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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2742766839
Éditeur : Actes Sud (02/04/2007)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 65 notes)
Résumé :
De la fascination d'une convalescente pour le destin d'un petit champion de natation à l'erreur d'une romancière se présentant spontanément à son lecteur ; des écrits d'une enfant solitaire à l'inquiétude d'une mère pour un chien aux yeux tristes ; de l'empreinte délicate d'une aile de papillon à la réminiscence d'un sentiment perdu ; ce livre est un véritable miroir de l'œuvre de Yoko Ogawa.

Sept récits à lire en écho au recueil intitulé : les Paupiè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  24 mai 2018
La bénédiction inattendue, avec sa magnifique couverture, offre sept nouvelles dans lesquelles on retrouve la même narratrice.
Difficile de dire où commence la fiction et quelle part occupent les éléments autobiographiques dans ces histoires. Il y est question d'écriture, de rapport avec l'amant, l'enfant, à soi-même aussi.
Ça n'est peut-être pas l'oeuvre la plus marquante de Ogawa Yoko. Mais il s'en dégage néanmoins cette aura diaphane et presque irréelle qu'on retrouve dans l'ensemble de son oeuvre. L'auteure décortique avec finesse la psychologie de ses personnages et ne recule pas devant les pensées de prime abord saugrenues qui passent par la tête de la narratrice. En même temps, à qui est-ce que ça n'arrive pas de réfléchir à des choses bizarres ou d'opérer des associations mentales inédites ou étranges?
En toute subjectivité, je recommande donc cette Bénédiction inattendue aux aficionados de Ogawa ou de la littérature japonaise mais également à tout lecteur/lectrice avide de découverte.
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nounours36
  07 novembre 2014
Sept petites nouvelles autour de l'écriture, de l'interrogation de ses peurs, de ses appréhensions écrire. On pourra s'interroger sur la part d'autobiographique de ces histoires, mais on en retiendra surtout des liens avec ses autres nouvelles : L'annulaire, Hôtel Iris, mais toujours en frôlant l'imaginaire ou de rencontres qui sont improbables mais toujours avec un style fluide des plus agréables

Le royaume des disparus (31 pages): le ciel est saturé d'obscurité, la détresse de la narratrice : une auteure qui doute de son métier d'écrivain. Puis compare l'écriture à une forêt dense, puis une mise en abime se fait en traversant une grotte : l'auteure se retrouve dans un royaume ou vivent les disparus.
Plagiat: (31 pages) : l'auteure dont son frère cadet est mort, tué par des délinquants, puis un accident de voiture immobilise la narratrice :"Aux deux genoux, aux côtes, au menton et au poignet droit, j'avais en tout sept os cassés, plus une fracture du crane...." A l'hôpital elle rencontre une jeune femme qui va lui raconter la trame de son prochain roman.
L'échec de Mademoiselle Kiriko (30 pages) : La mère de la narratrice employait des domestiques, l'une d'elle est Kiriko (ex-employé de bureau dans une fabrique de meubles) . Souvenirs des onze ans, (un doigt sectionné référence à "l'annulaire"), Kiriko aide l'enfant dans des situations critique.
Edelweiss :(27 pages) L'auteure rencontre dans un jardin un homme qui lit un de ses romans. Il se promène avec cousu dans son manteau de nombreuses poches qui chacune contienne un livre. Elle lui adresse la parole mais n'arrive plus à s'en défaire. Plus tard elle recoit un long courrier de cet inconnu, 33 pages de notes ne contenant que des citations de ses romans. Ce fan se prétend être son frère cadet champion de natation mais décédé. Une référence est présente à "Hôtel Iris", L'auteure apprend qu'elle est enceinte, mais son amant est rentré chez sa femme.
Lithiase lacrymale ( 15 pages ): Apollo, son labrador est malade, elle l'amène chez le vétérinaire . Sur le chemin un inconnu lui vient en aide et sauve le chien. "Le père de mon fils (chef d'orchestre) excepté ( aimé le chien). Il a fini par nous tourner le dos et s'en aller p138"
L'atelier d'horlogerie (27 pages) : L'auteure se rend dans une île du Sud pour une commande et finaliser son roman. Elle rencontre un vieil homme qui porte des fruits, elle s'inquiète pour lui mais n'arrive pas à communiquer. Puis une rencontre avec un chef d'orchestre, ces hommes s'entremêlent..On retrouve une obsession d'Ogawa pour les fruits 'La grossesse, Tristes revanches)
Résurrection (15 pages) : la narratrice fait hospitalisé son fils de cinq mois car une de ses testicules est enflé, puis coïncidence une poche d'eau dans son dos et la disparition de sa voix. Rencontre avec une vieille femme : Anastasia...
On a comme liant de ces nouvelles, la narratrice auteure (nouvelles simili auto biographiques), enceinte puis avec son bébé, et Apollo le labrador. Les nouvelles ne sont à priori pas dans un ordre chronologique, ordre que je n'ai pas compris, elle est avec son bébé puis on lui annonce qu'elle est enceinte : solution de l'éditeur ?.
Donc sept nouvelles bien inégales, en quatrième de couverture il est dit que 'Ce livre est un véritable miroir de l'oeuvre de Yoko Ogawa', je suis bien loin de le penser. Peut-être la nouvelle "Edelweiss" avec les références que l'on trouve à Hôtel Iris, mais je trouve les autres nouvelles qui composent ce livre bien en dessous de ces autres récits. 'Tristes revanches' ou 'la mer' proposent des nouvelles plus finalisés.
On retrouve bien évidemment beaucoup de références au monde Ogawa : anomalie du corps, éclatement de la sphère familial, description des substances corporelles, imaginaire et onirisme avec une narration précise et poétique.
Je vais découvrir 'les paupières' qui est parait-il un écrit en écho à la bénédiction inattendue.
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Seraphita
  08 mai 2010
« La Bénédiction inattendue » regroupe 7 récits qui nous parlent du travail d'écriture. Je résume ici les récits qui m'ont marquée.
« Edelweiss » : Par un après-midi de janvier, dans un jardin public, une romancière s'adresse à un lecteur : l'homme lui voue un véritable culte, puisqu'il porte avec lui, dans de multiples poches cousues spécialement à son habit, tous les romans de cette femme. La conversation s'engage et l'homme se met à la suivre partout.
« Lithiase lacrymale » : Apollo, le labrador de la narratrice, semble très malade. Avec son jeune fils dans une poussette, et le chien malade, elle doit affronter une pluie diluvienne pour se rendre à la clinique vétérinaire. Alors que le chien ne peut plus avancer et que la pluie redouble, un homme secourable, qui se déclare vétérinaire, la fait monter dans sa voiture.
« L'atelier d'horlogerie » : La narratrice séjourne sur une île afin d'écrire un récit de voyage. Elle fait une rencontre qui la bouleverse, celle d'un vieil homme qui porte un panier de fruits. Celui-ci porte une tache jaune à son cou qui prend la forme d'un papillon. La romancière retrouve cette particularité au cou d'un séduisant chef d'orchestre.
« Résurrection » : le jeune fils de la narratrice se fait opérer et cette dernière fait la connaissance, à l'hôpital, d'une vieille femme qui se prénomme Anastasia. Les hasards de l'existence la font croiser cette femme de nouveau chez un phoniatre où elle se rend parce qu'elle a perdu sa voix. Anastasia l'entraîne sur les rivages d'un pays étranger, à la lisière de l'imaginaire.
J'ai découvert l'écriture de Yoko Ogawa à travers ce recueil de nouvelles. J'ai été conquise par la fraîcheur et la précision de son écriture. Les descriptions sont nombreuses et très travaillées, très ciselées. La poésie affleure, donnant du relief au côté imaginaire qui apparaît notamment dans les deux derniers récits.
Ceux-ci nous content l'existence d'une romancière confrontée à la difficulté de l'écriture. L'auteur a procédé par une sorte de mise en abyme, évoquant le roman dans le roman, à travers une analyse du travail de romancier. Les rapports entre l'écrivain et son lecteur idolâtre sont étudiés dans la nouvelle « Edelweiss » : la romancière éprouve pour cet homme étrange de la répulsion mais aussi un certain attrait. Derrière un titre très médical, « Lithiase lacrymale » nous offre un récit tendre et affectueux sur l'amour d'une maîtresse pour son animal domestique. Les deux derniers récits font apparaître la dimension de l'imaginaire qui semble si chère à Yoko Ogawa. Cet aspect donne encore plus de profondeur à l'histoire.
Certains récits m'ont fait penser aux romans d'Amélie Nothomb : c'est leur côté insolite, original, contingent, qui me fait rapprocher les deux auteurs. Toutes deux aiment à souligner dans leurs oeuvres la contingence de l'existence et bâtissent leurs histoires à partir du hasard des rencontres.
Un beau recueil de nouvelles que l'éditeur – sur la quatrième de couverture – recommande de lire en écho à un autre recueil du même auteur intitulé : « Les Paupières » (Actes Sud, 2007).
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Ogusta
  26 avril 2016
Un livre de vacances, des vacances de printemps bienvenues et éclatantes de soleil, de nature et de couleurs. le soir, je retrouvais ce petit livre de Yoko Ogawa découverte avec Les tendres plaintes et La mer.
La bénédiction inattendue s'attache à l'inspiration littéraire. Les nouvelles qui composent ce recueil semblent concerner une écrivaine à différents moments de sa vie et de son parcours littéraire. Je n'ai pas consulté la biographie de l'auteur pour savoir si oui ou non il s'agit d'une expérience vécue aux puissants accents d'imaginaire. Comme dans les autres écrits de Yoko Ogawa, la poésie est au rendez-vous, le mystère également...
Hélas, pour moi, la rencontre tombe un peu à l'eau. J'ai du rester sur Les tendres plaintes et je demeure un brin déçue. L'ordre aléatoire des nouvelles ne permet pas d'adhérer à une histoire suivie : le nom du chien ne change pas, l'enfant conserve la peluche escargot du début à la fin, l'écrivaine aime un chef d'orchestre et on comprend que la perte précoce de son frère a beaucoup marqué la jeune femme.
Nouvelles ou roman on hésite finalement. Assurément un bon bouquin de vacances, mais pas le meilleur de l'auteur. Si j'avais débuté par celui-ci, pas sûr que j'aurais lu Les tendres plaintes et sut été dommage.
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BMR
  02 mars 2008
On avait déjà eu l'occasion de parler de la japonaise Yoko Ogawa, avec L'annulaire et plus récemment avec La petite pièce hexagonale.
Revoici la reine de l'étrange avec deux recueils de nouvelles parus simultanément l'an passé : La bénédiction inattendue et Les paupières.
Les nouvelles des paupières mettent en scène des rencontres : un passager dans un avion, une vieille femme qui vend des légumes, un vieux célibataire et une écolière, ou encore une collectionneuse d'odeurs.
Les nouvelles de la bénédiction ont pour thème récurrent l'écriture, et Yoko Ogawa s'y met elle-même en scène : l'une des nouvelles raconte comment l'inspiration lui est venue pour écrire une nouvelle de l'autre recueil et ainsi la boucle est bouclée.
Ces deux recueils qui se reflètent l'un dans l'autre sont tous deux excellents et l'auteure y maîtrise parfaitement l'art de l'étrange, du bizarre, de l'insolite. La moindre des situations banales et quotidiennes prend très vite sous sa plume des allures inquiétantes, sans que l'on sache trop où cela va nous mener.
Comme si Yoko Ogawa avait l'art et la manière de déceler dans notre quotidien les fissures, les failles entre notre monde et un autre qui se déploit juste à côté, sous les yeux de ceux qui savent regarder, un monde parallèle.
Pendant un moment, le temps d'une petite nouvelle, on oscille ainsi entre deux univers, sans jamais basculer de l'autre côté, mais sans jamais revenir tout à fait intact de notre côté.
Si vous avez déjà la chance de connaître Yoko Ogawa ne manquez pas ces deux recueils.
Sinon, ne ratez pas l'occasion de découvrir à travers ses deux meilleurs bouquins une figure incontournable de la littérature japonaise contemporaine.
Malgré les évidents jeux de miroirs entre les nouvelles de l'un et l'autre, ces deux livres peuvent bien sûr être lus indépendamment l'un de l'autre.
Pour celles et ceux qui aiment jeter un oeil de l'autre côté du miroir comme Alice.
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critiques presse (1)
Telerama   07 mars 2012
Un semblant d'autobiographie est esquissé, mais, comme toujours chez cette auteur portée par la grâce, l'incongru vient bousculer le réalisme, apportant de la fantaisie comme de l'inquiétude.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LavieestunlongfleuvetranquilleLavieestunlongfleuvetranquille   11 octobre 2015
Qu'il s'agisse d'une longue histoire de mille ou deux mille feuillets que je passerais des heures, pendant plusieurs années, à écrire petit à petit, ou d'une miniature de quelques pages qui pourrait tenir dans le creux de la main, le roman m'évoque une forêt. Les arbres y sont si serrés qu'aucune lumière n'y accède, la forêt si profonde que, en dehors de mes pas foulant la terre humide, on n'y entend pas le moindre gazouillis.
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SeraphitaSeraphita   08 mai 2010
Lorsque mon regard s’abaissa, je me rendis compte qu’il y avait une tache jaune sur le cou du vieillard. Elle s’étendait de la base du lobe de son oreille gauche presque jusque sous le menton. Elle était jaune comme une mangue et toute lisse, comme si cet endroit seul avait oublié de vieillir.
En regardant bien, je vis qu’elle avait la forme d’un papillon. Aux ailes symétriques, traçant une courbe subtile, et il y avait même deux antennes. Comme si un véritable papillon s’était posé sur son cou, y trouvant juste assez d’ombre pour s’abriter.
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SeraphitaSeraphita   08 mai 2010
Je ne sais pas pourquoi, lorsque j’écris un roman, j’ai l’impression de me trouver dans un atelier d’horlogerie.
Un atelier d’horlogerie ?
Je regarde autour de moi en me posant la question. Mais il y a bien là un atelier en briques sagement blotti au fond d’une sombre forêt.
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letitbeletitbe   26 août 2012
Les mots étaient tous mes amis. Ils donnaient une forme à tout ce qui était incertain, agaçant ou timide. Une forme de mot, rehaussée de bleu nuit.
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BMRBMR   02 mars 2008
[...] - Il y a quelqu'un qui nous épie.
- Ce n'est pas grave, disait-il, comme s'il le savait depuis longtemps. C'est le hamster. C'est lui qui nous observe. Il a fallu lui enlever les paupières à cause d'une maladie des yeux, et il ne peut plus les fermer.
Et ses doigts arrivèrent à mes yeux. Ils se promenèrent à loisir sur mes paupières.
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Second épisode de l'instant lecture consacré au roman Cristallisation secrète de Yôko Ogawa.
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