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Marc Saint-Upéry (Traducteur)
EAN : 9782264037220
226 pages
Éditeur : 10-18 (22/07/2004)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Journaliste, scénariste, producteur, acteur et réalisateur (Roger et moi et The Big One), Michael Moore est devenu le poil à gratter de la bonne conscience puritaine et du consensus patriotique aux États-Unis. Dans son précédent ouvrage, Dégraissez-moi ça, Petite balade dans le cauchemar, il avait déjà identifié ses ennemis au cœur de l'Amérique profonde : illettrisme, alcoolisme, racisme, pauvret... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
chriskorchi
  29 mai 2013
Il est difficile de ne pas être d'accord avec Michael Moore. Il expose les paradoxes de la société américaine, ou la richesse cotoie la pire des pauvreté, ou le concept de liberté est à la fois chéri et mis a mal comme dans les pires dictatures. le rêve américain, oui, mais pour 10% de la population, et grâce au efforts des 90% restant qui n'auront jamais une réelle chance.
Son style, qui va de l'invective (qui ne prouve rien, mais quel bien elle fait!) aux données statistiques froides, incontournables, issues de sources les plus fiables, est toujours clair et enthousiaste. Michael Moore cite les lois, les sites internet à consulter, les actes de résistance civile a entreprendre, pour lutter contre ce mouvement réactionnaire phénoménal que le gouvernement américain ("son of a bush") essaie de faire avaler à son pays.
Sans se limiter à la politique, Michael Moore s'attaque au machisme, au racisme, à l'éducation, autant de sujets ou les rapprochements avec la France sont malheureusement nombreux. bon nombre de sujets de réflexions, mais aussi de solutions possible, toujours pragmatiques.
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annec44
  24 octobre 2015
Michaël Moore nous livre avec cet essai une satire très précise de la gouvernance Bush aux Etats-Unis. Chapitre après chapitre, il revient sur de nombreux points détaillés qui vont des conditions de l'élection de Georges W. Bush (fraudes diverses dans le décompte des bulletins de vote) à la discrimination raciale anti-noirs, en passant par la politique étrangère et les différentes mesures intérieures mises en application dès son investiture (notamment budgétaires).
Mon avis : Michaël Moore s'est spécialisé dans le documentaire satirique. Je le connaissais en qualité de cinéaste notamment dans Bowling For Columbine (tuerie du lycée de Columbine par un adolescent) et avais apprécié à cette occasion son ton, que je qualifierais avec euphémisme d'ironique, la précision et la documentation de ses propos et son côté "sans-gêne".
J'ai retrouvé avec plaisir dans l'écriture de Moore les mêmes caractéristiques. Cet essai est particulièrement bien documenté. Moore nous évoque de nombreux faits (notamment les fraudes mises en place pour l'élection de Bush en Floride), tout en usant d'humour et d'ironie tout au long des pages.
Ce livre est sorti en 2003 en France, époque où Georges W. était toujours en poste en tant que Président des Etats-Unis. Il est évident que de le lire en 2011 apporte moins de poids puisque tous ces faits ne sont pas d'actualité. Cependant, il apporte un éclairage postérieur à ce qui a pu se passer durant toutes ces années de "règne".
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Fx1
  11 avril 2014
Le trublion américain est de retour , et que cela fait du bien !! A une époque ou Pernaut et bfmtv sont érigés en nouveaux maitres médiatiques , une voix aussi libre s'avére p,us que nécessaire . L'on est ici devant un pamphlet puissant et qui marque durablement l'esprit . le ton puissant du cinéma de Moore , on le retrouve ici dans ces pages ou l'aspect percutant de la pensée de Moore est omniprésent. Passionant , instructif , pertinent et bien fait , à découvrir !!
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umezzu
  26 mars 2017
En 2004, Michael Moore provoquait une réflexion sur une Amérique à deux faces. D'un côté celle qui réussit, vante les "self made men", invoque le libéralisme. De l'autre, une Amérique pauvre, vers laquelle les projecteurs ne se braquent pas, avec des tensions raciales. Une plongée dans l'Amérique de l'époque rédigée par celui qui était un poil à gratter pour l'administration Bush.
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Isamax56
  13 mai 2020
J'avoue, j'ai trouvé ce livre très américain, et je me suis plutot ennuyée. Très américain dans le sens où une idée (bonne à la base) est développée pendant tout un livre, çà a un coté coaching enfoncez vous çà dans le crâne qui me fatigue. Et je me suis ennuyée parce que Bush n'est plus président (depuis il y a pire), et le coté subversif de Michael Moore a vieilli. J'avais adoré 9/11 à sa sortie, mais presque 20 ans sont passés, et beaucoup de ces idées sont acquises aujourd'hui, dans le sens ce qui pouvait paraitre scandaleux ou étonnant en 2001 ne l'est plus en 2020, ce qui rend l'ensemble un peu dépassé.
Comme quoi, avec le temps...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
chriskorchichriskorchi   29 mai 2013
Les plus fortunés font tout ce qu'ils peuvent pour vous convaincre de ne pas réclamer votre dû en prétextant que, tout
d'un coup, c'est la crise, c'est la débâcle ! Tous les soirs, par la voix des médias qui leur appartiennent, on vous martèle que tout va mal, on vous fait pleurer avec l'histoire de la dernière start-up qui a fait faillite, du dernier fonds de pension qui a tout perdu, de l'investisseur du Nasdaq qui n'a plus que sa chemise sur le dos. Aujourd'hui, le Dow Jones a perdu plus de 300 points. La firme Lucent Technologies a annoncé quinze mille nouveaux licenciements, United et US Airways ont renoncé à fusionner, Général Motors se débarrasse d'Oldsmobile
et même votre brave petit plan de retraite est en péril. Il y a de
quoi flipper, non ?
Alors bien sûr, tout ça, c'est vrai. Ils iraient quand même pas vous raconter des mensonges. En tout cas, pas sur ces petites histoires qui servent à manipuler vos angoisses.
Le mensonge se situe à un autre niveau. Dans l'idée que tout va mal au niveau de l'économie mondiale. Évidemment, sous un certain aspect, ça a l'air plausible. Si vous faites partie des classes moyennes ou des couches populaires, vous avez toutes les raisons d'être inquiets. Pourquoi ? Parce qu'au sommet de la pyramide ils ont encore plus les jetons que vous. Ils pani­quent complètement à l'idée que vous ayez envie de vous invi­ter à leur fête. Ils ont la trouille que vous leur disiez : « OK, vous avez votre yacht, votre villa dans le sud de la France, mais moi, à quoi j'ai droit ? J'aimerais bien avoir une petite rallonge pour remplacer la porte de mon garage. » La seule chose qui dépasse leur appréhension, c'est leur stupéfaction de constater qu'aucun d'entre vous n'a exigé une augmentation, des congés payés, le remboursement partiel d'une visite chez le dentiste, ni la moindre miette de la surabondance de richesse qui a été engendrée au cours des dix dernières années. À croire que vous êtes vraiment satisfaits de passer quatre soirées par semaine à regarder le programme « Qui veut gagner des millions ? » sans jamais oser répondre « MOI » ! Les nababs s'attendraient plutôt à vous voir mendier.
Eh oui, ces types-là savent bien qu'un jour vous allez récla­mer votre part, c'est inévitable. Et comme il est absolument hors de question de vous l'accorder, ils ont le doigt sur la gâchette et ils ont décidé de lancer une frappe préventive dans l'espoir qu'il ne vous vienne même pas à (idée de lorgner sur leur magot.
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chriskorchichriskorchi   29 mai 2013
Nous vivons dans une société qui honore et récompense les délinquants en col blanc - tous ces dirigeants d'entreprise qui saccagent directement ou indirectement les ressources naturelles et ne s'intéressent avant tout qu'à la rentabilité financière -tout en soumettant les pauvres à une « justice » répressive et complètement aléatoire.
Mais l'opinion est en train de se rendre compte de la perversité de ce système.
Il est temps de réformer notre société de telle sorte que l'existence de chaque individu en son sein y soit perçue comme précieuse et sacrée et que, par ailleurs, AUCUN CITOYEN ne puisse échapper à la loi, quel que soit le nombre de candidats aux élections qu'il est capable d'acheter. Tant que nous ne serons pas parvenus à ce but, nous ne saurions prononcer la devise « liberté et justice pour tous » sans frémir de honte.
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chriskorchichriskorchi   29 mai 2013
Bien sûr, il y a un tas de profs qui déconnent et qui feraient mieux de faire du démarchage téléphonique pour vendre des produits de beauté. Mais la vaste majorité des enseignants sont des éducateurs consciencieux qui gagnent moins d'argent par mois que ce que certains de leurs propres élèves empochent en vendant de l'ecstasy, et nous nous permettons de critiquer leur extrême dévouement. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, personnellement, je préférerais que les personnes qui s'occupent de ma progéniture pendant la majeure partie de la journée, en tout cas plus longtemps que moi, soient traitées avec un peu plus d'affection et de sympathie. Après tout, c'est l'avenir de mes gosses qui est entre leurs mains, alors pourquoi leur chercher systématiquement des poux dans la tête ?
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