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EAN : 9782764623817
430 pages
Boréal (20/08/2015)
3.46/5   26 notes
Résumé :
Qu’ont en commun l’hassid de la rue Durocher se pressant vers la synagogue, l’artiste qui donne une performance dans son atelier du quartier des spectacles et la foule au centre Bell galvanisée par un but des Canadiens ? Ils ont Montréal. Ils ont la ferveur, l’appel au dépassement, la quête de transcendance enfouie dans le sol montréalais. Selon Monique Proulx, un gisement mystique se cache sous les pieds des Montréalais, les contaminant et les embrasant, et c’est l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Jeanne Mance traverse la trame narrative de ce roman comme un phare qui fait la lumière sur ce qu'ont en commun tous les personnages du roman: la quête de soi. «Elle a trente-quatre ans. Elle n’a jamais été belle. Ce qu’elle est irradie néanmoins plus que de l’énergie solaire.» Malgré les nombreux obstacles qui ont semé son parcours, cette femme qui a participé à la fondation de Ville-Marie croyait à l’avenir de ce qui n’était au début qu’un village. Quelques centaines d’années plus tard, Ville-Marie -devenue Montréal- abrite des hommes et des femmes qui se battent, chacun à sa façon, pour redresser les fortifications d’une vie en proie à diverses vicissitudes –la mort, la séparation, la désillusion, la pauvreté…

Monique Proulx fait preuve d’un immense talent : ses personnages, placés au départ sur des chemins séparés, finiront tous par se croiser ou se retrouver. Entre-temps, leur histoire donne lieu à de riches réflexions sur l’existence.



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Ce qu'il reste de moi incite grandement à la réflexion sur le parcours des êtres humains en ce monde. Monique Proulx, une auteure que je connaissais de réputation, m'a littéralement envoûtée avec ce roman historico-psychologique, un roman gigogne, terme apparu soudainement dans le texte et qui le définit très bien. Ça débute en 1642 : Jeanne Mance, une laïque croyante, secondée par Paul Chomedey de Maisonneuve, débarque sur l'île de Montréal dans le but de fonder une communauté aux valeurs chrétiennes qui réunirait en son sein autant les colons français que les autochtones convertis. Ville-Marie, une cité utopique : les attaques et les guerres indiennes, les fonds qui manquent ainsi qu'un soutien mitigé de la part des autorités de la Nouvelle-France rendent la vie difficile dans la petite colonie. Et tout à coup, nous voici revenu au XXIe siècle, toujours à Montréal, la ville cosmopolite et multiculturelle. On y fait la rencontre d'une famille québécoise en deuil dont les membres côtoient, souvent sans les bien connaître et sans les voir vraiment, des concitoyens de tous âges, d'origine et de religion variées (musulmans, juifs hassidiques, prêtre et religieuse catholique, itinérants, artistes, travailleurs de rue, amérindiens). Monique Proulx nous offre donc ce portrait vivant d'une ville moderne bâtie à partir d'un rêve fou de communion humaine et qui fête cette année son 375e anniversaire de fondation.
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Le très intrigant tableau de couverture du peintre Américain Geoffroy Johnson est probablement le meilleur élément de "Ce qu'il reste de moi". Malheureusement il évoque plutôt New York que la ville de Montréal qui est le sujet et protagoniste du roman. On peut dire que la couverture convient parfaitement à un roman qui manque complètement son coup.
La thèse Proulx est certainement audacieuse. D'après elle Montréal remplit la mission qui lui a été accordé par Jeanne Mance (1606-1673)qui a établi le premier hôpital au Canada et qui voulait que la ville soit une communauté où les amérindiens et les francais pourraient vivre en harmonie.
Les Montréal de Proulx est très multiculturel. Parmi ses personnages on se trouve des Mohawks, des Inuits, des Hassidim, et des Québécois de vieille souches. Ils sont tous unis par leur marginalité et leur impuissance dans la société. Montréal, ce n'est pas la rêve américaine. On ne trouve pas comme dans des romans américains, des nouveaux-venus débordant d'ambition qui veulent devenir riche au nouveau monde. Les immigrants montréalais semblent aimer leur statut de victimes.
Le problème est que l'on trouve les clichés qui courent au Québec aux sujet des minorités culturelles avec très peu de nuances. Je connais des juifs d'origine montréalais qui ne parlent pas le francais mais je connais un douzaine ici à Toronto qui le parlent convenablement. Je connais également des amérindiens qui boivent trop mais ils ne sont pas majoritaires surs les réserves près de chez moi. Il y a des gens qui rentrent au Québec comme réfugiés mais ceux qui arrivent comme immigrants sont beaucoup plus nombreux.
La vision de Proulx est complètement fausse mais bien intentionnée. Elle appelle les Québécois à se solidariser avec les Indiens et les immigrants y compris ceux qui ont des défauts. J'applaudis sa générosité d'esprit mais son roman nous présente un monde qui n'existe pas.
En tant que catholique pratiquant je dois aussi signaler que j'ai trouvé plusieurs de ses commentaires au sujet de ma religion absolument déloyaux. Je crois finalement que "Ce qu'il reste de moi" a eu le sort qu'il mérité en librairie.
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Je n'ai pas accroché à l'histoire qui va dans tous les sens. Bien du mal à comprendre où l'auteur a voulu nous mener avec tous ces personnages. Je me suis souvent sentie confuse et perdue. Ça n'a pas fonctionné avec moi!
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400 pages de “non-sense”. Rien d'exceptionnel. L'histoire ne va nulle part et ce qu'elle écrit n'a aucun sens. Si vous cherchez un livre où l'auteur a besoins d'un dictionnaire de synonyme pour remplacer chaque mot de son texte rendant l'histoire ennuyante et incompréhensible... le livre est donc pour vous. L'histoire n'a aucun but précis et est incohérente.
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critiques presse (5)
LeDevoir
15 mai 2017
Ba ville exulte dans une véritable symphonie humaine. Balade dans les sentiers imaginaires d’une grande écrivaine.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LActualite
13 mai 2015
Ce qu’il reste de moi (...) est à l’image de la ville : grandiose, stimulant, chaotique, ouvert aux marginaux et aux différences.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse
27 avril 2015
Pour y découvrir un Montréal étonnant. Et peut-être aussi Dieu, au sens le plus large du terme.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir
27 avril 2015
C’est de l’intérieur qu’on voit vivre les sans-abri dans son roman.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec
20 avril 2015
Un roman ambitieux, à la portée universelle, le grand roman de Montréal.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Combien de temps un homme sain peut-il affronter la misère du néant sans être pulvérisé?
Il sanglote de peur
Tout passe, Thomas.
Il sanglote de peur, mais une idée passe au-dessus du vide: tout passe. Si l'amour de Mona, solide comme un roc, a pu passer et finir, c'est que tout passe, tout finit.
Cela, cette angoisse anéantissante, cet abîme de misère, finira donc aussi.
Un jour, il ne sait ni quand ni à force de quoi, mais un jour, très certainement il ne souffrira plus.
Et il s'enfonce dans le cessez-le-feu des somnifères, il plonge dans le premier sommeil d'avant l'année prochaine, il nage vers ce rendez-vous avec lui-même, là-bas au fond du gouffre, vers le Thomas délivré de la douleur intenable.
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«Le couple passe son vendredi soir ou son samedi au marché. Le couple déploie une fabuleuse énergie autour de la nourriture, à en choisir les gemmes les plus précieuses, à les ordonner en bouquets de saveurs qui repoussent chaque fois les limites de l'inventivité, à les offrir finalement dans des porcelaines délicates, sur une table enluminée par des chandelles, sur un autel en forme de table.

L'autel des couples ne survit pas à la fin de la nourriture. Quand il s'éteint enfin, projetant tout dans une obscurité profane, la communion a quelquefois eu lieu, mais pas toujours. Et les participants s'en vont chacun chez eux, plus lourds et plus mortels, respirer en guise d'encens les vapeurs acidulées du citrate de bétaïne.

Que construisent d'autre les couples, à part les autels gastronomiques?
Ils construisent une forteresse pour se protéger de l'inconnu. Ils se terrent dans la forteresse, pour éviter d'être pollués par l'extérieur.
Parfois, ils construisent des enfants. C'est toujours leur architecture la plus réussie.»
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On est orphelin bien avant que les mères meurent. On est orphelin dès que les mères perdent leur efficacité contre notre douleur.
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Ils sont maintenant seul dans la classe, qui vibre encore d'énergie ébouriffée , son neveu Laurel et elle, et elle ressent pour lui une vague d'affection, et elle se prend à songer qu'il n'y a peut-être après tout de réconfortant et de solide que la famille, comme le savent encore les nouveaux arrivants avant de ne plus le savoir, gangrenés par la grande pauvreté nord-américaine du chacun pour soi.
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Maintenant que la haine étincelle en lui, les regards des autres le reconnaissent avant de le fuir avec respect, alors qu'ils l'ignoraient totalement quand il était amour et paix, très bien, il ricane de ruse désenchantée, très bien, c'est donc ainsi qu'il apprendra à être et à briller.
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Videos de Monique Proulx (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Monique Proulx
L’autrice Monique Proulx s’entretient avec l’animatrice Mélissa Verreault (Maison de la Littérature, vidéo postée le 21/12/23)
Monique Proulx est née à Québec et vit à Montréal et dans les Laurentides. Elle a obtenu un diplôme universitaire en littérature et en théâtre, et a travaillé trois ans pour l’Université du Québec avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle est scénariste, nouvelliste et romancière. Dans ces trois domaines, son travail a été acclamé par la critique et le public, et a obtenu de nombreux prix. Outre plusieurs nouvelles dans des recueils collectifs et des revues, au Québec, au Canada et à l’étranger, elle a publié huit livres, traduits en anglais pour la plupart chez Douglas & McIntyre (Toronto et Vancouver). Elle a écrit de nombreux scénarios de long-métrage, dont deux adaptations de ses propres romans : le film Le Sexe des étoiles, tiré du roman du même nom, a entre autres honneurs représenté le Canada dans la course aux Oscars.
Elle a travaillé entre autres avec Jean Beaudin, Charles Binamé, Paule Baillargeon, Denis Chouinard. Elle a été écrivain en résidence à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université de Montréal, à la Maison Gabrielle-Roy, et a obtenu plusieurs bourses d’écriture. Elle a agi comme tuteure pendant dix ans (de 2010 à 2020) pour les jeunes scénaristes de l’école de cinéma montréalaise l’Inis. On requiert fréquemment ses services comme consultante en scénarisation et en littérature.
Son livre de nouvelles Les Aurores montréales, traduit en anglais et en espagnol, a été vendu à plus de 50 000 exemplaires, et continue d’être lu et étudié à travers le monde. Son roman, Champagne, publié aux éditions Boréal, traduit en anglais et en roumain, a été finaliste pour le prix des Collégiens, le grand prix de la ville de Montréal, le prix du Gouverneur général. Son roman Ce qu'il reste de moi, a été finaliste pour le prix des Collégiens et aussi traduit en roumain. Son dernier livre, Enlève la nuit, publié en avril 2022, est finaliste pour le prix Cinq Continents de la Francophonie.
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