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EAN : 9782757836279
432 pages
Éditeur : Points (24/10/2013)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Dans une Venise recouverte par la neige, le Capitaine Alatriste est chargé par Francisco de Quevedo de conduire une conjuration pour assassiner le doge et instaurer par la force un gouvernement favorable à la couronne espagnole.
Ce septième volume de la série est aussi le plus somptueux et le plus passionnant. A peine débarqués à Naples après de durs combats contre les Turcs à bord de la Mûlâtre, le Capitaine Alatriste et le jeune Iñigo Balboa se voient confi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  12 avril 2016
Pas de repos pour les braves ! En ce dur hiver de 1627, nous accompagnons le Capitaine Alatriste et Inigo dans la plus belle et la plus perfide des cités, Venise. Et ils n'y vont pas pour le plaisir d'admirer les palais de la Sérénissime, vous vous en doutez. Leurs desseins sont bien plus sombres et périlleux, à savoir l'assassinat du doge Cornari pendant la Messe de Noël afin de le remplacer par aristocrate plus favorable à l'Espagne. Dans la ville aux mille canaux, le Capitaine et son jeune compagnon devront se méfier de leurs nombreux ennemis, mais également de leurs amis, puisque les voilà associés pour l'occasion avec le dangereux spadassin Malatesta. Ajoutons que la Couronne Espagnole est un commanditaire tout ce qu'il y a de moins fiable et l'on devinera aisément que toute cette affaire va virer à la catastrophe… Pour la plus grande joie de l'heureux lecteur, bien sûr !
Septième tome des aventures du Capitaine Alatriste, « le pont des assassins » est devenu aussitôt mon préféré ! D'abord parce qu'il se déroule à Venise, ville de lumières et d'ombres que tout bon espagnol se doit d'exécrer cordialement et d'admirer en secret. La cité est mise en scène de façon très atypique, fastes et ors laissant la place à l'entrelacement des ruelles étroites et labyrinthiques, aux petits ponts branlants qui semblent ne mener nulle part et aux tavernes enfumés où se mêlent prostituées et spadassins. C'est une Venise de boue, de neige et de givre où l'on prend plaisir à s'égarer, surtout en aussi bonne compagnie.
Je dois aussi reconnaître un faible pour les scénarios réunissant des antagonistes forcés de combattre dans le même camp. L'association orageuse entre Malatesta et la Capitaine m'a donc mis en joie. Leurs interactions sont délicieuses, mêlant petites piques sournoises et éclairs de franchise : ces deux-là ne s'aiment pas, mais ils se comprennent et partagent la même lassitude un peu suicidaire face à monde qui les laissera tôt ou tard sur le pavé. Plus mature que dans le tome précédent, le jeune Inigo semble avoir fait une croix sur sa crise d'adolescence – Ouf ! – et pose un regard de plus en plus perspicace sur son mentor, l'admirant toujours mais sans illusion sur ses faiblesses et ses vices. le personnage d'Alatriste en ressort plus attachant et plus complexe que jamais et c'est avec impatience que j'attends de le retrouver dans ses futurs aventures.
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Folfaerie
  30 juin 2014
C'est toujours un plaisir de retrouver le capitaine Alatriste. Pour ce 7ème volume, l'auteur nous emmène à Venise la perfide, au cours de l'hiver 1627. Comme toujours, le capitaine et le jeune Inigo qui s'est considérablement calmé depuis leurs précédentes aventures, se retrouvent mêlés à de sombres complots. Il s'agit cette fois-ci d'une conspiration pour assassiner le Doge de Venise, rien de moins !
De petits groupes de conspirateurs, de nationalités différentes, doivent donc se retrouver dans la cité où le plan machiavélique se met en place. On retrouve avec plaisir quelques vieux compagnons du capitaine dont le Maure Guttiero mais aussi son fidèle ennemi, l'irritant spadassin italien Gualterio Malatesta. On se doute évidemment que l'affaire va virer au naufrage, les soldats, simples pions sur l'échiquier de la politique, seront sacrifiés à d'autres intérêts.
Le capitaine Alatriste promène sa silhouette fière et fatiguée dans les dédales de la Sérénissime, toujours aussi désabusé mais lucide prêt à faire son devoir quoi qu'il puisse en coûter. C'est certainement l'un des rares protagonistes à subodorer le déclin de l'empire espagnol.
Perez-Reverte a le don de transporter son lecteur dans cette époque troublée grâce à une érudition remarquable. Un roman historique à l'atmosphère sinistre où la neige tâchée de sang remplace l'or et le pourpre, et les ruelles mal famées font oublier les palais magnifiques. Un mot enfin sur la langue, enfin sur la traduction qui fait la part belle aux expressions délicieusement archaïsantes et rend hommage aux grands classiques espagnols. Bref, un septième volume des plus plaisants qui me donne toujours envie de suivre les aventures de mon capitaine préféré.
Traduction toujours excellente de François Maspero.
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Bigmammy
  28 octobre 2012
Nous voici à la fin de l'année 1627, juste avant Noël. Dans ce septième épisode des aventures de Don Diego Alatriste y Tenero, l'envoyé du roi Philippe IV, Francisco de Quevedo, charge le capitaine de prendre part à une conjuration pour assassiner le doge Cornari pendant la messe de Noël et imposer par la force un gouvernement plus favorable à la cour du roi catholique. Parmi les conjurés, les amis du capitaine : Sebastian Coppons et le Maure Gurriato, mais aussi le plus terrible de ses ennemis, Gualterio Malatesta, avec qui Alatriste sera bien obligé de composer. Et puis le narrateur, son jeune fils spirituel, Inigo Balboa, spectateur engagé dans l'action, qui commence à bien décoder son maître et à nous le faire connaître ... et apprécier.
Encore un épisode de cette guerre de Trente Ans, véritablement commencée à la bataille de la Montagne Blanche sept ans auparavant et dont nous, Français, ignorons tant … Mais qui secoua l'Europe, mettant aux prises l'Autriche et l'Espagne, la France et les Princes luthériens. Nous sommes à Venise, richissime et sérénissime, grouillante de peuples et de marchands, des spadassins et de sicaires aux joues et aux mains tailladées d'égratignures plus ou moins profondes. Au coeur des tableaux de Canaletto à venir ... et dans le sillage des romans de Pierre Legrand et Claudine Cambier.
Il s'agit d'un coup d'Etat classique fomenté par une puissance étrangère – L'Espagne, employeur du capitaine Alatriste, maîtresse de la Sicile, du royaume de Naples et du Milanais toujours convoité par la France – contre le gouvernement de Venise qui ne lui convient pas.
Arturo Perez-Reverte connaît parfaitement les tours et détours des services secrets, leurs techniques et leurs avatars. On constitue plusieurs équipes, qui pénètrent dans la ville par petits groupes, doivent convenir de points de rendez-vous discrets, tremblent à chaque instant d'être démasquées … Souvenons-nous de la fameuse « troisième équipe » lors de la calamiteuse affaire du « Rainbow Warrior ». Qu'un seul maillon de la chaîne cède, et c'est toute la mission qui plonge.
Le cadre est à la fois sublime et sinistre. Quatre jours avant la nuit de Noël, il se met à neiger densément sur Venise. Tout est ourlé de blanc, le lourd ciel gris telle la panse d'une ânesse comme ont coutume de dire les Espagnols … le froid mordant, les moustaches des spadassins perlent de givre … le style est haletant, la traduction de François Maspero comme toujours éblouissante. Belle courtisane, mouchards, combats à la dague et à l'épée, capes remontées jusqu'aux yeux, giclements de sang et mains poisseuses que l'on tente d'essuyer dans la neige … Un vrai suspens jusqu'à la fin, qui, selon l'usage, ménage les deux héros, le bon et le méchant, pour la prochaine aventure. Puisque l'on sait maintenant, grâce (ou à cause du) au narrateur, la date et les circonstances de la mort du Capitaine Alatriste … (ce sera à Rocroi en 1643 ...)
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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PJN
  24 février 2018
Orphelins de Dumas et de ses vaillants mousquetaires , consolez-vous : Diego Alatriste, le héros sombre et mélancolique d'Arturo Perez Revertevous emmène dans ses aventures de capes et d'épées! Ici, à Venise , où le roi d'Espagne tente un complot politique et où le capitaine Alatriste retrouve son double maléfique , le sardonique Malatesta
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traversay
  19 novembre 2012
Comme tout bon roman de cape et d'épée qui se respecte, le pont des assassins se termine par un duel entre le bon (le capitaine Alatriste) et le méchant (Gualterio Malatesta), si tant est que ces qualificatifs puissent être employés à propos de personnages dont le métier est de tuer. Avant ce dénouement, comme à son habitude, Arturo Pérez-Reverte nous conduit au coeur d'une intrigue complexe et alléchante, il s'agit ici de trucider le doge de Venise, à travers une foultitude de rebondissements. L'auteur espagnol maîtrise ô combien l'art du roman historique, rendant limpide une géopolitique passablement embrouillée pour le profane y ajoutant le sel de considérations poétiques et philosophiques et le poivre de combats jusqu'au sang et d'épisodes d'une sensualité raffinée. Et ce, toujours à travers les mémoires du jeune Inigo Balboa dont l'apprentissage guerrier et amoureux se poursuit à grandes enjambées sous l'oeil tout à tour narquois, impitoyable et bienveillant de son mentor, le capitaine Alatriste donc, est-il besoin de le préciser ? Tout est affaire de dosage dans ce type de livres et Pérez-Reverte s'y entend à merveille pour ménager suspense, trahisons et autres coups fourrés avec l'ironie qui le caractérise. Une bonne cuvée, pas exceptionnelle cependant, que cet Alatriste nouveau, septième aventure en date du susdit.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   17 février 2015
Diego Alatriste contempla froidement cette fantasmagorie orientale enrichie de marbres et de sculptures, butin accumulé au cours des siècles de puissance, de conquêtes et d'argent. Il n'était pas homme à s'émerveiller davantage devant la beauté d'une église ou d'un palais que devant les formes d'une belle femme ; en réalité, il n'était guère impressionné. Son monde n'était pas un monde d'ors et de peintures multicolores, mais de tons gris et bruns, fait de la brume incertaine d'un petit matin et du rude froissement du cuir d'un justaucorps poignardé. Pendant la plus grande partie de son existence, il avait vu brûler des richesses, oeuvres d'art, tapis, meubles, livres et vies. Il avait aussi suffisamment tué et vu mourir pour savoir que, tôt ou tard, le feu, le fer et le temps détruisent tout, et que des oeuvres qui visent à l'éternité se défont en un instant, abattues par les maux du monde et les désastres de la guerre. C'est pourquoi la richesse de Saint-Marc ne l'émouvait nullement et son esprit restait insensible à l'effet que voulait produire tant d'écrasante ostentation : le souffle du sacré, la solennité de l'immortelle divinité. L'or avec lequel était édifié palais, églises et cathédrales, c'étaient lui et ses semblables qui le payaient de leur sueur et de leur sang, du plus loin que l'Humanité pouvait se souvenir.
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PJNPJN   24 février 2018
Quelqu'un a dit, ou écrit, qu'en ces temps fameux et terribles les Espagnols se sont tous battus, des nobles aux laboureurs. Et c'est vrai . Les uns l'ont fait parce qu'ils avaient faim de gloire et d'argent , d'autres parce qu'ils avaient faim tout court. Sur les champs de bataille de la moitié du monde , des Indes aux Philipppines, en Méditerranée ...
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BigmammyBigmammy   27 octobre 2012
Ayant fait son éducation dans les décombres de la guerre et les désastres, il se contentait de peu : un lit s'il en trouvait un, une femme dedans quand c'était possible, et une épée pour assurer sa subsistance. Le reste, s'il se présentait, venait de surcroît, sans désirs, sans ambition ni espérances. Enfant de son siècle et de sa rude biographie, il n'en fallait pas plus à Diego Alatriste y Tenorio pour tuer le temps et la vie, dans l'attente de rendre l'âme quand viendrait le moment.
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Cath36Cath36   08 décembre 2012
Notre ami n'était pas homme de beaucoup de paroles ; il était néanmoins de ceux qui, à la manière des vieux paysans, sont capables de résumer des pensées compliquées en quelques dits brefs, fruits d'une expérience qui ;n'est pas dans les livres mais dans la vie, le paysage et le coeur de l'homme.
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SachenkaSachenka   01 février 2015
Car, d'avoir connaissance de l'avenir, l'homme se découragerait vite de toute lutte et de tous travaux, et, se croisant les bras, se contenterait d'attendre la fin sans autre effort, à la manière des philosophes antiques.
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