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Hélène Morita (Traducteur)
ISBN : 2842611926
Éditeur : Le Serpent à plumes (13/04/2000)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Après Traversée de la neige, trois amples nouvelles parmi les chefs-d'œuvre de Miyazawa, sans doute les plus marquées par la foi bouddhiste de l'auteur.
Le violoncelliste Gauche, instruit par les animaux, qui deviendra virtuose et guérisseur, Matasaburo, l'écolier étrange, le fils du Vent, et Giovanni, le jeune rêveur dans le train de la Voie lactée : tous trois nous adressent, à la manière énigmatique et singulière du poète, des signes pour nous permettre de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  06 janvier 2019
Gauche, un violoncelliste, améliore ses performances grâce à des professeurs étonnants et découvre que sa musique peut guérir.
Dans un village de montagne, des écoliers voient arriver un nouveau camarade, c'est Matasaburo, le fils du vent.
Giovanni, moqué par ses camarades, s'évade en montant dans le train de la voie lactée.
Animaux doués de la parole, garçon qui apparaît et disparaît avec le vent, voyage onirique dans les étoiles, en trois nouvelles Kenji Miyazawa mêle habilement le fantastique et le terrien. Au coeur de ses histoires, la nature omniprésente, le rêve, l'enfance mais aussi la disparition et la mort, ou plutôt le passage de la vie à la mort, comme un voyage vers l'au-delà empreint de sa foi bouddhiste.
Trois nouvelles, trois univers et toute une palette d'émotions : optimisme et sourire avec Gauche, nostalgie avec Matasaburo, magie, poésie, chagrin avec Giovanni.
Beauté des mots, poésie et onirisme, merveilleux et fantastique, pour un auteur à découvrir.
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le_Bison
  03 avril 2012
Pour éviter d'être ridiculisé par le chef d'orchestre à chaque répétition, Gauche va s'entraîner, s'exercer chaque soir, de la tombée de la nuit aux premières lueurs du soleil. Seul dans sa chambre ou presque, il sera instruit par des « professeurs de musique » un peu spéciaux. A force de persévérance et de courage, parviendra-t-il à devenir un grand violoncelliste ?
Cette petite nouvelle de Kenji Miyazawa marque ma première incursion dans l'univers de ce poète. Parce qu'il s'agit bien de poésie. L'histoire pourrait débuté ainsi : « Il était une fois un jeune violoncelliste qui jouait faux... ». Imaginer, surprendre, rêver... Gauche le violoncelliste qui apprend et joue de la musique en compagnie d'un chat, d'un oiseau, d'un blaireau ou d'une petite souris. Gauche le violoncelliste est un conte, une fable empreinte de lyrisme, et d'espérance, une leçon d'humanité.
C'est BEAU, c'est MAGIQUE, c'est ÉMOUVANT...
Pas la peine d'en rajouter ?
SI, SI !
Pour la seconde nouvelle de ce Kenji Miyazawa, je plonge dans une enfance japonaise d'un autre temps. L'innocence de ces quelques écoliers, leur solidarité et leur camaraderie me touchent. Ce monde de la jeunesse décrit avec ses mots est si simple, si magnifique, si énigmatique...Et en plus, il y a cet étrange écolier : « Matasaburo », le fils du Vent !
Entre poésie imaginaire et légende ancestrale, Kenji le poète me fait partager un peu de sa culture, un peu de ses traditions japonaises, un peu de la beauté de son monde. Ces quelques notes de magie distillées dans mes lectures me surprennent et enchantent mon esprit égaré dans son petit monde trop contemporain et trop industriel...
C'est toujours BEAU, c'est toujours MAGIQUE, c'est toujours ÉMOUVANT...
Encore ?
OUI, OUI !
Troisième et dernière nouvelle de Kenji Miyazawa, « Train de nuit dans la Voie lactée » me fait prendre le train pour un voyage peu ordinaire, en compagnie de deux écoliers Giovanni et Campanella.
Départ : gare de la Voie lactée.
Destination : le sommet du ciel.
Ce voyage onirique à bord du train de la Voie lactée de la quatrième dimension m'entraîne aux confins du Cosmos entre le Vide et les milliards d'étoiles qui l'occupent. Est-ce cela la vision de la vie et de la mort du Bouddhisme ? Nulle doute que cette dernière nouvelle clôturant ce recueil sera lue, [re]lue et [re][re]lue afin de m'imprégner de ces images, de ce Vide, de cette foi et d'en saisir un peu plus le sens, de comprendre l'impermanence de cette vie.
A l'avenir, me retrouvant seul à la tombée de la nuit, il me suffira de lever les yeux vers le ciel et de contempler... Solitaire, en aucun cas je ne pourrais l'être ; où que j'aille, là-haut, les yeux de Giovanni et Campanella me fixeront à tout jamais. Je sentirai cette présence parmi les étoiles, entre deux clins d'oeil éphémères de ces nombreuses constellations. Triste, je le suis face à cette immensité qui m'attend. Un peu perdu, je ne saurai à quelle gare descendre si je suis seul à prendre ce train. Apeuré, voilà le sentiment qui m'enveloppe lorsque je pense à certains voyageurs susceptibles d'embarquer sur l'un des wagons du train de la Voie lactée.
C'est encore plus BEAU, c'est encore plus MAGIQUE, c'est encore plus ÉMOUVANT...
Désormais, je ne regarderais plus jamais ce ciel étoilé de la même manière...
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Athouni
  25 mars 2013
Trois nouvelles assez difficiles à lire - sauf la première - à moins d'être pourvu d'une solide culture japonaise et/ou bouddhique. Opacité ou poésie, difficile de trancher. J'ai parfois eu l'impression de m'égarer, peinant à comprendre certains enchaînements. C'est frappant dans la troisième nouvelle où un regard vers les étoiles suffit à se retrouver projeter dans un train traversant la voie lactée. Au début, ça surprend, forcément... Peut-être me faudra-t-il une autre lecture pour savourer ce recueil et me laisser porter par la langue élégante de Miyazawa.
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polarjazz
  21 mai 2016
J'ai emprunté ce petit roman à la bibliothèque et je me suis rendue compte rapidement que je l'avais déjà lu. C'est donc une redécouverte pleine de poésie.
Ce petit recueil de trois nouvelles nous invite à méditer.
La première nouvelle "Gauche le violoncelliste", l'auteur convoque les animaux et la musique pour développer la notion d'enseignement.
Puis dans "Matasaburo le vent", Kenji Miyazawa convoque la nature afin d'évoquer l'impermanence.
L'auteur approfondit l'analyse de ce concept dans la dernière nouvelle "Train de nuit dans la Voie lactée."
(Je ne délivre ici que mon interprétation. Cela n'engage que moi.)
L'oeuvre littéraire de Miyazawa est pénétrée de sa foi bouddhiste.
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Anassete
  03 juillet 2011
Des récits très fins qui mélangent merveilleux et fantastique à merveille. J'ai eu un peu de mal à suivre la deuxième nouvelle par contre... Pour lire avec aisance, il vaut mieux avoir quelques notions sur les différentes religions qui ont fait la culture japonaise. Derrière leur aspect très enfantin, on sent une grande puissance philosophique.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   10 février 2019
Si vous imaginez que cette rivière du ciel est une vraie rivière, chacune des petites étoiles correspondra aux grains de sable ou aux graviers de ses fonds. Ou bien, si vous imaginez que c’est un grand flot de lait, cela ressemblera encore plus à la rivière du ciel. En effet, toutes ces étoiles seraient analogues aux fines gouttes de graisse qui flottent à l’intérieur du lait. Et si l’on veut nommer ce qui correspond à l’eau de cette rivière, c’est le vide, c’est-à-dire ce qui transmet la lumière à une certaine vitesse, le soleil et la terre flottant également. Nous aussi, nous vivons dans l’eau de la rivière du ciel.
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le_Bisonle_Bison   03 avril 2012
« Gare de la Voie lactée ! Gare de la Voie lactée ! » et brusquement devant lui le paysage devint très clair comme si, d’un seul coup, on avait pétrifié le feu de mille milliards de seiches phosphorescentes et qu’on l’avait immergé au milieu du ciel, ou bien comme si quelqu’un avait soudain renversé tous les diamants que, afin que les prix ne soient pas trop bas, on ne montre pas, délibérément, dans certaines entreprises où l’on place les pierres en des endroits cachés, et qu’on les avait tous éparpillés ; tout étincelait devant Giovanni ébloui qui se frotta les yeux plusieurs fois.
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AnasseteAnassete   21 mars 2012
Peu après, lorsque Kosuke passa sous un châtaignier, en voulant aller vers un autre buisson de vigne, une pluie d egouttes l'aspergea et son dos et ses épaules furent trempés comme s'il était rentré dans l'eau. De surprise, Kosuke ouvrit la bouche, regarda en l'air et vit Matasaburo qui était monté sur l'arbre on ne sait trop quand, et qui, avec de petits rires, s'essuyait le visage à ses poignets.
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le_Bisonle_Bison   05 avril 2012
Les deux enfants débouchèrent devant la gare sur une petite place entourée de ginkgos qui semblaient façonnés dans du cristal. De là, une large avenue conduisait tout droit vers la lumière bleue de la Voie lactée.
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le_Bisonle_Bison   04 avril 2012
Teuf-teuf-teuf le joli petit train avançait joyeusement au milieu des roseaux du ciel étirés par le vent, parmi l’eau de la rivière céleste et les lueurs blanchâtres des signaux triangulaires, toujours plus loin.
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