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Judith Roze (Traducteur)
EAN : 9782848050676
529 pages
Éditeur : Sabine Wespieser (25/08/2008)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 284 notes)
Résumé :
Dans ce roman lumineux, Nuala O'Faolain met en scène une femme généreuse, tourmentée et attachante, qui fait siennes toutes les interrogations de l'écrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et les chimères de l'amour.
Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée. Rien n'a changé dans le quartier populaire où e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
LambertValerie
  17 avril 2021
Best love Rosie est un livre étonnant, au prime abord, sa lecture ne laisse pas de trace dans la mémoire. Puis, rapidement, il nous apporte des bouffées d'oxygène qui nous revigore.
Rosie, est irlandaise,, elle a dévoré la vie par les deux bouts, aimé passionnément aux quatre coins du monde.
Puis, un jour, elle a 55 ans, elle rentre à Dublin sous le prétexte de s'occuper de sa vieille tante qui a remplacé sa mère, perdue prématurément.
Rosie s'interroge alors sur sa vie, dressant un bilan avant de sombrer dans les années de ce qu'on appelle la vieillesse.
Toute ses questionnements nous concernent, en réalité que nous soyons hommes ou femmes. le versant de la vie où l'on se demande si on a fait les bons choix, si notre vieillesse sera douce ou rugueuse.
Rosie, elle, s'affranchit peu à peu de ses interrogations en retrouvant une vieille maison familiale, dans une presqu'île, près de Dublin. La mer et cette maison la font revivre et lui permettent de trouver une nouvelle route.
Tout en lisant, La recherche du temps perdu
Quel titre convient- il mieux d'ailleurs de lire à l'automne hivernal de notre vie ?
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pyrouette
  19 février 2019
J'ai lu cette histoire, une première fois, il y a huit ans et c'était devenu mon livre préféré. Je l'avais rangé au fond de la bibliothèque pour ne pas le prêter. Je savais qu'un jour je reviendrais vers ce livre. J'ai maintenant l'âge de Rosie (il faut lire ce livre pour le connaître !) et J'ai retrouvé le même bonheur en sa compagnie. L'introspection, l'autodérision, l'amitié fidèle et sincère et une certaine acceptation de son destin tout en essayant de l'améliorer. Voici mon avis de 2011 :

C'est une histoire tendre, émouvante, sensible et drôle. Merci Nuala, Rosie est devenue ma meilleure amie et le restera longtemps ! On se ressemble tellement. Tout quitter pour aller s'occuper d'un être avec qui on ne s'entend pas forcément, se retrouver seule, rester là où on a trouvé un animal abandonné....Respecter et aider ses amis ou du moins essayer... Et cette introspection féroce et drôle qui amène la sérénité et l'acceptation du bonheur ! J'ai retenu, Rosie, si, si, il faut être tolérant, attraper les moments de bonheur et prendre la vie comme elle est, merci !
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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nadiouchka
  22 avril 2020

Une écrivaine irlandaise, Nuala O'Faolain et son livre « Best love Rosie » = une lecture qui semble intéressante (j'avais visité l'Irlande et en étais tombée amoureuse…)🍀
Un roman dont le sujet est la vie de Rosie Barry, une femme cinquantenaire, qui, après avoir passé sa vie à voyager à travers le monde (Italie, Belgique, Birmanie, Australie, U.S.A. et de nombreux autres), décide de « se poser » et de s'occuper de sa vieille tante, Min (Minnie), qui l' a élevée comme une mère. Une vieille tante qui, à présent, a un gros penchant pour la bouteille mais qui semble également plutôt dépressive.
Rosie décide donc de rentrer à Kilbride (en Irlande, son pays). : « Je suis rentrée à la fin de l'été et, pendant deux ou trois mois, je n'ai quasiment pas bougé de ma chaise devant la vieille table de la cuisine. Comme si j'avais pénétré dans une de ces forêts qui, dans les contes de fées, entourent le château où dort la princesse. » (p.15)
C'est un retour aux sources et sa vie ayant été bien remplie, elle éprouve un certain bonheur d'avoir à se consacrer à Min et la ramener dans le droit chemin.
Mais Min est grandement facétieuse finalement. Elle a plus d'un tour dans son sac et va donner du fil à retordre à Rosie. C'est justement à New York que tout se corse : Rosie doit s'y rendre pour des raisons professionnelles et elle rédige des « Pensées » pour Markey qui désire en faire un petit ouvrage. Min vient aussi à New York et va y faire les 400 coups malgré ses 70 ans. On peut dire qu'elle se défoule et Rosie est toujours obligée d'intervenir.
Finalement, Rosie se rend à Stoneytown, la maison du grand-père, pour la retaper, la rendre vivable et y vivre en espérant que Min acceptera d'y revenir.
C'est avec beaucoup de tendresse et d'humour que Nuala O'Faolain a écrit cet ouvrage où il est question de l'âge, de la solitude, de l'amour, 💕 de l'éloignement. Mais il y est aussi question de développement personnel (avec les « Pensées » de Rosie – du « feel good »).
Il y a également quelques animaux dont Bell (une minette) : « Tout à l'heure, si elle était de bonne humeur, Bell (la chatte) se blottirait contre moi dans le lit et je lui en saurais gré. Les animaux sont à l'opposé du vide froid – ils sont denses, chauds et singuliers et ne cherchent pas de réponses parce qu'ils ne savent pas qu'il y a des questions. » Mais va arriver aussi une petite chienne, sauvageonne qui va s'apprivoiser peu à peu au plus grand plaisir de Rosie.
Quant à la fin, elle est à apprécier également, toujours à cause de Min.
Comme Rosie sait si bien montrer de la patience !!!
Mon ressenti ? Eh bien, je n'aborde pas tellement ce genre de sujets 📚 mais j'ai vraiment été ravie de cette lecture (qui change bien des autres) et pose tellement de questions mais en étant toujours positive.
Cela fait beaucoup de bien et je dis « Bravo » à Nuala O'Faolain pour son livre « Best love Rosie », qualifié de « lumineux » et pour lequel André Clavel (« L'Express ») a dit : « Avec ce roman magnifique, apaisé et nostalgique, Nuala O'Faolain a enfin trouvé son petit arpent de paradis. » Quel joli hommage bien mérité !
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
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Myriam3
  08 mars 2015
Rosie, un personnage de papier? Impossible! Rosie, je la connais, je suis même certaine de l'avoir déjà croisée, en Italie peut-être, en Belgique ou chez elle, en Irlande, seule ou entourée de ses amis, dans un de ses moments d'allégresse, ou peut-être de sourde angoisse quant à son avenir.
Rosie: la cinquantaine, célibataire, encore charmante, séduisante, et de retour chez sa tante Min après des années à bourlinguer. Ses vieux amis ne l'ont jamais laissée tomber, même s'ils ne la comprennent pas toujours - mais elle ne les comprend pas toujours non plus -; il n'y a que sa tante Min, celle qui a sacrifié sa jeunesse pour s'occuper d'elle à sa naissance, cette tante vieillissante et un peu alcoolique dont Rosie décide de s'occuper, il n'y a que cette tante qui, au retour de Rosie, décide que son tour est venu de se lâcher. Sous prétexte de suivre Rosie partie quelques jours aux Etats-Unis pour discuter de son projet littéraire, Min décide d'y refaire sa vie. Elle se trouve quelques petites vieilles comme elle, immigrées, un peu alcooliques, pour une coloc et se dégote des petits boulots pour se faire un peu d'argent.
Désespérée de cet abandon, Rosie elle découvre et retape la maison dans laquelle sa mère et sa tante ont grandi, isolée sur une presqu'île loin de tout.
Maintenant que je commence à connaître Nuala O'Faolain, je dirais que Rosie lui ressemble beaucoup: même humour, même amour des autres, mêmes envies, mêmes angoisses.
Best Love Rosie est délicieux à lire, et pour quelqu'un comme moi qui n'est pas fan du roman épistolaire, ici ça ne m'a pas le moins du monde dérangée. Enfin, j'éprouve beaucoup d'affection pour cette femme livrée aux inquiétudes de son avenir, essayant de retrouver un équilibre, en particulier quand on sait que ce roman a été publié à titre posthume, Nuala O'Faolain étant décédée quelques mois auparavant.
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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AudreyT
  25 avril 2016
Après avoir voyagé, travaillé dans de nombreux pays, rencontré une multitude de gens et aimé des hommes différents, Rosie rentre dans son Irlande natale. Elle croit y revenir pour s'occuper de sa tante, Min. Mais ce qu'elle va découvrir en faisant le bilan de sa vie va l'étonner...
Ne pas trop en dire sur Rosie Barry, c'est la laisser vous raconter elle-même ses craintes, ses joies et ses souvenirs. C'est se laisser porter par l'écriture plaisante et poétique de son auteur... C'est aussi apprendre à regarder autour de soi, derrière et devant...
Ne pas trop en dire c'est vous donner l'envie d'ouvrir les pages de ce roman...
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
liratouva2liratouva2   13 janvier 2011
Leo s’est endormi presque instantanément et j’ai dû affronter seule la tempête qui se déchaînait en moi.
Je n’ai pas allumé; j’ai tisonné le feu et ajouté un peu de charbon puis je me suis assise, vêtue d’un pull et de ma culotte, avec Bell, le chat sur les genoux.
Je répétais à mon cœur: Cesse de brûler, cesse de me faire mal, calme-toi,il n’y a aucun remède à ton angoisse et à tes regrets. Je savais que le sexe était bon pour le moral et que je pouvais m’estimer heureuse, parce que beaucoup de célibatires – et sans doute de personnes mariées- de mon âge n’avaient que trop peu d’occasions de faire l’amour. Et j’appréciais pleinement ma chance. Mais le Temps s’était invité dans le lit avec nous – mon ventre mou sur la hanche anguleuse de Leo, son bras osseux autour de moi. Et à présent la dure leçon du Temps sur l’impuissance d’autrui à apaiser notre souffrance se rappelait à moi. Je ne pouvais pas dire à Leo: Me retrouver si près de toi me fait sentir encore plus cruellement ma solitude ordinaire.
Chacun doit grandir sans importuner les autres.
C’était mon problème. Moi seule trimballais le souvenir de ce qui avait été – la gloire du monde tel que je l’imaginais quand j’étais jeune, quand la passion semblait me faire accéder à un immense royaume, quand, parfois, j’avais l’impression de quitter la terre pour m’élancer dans l’univers et y scintiller de tout mon être. Quand je ne me posais aucune question sur moi-même. Quand j’avais foi en tout.
Oh, rendez-moi cela! ai-je supplié la pièce obscure et silencieuse. Oh, rendez-le moi ! que je puisse revivre ma vie avec ce que je sais maintenant! Rendez-moi un commencement!
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keishakeisha   19 octobre 2008
"La lune répandait son éclat sur un parterre de nuages floconneux jusqu'aux confins du monde. Comment les humains font-ils pour oublier qu'ils tournoient dans l'espace?"

"Dans le Kilbride de l'époque, le malheur n'était pas une condition reconnue."

"Min n'est pas la seule personne, dans cette famille, à ne pas toujours dire aux autres ce qu'ils veulent savoir."

"J'étais si propre et pimpante dans mon corps aminci que je n'ai pu résister à l'envie de passer une tête par la porte de l'agence en demandant si Aidan était là.
Il n'y était pas.
En roulant vers Dublin, je me suis sévèrement remonté les bretelles.
Laisse tomber ! me disais-je. Arrête tes bêtises. Qu'est-ce que tu voulais, hein ?
Qu'il me trouve jolie !
Et pourquoi ? Pourquoi ?
Tu sais bien pourquoi !"
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adtraviataadtraviata   07 août 2017
J’ai passé en revue le toit de la maison et la petite plage, la jetée éboulée et la rangée de maisons croulantes, les rochers et la boue luisante de l’estuaire où la marée pénétrait en assauts écumants, le cours d’eau profond qui séparait cette rive et Milbay familièrement blotti sur la sienne. Des échassiers pataugeant dans la boue lançaient des appels dédespérés et un guillemot aux ailes neigeuses descendait du ciel en poussant un cri rauque, tel un contremaître apostrophant ses ouvriers. Tout ce vaste panorama fourmillait de vie. La maison si vétuste et délabrée fût-elle, était vivante, ainsi que le rivage où des cormorans se tenaient sur de noirs rochers, la colline avec sa crête de velours et ses flancs entaillés, et le pré verdoyant, et les hêtres étincelants, et même les vieux bureaux et dortoirs du camp d’aviation. Quant à moi, le monde me faisait don d’un nouveau lien avec lui. Je vibrais de vie, moi aussi. (p. 185)
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nadiouchkanadiouchka   21 avril 2020
J’ai mangé la moitié du chocolat que j’avais apporté. J’en trimballais toujours dans mon sac, car le petit ami d’avant Leo, un obsédé de la forme, m’avait expliqué que le taux de sucre dans le sang pouvait à tout moment chuter dangereusement et qu’il fallait avoir du chocolat sur soi, pour  pouvoir, le cas échéant, le rebooster.
J’en avais informé Min qui avait répliqué : Alors pourquoi tout le monde est pas mort ?
P.178
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caro64caro64   31 août 2010
La brise faisait voler leurs cheveux dans la même direction ; à les voir ainsi, on eût dit des inséparables, appartenant tous aux même petit clan. Mais je savais combien d’hésitations, combien de questionnements recelaient leurs rapports entre eux et avec moi. Et je ne les en aimais que davantage : chacun avait beau se débattre contre ses problèmes, ils étaient tous généreux, tous partants pour faire la fête avec moi. Trois hommes, dont deux se dégarnissaient rapidement. Deux femmes, toutes deux trop vieilles pour avoir des enfants. Et moi, tout aussi stérile. J’étais émue de nous voir dans l’âge mûr bien plus que je ne l’aurais été par nos jeunes personnes. Je trouvais merveilleux que nous nous soyons arrachés à nos vies respectives pour nous rassembler au sommet de cette colline sans aucun but pratique, juste par amitié.
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Videos de Nuala O'Faolain (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nuala O'Faolain
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