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Dominique Goy-Blanquet (Traducteur)
ISBN : 2848050934
Éditeur : Sabine Wespieser (03/02/2011)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Alors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de la grande journaliste que fut aussi Nuala O'Faolain, les lecteurs français ne connaissent "que" ses romans et ses mémoires. Dans la sélection des soixante-dix textes publiée aujourd'hui, englobant plus de vingt années de carrière - de 1986 à 2088 -, se retrouvent tout entier l'intelligence pointue, la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
  23 juin 2011
C'est peu dire que j'ai aimé cette suite de chroniques de Nuala O'Faolain. Je les préférerais presque à ses romans, elles sont passionnantes. En les lisant on a l'impression qu'elle parle avec nous, un peu comme si elle nous racontait et commentait ses journées, ses rencontres, ses révoltes le tout avec beaucoup d'émotion, rire et larmes mêlés.
Elle analyse, questionne et interpelle directement. Son regard affûté sait saisir des faits qui au départ peuvent paraître parfois anecdotiques ou légers, mais qui analysés finement reflètent tous les manques de la société.
Dans ces articles qui s'étalent des années 1980 à 2008 elle nous fait découvrir une société irlandaise sous l'emprise du catholicisme, encore engluée dans ses traditions, où la pauvreté est reine, qui progressivement évolue. Elle nous fait part des souffrances engendrées par le carcan religieux et la domination masculine, dont sont victimes en priorité les enfants et les femmes, pour lesquels elle éprouve une grande compassion. 
Elle n'oublie pas de rendre hommage aussi à ses amis comme lors du décès de John McGahern ou lors de la disparition de sa petite chienne Molly "Un petit chien unique".


Merci à elle, pour la découverte que je lui dois à travers son bel hommage, «Une vie radieuse», d'une Américano-irlandaise, Maura O' Halluran dont je lis le journal et les lettres en même temps que ces chroniques. Je trouve extrêmement touchant de voir que ces deux femmes, la journaliste et romancière et la nonne bouddhiste qui atteint le satori, ne soient pas si éloignées l'une de l'autre qu'on pourrait le croire au premier abord. Elles ont toutes les deux un grand amour de la vie et des êtres et communiquent simplement leur joie et leur peine. Et je me rappelle une interview de Nuala O'Faolain où elle parle de la maladie qui va l'emporter en gardant toute sa force de vie, sa lucidité et avec une grande sérénité.
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fanfan50
  20 août 2015
Ce livre a été imprimé en février 2011 par l'éditrice Sabine Wespieser (qui a édité toute la production de Nuala) et je l'ai acheté et lu à cette époque.
Un livre publié post mortem car Nuala n'est plus, emportée par un cancer en 2008 mais sa belle plume restera vivante parmi ses lecteurs.
Je pense avoir collectionné toutes ses oeuvres : 6 en tout et si cet ouvrage n'est pas celui que j'ai préféré car on aime toujours le premier roman qu'on découvre d'un auteur et dans mon cas, ce fut "Chimères", c'est formidable d'avoir collationné les écrits journalistes de ce brillant écrivain irlandais dans ce recueil qui couvre les années 80 à 2008. Un témoignage fort du statut de la femme dans la société irlandaise et du combat féministe que Nuala a mené avec sa plume.
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ignatus-reilly
  10 août 2011
Nuala O'Faolain est une femme sensible et attentive au monde qui l'entoure.
Ses chroniques sont pleines de sensibilité et aussi d'humour.
Elle a un regard lucide et parfois sans complaisance sur son pays : l'Irlande.
L'Irlande dont elle nous parle est une Irlande qui a souffert notamment sous le joug d'un catholicisme patriarcal et relativement inhumain.
C'est l'Irlande de tous les Irlandais, Nuala O'Faolain parle de tous ceux qui ont été exclus, mis de côté mais aussi de tous ceux qui font l'Irlande.
Ces articles ont été rédigés entre les années 1980 et 2007.
Elle aborde des sujets qui lui tiennent à coeur dont la condition des femmes, la précarité des Travellers, les enfants nés hors mariage et arrachés à leur mère - certains graves, d'autres un peu plus légers comme les vacances en voiture à cheval, le défilé de la St-Patrick à Dublin, U2.
C'est une mine formidable de renseignements par une Irlandaise qui parle avec amour de sa contrée et de ses compatriotes.
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kathel
  06 juin 2011
Lectrice ravie des romans, autobiographiques ou non, de Nuala O'Faolain, je me suis laissée tenter par ces textes parus dans différents quotidiens ou magazines irlandais. Et bien m'en a pris car j'ai retrouvé le même ton, franc et teinté d'humour de cette grande dame. Dans des articles de 4 à 6 pages environ, les sujets variés commentent l'actualité irlandaise ou mondiale par le côté quotidien, et surtout le quotidien des femmes. Nuala observe, constate, s'indigne, se souvient, lance des appels… et c'est toujours passionnant.
Bon, ce n'est pas forcément à lire tout d'une traite comme un roman, mais plutôt à picorer : U2 ou Frank Sinatra, le vol d'un sac à main, les cours pour illettrés, les vacances en roulotte, la naissance d'un bébé, la disparition des petites boutiques, la transformation du paysage, la mort d'un vieil ami, le féminisme, la vieillesse, Manhattan, tout ne semble pas comparable et pourtant on lit tout avec plaisir et émerveillement devant l'intelligence tellement humaine de cet auteur. Quel que soit le thème, son regard est toujours intéressant, tout imprégné de son amour du genre humain, de sa compassion, mais n'est jamais mièvre ni moralisateur. Bref, il faut le lire, ou commencer par un de ses romans : On s'est déjà vu quelque part ?, J'y suis presque, Chimères ou Best love Rosie
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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nuitet0ilee
  20 juillet 2014
♥ Coup de coeur ♥

Sur le conseil d'une de mes anciennes collègues, j'ai lu Nuala O'Faolain et j'ai eu un véritable coup de coeur pour son intelligence, son style et sa sensibilité.
Ce regard en arrière rassemble des textes que la journaliste a écrit dans l'Irish Times et autres journaux.
Ce regard en arrière, c'est le dernier regard des Irlandais qui partent pour l'Amérique et/ou leur passé. Nuala nous parle des ces émigrés, ce lien irlando-américain qui est présent et ambigu comme tout départ. Ces Irlandais sont dans l'entre-deux cultures.
Nuala dénonce avec force l'indifférence. L'indifférence envers d'autres humains. Elle prend comme exemple les gens du voyage, mis à l'écart de la société, rejeté par celle-ci, ils n'ont pas d'autres moyens que la violence, n'est-ce pas ? Nous leur donnons quel autre moyen ? Aucun !
L'auteur est une féministe, elle défend la Femme, la Mère, notamment dans le cas de violences conjugales. Dans ce cas, la femme est considérée comme victime et les autres femmes la prennent en charge mais du côté des hommes, il n'y a pas ce soutien.
Enfin, elle nous parle de l'Irlande, son pays, sa culture, l'impression forte qu'a laissée le catholicisme (exemple de la femme qui fait la communion de sa fille "par habitude"). Puis du problème en Irlande du Nord, conflit complexe où les gens se méfient des autres, deux clans.

Sans aucun doute, je continuerai à lire cette auteur. Une auteur qui donne à réfléchir et agir. Des journalistes comme Nuala, on en retrouve si peu…
Si tu passes par ici, merci Mila !
Lien : http://novelenn.wordpress.co..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
nuitet0ileenuitet0ilee   20 juillet 2014
Et ils ont raison. Il n’y a pas de moyen efficace de compatir à la douleur du monde. Qui est un lieu atroce, infiniment pire que nous ne voulons le reconnaître. Nous occultons, sous un nuage de "comment" destiné à faire diversion, la vérité simple que les hommes ont fait de cette planète une chose horrible. Même si les événements du 11 septembre et la folie de tout ce qui en a résulté ont peut-être soulevé un coin de la nappe de brouillard où nous tâtonnons d’habitude. Le monde est d’une injustice féroce, et le seul répit contre l’injustice est conquis par la force.

Les Etats ignorent la bonté. Ils éliminent les scélérats ici et en soutiennent d’autres là-bas. Ils alimentent la folie en testostérone, parmi les civils comme au sein de l’armée. Des cultures entières, y compris à Hollywood, glorifient la violence. La guerre distrait à merveille de l’injustice. Nous regardons des photos d’enfants qui souffrent – des yeux immenses dans des têtes osseuses penchées sur des petits corps malingres qui traverseront la vie sans jamais connaître la sensation d’avoir le ventre plein. Et nous regardons tomber les missiles qui ont coûté des milliards. Et nous passons notre chemin. (p.284)
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nadejdanadejda   23 juin 2011
Temples du commerce p161
Il n'y a pas de place pour l'altruisme humain dans une ville vouée à la vente et à l'achat. L'un des réconforts du shopping, même, c'est qu'il vous fait oublier que vous êtes humain. Sur un mail (au sens de boulevard) commercial, il n'y a pas d'humains. Alors qu'il y avait des humains dotés de pouvoir et de responsabilités dans les vieilles confiseries, boutiques de journaux, crémeries.
Celui qui possède toutes ces chaînes de magasins n'est pas là, et personne ne se soucie de savoir s'il vous manque une livre pour atteindre le prix demandé ou si vous avez mal aux pieds ou si vous n'arrivez pas à lire les étiquettes parce que vous avez oublié vos lunettes. Personne ne se soucie de vous. Et pourtant on exploite la personne que vous êtes.
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nadejdanadejda   23 juin 2011
Les écoles du sadisme (4 mars 1996)
Aux yeux du monde, on ne pouvait faire plus respectable que d'avoir une fille religieuse.
.... Si devenue nonne vous rêviez de partir dans une mission, ils vous obligeaient à enseigner les maths en banlieue. Si vous aviez des dons intellectuels, ils vous confiaient la charge d'une cuisine. Des générations de jeunes femmes ont adhéré à cette méthode, se sont humiliées et autodisciplinées, et ont confessé des péchés d'orgueil chaque fois que leur parfaite docilité les lâchait. Elles se flagellaient et jeûnaient et déversaient des flots de prières afin de faire entrer la cheville ronde de leur être dans le trou carré qu'on leur présentait. Pas étonnant que certaines d'entre elles soient devenues folles.
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kathelkathel   06 juin 2011
Etre libre (juin 1995) : Non que les vacances au soleil aient acheté la révolution, à vrai dire, mais elles rendent les gens heureux, et créent un domaine où ils se sentent autonomes. D’avoir en perspective pour l’avenir une chose merveilleuse adoucit le présent même s’il est presque insupportable, et les vacances sont plus faciles d’accès que le paradis. On voit bien à la manière dont se comportent les vacanciers que les vacances au soleil sont devenues le cœur d’un monde sans cœur.
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nadejdanadejda   23 juin 2011
Les états ignorent la bonté. Ils éliminent les scélérats ici et en soutiennent d'autres là-bas. Ils alimentent la folie en testostérone, parmi les civils comme au sein de l'armée. Des cultures entières, y compris à Hollywood, glorifient la violence. La guerre distrait à merveille de l'injustice. Nous regardons des photos d'enfants qui souffrent -- des yeux immenses dans des têtes osseuses penchées sur des petits corps malingres qui traverseront la vie sans jamais connaître la sensation d'avoir le ventre plein. Et nous regardons tomber les missiles qui ont coûté des milliards. Et nous passons notre chemin.
.... Il nous faut croire qu'en dépit de ce que fait l'humanité, les individus peuvent -- par intermittence -- faire preuve de bonté personnelle.
Mais Dieu sait qu'il y a des jours où on a du mal à mobiliser suffisamment d'estime de soi pour se tirer du lit. p284-285
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Video de Nuala O'Faolain (1) Voir plusAjouter une vidéo
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