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Jean Guiloineau (Traducteur)
EAN : 9782264025517
364 pages
Éditeur : 10-18 (06/05/2004)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Dans les années cinquante en Oklahoma, neuf familles descendantes d'esclaves, à la peau noir anthracite, ont fondé une ville, Ruby, à l'écart du monde et particulièrement des Blancs.

Vingt-cinq ans plus tard, ses 650 habitants vivent en cercle fermé, sous l'autorité des Pères fondateurs qui imposent une loi puritaine. Le Paradis ?

On pourrait le croire, mais l'enfer n'est pas loin. Les hommes de la ville rêvent de détruire un groupe de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Neneve
  12 octobre 2019
Voici un livre que j'ai bien failli laisser de côté tellement il est dur, tellement il nous heurte, tellement il nous étouffe... Paradis. Non. Pas du tout. Ruby, ville construite par une communauté Noire, pour s'échapper du vice. Vivre en autarcie. Une ville construite sur plusieurs générations. Et nous suivons la voix de 9 femmes. Une ville où règne la religion, de celle qui oblige, de celle qui oblige. Une ville repliée sur elle-même... Une ville pleine de conflits, de non-dits, de racisme... Certes, l'écriture pourrait se suffire à elle-même, parce que c'est Morrison, mais l'atmosphère pesante du roman nous en détache... nous pèse... nous fait manquer d'air... Dommage !
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bina
  09 décembre 2012
Le paradis, c‘est l'enfer. C'est ainsi qu'on pourrait décrire Ruby, commune à l'écart de toute civilisation blanche. Ville construite ex-nihilo par les Pères Fondateurs plus de 70 ans auparavant, elle est peuplée d'une communauté noire, refusant tout contact blanc, pour fuir la discrimination.
Mais cette volonté de s'isoler implique un replis sur soi : absence de restaurants, d'hôtels, de tous loisirs (cinéma, musique) pouvant pervertir et dévoyer la jeunesse.
Les jeunes, désoeuvrés, se réunissent du Four, (symbole de la fondation) sont surveillés par les Anciens. Un peu comme l'arbre aux palabres, c'est là aussi que les adultes décident de l'expédition meurtrière contre le Couvent.
Ce bâtiment, à l'écart de la ville, lui aussi isolé, ancienne école religieuse, laissé à l'abandon, sert de refuge à quelques femmes de passage, plus ou moins paumées, arrivées là par accident, et qui cherchent à fuir pour mieux se reconstruire. Leur vie seule, sans hommes, bohême, sans règle symbolise tous les vices pour la ville proche. Il faut éliminer le mal à la racine.
A travers les chapitres se succède la vie de ses femmes, une à une, et les liens, pourtant bien réels, entre le couvent et la ville. Réel, mais niés. Destination de quelques hommes de Ruby en quête d'aventure, mais aussi de quelques femmes cherchant à avorter ou à cacher une naissance. Elles symbolisent donc le monde impur.
A travers ce roman, Toni Morrisson nous montre une communauté qui se ghettoïse en voulant se fermer aux autres. Elle décrit un monde sans pitié, qui préfère respecter les Pères Fondateurs plutôt que les lois de l'Etat. Vu de l'extérieur, ce qui se veut un paradis vire au cauchemar, car cette société ‘'préservée'' a reconstruit les mêmes défauts que la société extérieure. Intolérance, racisme, ce qui est reproché aux Blancs est ici exacerbé envers eux. Ils ont reproduit une société d'intolérance, où les honneurs sont attribués aux familles des Fondateurs.
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Heval
  08 août 2017
Étouffant, asphyxiant. On manque d'air dans ce roman à la fois long et lourd. Toni Morrison ne laisse aucun répit, ne laisse pas le temps à la respiration. Son village est tout sauf un paradis. Il semble même être un enfer brûlant, un environnement bouillonnant de tristesses. Je n'ai eu qu'une envie: fuir, venir à bout de ce roman, de ce village dont je n'ai guère aimé les habitant(e)s. Je me suis perdue parmi eux. Je n'ai pas toujours tout compris, tout saisi. Qui, quoi, comment? On vacille entre le réel et le fantasque, la réalité et l'illusion. On avance dans un brouillard, la vision défaillante. L'hostilité est dans ce village qui semble être coupé du monde. La communauté formée par les anciens voulait le paradis, il semblerait que pour l'atteindre il faille emprunter les moyens employés par les plus vils…
Lien : http://kanimezin.unblog.fr/2..
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OREILLYS
  16 décembre 2018
Ruby est une ville construite par une communauté noire afin de se préserver des vices. La ville s'articule autour de plusieurs générations vivant en autarcie et se rassemblant autour du "four". Mais la cohésion vient à s'éioler et se sont les femmes du couvent abandonné qui en sont les bouc-émissaires.
A travers le récit de différentes protagonistes, on découvre une société fermée sur elle-même qui entretient tous les clichés et fini par imploser.
La lecture est laborieuse, les personnages nombreux et difficilement identifiables.
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Atoutlivres30
  03 novembre 2012
Deuxième rencontre avec « Madame ». Ce rendez-vous m'a encore
enchanté par la clarté des propos. La recherche des raisons et des
motivations profondes qui poussent ce groupe à réaliser cette utopie est rendue vivante par les 9 récits des femmes protagonistes.
Haines, arrangements, devoirs religieux, conflits générationnels,
ostracisme puis racisme sont la trame de ce récit très fermé, très religieux et très mystique où il est encore question de l'âme.
Ouvrage fantastiquement bon pour moi, et quelle écriture !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 décembre 2016
Pas de prison et pas besoin d’en avoir une. Aucun criminel n’était jamais né dans sa ville. Et on prenait en charge les deux ou trois qui faisaient des bêtises, qui humiliaient leur famille ou menaçaient l’idée que la ville avait d’elle-même. Mais à coup sûr, il n’y avait aucune flemmarde, aucune souillon dans la ville et, pensait-il, les raisons en étaient claires. Depuis le début, les siens étaient libres et protégés. Une femme, qui ne dormait pas, pouvait toujours quitter son lit, jeter un châle sur ses épaules et s’asseoir sur les marches au clair de lune. Et si l’envie lui en prenait, elle pouvait sortir de la cour pour descendre la route. Aucune lampe, aucune peur.
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NurseRatchedNurseRatched   31 mars 2020
Dans l'obscurité bien propre de la cave, Consolata s'éveilla avec la déception déchirante de ne pas être morte au cours de la nuit. Chaque matin, tous ses espoirs brisés, elle restait allongée sur un petit lit au sous-sol, écoeurée par son existence de limace dont elle ne réussissait à traverser chaque heure qu'en sirotant des bouteilles noires aux noms très chics. Chaque soir, elle sombrait dans un sommeil qui devait être le dernier, et elle espérait qu'un pied gigantesque descende pour l'écraser comme un animal nuisible dans un jardin.
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rkhettaouirkhettaoui   20 décembre 2016
Elles accueillaient des gens – des gens perdus ou qui avaient besoin d’un peu de repos. Au début, on parla de bonté et d’excellente nourriture. Mais, maintenant, chacun savait que tout ça ce n’était que des menteries, une façade, une apparence soigneusement mise au point pour dissimuler ce qui se passait vraiment
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rkhettaouirkhettaoui   20 décembre 2016
C’est quoi parler si ce n’est pas “répondre” ? Ce que vous voulez tous, c’est qu’on parle pas du tout. Tout ce qui se dit est effronté si on n’est pas d’accord avec ce qui vient d’être dit… monsieur.
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NurseRatchedNurseRatched   31 mars 2020
Grace. Qu'est-ce qui serait mieux ?
Rien. Absolument rien. Si jamais il arrivait un matin où la miséricorde et la simple bonne fortune tournaient les talons pour s'enfuir, la grâce seule suffirait peut-être. Mais d'où viendrait-elle et à quelle vitesse ? La grâce pouvait-elle se glisser dans cet espace sacré entre voir et suivre le coup ?
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Vidéo de Toni Morrison
Extrait de "Beloved" de Toni Morrison lu par Anne Alvaro. Parution le 11 mars 2020.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/beloved-9791035402105
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