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ISBN : 2266095269
Éditeur : Pocket (01/10/1999)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Septembre 1939 : les hordes hitlériennes déferlent sur la Pologne. Mai 1940 : les blindés allemands traversent les Ardennes. L'armée française s'effondre, même si un colonel visionnaire devenu général, Charles de Gaulle, parvient à faire reculer la Wehrmacht à Montcornet et à Abbeville. Juin 1940. De Gaulle refuse d'accepter l'armistice demandé par l'état-major français et le maréchal Pétain. Depuis Londres, le 18 juin, il lance son appel à la poursuite des combats.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
NMTB
  28 juin 2015
Un livre très précis, plein de détails et de documents, qui raconte, après une courte introduction sur l’avant-guerre, toutes les actions du général de Gaulle, presque au jour le jour, à partir de la bataille de France jusqu’à 1942 (peu à peu le récit des évènements devient moins chronologique et plus thématique). Ce sont des mémoires de guerre et donc beaucoup de batailles sont relatées, que ce soit en France, en Afrique, au Moyen-Orient ; certaines sont rébarbatives ou purement informatives, d’autres sont captivantes, comme la bataille de Bir-Hakeim. Mais ça ne me parait pas le plus important.
Dès que de Gaulle a été appelé au gouvernement en juin 1940 son travail principal a été d’organiser l’éventuel transport du gouvernement français en Afrique du Nord pour continuer la guerre, car la France ne se résumait pas à sa métropole (déjà perdue lors de la bataille de France) mais s’étendait aussi à son empire colonial. Elle avait toujours des moyens considérables et notamment une marine intacte qui lui auraient permis de continuer la guerre, ce que souhaitait Paul Reynaud. Pétain en prenant le pouvoir le 16 Juin a changé tous ces plans et de Gaulle ne l’a pas du tout accepté.
A partir du 18 juin, il va chercher à affirmer au maximum son autorité et à centraliser le pouvoir autour de lui pour former une alternative crédible à Pétain. Il va s’évertuer à constituer un Etat parallèle, car ce n’est pas à la formation d’un simple « gouvernement français londonien » à laquelle on assiste mais d’un Etat ! Un Etat avec son armée, son administration, sa diplomatie, son économie, et même, et surtout, ses territoires (en Afrique équatoriale, dans le Pacifique, au Moyen-Orient). Un travail énorme, une organisation impressionnante. Et il faut du courage pour se porter à la tête d’un Etat qui n’existe plus pour le reformer. Je ne sais pas si c’est pire que d’être à la tête d’un Etat à l’agonie, comme le raconte de Gaulle au sujet de Paul Reynaud, mais tout de même, se retrouver, au mois de juillet 1940, isolé, avec à peine 7000 hommes sous ses ordres et de très maigres perspectives quant à l’avenir et continuer à se battre, cela mérite le plus profond respect.
Personne ne niera qu’il a eu un destin fulgurant, mais un destin tient à peu de choses. Il n’aurait rien pu faire si Paul Reynaud ne l’avait pas nommé au gouvernement et permis de rencontrer Churchill. Et sans le soutien des Anglais, ou sans l’intérêt immédiat qu’ils avaient à voir la France continuer le combat, rien n’aurait été pareil ; de même, lors de cette semaine fatidique du 16 au 22 juin 1940, si le général Noguès avait persisté dans sa première intention de continuer la guerre, c’eût été lui le chef de la résistance et de Gaulle serait certainement resté dans un relatif anonymat. Mais la France avait besoin d’un chef à forte personnalité, notamment pour faire valoir ses droits et ses devoirs.
Les relations diplomatiques sont d'une importance capitale pour de Gaulle, dans le but de se faire reconnaitre comme le légitime représentant de la France. De ce côté-là il adresse en fin de compte peu de reproches aux Anglais et à Churchill, même si leurs intérêts ont pu diverger, en particulier dans l’affaire tendue de la Syrie et du Liban. Il ne reproche rien non plus aux autres pays d’Europe envahis par Hitler, et même s’il n’est pas dupe du totalitarisme de Staline il reconnait qu’il a au moins pu traiter avec lui. Par contre, quelque chose n’est pas passé avec Roosevelt qui a préféré, dans un premier temps, l’ignorer et essayer de traiter avec Pétain. Au sujet des relations franco-américaines, je recommande de lire les documents réunis en fin d’ouvrage autour de l’affaire Saint-Pierre et Miquelon et ce qui s’ensuit, car de Gaulle ne dit pas tout dans ses mémoires. Les différents sur le Levant avec l’Angleterre et la politique américaine révélée au grand jour après l’affaire Saint-Pierre et Miquelon sont les deux conflits diplomatiques les plus importants de ce premier tome.
D’autres sujets mériteraient de longs commentaires : sur le déroulement de la guerre, bien entendu ; sur le fait que de Gaulle affiche une carrure d’homme d’Etat, persuadé qu’un changement de constitution était devenu indispensable ; et surtout sur le destin des colonies, en particulier le cas de la Syrie, qui me parait caractéristique de la politique gaullienne.
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vincentf
  25 juin 2012
Une certaine idée de la France poussée jusqu'au bout. le général De Gaulle montre, dans un témoignage à la fois précis et engagé, que rien n'est jamais définitivement foutu. L'armée française est en déroute un peu parce qu'elle ne l'a pas écouté, ce militaire qui préconise l'emploi massif de chars mécanisés, le gouvernement rentre dans sa coquille, le glorieux maréchal de la vieille guerre signe l'armistice de la honte avec Hitler, et, seul, ou presque, contre tous, un homme continue le combat, se rendant compte que la France possèdent des colonies où se replier pour contre-attaquer. La toile se tisse très lentement, est souvent balayée par les alliés anglais qui remarquent à peine les gesticulations du groupuscule du général, mais l'appel de de Gaulle est entendu, les Français combattants sont de plus en plus nombreux, ils parviennent à devenir une force qui compte dans la guerre, non pas un appoint pour les Britanniques, mais une vraie force indépendante, car s'il y a un point sur lequel le général ne transige pas, c'est celui du refus de l'asservissement de la France, qu'il pressent incarner, à qui que ce soit. Les Français combattants sont une vraie armée, petite certes, dépendante de ses alliés, bien sûr, mais qui n'a d'ordre à recevoir que du général. A force de s'affirmer, la France libre peut enfin participer au combat, dans la glorieuse bataille de Bir-Akeim et dans la reconquête intérieure d'un pays humilié mais où il reste des hommes debouts, qui suivent la voix si forte du général De Gaulle.
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dourvach
  07 juin 2015
On reste héberlués par le culot et la grandeur de cet homme : on en vient à aimer même sa grandiloquence (à l'oral comme à l'écrit), sa précision pointilliste dans l'énoncé des détails opérationnels, sa fierté personnelle à la limite du pathologique, sa capacité à secréter sa propre légende et son (si sympathique) délire personnel qui était de vouloir incarner -- en cette piètre & sinistre époque, et par une grandeur d'âme sans failles -- le destin de son pays natal : ce "Vaterland" qu'évoquaient les Allemands de la période romantique... On n'en admire que davantage son courage et son anticonformisme absolus !
Son sens de l'aventure -- passant par sa pierre angulaire originelle d'un "Appel", qui résonne d'abord comme un "appel du large" -- ou une aspiration au Grand Large d'un "autre monde" toujours possible. Rêve éveillé d'un humain dont on pouvait alors trouver le pari complêtement utopique, sur le plan purement militaire ; son geste pouvant relever d'un cas de folie, "douce" ou furieuse... Initialement à peine audible, né d'un certain studio de la B.B.C. en un certain 18 juin 1940...
Cet ouvrage documentaire et mémoriel forme un récit remarquable, dense et constamment passionnant.
Bref, Charles de Gaulle (Qu'en aurait-il pensé ?) était un vrai héros romantique !!! Nous souhaitons encore longue vie à son combat, comme à ses plus beaux rêves... !
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Topper67
  21 octobre 2017
Depuis le temps que les mémoires du Général prenaient la poussière sur mon étagère ! Il fallait bien qu'un jour je me lance, et cela en valait la peine.
Qu'on soit « gaulliste » ou pas, féru d'histoire ou pas, intéressé par le personnage et l'époque ou pas il y a une chose qui vous sautera aux yeux dès les premières lignes : quelle plume ! Mais quelle plume ! Ce militaire devenu chef d'Etat manie les mots mieux que certains écrivains. Tour à tour acerbe, acide grandiloquent, pompeux parfois, égratignant ses adversaires, ménageant ses appuis, ses mots frappent toujours juste et c'est un régal à lire.
Le tome premier est divisé en deux parties : la première constitue les « mémoires » à proprement parler. le Général de Gaulle nous narre son action du début de la guerre jusqu'en 1942. La deuxième partie de l'ouvrage reproduit les documents échangés à l'époque des faits relatés : lettres entre De Gaulle et Churchill, compte rendu des réunions du comité de la France Libre, mémorandum adressés à des dirigeants, extraits de discours… Personnellement, cette seconde partie, m'a paru plus intéressante que la première. Elle constitue une plongée directe dans la real politique de l'époque. Il est intéressant par exemple de sentir l'évolution des relations entre De Gaulle et Churchill aux travers des lettres qu'ils s'envoient. le ton est toujours cordial mais cela n'empêche pas de dire ce que l'on pense. Dans ces documents, on rencontre un général ferme, sûr de lui, qui sait ce qu'il veut et qui se fait, comme il aime lui-même à le dire « une certaine idée de la France ».
Bien sûr, si vous avez un minimum de culture historique, ces mémoires n'ont pas vocation à vous apprendre le déroulé des évènements. On sait que De Gaulle est l'homme de l'appel du 18 juin, qu'il a refusé la défaite, qu'il a pris envers et contre tout la direction de la France libre. On sait que Roosevelt le voyait comme un dictateur en puissance, qu'il était parfois une épine dans le pied de Churchill. Mais pouvoir décortiquer tous ces mécanismes, voir ces évènements à travers ceux qui les ont fait apporte une saveur toute particulière. Ainsi, je me suis surpris à sourire parfois devant le jeu d'échec que se livrent les grands de ce monde et les jokers qu'abat De Gaulle au moment où personne ne s'y attend. Un exemple parmi d'autre : De Gaulle veut absolument que les Français libres participent à la libération des colonies d'Afrique du Nord. Churchill lui, tout en promettant qu'elles seront restituées à la France après la guerre se verrait bien avancer un peu ses billes dans cette partie du globe. De Gaulle propose des troupes, Churchill remercie et temporise. De Gaulle s'irrite, il contacte les Russes pour leur dire en substance : « j'ai des troupes disponibles, les Anglais n'en veulent pas, je me ferai une joie de me battre contre le nazisme à vos côtés ». Magnifique coup de bluff. Les services de renseignement anglais s'agitent ! Churchill accède à la requête de de Gaulle.
En un mot comme en cent, même si de prime abord ce pavé fait peur, n'hésitez plus à le lire. le style est magnifique et vous serez rapidement pris dans les coulisses de la politique de la France libre pendant les premières années de la Deuxième Guerre mondiale.
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Bigmammy
  23 mars 2012
Soyons clairs : quelque soient vos convictions, vous n'en sortirez pas indemne.
De Gaulle, c'est à la fois un souffle épique (« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ») et un humour décapant, même le 17 juin (de Lebrun : « il voulait être un chef d'Etat, encore eût-il fallu qu'il fût un chef, et qu'il y eût un Etat »), c'est aussi un conteur de talent : on ne peut lâcher le livre, parce que la construction du récit, très professionnelle, vous tient toujours en haleine.
Peut-être les portraits des grands contemporains sont-ils les passages les plus admirables : Staline, qui fait froid dans le dos, Hitler, créature de l'après guerre, et qu'il crédite, pour sa descente en enfer, d'un horrible courage, Mussolini, jouet des évènements, enfin ses deux alliés terribles que furent Churchill et Roosevelt, chefs à la hauteur de leur mandat historique, mais aussi pleins de duplicité. Les historiens se sont efforcés d'atténuer cette « guerre de tranchées » qu'a été la relation avec les Anglo-saxons ; le Général, au contraire, n'en cache rien. Partout, toujours, la volonté de puissance des Etats-nations l'emporte : il n'y a pas d'idéologie ni d'affectivité qui tienne devant cette dure réalité.
Quelques éléments surprenants : d'abord l'humanité profonde de Charles de Gaulle, vrai chrétien, même si sa tâche de soldat et de chef d'Etat lui impose retenue et réalisme. Lisez bien, dans le troisième tome, les développements consacrés à la misère du Peuple français en 1944. Non, décidément, De Gaulle n'était pas un vrai homme de droite, et il expose avec fierté les nationalisations et la politique sociale de son Gouvernement.
Et qui a dit que le Général n'était pas européen ? Après 58, il c'est lui qui confirmera la signature de la France au Traité de Rome, fondateur de l'Union, et on comprend pourquoi dans les Mémoires, avec notamment sa vision de la construction économique de l'Europe sur la base de l'entente franco allemande.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   20 avril 2018
Je dois dire que nos soldats, a mesure qu’ils arrivaient, faisaient la meilleure impression. Dans cet Orient frémissant, où des échos séculaires répercutaient la renommée de la France, ils se sentaient des champions. Les Égyptiens, au demeurant, les accueillaient particulièrement bien, non, peut-être, sans l’intention que leur bonne grâce a l’egard des Français, contrastât avec la froideur su’ils Montraient aux Britanniques.
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PilingPiling   23 août 2008
incipit :
Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai, d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
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TobagoTobago   19 avril 2012
"Pour moi, dans le drame national, la politique devait être l'action au service d'une idée forte et simple. Mais eux [les politiciens], poursuivant les mêmes chimères qu'ils caressaient depuis toujours, n'acceptaient pas qu'elle fût autre chose qu'une chorégraphie d'attitudes et de combinaisons, menée par un ballet de figurants professionels, d'où ne devaient en sortir jamais qu'articles, discours, exhibition de tribuns et répartition de places."
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NMTBNMTB   28 juin 2015
Nous voulons que l’organisation mécanique des masses humaines, que l’ennemi a réalisée au mépris de toute religion, de toute morale, de toute charité, sous prétexte d’être assez fort pour pouvoir opprimer les autres, soit définitivement abolie. Et nous voulons en même temps que, dans un puissant renouveau des ressources de la nation et de l’Empire par une technique dirigée, l’idéal séculaire français de liberté, d’égalité, de fraternité soit désormais mis en pratique chez nous, de telle sorte que chacun soit libre de sa pensée, de ses croyances, de ses actions, que chacun ait, au départ de son activité sociale, des chances égales à celles de tous les autres, que chacun soit respecté par tous et aidé s’il en a besoin.
Nous voulons que cette guerre, qui affecte au même titre le destin de tous les peuples et qui unit les démocraties dans un seul et même effort, ait pour conséquence une organisation du monde établissant, d’une manière durable, la solidarité et l’aide mutuelle des nations dans tous les domaines. Et nous entendons que la France occupe, dans ce système international, la place éminente qui lui est assignée par sa valeur et par son génie.

[Extrait d’une déclaration du général de Gaulle publiée en France dans les journaux clandestins, le 23 juin 1942]
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NMTBNMTB   20 juin 2015
Etant donné le caractère de représentation, et non point de direction, que je voulais voir prendre à ce futur conseil [le Comité national] et qu’il prendrait, en effet, je ne comptais pas en exclure les partis [politiques]. Qu’il y en eût, c’était inévitable. A mon sens, d’ailleurs, nos malheurs étaient venus, non de leur existence, mais du fait qu’à la faveur d’institutions de décadence ils s’étaient abusivement approprié les pouvoirs publics. Aussi, tout en leur réservant leur place, n’entendais-je pas qu’à présent ils s’emparassent de la résistance. Celle-ci, au demeurant, ne procédait aucunement de leur esprit, ni de leur action, puisque tous, sans exception, avaient défailli au moment décisif. Mais, foudroyés hier par le désastre, ils commençaient maintenant à se ressaisir. Certains de leurs éléments, tout en adhérant aux mouvements de résistance, se regroupaient, d’autre part, dans les cadres d’autrefois.
Il est vrai que, n’ayant plus de clientèle à flatter, de combinaisons à pratiquer, de portefeuilles à marchander, ils croyaient et donnaient à croire qu’ils retournaient aux nobles sources d’où ils étaient originaires : volonté de justice sociale, cultes des traditions nationales, esprit de laïcité, flamme chrétienne.
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