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ISBN : 2266023136
Éditeur : Pocket (01/09/1989)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 500 notes)
Résumé :
Il semble que François Mauriac ait mis le meilleur de son art dans cette cruelle peinture d'une famille de hobereaux du Sud-Ouest dont l'héritier,. un pauvre homme dégénéré, s'est mésallié en épousant une jeune fille qui n'a pu résister au désir de quitter son milieu bourgeois et de devenir baronne. De cette union mal assortie est né un fils, Guillou. Nous suivons le calvaire de cet enfant, si disgracié physiquement, si sale, si arriéré que sa mère ne l'appelle que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  27 octobre 2016
« le sagouin », 1951.
Nous n'entrerons pas ici dans la polémique « est-ce un court roman ou une grosse nouvelle ? ». Peu importe en effet tant le court texte est puissant.
Au château : Mme la Baronne Galéas de Cernes, son fils Galéas, sa bru Paule, née Meulière et Fräulein, une autrichienne au service de madame depuis si longtemps…
Et le sagouin ? le sagouin, c'est Guillaume, dit Guillou… « Au milieu de tout ce beau monde attendri » il vivote rejeté par sa mère, haï de sa grand-mère ; et renvoyé des collèges où on a tenté de l'éduquer…
En fait, l'histoire du sagouin n'est rien d'autre que celle de la lutte des classes, comme le dit si bien l'instituteur Valras qui s'occupera de l'enfant l'espace d'une journée. Lutte des classes entre la grand-mère et la mère de l'enfant contrefait, et lutte des classes entre le Château et l'instituteur rouge, rentré blessé de la guerre de 14. Au centre, Guillaume, enfermé bien malgré lui dans ce combat fratricide.
Certes Guillou est laid, sale et morveux, mais, l'instituteur le confirmera : il n'est pas aussi sot qu'on veut bien le dire… Malgré tout, il n'attirera que répugnance et maltraitance.
François Mauriac est grand. Grand de nous émouvoir à ce point avec ce petit texte de quatre chapitres, à peine cent-soixante pages, deux heures de lecture attentive… Oui, attentive : C'est du condensé ! Chaque mot compte : précis, évocateur…
Je tombe de temps à autre, au détour d'une visite chez un bouquiniste, sur un Mauriac… Je n'ai jamais été déçu de mon achat ! Et c'est pour ça que Mauriac est grand !
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Ambages
  30 décembre 2017
Que peut-il y avoir de pire que de ne pas être aimé par sa mère ? Un livre dur et magnifique. J'ai beaucoup apprécié la plume de François Mauriac. J'ai suivi cette famille dans laquelle les rejetés s'unissent mais hélas pour se diriger vers le malheur. La toute fin du roman m'a fait penser que l'auteur voulait une revanche sur le destin cruel en indiquant le devenir de ceux qui n'avaient pas aimé, pas vu, pas voulu voir, pas entendu, pas compris.
« Ah ! S'écria Cyrus Smith, te voilà donc redevenu homme, puisque tu pleures ! »
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aouatef79
  22 novembre 2016
" le Sagouin" est un roman de François Mauriac, publié en 1951. Ce roman retrace la difficile vie que mène , l' enfant Guigou qui est malmené par le sort et les gens !
L' enfant Guigou est disgracieux , sur le plan physique il laisse beaucoup à désirer et il est surtout sale ou " crado', si l' on veut s' exprimer ainsi .Son père est un faible d' esprit, mou et un incapable .
Guigou fait face à la méchanceté des gens qui le moquent et le raille beaucoup .Même sa mère, Paule, le déteste et le méprise .
Au cours de la lecture , on ne peut qu' être du côté de cet enfant rejeté par tous .
Combien, on sent qu' il souffre de toutes ces maltraitances . Il souffre beaucoup, le petit enfant que personne n' aime .
François Mauriac est un écrivain talentueux qui fait ici un très fort récit sur ce endure et subit Guigou .
Un très grand et beau roman de Mauriac qui mérite d' être lu et relu !
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LAULAULA
  07 décembre 2014
Le génie de Mauriac s'exprime pleinement dans cette oeuvre. le style, comme toujours parfait ; les détails jamais insignifiants, choisis avec soin nous manipulent avec grand art, car l'auteur sait exactement où il veut nous mener, inexorablement, en compagnie des personnages de l'histoire. Comme eux, nous nous laissons guider par le grand chef d'orchestre.
On retrouve au début, la description du milieu bourgeois cher à l'auteur. le sagouin est un accident de la nature, sale et dégénéré dont on plaint la mère de tout coeur. Puis on découvre l'intelligence et la sensibilité de cet être rejeté par les femmes qui se livrent une cruelle bataille dont il fait les frais.
Quant à la fin, elle est à la fois d'une beauté et d'une tristesse infinie. Lecture forte, puissante, d'un auteur de génie, peut-être à éviter lors d'un jour de grande déprime... Bref en un mot, Mauriac.
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akhesa
  01 mai 2015
Lu d'une seule traite,ce roman est un appel au secours,un appel a l'aide contre l'indifference,contre l'incomprehension d'une mere,des on-dits face a son fils degenere,cette honte issue d'elle,sortie de son propre corps;
Ce livre,c'est aussi la solution mortelle d'un pere,la seule facon qu'il ait trouvee pour eviter les refus et rejets de la societe pour son fils,debile et inutile
Livre tres dur de par son contenu,mais tellement bien ecrit
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
bookloveusebookloveuse   13 mars 2015

"Dites maman, c'est un rouge cet instituteur?
_Rouge, tout ce qu'il y a de plus rouge! Du moins, Lousteau, l'affirme." p.23


"Tu sais, ça m'aurait intéressé de m'occuper du saguoin! "
(...) 'Alors, tu y renonces?"
_Ce n'est pas à cause de la femme à barbe, dit-i. Mais j'ai réfléchi:il faut rattraper ça. J'ai eu tort d'accepter. Nous ne devons pas avoir de relations avec le château.La lutte des classes ce n'est pas une histoire pour les manuels. Elle est inscrite dans notre vie de chaque jour. Elle doit inspirer toute notre conduite.
(...) _J'ai encore quelque chose à te demander? comment faire pour se débarrasser du sagouin? p.118-p.119


" Aujourd'hui, les enfants ne viendront pas. Mais l'instituteur a du travail à la mairie. (...) Léone est allée à la boucherie. Ils écoutent la pluie sur les tuiles.(...) Lorsque Léone rentrera , elle li demandera: "A quoi penses tu?"Il répondra. "A rien. Ils n'ont parlé de Guillou que le jour où les corps ont été repêchés contre la roe du moulin. Ce jour là, il a dit une seule fois: "Le petit s'est tué, ou in c'est son père qui..." et Léone a haussé les épaules.: "Penses tu!" Et ois, ils n'ont jamais plus prononcé le nom de Guillou. Roert Bordas entre dans la chambre de Jean Pierre pend ''l'île Mystérieuse'', le livre s'ouvre seul à la même page....mais presque aussitôt il se replia sur lui même. Il s'affaissa à demi t une grosse larme coula sous ses yeux. (...° l'esprit qui couvetait dans cette chaire souffreteuse, ah! que s'eut été merveilleux de l'aider à jaillir. Peut-être était ce pour ce travail que Robert Bordas était venu en ce monde.A l'Ecole Normale, un de leurs maîtres leur apprenait les étymologies: instituteur de ''institutor'', celui qui établit, celui qui instruit, celui qui institue l'humanité dans l'homme, quel beau mot! D'autres Guillou se trouveraient sur sa route peut être. A cause l'enfant qu'il avait laissé mourir il ne refuserait rien de lui même, à ceux qui viendraient vers lui. Mais aucun d'eu ne serait ce petit garçon que monsieur Bordas avait recueilli un soir, et puis l'avait rejeté comme ces chiots perdus que nous ne rechauffons qu'un instant.Il l'avait rendu aux ténèbres qui le garderait à jamais." p.138 p.139
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zazimuthzazimuth   18 septembre 2010
Guillou... l’esprit qui couvait dans cette chair souffreteuse, ah ! que c’eût été merveilleux de l’aider à jaillir ! Peut-être était-ce pour ce travail que Robert Bordas était venu en ce monde. A l’Ecole Normale, un de leurs maîtres leur apprenait les étymologies : instituteur de institutor, celui qui établit, celui qui instruit, celui qui institue l’humanité dans l’homme ; quel beau mot ! (p139)
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genougenou   02 mai 2013
M.Bordas ne veut plus s’occuper de lui. Il n’entrera plus jamais dans la chambre de Jean-Pierre. Jean-Pierre. Jean-Pierre Bordas. C’est drôle d’aimer un garçon qu’on n’a jamais vu, qu’on ne connaîtra jamais. « Et s’il m’avait vu, il m’aurait trouvé vilain, sale et bête. » C’est ce que sa mère lui répète chaque jour : « Tu es vilain, sale et bête. » Jean-Pierre Bordas ne saurait jamais que Guillaume de Cernès était vilain, sale et bête : un sagouin. »
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LAULAULALAULAULA   07 décembre 2014
On ne peut se faire aimer à volonté, on n'est pas libre de plaire ; mais aucune puissance sur la terre ni dans le ciel ne saurait empêcher une femme d'élire un homme et de le choisir pour dieu. Lui-même cela ne le concerne pas, puisque rien ne lui est demandé en échange. Elle est résolue de mettre cette idole au centre de sa vie. Il ne reste rien d'autre à faire que d'élever un hôtel dans son désert et de le consacrer à cette divinité frisée.
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SymphonieSymphonie   24 février 2017
" Savez vous ce que vous êtes ma fille ? Une pétroleuse, tout simplement oui, une pétroleuse..." Il avait vu cent fois cette image du Monde Illustré de 1871, où deux femmes accroupies, la nuit, près d'un soupirail, allument une espèce de feu. Des mèches dépassent leur bonnet de femme du peuple. La bouche ouverte, Guillaume observait sa mère. Une pétroleuse ? oui, bien sur...
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Vidéo de François Mauriac
Emmanuel Couly reçoit Anne de Lacretelle pour son livre "Tout un monde" Ed. de Fallois, au château d'Amfreville-sur-Iton dans l'Eure. Jacques de Lacretelle fut l?une des figures marquantes de la vie littéraire depuis les années 20. Prix Femina en 1922 avec Silbermann, Grand Prix du roman de l?Académie française avec Amour nuptial. Par la suite Il joua un rôle majeur dans la renaissance du Figaro.
Il a connu intimement le Tout-Paris des Arts et des Lettres pendant les décennies qui furent parmi les plus brillantes de notre histoire littéraire. Dire de ces années qu?elles furent, au XXe siècle, les «Trente Glorieuses» de notre littérature ne serait pas excessif.
Ce sont elles que font revivre les Mémoires d?Anne de Lacretelle. Anecdotes prises sur le vif, portraits, confidences, extraits de correspondance, témoignages de première main, donnent au récit les couleurs de la vie.
On y voit tout d?abord, autour de Marcel Proust qui vient d?accéder à la gloire (Prix Goncourt en 1919), les jeunes écrivains qui en ont fait leur maître avant de former à leur tour une étincelante constellation?: Paul Morand, Jean Cocteau, François Mauriac, et Jacques de Lacretelle, le récit se prolonge jusqu?à nos jours. Émouvant, léger, nostalgique aussi, ce livre a su capter l?air du temps.
Un monde qui peut encore faire rêver.

Anne de Lacretelle, parallèlement à une carrière professionnelle dans la communication, s?est consacrée à la sauvegarde du patrimoine artistique. Elle est présidente-fondatrice du Prix Sévigné, destiné à primer la publication de correspondances.
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