraintes supplémentaires.(...) Defils considère que ce sont autant de bâtons dans les roues de ceux qui travaillent à protéger les citoyens et coffrer les criminels. (...) Relâcher un coupable est bien pire que garder un peu trop longtemps un innocent, qui s'en remettra avec le temps et des excuses."
Patrick Dils n'aura patienté "que" 16 ans... (je vous conseille chaleureusement de lire son histoire "Je voulais juste rentrer chez moi")
Et puis on vous dira qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Mais souvenons-nous que "on" est un con. Aujourd'hui, la vindicte populaire se fait à coup de clics, à coup de clavier haineux. Mais elle a toujours existé, bien avant les réseaux sociaux qui n'ont mis qu'un coup d'accélérateur à la bêtise.
Prenez l'affaire Villemin, la tristement célèbre affaire du "Petit Grégory". Sa mère fut un temps suspectée, un temps condamnée par la "justice populaire". Peut-on imaginer dans quel état de ruines intérieur cette femme devait être ? N'avait-elle pas déjà assez souffert de la perte de son fils ?
Malheur à vous si vous portez une veste en jean et conduisez la même voiture que le coupable. Car ce ne sont plus de banales et communes coïncidences. Cela devient des faits, des preuves.
Est-ce ainsi que les hommes jugent ?
C'est en apnée qu'on lit cette histoire et qu'on n'ose y répondre.
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critiques presse (1)
Actualitte   09 mai 2018
Dans une écriture limpide et directe, Mathieu Menegaux parvient à faire germer l’inquiétude, l’empathie, et le doute. Le lecteur tente de rester impartial, mais est dérouté, sonné, jusqu’au dénouement qui, une fois encore, fait l’effet d’un terrible choc.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   13 juin 2019
Gustavo supplie Defils de na pas l'obliger à l'accompagner à l'intérieur. Il peut fouiller son bureau, interroger sa secrétaire, récupérer tous les papiers, se faire imprimer la copie de ses agendas mais par pitié, qu'il ne l'expose pas à ce "Défilé de la Honte ".
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jeunejanejeunejane   13 juin 2019
" Tout le monde ment, sur tout, tout le temps. Coupables, innocents, tous ont quelque chose à dissimuler, une vérité à travestir pour les convenances, pour la famille, pour la société...
Il va cuisiner Santini. Il va le coincer. Il va tenir sa promesse.
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diablotin0diablotin0   05 décembre 2018
Face à lui, les policiers sont comme une meute de hyènes, excitées par l'odeur du sang, attaquant sans relâche une proie blessée, diminué, chancelante, dont elles savent d'instinct que la résistance ne sera plus que symbolique désormais.
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Verdure35Verdure35   07 mai 2018
Trouver le coupable, voilà, ça c'est fait. Maintenant elle veut qu'il s'explique, qu'il paye.Elle veut le decorum, le punir, elle veut le cachot, l'isolement, le froid, la crasse;le questionnement fait place à un désir de vengeance, et c'est nouveau pour elle.Jusque là elle espérait obtenir justice, à présent elle voudrait qu'il souffre, et elle a honte de ce sentiment nouveau qui la dévore.
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ZilizZiliz   26 janvier 2019
Il aime la traque, la résolution d'énigmes, relier les points, remplir les blancs, reconstituer les tenants et aboutissants pour échafauder une histoire qui se rapproche le plus possible de la réalité. Il a renoncé à la recherche de la vérité, c'est inatteignable. Trop pur, trop parfait. On ne connaît jamais avec certitude tous les tenants et aboutissants d'une affaire.
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« Un homme parfait » le film choc sur France 2, inspiré du roman de Mathieu Menegaux Un fils parfait
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