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ISBN : 2246731119
Éditeur : Grasset (02/09/2009)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Ainsi parle Marc-Antoine Muret (1526-1585), un des grands humanistes de la Renaissance. Il eut comme élèves Montaigne, Jodelle et quelques autres poètes, et fut l'ami de Ronsard et Baïf. Mais il fut bien plus qu'un simple maître. Muret aimait les livres, la musique, la table, le vin et les beaux jeunes gens. Dans un siècle baroque, lumineux et cruel, quand la morale chrétienne entravait les désirs, il fut surtout un professeur de liberté. Liberté d'aimer et jouissan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Malaura
  06 juin 2011
Au soir de sa vie, malade et perclus de douleurs,l'humaniste Marc-Antoine Muret entreprend la rédaction de ses mémoires.
Né dans le Limousin en 1526, Muret développe très vite l'amour des Belles-Lettres et un esprit aussi studieux que voluptueux. Amateur de bonne chère, de bon vin et de beaux garçons, il s'adonne avec délectation à toutes les jouissances.Mais en France, liberté charnelle rime mal avec morale chrétienne.L'ami et professeur des grands poètes de son temps est contraint à l'exil. Il gagne néanmoins le respect de Rome, où il meurt en 1585.

Si Ronsard ou Montaigne ont franchi la barrière du temps, il n'en a malheureusement pas été de même pour Marc-Antoine Muret, tombé dans l'oubli après le 19ème siècle.
Heureusement pour nous, Gérard Oberlé nous le réhabilite et nous le ressuscite avec vitalité et ferveur dans ce récit brillant et érudit.
Portrait d'un homme haut en couleur, jouissif et épicurien, peinture d'une Renaissance entre bacchanales et cultes chrétiens, ces Mémoires, au vocabulaire riche et soutenu, nous entraînent comme une gigue endiablée dans un siècle turbulent et baroque.
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allard95
  06 août 2018
C'est une bonne idée de raviver la mémoire de personnages disparus, comme ici Marc Antoine Muret: tant d'autres ont marqué leur temps, et ont pourtant été oubliés. Les dictionnaires nous disent que Muret était un "humaniste". Petit gars de la campagne limousine, il deviendra effectivement - nous sommes au début du XV° siècle - un brillant intellectuel. Parlant le latin tout comme sa langue natale, il enseigna dans plusieurs universités de France (Poitiers, Bordeaux, Paris, Toulouse), où ses cours faisaient l'objet d'attentes impatientes: nul doute que le personnage était extrêmement cultivé et brillant. G.Oberlé nous raconte cela au cours d'un récit bien construit, lui-même constellé de très intéressantes références aux moeurs de l'époque, de termes originaux et riches: voilà pour le positif. Mais notre personnage avait une deuxième face, une double vie. Sur le plan sentimental, ce fut manifestement compliqué: d'abord fasciné par une femme magnifiée, inaccessible (Gaspara, qui se donnera finalement à lui, une fois, avant de disparaître de sa vie), il ne cessera ensuite de se vautrer dans des lupanars seulement fréquentés par des homosexuels. La loi de l'époque ne le permettait pas: on pouvait, pour cette raison, mourir sur le bûcher. Le brillant professeur des facultés parisiennes tombera donc au plus bas, sera enfermé dans la prison du Châtelet où la vie ne consistait qu'à attendre dans la fange son procès et sa condamnation. Il attendait, logiquement, la mort, quand un miracle se produisit: un nouveau "major" de la prison, ayant les mêmes penchants que lui, lui rendra sa liberté. Banni tout de même du royaume de France, il émigrera à Venise, puis à Rome, où son aura brillera à nouveau dans les mondes intellectuels et même religieux. On est un peu surpris d'apprendre qu'il accédera, vers la fin de sa vie, à la prêtrise. Voilà donc une vie, et un livre bien construit. On peut se demander tout de même si Oberlé a respecté les bonnes proportions: un intellectuel d'un côté, un dépravé de l'autre. Chaque part de l'individu méritait-elle comme c'est à peu près le cas ici, un partage à 50/50 du temps de lecture? N'aurait'il pas mieux valu renforcer l'étude du brillant homme de lettres, grand connaisseur d'Ovide et de Plaute, qui a enseigné à Montaigne, qui a fréquenté Du Bellay, Dorat, Jodelle, Ronsard, ....et ne citer qu'à la marge sa débauche et sa vie privée?
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luocine
  14 octobre 2009
Je me suis accrochée comme une désespérée à ce livre ; c'était pour moi, il devait me plaire.
Gérard Oberlé invente les mémoires d'un érudit du 16° siècle français qui a connu Montaigne, Ronsard et tous les poètes de la pléiade.
Son style imite fort bien le style de l'époque et la vie de tous ces gens est pour le moins gaillarde !
Mais, je m'ennuie terriblement, et pour éviter de le parcourir en diagonal, je vais le refermer sans l'avoir terminé. J'espère qu'une membre de notre club de lecture saura le défendre à notre prochaine réunion, car l'auteur a effectué un travail vraiment sérieux, même s'il ne m'a pas touchée.


Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ophrysophrys   25 décembre 2015
Je t’engage à ne jamais rendre de culte à la vertu. Use de la vertu comme d’un étai, d’une main-forte, mais qu’elle n’entrave jamais ta liberté. C’est elle qu’il te faudra cultiver comme ton bien le plus précieux. Détruire sa vie par de rigoureuses abstinences me paraît aussi blâmable que d’abréger ses jours par excès d’intempérance.
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luocineluocine   14 octobre 2009
Le vin délie la langue et rend l’esprit prompt et hardi. Une ancienne sentence grecque dit qu’il est le grand cheval des poètes.
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ophrysophrys   25 décembre 2015
Auprès de lui, j’ai compris combien l’amour sensuel est maligneux. La promesse de volupté le stimule, son approche l’affaiblit, son exaucement l’anéantit. Pour aimer véritablement, les sens ne suffisent pas, car la chair assouvie aussitôt se lasse.
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ophrysophrys   25 décembre 2015
La célébrité est un tyran. Elle réduit à l’esclavage cette noble portion de l’âme qui, née libre, doit rester affranchie de toutes ses chaînes.
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ophrysophrys   25 décembre 2015
Il n’y a qu’un mot pour dire ce que j’éprouve, c’est le ravissement. Il faut bien peu de chose, le chant d’un oiseau, un parfum de chèvrefeuille, pour atteindre à une joie voluptueuse sans que l’on puisse démêler la tissure de ce charme indéfinissable qui soudain vous trouble le cœur.
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Videos de Gérard Oberlé (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Oberlé
Dans « Je me souviens », Gérard Oberlé revient sur son premier émoi érotique devant la bouchère de son village d'enfance ou encore de sa fureur face à l'inspecteur d'académie qui a mis fin à sa carrière de professeur de latin. Il nous parle aussi de son amour des mots et des livres, de sa passion pour la littérature. Il replonge dans ses souvenirs pour nous raconter des anecdotes personnelles et culturelles.
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