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ISBN : B07V1FDCF9
Éditeur : (07/07/2019)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 12 notes)
Résumé :
1910, Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la déterminati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  18 août 2019
Ils n'ont pas été jugés, ils n'ont pas été exécutés, ils ont été livrés à des monstres sanguinaires.
C'est une histoire bouleversante et émouvante car je me suis facilement retrouvée à la place d'Igor Kleinenberg, le narrateur. De 1910 à 1918, il enseignera l'allemand aux archiduchesses : Olga, Tatiana, Maria et Anastasia. Ce poste lui permettra de partager l'intimité de la famille impériale russe et de ses proches. Nous découvrons des anecdotes très amusantes, les suivons dans les déplacements officiels, les oeuvres de charité et réalisons les problèmes qui assaillent Nicolas II quant à gouverner cet immense pays. Ce sont des personnes profondément humaines, trop humaines pour le siècle à venir et son changement de mentalité.
L'impératrice Alexandra est au prise à la germanophobie ambiante, on lui reproche son amitié pour Raspoutine, en fait elle est bien plus lucide et pragmatique que le tsar ce qui lui vaut quelques inimitiés. le tsar se débat avec les étudiants, l'intelligentsia, les bourgeois, sa famille, tous veulent le pouvoir. Satisfaire l'un c'est se faire un ennemi de l'autre. La presse fera courir des rumeurs, des ragots, des témoignages fallacieux Mais le peuple leur est fidèle.
À l'arrivée de la guerre, la famille se sépare. Nicolas II et le tsétsarévitch Alexeï s'occupent de l'armée. L'impératrice et ses filles soigneront les blessés, tous se dévoueront pour leur patrie et son peuple jusqu'à l'abdication du tsar et leur emprisonnement.
Une oeuvre aussi dense que la Russie est immense. Alexandre Page nous livre une fresque historique touchante sur la Sainte Russie, la Grande Guerre, la révolution. Un auteur doté d'une jolie plume et de beaucoup d'empathie.
Beaucoup de photographies des protagonistes nous permettent de leur donner un visage.
Un livre à lire pour en savoir plus et se forger une opinion.
"Lorsque les mensonges auront été dissipés, que les impostures auront été démasquées, que le chagrin aura passé, l'humanité se souviendra".
Un grand merci à Alexandre Page pour ce SP ainsi que la confiance qu'il m'a accordée.
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Jodyane
  21 octobre 2019
Mon avis : Tout d'abord je remercie Alexandre Page pour m'avoir proposé son SP.
C'est un travail titanesque que Alexandre Page nous raconte sur le Nicolas Il dernier empereur de Russie , dynastie des Romanov .Je me suis dit qu'il fallait être historien pour écrire un ouvrage aussi documenté !
On va donc être transporté au xx sciecle auprès de la famille impériale .
Igor kleinenberg est le professeur des enfants de l'empereur et l'impératrice .Il va enseigner l'allemand à leur cinq enfants , Olga , Tatiana ,Maria , Anastasia et Alexeï .
Et c'est à travers ses yeux que nous allons les découvrir !
Une famille aimante avec leurs joies et leurs peines . J'ai beaucoup appris sur l'histoire de la Russie et aussi sur celle de l'empereur . J'ai aimé voyagé sur " le Standard " et visiter tous ces pays . J'ai aimé me balader à St Petersbourg , découvrir la Sibérie et La Crimée.
Certains personnages étaient soit intéressant soit passionnant et notemment Raspoutine j'avais oublié qui il était exactement et cela m'a beaucoup intéressée d'en apprendre davantage.
J'ai eu beaucoup de peine pour le jeune Alexeï , atteint de cette maladie qu'est l'hémophilie .
Ce livre est riche autant par les faits , l'histoire , l'écriture et la passion de l'auteur. Les photos qui accompagnent le texte en font une oeuvre complète , j'ai eu beau d'émotions à les regarder ....une très belle idée de sa part de nous les faire partager car cela rend le livre encore plus touchant ! Les petites anecdotes sur l'impératrice où le Tsar prêtent parfois à sourire ...ce sont des personnes comme tout le monde avec leur qualité et leur défaut .On va les accompagner à Tsarkoie lieu de leur détention et jusqu'à Tobolsk où ils seront exilés ...du mal en dire davantage ...
J'ai eu un peu de mal avec tous ces noms à rallonge et en plus à consonnance russe, pas facile de s'y retrouver et si certains passages étaient un peu longs ce livre est un excellent pavé , qui nous raconte avec détails et passion une partie historique et de la Russie .
Bravo .
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Amandinegrana
  13 octobre 2019
Dans cette fresque historique très riche Alexandre Page nous plonge dans la Russie du début du XXème siècle, à l'aube de la Première Guerre mondiale et de la fin du tsarisme.
A travers les yeux d'Igor Kleinenberg, précepteur d'allemand des enfants impériaux, nous découvrons l'intimité du tsar Nicolas II et de sa famille. Tout au long du roman, nous vivons de l'intérieur les crises, les trahisons mais aussi les amitiés, la guerre et la révolution bolchevique jusqu'à la chute du dernier tsar.
Dans ce cocon peut-être un peu trop protecteur nous nous attachons à chaque membre de la famille impériale, constatant leur unité et leur profonde humanité mais aussi la naïveté et l'idéalisme d'un souverain dépassé par un entourage avide de pouvoir, le menant à sa perte.
Je ressors de cette lecture avec un avis plutôt positif malgré quelques bémols. On ne peut que saluer le travail de recherches de l'auteur tant les dix ans décris le sont avec précision. A la fin de ce roman, la Russie entre 1910 et 1920 n'a (presque) plus aucun secret. Toutefois, j'ai un peu regretté de n'avoir qu'un seul point de vue, le pro-tsarisme, même s'il est tout à fait cohérent avec le narrateur interne. Cette impression de cocon familial protégé m'a laissée la sensation de passer à côté d'une partie de l'Histoire.
Aussi, bien que le récit est très enrichissant, l'exhaustivité de l'auteur mène à un certain nombre de détails qui ont tendance à alourdir l'ensemble, d'autant que le schéma des événements est assez redondant. Ce roman est un pavé et il faut s'y accrocher.
Mais au final les idées transmises, toujours d'actualité, qui font réfléchir : la lâcheté et la traîtrise par intérêts politiques ou économiques, l'impact des ragots et des médias sur la façon de penser et la soif de pouvoir ainsi que l'attachement que l'on ressent forcément pour les personnages font oublier les longueurs et font que « Partir, c'est mourir un peu » est une lecture marquante et à recommander.
Je remercie l'auteur pour son SP.
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Louveceltique
  10 septembre 2019
Je tiens tout d'abord à remercier Alexandre Page pour sa confiance. N'étant pas une habituée de ce genre de lecture, ce fut pour moi avant tout un défi personnel.

Quel beau voyage je viens d'effectuer à travers tous ces magnifiques paysages de Russie, de la Crimée à la Sibérie, en passant par Saint-Pétersbourg. Mais également un voyage dans le temps, au coeur de la Russie du début du XXe siècle, sous Nicolas II.
Le narrateur et personnage principal au centre de tout le roman se nomme Igor Kleinenberg, et fut le professeur d'allemand des enfants impériaux, tout du moins ceux en âge d'apprendre.
On découvre ici, l'image d'un Tsar et Tsarine, bien loin de celle des livres d'histoire. Ils nous apparaissent sous un nouveau jour, celui avant tout d'une Famille, loin de la politique mondiale.
L'empereur séparait autant qu'il le pouvait sa vie de famille, qu'il affectionnait par dessus tout, de son rôle de dirigeant politique d'une grande puissance mondiale.
Les enfants impériaux se révèlent être des enfants simples,dignes de leurs rangs, mais respectueux des autres.
L'impératrice tenait à élever ses enfants dans le respect de la vie : Olga, Tatiana, Maria et Anastasia étaient des petites filles à la vie paisible, mais bien entouré.
Tout comme leur frère, le jeune Alexeï, enfant hémophile, héritier du trône surprotégé à cause de sa maladie.
Cette famille aimait la vie et la Russie, mais L Histoire leur a programmé un tout autre avenir, et c'est toute cette histoire que l'on découvre différemment, cette fois vécue de l'intérieur.
Félicitations à l'auteur pour son immense travail, car il y a énormément de recherches derrière cet ouvrage.
Une lecture émouvante, pleine de découvertes en ce qui me concerne et c'est avant tout ce que je recherche dans un livre: de l'étonnement.
Un livre à déguster sans modération.


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MaritzaJaillet
  21 octobre 2019
4,8 / 5 pour cet ouvrage qui est juste magnifique !Ouaou. Voilà. C'est un ouvrage qui m'a rassasié ! Bravo pour les recherches, la fidélité historique, le rythme -pas évident sur plus de 700 pages-, les photos sélectionnées et introduites dans les chapitres. Finaliste des Plumes Francophones, ce livre vous transportera en Russie auprès de la famille impériale, les Romanov (tout le monde connaît je présume). Ce n'est pas un cours d'histoire, même si la personne qu'on suit donne des leçons (vous comprendrez pourquoi en lisant), c'est raconté, on est dedans…de 1910 à la « fin », en passant la révolution de février 1917… On est dans l'intimité si je puis dire de l'empereur et de l'impératrice et cela change des habituels petits paragraphes dans les bouquins. Que dire des enfants, Alexeï, hémophile et ses soeurs, si je ne me trompe pas dans l'ordre : Olga, tatiana, Maria et Anastasia, ou Nastia pour les intimes et les toutous ♥. Pour certains des enfants. Enfin je dis enfants mais c'est que ça grandit…
Je retiens qu'à l'époque aussi, les fake news, les idées reçues, ont détruit des vies.
L'écriture est fluide, il y a peu de dialogues donc ceux qui n'apprécient pas forcément les longs récits pourraient se retrouver perdus, mais je les invite à se laisser tenter 😉 On apprend énormément de choses, on se balade on ne reste pas en Russie et les photos…. C'est une très belle découverte.
Passages préférés ?
Vouiiiii
P116 :
« Les grandes-duchesses leur préférèrent les balançoires suspendues aux arbres. Des marins choisis par les plus robustes les poussaient de plus en plus haut, jusqu'à ce qu'ils jugeassent déraisonnable d'aller au-delà, mais les jeunes filles ne se laissaient pas facilement convaincre. »
Parce que j'adore cet extrait.
P208 :
« Extrait du discours du général de Torcy :
La France et la Russie sont désormais unies et alliées. »
Je ne dirais rien d'autre que 1912…^^
P232 :
« Vous qui lisez la presse allemande, sans doute savez-vous ce qu'elle dit de moi ? Que de graves soucis personnels me détournent de la politique. […]Pourquoi voulez-vous que je vous en tienne rigueur à vous ou à mes filles ? Nous ne sommes que des hommes. »
Bon ok et des femmes aussi mais on a compris le message. Et j'adore ! Effectivement, nous ne sommes pas des robots. Nous avons des sentiments… et quand un membre de la famille ne va pas bien, ça nous impacte.
Les + ;
*La plume et la facilité avec laquelle on entre dans l'histoire : on s'y croirait en fait !
* Les photos… 😊 une merveille :D j'adore !
*Les recherches qui ont été faites, les connaissances, on en apprend beaucoup sans que ça fasse cours d'histoire. C'est très bien raconté !
*Les émotions.
*Le fait que l'on suive, jour après jour ce qui se déroule…jusqu'à un certain moment où on est « éloignés ».
Les - ;
*Pour celles et ceux qui ne sont pas habitués aux noms russes, prenez garde à la confusion XD Je me suis parfois perdue dans les noms, les lieux !
*Ça rejoint mon point précédent : une petite carte ! Pensez à prendre une carte à côté de vous.
En résumé, vous adorez l'Histoire ? Ou vous avez envie tout simplement de vous plonger corps et âmes dans celle de la Russie ? Pour en connaître les us et coutumes au début du XXe siècle ? Cet ouvrage est fait pour vous 😊 C'est une bombe ! N'ayez pas peur de vous y plonger, on est transporté dès la première page !
Lien : https://www.facebook.com/la...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
AlexandrePageAlexandrePage   29 août 2019
C’était humainement intolérable de les abandonner à présent que leur situation devenait critique. Ils ne m’en auraient pas voulu, car ils pardonnaient tout, mais ma conscience m’aurait poursuivi jusqu’à la fin de mes jours. Je n’aurais même pas eu le courage d’aller voir les enfants malades pour leur dire adieu. Cela leur aurait été si douloureux. Je ne sais pas si j’ai été courageux de rester, alors que je ne m’étais jamais trouvé courageux. J’ai peut-être eu la lâcheté de ne pas être cruel, mais alors la lâcheté, parfois, peut être belle.
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mcd30mcd30   21 juillet 2019
Le rondel de l'adieu

Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.

C'est toujours le deuil d'un vœu,
Le dernier vers d'un poème ;
Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ceux qu'on aime.

Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu :
Partir, c'est mourir un peu.

Edmond Haraucourt.
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mcd30mcd30   06 août 2019
L'impératrice se montrait plus circonspecte, voyant dans la Douma trop de députés hostiles représentant moins la volonté du peuple, qu'elle savait acquis à la cause de son époux, que leurs propres volontés. Ce serait mentir que dire qu'elle avait vu d'un bon œil cette assemblée se constituer après la révolution de 1905, ce qui l'avait fait passer aussitôt pour ure conservatrice notoire de l'autocratie absolue. Elle partageait l'idée communément admise que le parlement servait surtout à satisfaire les ambitions et la vanité personnelles de ses membres.
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mcd30mcd30   09 août 2019
Comme l'écrivit un jour très justement un historien russe, tout ce qui comptait pour ces individus était de prouver au peuple qu'il ne possédait qu'un quart du cheval, plutôt que de l'aider à devenir propriétaire du cheval entier. La difficile condition des petites gens servait de propagande et ils la nourrirent même, entretenant sciemment leur misère pour accélérer la chute de l'Empire et leur permettre de récupérer le pouvoir tombé des mains impériales. Tous ces comploteurs ignoraient bien sûr que leur révolution d'intellectuels ouvrirait la porte à une révolution populaire qui les balayerait à leur tour, puisqu'aucun d'entre eux n'avait réalisé qu'ils n'existaient que par la seule présence de l'Empereur sur le trône.
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mcd30mcd30   11 août 2019
Pourquoi ne lui dit-il pas au [ Kaiser ] que le gazage n'est pas la guerre mais un abattage au poison ? C'est dégoûtant, et nous ne pouvons rien faire pour ces pauvres hommes qui se tordent de douleur, m'avait confié l'Impératrice au sujet de l'usage massif de gaz asphyxiant sur le front, avant d'ajouter: Maintenant, les Allemands, pour éviter les bouches à nourrir, préfèrent laisser le typhus et le choléra se développer au milieu de nos prisonniers plutôt que de nous les rendre. Ce ne sont pas des pratiques de militaires, mais de sauvages.
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