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Jurica Pavicic (Autre)
EAN : 9791095718772
Agullo (07/01/2021)
4.25/5   175 notes
Résumé :
Croatie, 1989. Dans un bourg de la côte dalmate, Silva, 17 ans, disparaît durant la fête des pêcheurs. L'enquête menée par Gorki Sain fait émerger un portrait complexe de cette jeune fille qui prenait et revendait de la drogue. Quand le régime de Tito s'effondre, l'inspecteur est poussé à la démission et l'affaire classée. Seule la famille de Silva poursuit obstinément les recherches.

À travers ce drame intime et la quête de la vérité par la famille, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
4,25

sur 175 notes
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Bookycooky
  13 juillet 2021
Suite au « Miracle à la Combe aux Aspics » je suis toujours en Croatie, mais cette fois-ci dans un lieu moins pommé et avec des gens plus civilisés, le 23 septembre 1989 à Misto, une bourgade côtière non loin de Split.
Vesna, Jakob Vela et leurs jumeaux Silva et Mate de dix-sept ans dînent ensemble. Ils ne savent pas encore que c'est la dernière soirée de leur vie normale. Après le dîner, Silva habillée pour sortir leur lance « J'y vais....Allez salut. » Elle dit se rendre à une fête dans la baie, c'est la dernière fois qu'ils la verrons.
Ils croyaient jusqu'alors qu'ils menaient une vie normale, la vie d'une famille normale avec des problèmes normaux à deux balles. Ils croyaient que Silva était seulement une fille exubérante dotée d'un sacrée tempérament, qui ne faisait qu'à sa tête. Mais plus l'absence se prolonge, plus l'enquête de la disparition s'approfondit, plus ils se rendent compte que leur fille leur était une étrangère totale. Et le pire une personne disparue dans la nature, la terrible incertitude, morte, vivante ?
Le livre qui semble au premier abord un polar, dans son approche à l'événement et aux personnages liés à la victime est loin d'en être un. L'histoire intime tragique se déroule sur fond du contexte politique du pays qui commencera à chambouler à partir de 1989 avec la chute du mur de Berlin qui signe la fin du monde communiste. le pays connaît une désagrégation violente qui débutera avec l'indépendance de la Croatie le 25 juillet 1991. La famille se désagrège aussi peu à peu, évoluant dans ce paysage de violence et de misère qui s'accentue pour se terminer en guerre. Les délinquants d'hier deviennent des commandants de l'armée croate, et plus tard politiciens, comme si diriger un bataillon de guerre ou faire de la politique nécessitait la même compétence que diriger un réseau de drogues. Quand à Silva déjà majeure depuis 1990 à part sa famille, désormais plus personne ne s'en soucie .....mais nous lecteurs et lectrices , sa mère et son frère, on l'attend....
Alternant les points de vue des divers personnages directement ou indirectement liés au drame, sur fond de trente ans de l'histoire post-communiste croate, l'auteur mêle les histoires personnelles à la grande Histoire, sans jamais perdre le fils de l'intrigue. On va suivre leurs évolutions, de la chute du communisme, passant par la guerre civile puis la mondialisation, jusqu'à l'invasion touristique de la côte dalmate qui profitera largement à la nouvelle mafia capitaliste croate qui soudoie les politiciens, tout en exploitant généreusement les habitants des villes et villages côtières. J'ai aimé la prose nette, claire et sans fioritures qui s'adapte comme un gant au sujet, et la structure de l'histoire et de l'intrigue qui se déploient parallèlement sans ambiguïté, chaque chapitre se référant à un personnage lié à la disparition.
Poignant et Passionnant !
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enjie77
  02 novembre 2021
« Je ne souhaiterais cela à personne, pense Gorki »

En cet instant de septembre 1989, à Misto, près de Split, Vesna et Jakov sont encore heureux. Jakov est assis à table, plongé dans ses mots fléchès. Vesna s'emploie à essuyer les assiettes.
Et voilà l'instant où Silva, 17 ans, est près de la porte, dans sa robe à fleurs, ses baskets aux pieds. Elle se tient debout, comme si elle attendait qu'on l'applaudisse et prononce trois mots brefs. Elle dit « j'y vais ».
Personne ne lève la tête, personne ne répond au salut de Silva qui d'une voix joyeuse, leur signifie partir à la fête. Parce que, alors, personne ne pouvait savoir, personne ne pouvait imaginer.
Au petit matin, Silva n'est pas rentrée. Mate, son frère jumeau, se réveille avec la gueule de bois. Il est allé lui aussi à la fête des pêcheurs tout comme elle. Rien de mal n'a pu arriver. Personne n'est réellement inquiet.
Le tragique de l'attente démarre et notre imaginaire fait le reste. le film défile devant nous. Chaque seconde, chaque minute, les faits et gestes des parents sont décomposés devant nos yeux, l'expectative se fait de plus en plus poignante et l'angoisse monte !
On assiste à la déflagration qui va dynamiter jour après jour une famille concomitamment avec la Yougoslavie. C'est terrible, comment poursuivre des recherches quand tout s'écroule autour de vous et pourtant, Mate, va tenter de mener sa propre enquête malgré l'effondrement des structures autour de lui.
Roman policier très bien construit qui parfois se met en retrait au profit de l'histoire de ces trente dernières années, de 1989 à 2017, en ex Yougoslavie. C'est un polar à plusieurs niveaux de lecture qui sonde à la fois, la détresse des parents, leur réaction face à leur malheur, leur sentiment de culpabilité, les prises de conscience. Chacun dans ce village doit faire face à ce drame comme il doit faire face au drame qui se joue entre les peuples de l'ex Yougoslavie.
L'auteur nous donne à assister au désastre et à la reconstruction de la Croatie tout en consacrant un chapitre à chacun des intervenants qui ne peut sortir indemne d'une telle épreuve : la disparition d'un enfant. Mais Jakov et Vesna, tout comme Mate, connaissaient-ils réellement Silva ?
Le récit est doté d'une construction intelligente. Chaque chapitre est consacré à un acteur du drame. Chacun de ces passages analyse l'impact psychologique qu'occasionne la disparition de Silva sur chaque membre de la famille, des amis, des connaissances, sans oublier la police. L'auteur par le truchement de la destinée des uns et des autres, nous dresse un diagnostic de trente années qui ont vu la fin du règne de Tito, la guerre des Balkans, la crise économique, le libéralisme économique qui n'échappe pas à la corruption ni à l'urbanisation effrénée propice aux malversations, sans oublier ceux qui se sont achetés une virginité grâce à la guerre. Il y a un avant et un après même lorsque l'on est descendant des partisans de la première heure, l'élite rouge, au prénom évocateur comme Gorki.
Ce roman intimiste décortique minutieusement, avec lenteur, les états d'âme de toute la famille mais aussi de tous les intervenants. Un tel drame engendre, de manière sournoise, des incidences sur les comportements d'autant qu'il ne faut pas sous estimer les êtres humains. le roman évolue dans une ambiance nimbée de rancoeur, de jalousie, de frustration, de regret, de souffrance mais aussi d'amour et d'espoir.
C'est le deuxième roman policier que je lis et qui sort de l'ordinaire. Terra Alta de Javier Cercas comme celui-ci de Jurica Pavicic. A mes yeux, celui-ci souffre de quelques passages un peu longs, dus à la lenteur de la narration et à la minutie avec laquelle l'auteur analyse la psychologie et la destinée de chacun mais il est à découvrir sans hésitation, c'est un excellent roman.
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Patsales
  09 mai 2022
Une jeune fille a été vue qui prenait un billet pour une destination inconnue. Mais nous sommes en septembre 1989, en Yougoslavie: autant dire que ce n'est pas seulement Silva qui disparaît, mais tout un pays, voire une idéologie longtemps puissante qui manque à l'appel. D'ailleurs, c'est en quittant son village de pêcheurs pour la ville de Split que Silva commence à changer : Split qui, en anglais, signifie scinder, partager, comme va l'être la Yougoslavie et aussi mettre les bouts - ce que veut faire Silva.
Pavicic file la métaphore. Tandis que la Yougoslavie éclate, comme si seul Tito avait eu le pouvoir de la fédérer , la famille de Silva fait de même: son père, sa mère et son frère se regardent désormais comme des étrangers. le dealer d'autrefois est devenu un homme politique respecté. le policier, fils d'un héros communiste, le bien nommé Gorki, a été remercié (notamment pour avoir échoué à retrouver Silva) et vend désormais la côte dalmate à de riches étrangers. La guerre de Croatie avait déjà symboliquement commencé dans le village quand l'assassin présumé avait été roué de coups et qu'une lettre anonyme avait dressé des familles les unes contre les autres.
Le roman se termine quand l'amertume commence à se dissiper, que l'horreur de la disparition n'empêche pas un nouvel amour, et que la séparation admet les retrouvailles. Serbes et Croates se sont partiellement réconciliés, les investisseurs étrangers ont accouru et le tourisme engendre 17% du PIB.
Mais si Pavicic file la métaphore, il est moins bourrin que moi: nul besoin de connaître l'histoire de la Yougoslavie pour apprécier cette histoire où l'enquête importe moins que le récit des souffrances engendrées par la disparition d'une adolescente rebelle, avide d'un monde nouveau qui n'aura pas le temps de la décevoir.
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michfred
  25 janvier 2022
Yougoslavie quand tu nous tiens...
Après Demain la brume de Timothée Demeillers voici L'eau rouge de Jurica Pavicic.
A priori chaque écrivain à sa façon raconte l' effondrement de ce pays. .
le premier, français, sous la forme d'un roman choral, de la mort de Tito au martyre de Vukovar, raconte les premières fêlures puis l'embrasement de la guerre civile.
Le second, qui vit à Split en Croatie, a choisi la forme d'un roman policier. Mais celui ci commence-est-ce bien un hasard ?-fin septembre 1989, au moment de l'effondrement du communisme en Yougoslavie.
Un soir, Silva, sanglée dans un imper rouge, salue son père, sa mère et son frère jumeau. Elle va boire et danser à la fête du village. C'est la dernière fois qu'ils la voient.
L'eau rouge, c'est l'histoire d'une disparition, d'une enquête qui s'enlise et piétine, d'une quête qui lamine un à un les membres de cette petite famille jusqu'à les séparer tout à fait, et d'une interrogation portée par la fidélité d'un frère et l'obstination d'un inspecteur atypique recyclé dans l'immobilier, quand longtemps après la guerre la côte dalmate, est devenue un haut lieu du tourisme de masse.
Un polar qui s' étiré de 1989 à 2017...on peut faire plus concentré comme intrigue. C'est dire si le suspense n'est pas son ressort premier...
Est ce bien un polar ? L'eau rouge c'est plutôt une enquête sur le phénomène de la disparition..
En toile de fond, discrètement, se déchire et se défait la Yougoslavie. Comme Silva, elle disparaît.
Quand on la revoit c'est une illusion qui se dissipe cruellement. Les protagonistes changent, s'abîment, se distinguent ou s'effacent, leurs étoiles brillent, s'éteignent. Les dealers et les crapules prennent du galon, les profs n'aiment plus leurs élèves, les inspecteurs sont devenus des promoteurs...
Le temps passe, lente machine à meuler les espoirs, à rogner les rêves, à lisser les ombres..
le temps passe et pourtant il reste quelque chose de la silhouette sanglée dans son imper rouge. Comme une tache de sang. Indélébile.
Un beau récit auquel on se fait prendre même si très vite on en comprend la volonté de distanciation, le parti pris de recul, de lenteur.
Très original et déconcertant. Écrit avec une nonchalance objective qui masque pudiquement une profonde nostalgie.
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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  29 juin 2022
23 septembre 1989, dans ce qui n'était pas encore la Croatie indépendante. A Misto, village côtier à quelques encablures de Split, c'est le jour de la fête des pêcheurs. Silva et son frère jumeau Mate, 17 ans, s'y rendent séparément. Si le lendemain matin, Mate se réveille dans son lit avec une solide gueule de bois, ce n'est pas le cas de Silva, qui s'est volatilisée.
La police lance les recherches, interroge et fouille tout le village, Mate et son père collent des affichettes partout. Au fil de l'enquête, il apparaît que Silva, dont tout le monde pensait qu'elle était une fille exubérante au caractère bien trempé mais sans plus, menait en réalité une vie secrète bien plus scabreuse...
Enlèvement, meurtre, accident, fugue, l'enquête aurait pu aboutir.
Si le Mur de Berlin n'était pas tombé, si le communisme ne s'était pas effondré, si la Croatie n'avait pas déclaré son indépendance, si la guerre n'avait pas éclaté en ex-Yougoslavie, si les autorités s'étaient, malgré les circonstances, préoccupées du sort d'une personne (désormais majeure) disparue.
Mais il faudra attendre 27 ans pour que le mystère de la disparition de Silva soit élucidé. 27 ans pendant lesquels Mate a continué à chercher sa soeur, en dépit de tout, alors que sa famille et son pays se disloquaient sans espoir de retour.
Roman choral, « L'eau rouge » est bien plus qu'un roman policier. En plus de l'enquête sur la disparition de Silva, il aborde les questionnements de ses proches, qui croyaient si bien connaître la jeune femme. Il balaie également 30 ans de l'histoire croate, de la chute du régime instauré par Tito au libéralisme effréné en passant par la guerre des années 90, la crise financière de 2008 et le développement du tourisme de masse, avec ce que tout cela a généré de corruption, de reconversions professionnelles douteuses et d'urbanisation galopante.
Le rythme est lent, les descriptions parfois trop minutieuses, mais la construction de ce roman est remarquable, et son écriture sobre et efficace. Un roman très intéressant et captivant où se mêlent la petite et la grande histoires, au milieu des rancoeurs et des jalousies intimes, des souvenirs et des regrets, de la douleur et de l'espoir.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   18 juillet 2021
Parce qu'on ne dilapide pas ce que l'on n'a pas gagné.
Parce que notre génération est tout ce qu'il y a de plus puant.
On croit qu'on peut vivre sans travailler, dépenser ce qu'on n'a pas acquis, on croit que tout ce qui est bon nous est dû. Eh bien non ! Rien ne nous est dû ! Et pour ça, je ne vais pas vendre, justement pour que ça aille pire. Parce qu'ils méritent tous que ça aille pire.
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NorlaneNorlane   04 avril 2021
Le shopping-center est rempli de monde. Les gens courent un peu partout comme des animaux avides, comme s'il s'agissait du dernier jour au-delà duquel les magasins seraient fermés à tout jamais. Des familles entières défilent comme des meutes, traînant derrière elles des sacs et des sacs remplis de chaussures, de vêtements, de jouets et de nourriture. Çà et là il aperçoit leur contenu : des boites à chaussures, de longs chandeliers, des pots de mayonnaise, des filets de morue séchée. il découvre le visage impitoyable, horripilé des gens pressés, focalisé sur cette mise à sac ultime et décisive. Il regarde autour de lui, interdit, et il se dit que jamais, même pendant la guerre, il n'avait vu l'espèce humaine tomber aussi bas.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   14 juillet 2021
Gorki contemple cet océan de cartons et de registres , il imagine tout ce qu’ils doivent contenir . Des pistolets, des noeuds coulants et des gants , des couteaux éclaboussés de sang, des bandes magnétiques avec des enregistrements secrets, des pièces d’identité, des contrats , des annexes confidentielles, des papiers témoignant de toutes sortes d’acrobaties commerciales. Toute la privatisation des années quatre-vingt-dix se retrouve dans cette pièce , toutes les affaires politiques et les scandales de corruption, les traquenards mafieux, tous les crimes de guerre, les actes de tortures pratiqués sur les prisonniers, le feu mis aux vieillards dans les villages. Tout ce que la police et les tribunaux n’ont pas purgé , nettoyé , a été versé ici , et ça fait beaucoup de chose.
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collectifpolarcollectifpolar   19 avril 2021
Pour commencer, Vesna se souvient du temps qu’il a fait.
C’était une journée chaude et splendide de septembre, comme si le ciel se moquait d’eux par avance. La brise marine avait adouci la chaleur de l’été indien durant tout l’après-midi. Et quand le soir était tombé, un soupçon agréable de fraîcheur, annonciateur de l’automne, s’était glissé dans les rues, dans les cuisines et dans les chambres.
Vesna ne se souvient pas seulement du temps qu’il a fait. Elle se souvient aussi de l’espace.
Elle se souvient de la maison, dans le haut de Misto, dans la rue derrière l’église, cette maison dans laquelle elle a passé la majeure partie de sa vie. En fermant les yeux, Vesna distingue clairement la disposition des pièces, les meubles, les objets. L’entrée à l’étage par le perron, la véranda vitrée, la salle de séjour, la cuisine avec son sol en terrazzo. Dans la salle de séjour, la table, et en face le canapé avec sa housse élimée. Dans le couloir, le perroquet portemanteau. Et à côté, une porte. La porte de la chambre de Silva, sur laquelle sa fille a fixé un écriteau « Keep out ».
+ Lire la suite
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JesseleeJesselee   02 septembre 2021
Jusqu'à ce matin, Jakov pensait qu'ils menaient une vie normale, la vie d'une famille normale avec des problèmes normaux à deux balles.
Durant toutes ces années, il a cru avoir une fille exubérante, dotée d'un sacré tempérament, qui n'en faisait qu'à sa tête. Il aurait bien aimé quelquefois que Silva soit plus tranquille, plus docile, moins rebelle. Mais c'était juste des petits problèmes de l'adolescence. C'est ce qu'il pensait. Il savait maintenant qu'il s'était trompé.
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Video de Jurica Pavicic (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jurica Pavicic
A l'occasion du Quai du Polar 2021, Jurica Pavicic vous présente son ouvrage "L'eau rouge" aux éditions Agullo. Prix le Point du Polar européen 2021.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2425135/jurica-pavicic-l-eau-rouge
Note de musique : © mollat
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