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EAN : 9782203164918
218 pages
Casterman (17/01/2018)
3.75/5   77 notes
Résumé :
Une autobiographie culinaire de Benoît Peeters.
Entre 18 et 25 ans, la cuisine a tenu une place immense dans la vie de Benoît Peeters. Après un repas chez les Frères Troisgros à Roanne, alors le restaurant le plus célèbre de France, le jeune homme apprend la cuisine avec passion, en autodidacte. Quand il laisse tomber la préparation du concours de Normale Sup et que ses parents lui coupent les vivres, Benoît tente de devenir cuisinier à domicile ! Entre deux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Christophe_bj
  27 mai 2021
A dix-huit ans, en hypokhâgne à Louis-Le-Grand, Benoît Peeters se découvre une passion pour la cuisine. Elle ne le quittera plus. ● Je ne connaissais pas Benoît Peeters mais j'ai trouvé son autobiographie dessinée pleine d'intérêt, même si le protagoniste se place souvent, assez complaisamment, dans une position pleine de sagesse par rapport à la vie. Cette attitude, qui provient peut-être du surplomb de l'auteur adulte, ne laisse pas de surprendre lorsqu'il se dépeint adolescent ou jeune adulte. ● On sait bien depuis Rousseau et Philippe Lejeune que l'autobiographe a toujours tendance à se mettre en scène sous un jour favorable… et c'est bien le cas ici, malgré une humilité affichée. ● Les dessins manquent peut-être de sophistication, surtout par rapport aux plats décrits, même si l'idée de ne mettre de la couleur que sur ce qui se mange et se boit m'a paru bonne.
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jamiK
  01 juillet 2022
Benoit Peeters nous a habitués à ses collaborations avec François Schuiten, ici, le dessin d'Aurélia Aurita est à l'opposé, brut, naturel, simple, aux antipodes de la minutie de l'adepte de l'Art Nouveau. Mais le scénario n'a lui aussi rien à voir avec ce qu'on connait de Benoît Peeters. Il s'agit ici d'un récit autobiographique où il nous dévoile son autre passion : la grande cuisine.
On découvre qu'il s'agit même d'une deuxième vocation, on aurait pu ne jamais découvrir “La Fièvre d'Urbicande”, au lieu de ça, on se serait régalé dans son restaurant, sous d'autres étoiles, dans une fièvre de saveurs. J'ai cependant trouvé que le rapport entre son écriture de scénarios de bande dessinée et cette cuisine raffinée n'était pas assez mise en avant. Ce récit est touchant, intime, et il nous donne la preuve que la création est le résultat d'un esprit ouvert, inventif, et quelque soit le domaine, un artiste est un artiste. Là dessus, Benoît Peeters est resté un peu trop modeste, il aurait presque fallu que cette histoire soit écrite par un oeil extérieur.
Heureux de découvrir Benoît Peeters sous un nouveau jour. de plus, cette histoire de goûts et de saveurs m'a fait saliver.
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Bazart
  01 mars 2018
Avant de lire Comme un chef Benoît Peteers, on connaissait surtout de cet artiste, ses quelques romans publiés dans les années 80/90 ainsi que sa forte passion pour Hergé dont il a écrit une autobiographie qui a fait référence, ainsi que sa Saga de BD Les cités obscures, qu'il avait scénarisé , avec l'aide de l'illustrateur François Schuiten.
Dans "Comme un chef" on a une autre facette de lui, celle d'un fou de cuisine, qui fréquente les meilleures tables et qui a même travaillé comme chef à domicile sans grand succès hélas.
Raconter une vie à travers son rapport à la nourriture et l'amour pour la cuisine, voilà le parti pris de cette ballade culinaire qu'il a réalisé en collaboration avec Aurélia Aurita, une auteur de BD assez géniale et connue pour avoir mis en image d'autres plaisirs de la chair .
Repas d'enfance avec une mère qui n'aime pas passer du temps derrière les fourneaux, frustration de ne pas pouvoir préparer grand chose dans une piaule étudiante, révélation » lors du premier grand restaurant, un déjeuner chez les frères Troisgros, expériences en tant que chef à domicile.
A travers cet album aussi dense que roboratif on découvre un Benoît Peeters presque toujours autour d'une table même si l'autre pan de sa vie professionnelle n'est pas non plus passé sous silence, l'auteur faisant par exemple un parrallèle évident entre nouvelle cuisine et nouveau roman.
Hymne à la vie, chronique d'une époque, Comme un chef donne assurément envie de (re) mettre le couvert .
On recommandera cette fabuleuse BD à destination de tous ceux et toutes celles qui peuvent passer des heures à parler cuisine, bonne bouffe et bonnes adresses...
Un album qui fait plus que mettre l'eau à la bouche !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Vexiana
  17 octobre 2019
Comme beaucoup, Benoît Peeters, l'auteur, a un violon d'Ingres : la cuisine.
A travers cette BD autobiographique, il nous relate l'apparition de sa passion pour la gastronomie, l'évolution de ses gouts et les rencontres qui ont jalonné son parcours.
J'ai trouvé cela très intéressant et plutôt bien construit, c'est frais, c'est vrai et en plus c'est souvent drôle et parfois très touchant.
Outre l'amour bien connu de Peeters pour la BD qui a certainement influencé le choix de ce format pour cette histoire, je trouve que c'est celui qui convient le mieux pour relater cette facette de sa vie car, en quelques traits et couleurs, nous pouvons avoir un aperçu de tel plat, de tel mets, chose impossible pour la littérature traditionnelle.
Je reste tout de même dubitative quant au dessin en lui même. Si le trait souple de Aurélia Aurita est très plaisant et que j'ai beaucoup aimé le jeu subtil des couleurs, j'ai trouvé que le dessin manquait de punch. Les personnages au tous l'air d'enfants timorés et ont souvent des problèmes de proportions.
Bref, tout cela m'a donné faim.
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Erik_
  25 mai 2021
J'ai beaucoup aimé la collaboration entre ces deux auteurs pourtant très différents. le résultat est vraiment à la hauteur de nos attentes un peu comme un plat culinaire original qu'on dégusterait.
Maintenant, je suis sidéré par la méchanceté des remarques acerbes de ces riches propriétaires qui ne respectent pas du tout l'auteur devenu cuisinier pendant un temps par véritable passion pour cet art. Sans doute, de nos jours, cela ne se passerait pas ainsi car respect et bienveillance sont un peu plus présents dans ces milieux.
Il est question de cuisine moderne et donc de qualité et non de quantité. Il est vrai que la plupart des gens sont un peu gloutons et préfère nettement la quantité comme d'ailleurs on le verra dans cette bd par le biais de l'un de ses amis invités.
J'ai apprécié cette véritable initiation à la cuisine mais au-delà, j'ai vraiment retenu l'aspect sociologique et le comportement des gens. Une oeuvre que je qualifierais de très raffinée.
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critiques presse (6)
Bedeo   20 mars 2018
A force de se pencher sur la vie des autres (Jacques Derrida, Hergé, Barthes, Claude Simon...), Benoît Peeters, premier auteur étranger récompensé en 2013 du Grand prix manga au Japan Media Arts Festival, nous régale d’un ouvrage dédié à sa propre personne.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Lexpress   09 mars 2018
Ancien élève de Roland Barthes, spécialiste d'Hergé et scénariste de François Schuiten, Benoît Peeters a une passion cachée: la gastronomie. Il en a tiré une étonnante BD, avec Aurélia Aurita au pinceau.
Lire la critique sur le site : Lexpress
ActuaBD   23 février 2018
Surprise pleine de finesse et de sensibilité, cette autobiographie de Benoît Peeters dévoile son amour de la gastronomie. Mais aussi un destin aux rebonds surprenants.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   20 février 2018
L’ensemble retranscrit parfaitement la beauté des assiettes et rend ce parcours initiatique vivant et savoureux.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   14 février 2018
Revisitant ses jeunes années sous l'angle de la cuisine et de la découverte gustative, l'auteur de La Fièvre d'Urbicande ou de La fille penchée nous promène entre la France et la Belgique, à la recherche de nouvelles sensations culinaires. Un régal.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   18 janvier 2018
L’essayiste et scénariste de BD dévoile sa passion précoce pour la gastronomie dans «Comme un chef», une autobiographie malicieusement illustrée par les aquarelles et dessins d’Aurélia Aurita.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   01 mars 2018
Plat ineffable : une terrine d’artichauts, de carottes, de haricots verts et de truffes, tenus entre eux par une mince coulée de mousseline de foie gras et accompagnée d’un hachis de tomates à l’estragon.
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ligama44ligama44   01 mars 2021
- Mais d’où sortent ces gens ?
- Benoît... je me sens pas très à l’aise, ici...
- Tout va bien se passer... Euh... Eh bien, la petite salade d’été et... le merlan vapeur.
- Très bien... Je vous envoie le sommelier ?
- Ce n’est pas la peine... Nous prendrons une grande bouteille d’eau.
Mais après quelques minutes...
- Et voici l’huître tiède au safran...
- C’est magnifique mais...ce n’est pas ce que nous avons commandé...
- Monsieur Perrot tient à vous la faire goûter. Les courgettes-fleurs farcies aux langoustines
- Merci, merci...
- L’effiloché de raie à la crème de câpres...
- J’en ai les larmes aux yeux.
- Madame, Monsieur, bonjour... Est-ce qu’un verre de Chassagne-Montrachet vous ferait plaisir ? ... il vient de la maison Leflaive.
Et c’est Claude Perrot lui-même qui nous apporte le dessert.
- Tempura de pruneaux aux oranges confites. Le service est presque terminé. Je peux m’assoir deux minutes à votre table ?
- Merci, Monsieur. Je n’oublierai jamais votre huître tiède...
- Tout était éblouissant. Nous ne savons comment vous remercier.
- Mais c’est moi qui vous remercie ! Je l’ai vu tout de suite, vous êtes ici parce que la cuisine vous intéresse, pas pour épater la galerie... pas comme tous ces hommes d’affaires qui se passent leurs dossiers par-dessus les assiettes ! Ils s’en fichent de ma cuisine... Ils ne la goûtent même pas ! Ils viennent parce que c’est l’adresse la plus chic du quartier !!!
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darkdaysdarkdays   11 juin 2021
De cette volonté de lisibilité, les énoncés des plats servis chez Apicius sont éminemment symptomatiques. Les chroniqueurs gastronomiques les accusent souvent d'être sophistiqués à l'excès : ils se méprennent absolument. Sils sont longs, ces énoncés ne sont rien d'autre que précis. Ils n'intitulent pas le plat (comme le cassoulet ou la bouillabaisse), encore moins se contentent-ils d'y faire culturellement allusion (comme la sole Colbert ou le filet de bœuf Régence). Ils le décrivent lorsque Willy Slawinski parle d'un "mille-feuilles d'agneau aux endives, coulis aux oignons" ou de "noisettes de chevreuil au thé et citron vert poêlée de poire et mangue au gingembre confit", il donne de ces plats l'idée la plus juste qui se puisse concevoir.
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darkdaysdarkdays   11 juin 2021
La cuisine synthétique (des plats français traditionnels comme la blanquette et le bœuf bourguignon en constituent de parfaits spécimens) est un mode d'élaboration où, dès la casserole, les divers éléments qui composent le plat sont mêlés les uns aux autres, donnant naissance à une sorte de matière générale, uniforme et indifférenciée. De cette cuisine synthétique (qui semble trouver dans la bouillie sa forme superlative), on pourrait dire qu'elle censure à la fois le rôle du préparateur et celui du mangeur. Du préparateur puisque son travail se trouve dissimuler, comme enfoui dans cette sauce épaisse qui rend invisibles les opérations effectuées. D u mangeur puisque sa place se trouve escamotée, la fusion des différents ingrédients étant d'ores et déjà accomplie, le plat lui-même étant d'emblée quasiment pré-mâché.
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darkdaysdarkdays   11 juin 2021
La cuisine analytique (les compositions de poissons crus, de piments et de riz que propose la cuisine japonaise en sont les plus célèbres exemples) est, à l'inverse, un mode d'élaboration où les multiples éléments, loin de se fondre l'un dans l'autre, voisinent sur l'assiette de manière reconnaissable. De cette cuisine analytique (que plusieurs restaurateurs contemporains amènent chaque jour à de nouveaux sommets), on devine qu'elle révèle aussi bien la tâche de l'opérateur que celle du dégustateur. De l'opérateur puisque son activité s'offre de manière visible au regard, pour peu que celui-ci sache se faire attentif. Du dégustateur puisque c'est lui qui, associant à sa convenance des éléments jusque-là séparés, permet au plat d'exister véritablement.
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Videos de Benoît Peeters (96) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoît Peeters
La @Bibliothèque publique d'information et le @Centre Pompidou proposent une visite filmée et commentée de l'exposition « Chris Ware » en compagnie de Julien June Misserey et Benoît Peeters, commissaires scientifiques associés. L'exposition consacrée à cet auteur de bande dessinée américain est à découvrir à la Bpi du 8 juin au 10 octobre 2022.
[English subtitles are now available! Translated by Armelle Chrétien]
- Plus d'infos sur l'exposition : https://agenda.bpi.fr/evenement/expo-chris-ware/ - Consultez le dossier consacré à Chris Ware sur Balises, le webmagazine de la Bpi : https://balises.bpi.fr/dossier/chris-ware/
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