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Hélène Morita (Traducteur)
EAN : 9782842611927
214 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (13/04/2000)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Après Traversée de la neige, trois amples nouvelles parmi les chefs-d'œuvre de Miyazawa, sans doute les plus marquées par la foi bouddhiste de l'auteur.
Le violoncelliste Gauche, instruit par les animaux, qui deviendra virtuose et guérisseur, Matasaburo, l'écolier étrange, le fils du Vent, et Giovanni, le jeune rêveur dans le train de la Voie lactée : tous trois nous adressent, à la manière énigmatique et singulière du poète, des signes pour nous permettre de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  06 janvier 2019
Gauche, un violoncelliste, améliore ses performances grâce à des professeurs étonnants et découvre que sa musique peut guérir.
Dans un village de montagne, des écoliers voient arriver un nouveau camarade, c'est Matasaburo, le fils du vent.
Giovanni, moqué par ses camarades, s'évade en montant dans le train de la voie lactée.
Animaux doués de la parole, garçon qui apparaît et disparaît avec le vent, voyage onirique dans les étoiles, en trois nouvelles Kenji Miyazawa mêle habilement le fantastique et le terrien. Au coeur de ses histoires, la nature omniprésente, le rêve, l'enfance mais aussi la disparition et la mort, ou plutôt le passage de la vie à la mort, comme un voyage vers l'au-delà empreint de sa foi bouddhiste.
Trois nouvelles, trois univers et toute une palette d'émotions : optimisme et sourire avec Gauche, nostalgie avec Matasaburo, magie, poésie, chagrin avec Giovanni.
Beauté des mots, poésie et onirisme, merveilleux et fantastique, pour un auteur à découvrir.
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Tetrizoustan
  12 octobre 2019
Kenji Miyazawa, singulier personnage, poète et auteur de contes, inpublié de son vivant, classique aujourd'hui, socialiste, bouddhiste, espérantiste, violoncelliste, et un des rares détenteurs de la carte d'abonnement illimitée du Galaxy Express.
La pluie ne m'abat pas
le vent ne m'abat pas
ni la neige ni la canicule en été
Je le découvre avec ce recueil de 3 contes. Au Japon, ce sont des classiques pour enfants comme adultes, ils sont empreints de mystère, de spiritualité, et d'un réseau subtil d'indices et de correspondance qui réclame bien une seconde lecture pour être appréciée.
Gauche le violoncelliste a fait l'objet d'une magistrale (et fidèle, je l'ai regardée, du coup) adaptation en film animé par Isao Takahata (le Tombeau des Lucioles). C'est la plus accessible des 3 histoires. Un musicien maladroit recoit la visite d'animaux qui l'aident à développer son art et son coeur (la traductrice a remplacé le tanuki par un blaireau, est-ce pardonnable ?).
Matasaburo le Vent, chronique d'écoliers villageois accueillant un nouveau venu mystérieusement lié au Vent, pour moi le plus mystérieux des trois (tu l'as déjà dit), bon, celui que j'ai lu au moins pour le plaisir de la découverte de ces garcons entre l'école communale et les escapades dans les champs et les bois. (Pas d'adaptation en anime en vue, mais en film avec acteurs, ils l'ont fait)
Le Train de la Galaxie (lui aussi adapté en un très beau film fidèle en 1985, de Gisaburô Sugii, je l'ai vu aussi !). C'est le voyage onirique de deux jeunes garçons le long de la Voie Lactée - qui au Japon est une rivière céleste (ama no gawa 天の川) - tout en splendeur visuelle et lumineuse des paysages célestes traversés, des rencontres de personnages, des mystères qui sont ceux de la vie et de la mort, et une fin poignante. Une atmosphère particulière, voire déroutante, et un récit à échos et correspondances, que l'on peut redécouvrir à chaque fois, à mon avis.
Ce conte a inspiré de nombreuses oeuvres, du Galaxy Express 999 de Reiji Matsumoto (Albator) qui a exactement le même nom (Ginga Tetsudô 銀河鉄道), à l'île de Giovanni en 2014 nommée d'après un des deux personnages.
Et pour finir avec les films d'animation, la vie de Kenji Miyazawa a inspiré un anime biographique pour le centième anniversaire de sa naissance en 1996, inédit en français, avec des chats anthropomorphiques. Votre mission Tetrizoustan, si vous l'acceptez, c'est de prendre le train de la voie lactée pour aller dans la constellation Nyaa dénicher cette perle espérée. Mais pas question d'acheter un billet, c'est trop tôt. Je resquillerai.
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le_Bison
  03 avril 2012
Pour éviter d'être ridiculisé par le chef d'orchestre à chaque répétition, Gauche va s'entraîner, s'exercer chaque soir, de la tombée de la nuit aux premières lueurs du soleil. Seul dans sa chambre ou presque, il sera instruit par des « professeurs de musique » un peu spéciaux. A force de persévérance et de courage, parviendra-t-il à devenir un grand violoncelliste ?
Cette petite nouvelle de Kenji Miyazawa marque ma première incursion dans l'univers de ce poète. Parce qu'il s'agit bien de poésie. L'histoire pourrait débuté ainsi : « Il était une fois un jeune violoncelliste qui jouait faux... ». Imaginer, surprendre, rêver... Gauche le violoncelliste qui apprend et joue de la musique en compagnie d'un chat, d'un oiseau, d'un blaireau ou d'une petite souris. Gauche le violoncelliste est un conte, une fable empreinte de lyrisme, et d'espérance, une leçon d'humanité.
C'est BEAU, c'est MAGIQUE, c'est ÉMOUVANT...
Pas la peine d'en rajouter ?
SI, SI !
Pour la seconde nouvelle de ce Kenji Miyazawa, je plonge dans une enfance japonaise d'un autre temps. L'innocence de ces quelques écoliers, leur solidarité et leur camaraderie me touchent. Ce monde de la jeunesse décrit avec ses mots est si simple, si magnifique, si énigmatique...Et en plus, il y a cet étrange écolier : « Matasaburo », le fils du Vent !
Entre poésie imaginaire et légende ancestrale, Kenji le poète me fait partager un peu de sa culture, un peu de ses traditions japonaises, un peu de la beauté de son monde. Ces quelques notes de magie distillées dans mes lectures me surprennent et enchantent mon esprit égaré dans son petit monde trop contemporain et trop industriel...
C'est toujours BEAU, c'est toujours MAGIQUE, c'est toujours ÉMOUVANT...
Encore ?
OUI, OUI !
Troisième et dernière nouvelle de Kenji Miyazawa, « Train de nuit dans la Voie lactée » me fait prendre le train pour un voyage peu ordinaire, en compagnie de deux écoliers Giovanni et Campanella.
Départ : gare de la Voie lactée.
Destination : le sommet du ciel.
Ce voyage onirique à bord du train de la Voie lactée de la quatrième dimension m'entraîne aux confins du Cosmos entre le Vide et les milliards d'étoiles qui l'occupent. Est-ce cela la vision de la vie et de la mort du Bouddhisme ? Nulle doute que cette dernière nouvelle clôturant ce recueil sera lue, [re]lue et [re][re]lue afin de m'imprégner de ces images, de ce Vide, de cette foi et d'en saisir un peu plus le sens, de comprendre l'impermanence de cette vie.
A l'avenir, me retrouvant seul à la tombée de la nuit, il me suffira de lever les yeux vers le ciel et de contempler... Solitaire, en aucun cas je ne pourrais l'être ; où que j'aille, là-haut, les yeux de Giovanni et Campanella me fixeront à tout jamais. Je sentirai cette présence parmi les étoiles, entre deux clins d'oeil éphémères de ces nombreuses constellations. Triste, je le suis face à cette immensité qui m'attend. Un peu perdu, je ne saurai à quelle gare descendre si je suis seul à prendre ce train. Apeuré, voilà le sentiment qui m'enveloppe lorsque je pense à certains voyageurs susceptibles d'embarquer sur l'un des wagons du train de la Voie lactée.
C'est encore plus BEAU, c'est encore plus MAGIQUE, c'est encore plus ÉMOUVANT...
Désormais, je ne regarderais plus jamais ce ciel étoilé de la même manière...
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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mh17
  13 juillet 2020
Trois nouvelles poétiques
1) Gauche le violoncelliste
La nouvelle ressemble à une fable. C'est la plus accessible pour les enfants. Gauche, comme son nom l'indique, est maladroit. Il est sans arrêt houspillé par le chef d'orchestre. Mais, dans son humble masure où il répète inlassablement les mêmes morceaux, il va recevoir des leçons très particulières d'animaux bienveillants.
2) Matasaburo le vent
La nouvelle très poétique nous immerge dans une petite école campagnarde au milieu des champs et des fleurs. le jour de la rentrée, un nouvel élève aux cheveux roux est déjà assis dans la classe unique. Il se prénomme Saburo. Mais certains élèves le surnomment Matasaburo, comme le Fils du Vent... La nouvelle nous invite à profiter du moment ; le mélange de réalisme et de merveilleux est vraiment charmant.
3) Train de nuit dans la voix lactée
La nouvelle la plus mélancolique. Giovanni, un écolier, est tristounet et endormi ces derniers temps. Son maître l'a interrogé sur la Voie lactée et il n'a pas su répondre. Sa maman est malade et il doit travailler à l'imprimerie après l'école. Son père est absent. Les autres se moquent de lui à cause de cela. Même Campanella, son grand copain ne le défend pas. Mais le soir de fête de la Voie lactée, de retour de la laiterie, Giovanni s'étend dans l'herbe et va faire un voyage ferroviaire en compagnie de Campanella...
La nouvelle est très touchante. Les émotions comme les questionnements qu'elle véhicule sont universels.
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Shan_Ze
  20 avril 2020
Ce manga est l'adaptation d'un classique japonais. Je l'ai lu avec mes enfants, je m'attendais à une histoire pleine d'aventures mais il s'agit en fait d'une amitié, de rencontres, de rêves. Giovanni, un jeune garçon issu d'une famille se retrouve dans un train de nuit avec son ami Campanella.
Ce voyage sera l'occasion de situations assez poétiques avec des paysages assez improbables, de créations originales, de rencontres temporelles. Plusieurs thèmes sont abordés comme l'amitié, le deuil. On se demande parfois d'où telle personne mais il faut laisser son esprit logique de côté et se laisser mener par ce train. Un final un peu rapide qui déstabilise... Je lirai bien le roman dont il est adapté. Agréable découverte même si j'ai mis du temps à m'adapter aux dessins (yeux très brillants, ressemblance personnages...)
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   10 février 2019
Si vous imaginez que cette rivière du ciel est une vraie rivière, chacune des petites étoiles correspondra aux grains de sable ou aux graviers de ses fonds. Ou bien, si vous imaginez que c’est un grand flot de lait, cela ressemblera encore plus à la rivière du ciel. En effet, toutes ces étoiles seraient analogues aux fines gouttes de graisse qui flottent à l’intérieur du lait. Et si l’on veut nommer ce qui correspond à l’eau de cette rivière, c’est le vide, c’est-à-dire ce qui transmet la lumière à une certaine vitesse, le soleil et la terre flottant également. Nous aussi, nous vivons dans l’eau de la rivière du ciel.
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le_Bisonle_Bison   03 avril 2012
« Gare de la Voie lactée ! Gare de la Voie lactée ! » et brusquement devant lui le paysage devint très clair comme si, d’un seul coup, on avait pétrifié le feu de mille milliards de seiches phosphorescentes et qu’on l’avait immergé au milieu du ciel, ou bien comme si quelqu’un avait soudain renversé tous les diamants que, afin que les prix ne soient pas trop bas, on ne montre pas, délibérément, dans certaines entreprises où l’on place les pierres en des endroits cachés, et qu’on les avait tous éparpillés ; tout étincelait devant Giovanni ébloui qui se frotta les yeux plusieurs fois.
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mh17mh17   13 juillet 2020
En se dirigeant vers le talus du côté opposé, il (Saburo) passa devant la salle des professeurs.
A ce moment, un grand vent se leva et les herbes des talus devinrent des vagues bruissantes ; en plein milieu du terrain de sport de la poussière se souleva brusquement ; devant le hall d'entrée, elle s'enroula en un tourbillon jaune dont la forme ressemblait à une bouteille renversée qui s'éleva plus haut que le toit.
Alors Kasuke dit soudain à voix haute:
"C'est bien ça ! C'est sûr ! Le nouveau, c'est Matasaburo ! Chaque fois qu'il fait quelque chose, à coup sûr, le vent se met à souffler."
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mh17mh17   13 juillet 2020
La rivière, dans toute son étendue, vers l'aval, reflétait immensément la Voie lactée et l'on aurait pu dire que c'était comme si l'eau avait disparu, qu'il n'y avait plus que le ciel. Campanella ne pouvait se trouver que là-bas, tout au bout de la Voie lactée...
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TetrizoustanTetrizoustan   08 octobre 2019
- Fiche-moi le camp ! Espèce de sale chat !
Alors le chat arrondit les épaules, ses yeux se firent plus étroits, mais sa bouche dessina un sourire un peu dédaigneux et il dit :
- Monsieur le musicien, ne vous mettez pas si en colère, c'est mauvais pour votre santé. S'il vous plaît, voulez-vous jouer plutôt La Traumerei de Schumann ?
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Video de Kenji Miyazawa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kenji Miyazawa
Ryoko Sekiguchi Patrick Honoré le Club des gourmets et autres cuisines japonaises. Traduire. Où Ryoko Sekiguchi et Patrick Honoré tentent de dire de quoi est composé "Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises", présenté par Ryoko Sekiguchi, et comment a été traduit du japonais ce recueil de Kôzaburô Arashiyama, Osamu Dazai, Rosanjin Kitaôji, Shiki Masaoka, Kenji Miyazawa, Kafû Nagai, Kanoko Okamoto, Jun?ichirô Tanizaki traduits par Ryoko Sekiguchi et Patrick Honoré, à l'occasion de sa parutuion en #formatpoche aux éditions P.O.L et où il est question notamment de la traduction à deux mains, de Patrick Chamoiseau et de mangas,et des mots pour dire la nourriture et la cuisine. "Si le Japon est connu comme un pays de fine gastronomie, sa littérature porte elle aussi très haut l'acte de manger et de boire. Qu'est-ce qu'on mange dans les romans japonais?! Parfois merveilleusement, parfois terriblement, et ainsi font leurs auteurs, Tanizaki, Dazai, Kafû du XIIe siècle à nos jours, dix gourmets littéraires vous racontent leur histoire de cuisine."
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