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Anne Colin du Terrail (Traducteur)
EAN : 9782207260678
272 pages
Denoël (07/05/2009)
3.17/5   325 notes
Résumé :
Rauno Rämekorpi, un riche industriel finlandais, fête ses soixante ans. Comme le veut la coutume, les invités ont afflué chez le héros du jour les bras chargés de cadeaux et de fleurs. Mais Mme Rämekorpi est allergique au pollen et Rauno se voit donc prié, à peine le dernier convive parti, de convoyer les fleurs à la décharge sans même prendre la peine d'ôter sa queue-de-pie. En chemin, l'heureux sexagénaire a soudain une bien meilleure idée : il offrira les bouquet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
3,17

sur 325 notes
Cela aurait pu être le triste tableau de chasse d'un Casanova nordique; mais l'esprit déployé par Arto Paasilinna dessine malicieusement un tableau heureux de la société Finlandaise.
Le héros Rauno Rämerkorpi, toujours dévoué à ses conquêtes, est sympathique et tendre car il les écoute, démêle les problèmes et conclut les rencontres par une partie de jambes en l'air. Au cours des rencontres, Paasilinna raconte aussi l'histoire de ce Rauno Rämerkorpi, qui, comme tous les héros de cet auteur, n'aime ni les règles ni les lois et se sent libre comme les dix femmes de son entourage.

Rauno est un peu trop macho, un peu trop libéral, un peu trop vieux, un peu trop jeune, un peu trop riche... Il rencontre des femmes féministes, communistes, plus jeunes, plus vieilles, plus dépendantes. Les échanges de points vus entre les différents personnages rendent le texte vivant.
Arto Paasilinna n'aura toujours pas le prix Nobel avec ce roman car son sujet reste trop léger, ce qui n'est pas pour me déplaire !
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Certains romans laissent une impression désagréable quand on les termine ; celle d'être passée à côté — au mieux — ou d'avoir été prise pour une imbécile — au pire. C'est ce qui vient de se passer pour moi avec « Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Rämekorpi ».

Je n'avais jamais lu de roman d'Arto Paasilinna auparavant mais j'avais compris que ses romans étaient des fables plus ou moins crédibles et marquées par l'ironie et la farce. C'est dans ces prédispositions-là que j'ai attaqué le roman, l'histoire d'un riche industriel, Rauno Rämekorpi, qui visite plusieurs connaissances féminines pour leur distribuer les bouquets de fleurs, bouteilles de champagne, caviar et autres articles d'épicerie fine, en ayant trop reçu pour son anniversaire et sa femme étant allergique au pollen. C'est l'occasion, lors de ces visites à des anciennes maîtresses et/ou employées, d'avoir des discussions sur différents thèmes, politiques ou sociaux propres à la Finlande, avant de les faire systématiquement passer à la casserole, qu'elles soient pleinement consentantes ou non. le malaise s'installe déjà, et s'aggrave avec de superbes aphorismes de ce type : « Pas le temps de s'occuper d'un collant [le personnage est emmené à l'hôpital], mais Sorjonen prit sur l'étagère de l'armoire la trousse à maquillage d'Eveliina, car il savait que les femmes n'aimaient pas partir sans cet accessoire, même pour leur dernier voyage […] ». Ok soit, ça se prend dans un premier temps au millième degré, je me suis dit que l'auteur voulait proposer une satire gratinée de l'homme finlandais… le personnage principal, Rauno Rämekorpi, en prenant d'ailleurs pour son grade, puisqu'il n'est pas décrit comme un personnage très sympathique : noceur, infidèle sans mémoire puisqu'il ne se souvient pas forcément avoir déjà consommé ses conquêtes lors de ses visites, et en même temps assez naïf et crédule par certains côtés (l'une de ses employées a décidé d'avoir un enfant de Rauno car son compagnon était prétendument stérile, l'industriel la croit et a l'impression curieuse d'avoir été fait cocu…!). Voilà pour la première partie. Dans la deuxième, les maîtresse ayant appris l'existence des unes et des autres, sont censées se venger de Rauno, surtout que celui-ci décide de refaire une tournée similaire, mais cette fois-ci déguisé en père noël. Après tout, là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir.

Et c'est là où cette pantalonnade outrancière, dont la vraisemblance n'est pas la première qualité (certaines situations sont difficilement crédibles : une employée de musée passe la nuit avec Rauno dans un lit historique à son travail, son collègue gardien les découvre… et leur sert un petit-déj au lit ! ; même le contexte historique de l'histoire ne l'est pas : l'auteur parle toujours de marks finlandais alors qu'il mentionne la présidente de la république d'alors, qui a exercé après le passage à l'euro…) tombe dans le vulgaire affligeant. Pas de vengeance réelle de la part des maîtresses (systématiquement désignées sous le nom de « garces »…), qui se plaignent un tout petit peu avant d'accepter les cadeaux de l'infâme, et de céder à son bon plaisir. Vengeance il y aura, mais elle semblera bien légère et n'affectera en rien Rauno, qui ne semblera en tirer aucune leçon… comme si l'impact que pouvaient avoir les femmes sur les hommes ne pouvait être sensible.
Les femmes de cette histoire en sortent rabaissées à mon sens : légères, sans grande dignité, ni volonté, quasiment soumises à plus riche et imposant qu'elles…

Certains thèmes abordés dans les conversations sont intéressants pourtant — le racisme dans la société finlandaise, le féminisme (pourtant bien malmené ici), la paupérisation de la société… — mais leur insertion dans le roman sont bien amoindries par une histoire vulgaire, et surtout pas drôle…. Heureusement, ça se lit vite.
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Commençons par résumer ce scénario improbable :
Rauno Rämekorpi, un riche industriel entreprend, parce que son épouse est asthmatique d'offrir les fleurs qu'il à reçues pour l'anniversaire de ses soixante ans à neuf femmes qu'il connaît ou a connu il y a quelques années. (Quelle délicatesse ! ) C'est donc l'occasion, avec un chauffeur de taxi sympathique et débrouillard d'organiser une tournée des grands ducs, avec pour objectif implicite – on s'en rendra compte au fur et à mesure – de nouer des relatons intimes avec chacune. Et, manifestement, en Finlande cela semble marcher ; Jugez plutôt :
Une prof de dessin qui s'offre en sortant du cimetière où elle vient d'enterrer sa mère,
Une directrice des relations publique heureuse d'accueillir son patron
Une employée qui a monté un stratagème pour avoir un enfant de son patron,
Une journaliste alcoolique,
Une employé de son usine cardiaque qui attendait son patron
Une femme de ménage dans le sauna de l'usine
Une chercheuse dans un musée
Une psychologue pour tester le viagra
Une veuve qui ne veut pas vieillir
… et son épouse.
Cette liste pour vous montrer que c'est long, c'est long, c'est répétitif et pénible. (Tout ça pendant les 170 premières pages.) D'autant plus long que pendant la seconde partie, il réitère la performance, mais cette fois avec des cadeaux de noël. Et c'est reparti !
Certains ont cru voir dans ce texte une étude sociologique de la condition féminine, ce qui m'inquiète, car je suis conduit à penser que mes facultés intellectuelles régressent sérieusement.
Je n'ai vu, personnellement que l'histoire d'un vieux bouc , qui va enchaîner dix relations sexuelles en moins de vingt quatre heures . Cela peut être amusant pour certains, mais je vous garanti que l'image de la femme n'en sort pas grandie. Il suffit que ce Rauno s'en approche pour que les sous-vêtements sautent et que tout soit bien accueilli.
Le lecteur, lui saute des lignes. Ouf !
D'autres ont loué le style simple et la structure de la phrase de l'auteur. Je crois bien que ce roman a été écrit en Finnois et je ne suis pas sur que la phrase en finnois se construise de la façon dont le traducteur nous la propose ici.
Je n'ai pas ri, ni même souri.
Ce qui est pervers c'est que dans les tout derniers chapitres, le rythme semble s'accélérer et que l'écriture devient plus agréable. Vous refermez donc le bouquin sur une impression moins négative que pendant les 230 premières pages !
Bref, j'ai eu du mal, beaucoup de mal. Mais peut-être suis-je passé carrément à côté de quelque chose. Tant pis, je passe vite à autre chose.
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Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Rämekorpi est un roman surprenant, loufoque, comme l'auteur Arto Paasilinna sait en écrire :)
A chaque fois que je lis un de ces romans, je passe un bon moment.
J'ai apprécié celui-ci, sans pour autant avoir un coup de coeur.
Rauno Rämekorpi est un vieux Casanova très surprenant, que nous découvrons le jour de ses soixante ans puis à Noël.
Il fait la tournée de ses maîtresses, c'est caustique, bourré d'humour noir, et je trouve qu'il mérite bien quatre étoiles car j'ai passé un bon moment :)
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"Joyeux anniversaire Rauno.Tu as toujours été un bon mari,fidèle et attentionné,un vrai trésor".
Voilà qui est dit et bien dit! Tendres propos de tendre épouse!
Rauno Rämekorpi, "riche industriel finlandais" va fêter ses soixante ans avec faste,...pertes et fracas(enfin pas tout de suite les pertes et fracas!). Fête:pas la fête conviviale aux moult amis,relations,cadeaux et fleurs,non, celle qui se continue sur deux trois jours, en queue de pie,bouquet de fleurs d'une main et champagne de l'autre, de maîtresse en maîtresse.
Une tournée des grands ducs en quelque sorte!
Quelle santé!
Il y a Torja, la dessinatrice "véritable aspirateur à tocards" prête à tout pour pondre un petit bâtard,Eila la directrice des relations publiques qu'il "culbute sur le lit", et hop la queue de pie,nu de nu il lui conte son parcours de battant de différentes façons,Tuula l'employée de bureau organisée jusqu'au bout des gènes,Sonya la journaliste pocharde qui l'entraine à vider les bouteilles,Eveliina la métallurgiste souffrante dont il gonfle le CV moyennant extase,Saara la femme de ménage remonte- moral,Kirsti, l'amie d'Annikki désoeuvrée, médiatrice culturelle qui donne à l'ours Rauno des marques de tendresse, Irja la psychologue,qui accueille "son moral dans les chaussettes" et son "habit en lambeaux", Ulla-Maija, tante de Kirsti veuve pétillante d'un évêque militaire, qui lui fait le coup d'une "danse des sept voiles" sensuelle à souhait et le renvoie chez lui propre comme un sou neuf.
Et Annikki bien sûr sa tendre et chère épouse.
Et pourquoi pas refêter ça à la Noël, se dit le Don Juan insatiable!
Grand tour de piste!
Tiens et Annikki, beauté sans âge "pleine de douceur"!
Mais elle est là sur la photo du journal, une parmi les dix! Chuttt!! suspense...
Gloups! se dit l'éternel fiancé!
Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Rämekorpi:un petit chef d'oeuvre d'humour d'Arto Paasilinna(auteur finlandais traduit en plusieurs langues et à l'oeuvre foisonnante), dont j'avais déjà adoré les tribulations picaresques du pasteur défroqué(très porté sur la gent féminine) et son ours savant dans le bestial serviteur du pasteur Huuskonen.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Page 92
L'industriel promit que sa société lui trouverait un vrai logement aussitôt que ses problèmes cardiaques auraient été diagnostiqués et traités.
Evelina : -c'est désespérant . Devoir demander l'aumône à son patron.-
L'atmosphère n'étaient pas très gaie. Rauno Rämerkorpi réclame deux verres et fit sauter le bouchon de la bouteille de champagne. N'était-il pas temps de prendre un petit rafraîchissement ?
Il  avait retenu de ses difficiles années de jeunesse que les déshérités possédaient un sens de l'honneur particulièrement développé. Plus les gens sont pauvres, plus ils sont susceptibles, comme le montrait  la réaction de la soudeuse. Les riches n'accordent pas autant de valeur à l'argent que les démunis. Il devait faire preuve de tact s'il voulait aider la jeune femme à s'en sortir.
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Rauno fit remarquer que les Finlandais avaient élu une femme à la présidence de la République, une militante de gauche qui avait cultivé une parcelle voisine de celle d’Eveliina dans ces jardins ouvriers. Il ajouta avoir lui-même été toute sa vie un authentique prolétaire. Il n’y avait rien de mal, selon lui, à ce qu’un ouvrier s’enrichisse un peu, au moins une fois de temps en temps. Son argent ne faisait pas de lui un exploiteur.

Selon Rauno Rämerkorpi, les défenseurs de la cause ouvrière n’étaient mus que par l’envie et la jalousie. Mais ni Marx ni Lénine n’en avaient jamais soufflé mot, pas plus que Tuure Lehén ou Otto Ville Kuusinen. Dès que la situation financière d’un camarade s’améliorait un tant soit peu, on l’expulsait des rangs du prolétariat pour l’expédier de force dans le camp adverse et du même coup au goulag ou au gibet. La métallurgiste pensait-elle être la dernière communiste au monde ? L’expérience socialiste, en Russie et ailleurs, montrait que la cause était trop noble pour être confiée à des rustres envieux.

Eveliina : On ne peut pas mettre les erreurs de l’Union soviétique sur le dos de tous les travailleurs. C’était une dictature.

Rauno : La dictature du prolétariat.

Le conseiller à l’industrie grogna que le totalitarisme soviétique avait tué soixante-dix millions de personnes, l’allemand peut-être trente.

Eveliina lui suggéra de considérer la question sous un autre angle. Si le Troisième Reich avait été socialiste et l’URSS national-socialiste, le nombre de morts aurait été à peu près le même. Les masses russes étaient plus nombreuses et les Allemands, malgré leur énergie et leur volontarisme, n’égaleraient jamais leur force de destruction. Rauno restait en dépit de tout un représentant du capitalisme, ses anciennes convictions de gauche n’y changeaient rien.

Eveliina : En tant qu’homme, tu es tout à fait OK, mais que tu le veuilles ou non, tu cherches à faire du profit.

Le conseiller à l’industrie répliqua qu’il fallait bien constituer des réserves pour préserver l’emploi des ouvriers. S’il distribuait ses bénéfices à ses salariés, sa société ferait vite faillite et mille personnes seraient à la rue. Il y avait une grosse différence entre des activités commerciales normales et la spéculation en Bourse. Les investisseurs internationaux s’en donnaient à cœur joie maintenant que la gauche avait cessé de s’opposer à eux. En quelques secondes, les agioteurs transféraient des milliards d’un pays à un autre, les boursicoteurs flairaient en temps réel les meilleures affaires. Si des petites filles fabriquaient en Inde des composants électroniques à moitié prix, les capitaux s’y précipitaient pour ramasser le pactole et, une fois le filon épuisé, se ruaient aux

antipodes pour saigner à blanc une nouvelle victime, sans se soucier le moins du monde de polluer des régions entières et de laisser sur le carreau des dizaines de milliers de gens.

Eveliina : Ne crie pas, les voisins vont t’entendre, les murs sont comme du papier, ici.

Rauno : Ma société ne sera jamais cotée en Bourse ! S’il n’y a pas moyen de trouver des capitaux autrement, tant pis, plutôt faire faillite !

L’industriel tonna qu’il était plus à gauche que la plupart de ses ouvriers, à part Eveliina.
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Pour Rauno Rämekorpi, le chef-d'oeuvre de Dieu était de toute évidence entaché d'un vice de conception. S'il avait dû lui-même s'attaquer à un tel projet, il aurait tout de suite mis le prototype au rebut. L'homme était intrinsèquement obsolète, inconsistant et mal fichu, avec ses deux pieds et son corps glabre. Sa tête était vulnérable, ses mains malhabiles. Kirsti interdit au conseiller de blasphémer, mais il était lancé. Il déclara que le point sur lequel l'échec de Dieu était le plus patent était le cerveau de sa créature. L'homme était certes plus intelligent que l'hippopotame, mais même après avoir évolué, il demeurait cupide, dépravé, cruel et fourbe - en un mot, pitoyable. Aux yeux de Rauno Rämekorpi, un Dieu qui avait si lamentablement échoué ne méritait guère qu'on l'adore.
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Annikki : Rien ne t’oblige à trop boire. Il y a aussi sur ces bateaux des bibliothèques, des cinémas et tout ce dont on peut rêver.

Rauno : Je ne vais pas dépenser des dizaines de milliers de marks pour pouvoir feuilleter des romans de gare américains ou regarder des acteurs de série B débiter des âneries dans de vieux films.

Annikki : On pourrait s’offrir des séances de spa, se baigner dans l’océan et profiter des escales pour découvrir la vie et la culture locales. Et la nourriture est délicieusement saine, là-bas, lis donc le prospectus au lieu de rouspéter.

Rauno avait répliqué qu’il préférait se prélasser dans un bon vieux sauna à l’ancienne plutôt que dans un bain de boue à bord d’un bateau de croisière. Dieu sait quelle vermine marinait là-dedans, il finirait couvert de pustules pour le restant de ses jours, sans compter les larves de bilharzie qui se nicheraient à coup sûr sous sa peau… mieux valait ne pas plonger sans précaution dans l’océan, les courants marins avaient emporté des centaines de touristes irresponsables, surtout dans les Caraïbes. Il fallait aussi penser à l’environnement : quand un énorme navire mouille dans la rade d’une petite île, ses ancres lourdes de plusieurs tonnes détruisent un hectare de récifs de corail, uniquement pour que des mémères obèses puissent exhiber leurs varices et leur cellulite. L’indigène affamé n’a droit de la part de ces richissimes m’as-tu-vu qu’à un regard indifférent, et la fillette mendigote d’une mère célibataire aveugle au mieux à une piécette ou deux.

Rauno Rämerkorpi s’était mis à beugler : le tourisme de masse était un moyen de blanchir les narcodollars sud-américains servant à corrompre des dictateurs, et tandis que des millions de personnes pleuraient misère, Annikki et lui, gavés d’huîtres en voie d’extinction, roteraient sous le clair de lune tropical des Caraïbes en buvant des vins hors de prix dont le raisin avait été cueilli par de petites filles aux doigts gercés dont les mains ne feuilletteraient jamais de livres de classe ! Ce n’aurait été que justice que le plus terrible des cyclones nés dans la zone équatoriale balaie la région, renverse le bateau cinq étoiles et noie dans les profondeurs de l’océan tout son chargement de noceurs !
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Tuula : C'est toi le père, Rauno Rämekorpi. Félicitations. C'est ce qui arrive, quand on couche.
Le conseiller à l'industrie reposa le bébé dans son berceau. Il lui fallut un moment pour bien saisir ce qu'il venait d'entendre.
Tuula lui tendit un verre plein. Il en avait besoin.
Il aurait aimé savoir comment c'était possible. Il se rappelait bien être venu un certain nombre de fois dans cet appartement et avoir partagé le grand lit de l'alcôve avec Tuula, mais ce n'avait jamais été dans le but de faire un enfant. Il était marié, menait une vie relativement rangée et avait fêté ses soixante ans le jour même. C'était de la folie, de s'imaginer père sur ses vieux jours.
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