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ISBN : 276462381X
Éditeur : Boréal (20/08/2015)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Qu’ont en commun l’hassid de la rue Durocher se pressant vers la synagogue, l’artiste qui donne une performance dans son atelier du quartier des spectacles et la foule au centre Bell galvanisée par un but des Canadiens ? Ils ont Montréal. Ils ont la ferveur, l’appel au dépassement, la quête de transcendance enfouie dans le sol montréalais. Selon Monique Proulx, un gisement mystique se cache sous les pieds des Montréalais, les contaminant et les embrasant, et c’est l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Mariandre
  20 août 2015
Jeanne Mance traverse la trame narrative de ce roman comme un phare qui fait la lumière sur ce qu'ont en commun tous les personnages du roman: la quête de soi. «Elle a trente-quatre ans. Elle n’a jamais été belle. Ce qu’elle est irradie néanmoins plus que de l’énergie solaire.» Malgré les nombreux obstacles qui ont semé son parcours, cette femme qui a participé à la fondation de Ville-Marie croyait à l’avenir de ce qui n’était au début qu’un village. Quelques centaines d’années plus tard, Ville-Marie -devenue Montréal- abrite des hommes et des femmes qui se battent, chacun à sa façon, pour redresser les fortifications d’une vie en proie à diverses vicissitudes –la mort, la séparation, la désillusion, la pauvreté…
Monique Proulx fait preuve d’un immense talent : ses personnages, placés au départ sur des chemins séparés, finiront tous par se croiser ou se retrouver. Entre-temps, leur histoire donne lieu à de riches réflexions sur l’existence.

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sweetie
  06 mars 2017
Ce qu'il reste de moi incite grandement à la réflexion sur le parcours des êtres humains en ce monde. Monique Proulx, une auteure que je connaissais de réputation, m'a littéralement envoûtée avec ce roman historico-psychologique, un roman gigogne, terme apparu soudainement dans le texte et qui le définit très bien. Ça débute en 1642 : Jeanne Mance, une laïque croyante, secondée par Paul Chomedey de Maisonneuve, débarque sur l'île de Montréal dans le but de fonder une communauté aux valeurs chrétiennes qui réunirait en son sein autant les colons français que les autochtones convertis. Ville-Marie, une cité utopique : les attaques et les guerres indiennes, les fonds qui manquent ainsi qu'un soutien mitigé de la part des autorités de la Nouvelle-France rendent la vie difficile dans la petite colonie. Et tout à coup, nous voici revenu au XXIe siècle, toujours à Montréal, la ville cosmopolite et multiculturelle. On y fait la rencontre d'une famille québécoise en deuil dont les membres côtoient, souvent sans les bien connaître et sans les voir vraiment, des concitoyens de tous âges, d'origine et de religion variées (musulmans, juifs hassidiques, prêtre et religieuse catholique, itinérants, artistes, travailleurs de rue, amérindiens). Monique Proulx nous offre donc ce portrait vivant d'une ville moderne bâtie à partir d'un rêve fou de communion humaine et qui fête cette année son 375e anniversaire de fondation.
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Cocotte8017
  07 juin 2015
Je n'ai pas accroché à l'histoire qui va dans tous les sens. Bien du mal à comprendre où l'auteur a voulu nous mener avec tous ces personnages. Je me suis souvent sentie confuse et perdue. Ça n'a pas fonctionné avec moi!
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danielegodardlivet
  18 novembre 2016
j'aime infiniment ce livre de Monique Proulx qui partant de la figure de Jeanne Mance, la petite champenoise qui voulait créer une utopie de vivre ensemble à Montréal au XVIIeme siècle, rend visite à tous les chercheurs d'absolu qui vivent aujourd'hui à Montréal.
C'est à la fois poétique et efficace comme aime à se définir Monique Proulx qui sait combiner la transmission de ses émotions à fleur de peau et son expérience de scénariste soucieuse de ne pas perdre son lecteur.
Lien : http://www.lesmotsjustes.org
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critiques presse (5)
LeDevoir   15 mai 2017
Ba ville exulte dans une véritable symphonie humaine. Balade dans les sentiers imaginaires d’une grande écrivaine.
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LActualite   13 mai 2015
Ce qu’il reste de moi (...) est à l’image de la ville : grandiose, stimulant, chaotique, ouvert aux marginaux et aux différences.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse   27 avril 2015
Pour y découvrir un Montréal étonnant. Et peut-être aussi Dieu, au sens le plus large du terme.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   27 avril 2015
C’est de l’intérieur qu’on voit vivre les sans-abri dans son roman.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec   20 avril 2015
Un roman ambitieux, à la portée universelle, le grand roman de Montréal.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
zhivagozhivago   18 avril 2015
Combien de temps un homme sain peut-il affronter la misère du néant sans être pulvérisé?
Il sanglote de peur
Tout passe, Thomas.
Il sanglote de peur, mais une idée passe au-dessus du vide: tout passe. Si l'amour de Mona, solide comme un roc, a pu passer et finir, c'est que tout passe, tout finit.
Cela, cette angoisse anéantissante, cet abîme de misère, finira donc aussi.
Un jour, il ne sait ni quand ni à force de quoi, mais un jour, très certainement il ne souffrira plus.
Et il s'enfonce dans le cessez-le-feu des somnifères, il plonge dans le premier sommeil d'avant l'année prochaine, il nage vers ce rendez-vous avec lui-même, là-bas au fond du gouffre, vers le Thomas délivré de la douleur intenable.
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MariandreMariandre   19 août 2015
«Le couple passe son vendredi soir ou son samedi au marché. Le couple déploie une fabuleuse énergie autour de la nourriture, à en choisir les gemmes les plus précieuses, à les ordonner en bouquets de saveurs qui repoussent chaque fois les limites de l'inventivité, à les offrir finalement dans des porcelaines délicates, sur une table enluminée par des chandelles, sur un autel en forme de table.

L'autel des couples ne survit pas à la fin de la nourriture. Quand il s'éteint enfin, projetant tout dans une obscurité profane, la communion a quelquefois eu lieu, mais pas toujours. Et les participants s'en vont chacun chez eux, plus lourds et plus mortels, respirer en guise d'encens les vapeurs acidulées du citrate de bétaïne.

Que construisent d'autre les couples, à part les autels gastronomiques?
Ils construisent une forteresse pour se protéger de l'inconnu. Ils se terrent dans la forteresse, pour éviter d'être pollués par l'extérieur.
Parfois, ils construisent des enfants. C'est toujours leur architecture la plus réussie.»
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PibookPibook   12 septembre 2015
On est orphelin bien avant que les mères meurent. On est orphelin dès que les mères perdent leur efficacité contre notre douleur.
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PibookPibook   12 septembre 2015
Ils sont maintenant seul dans la classe, qui vibre encore d'énergie ébouriffée , son neveu Laurel et elle, et elle ressent pour lui une vague d'affection, et elle se prend à songer qu'il n'y a peut-être après tout de réconfortant et de solide que la famille, comme le savent encore les nouveaux arrivants avant de ne plus le savoir, gangrenés par la grande pauvreté nord-américaine du chacun pour soi.
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PibookPibook   12 septembre 2015
Maintenant que la haine étincelle en lui, les regards des autres le reconnaissent avant de le fuir avec respect, alors qu'ils l'ignoraient totalement quand il était amour et paix, très bien, il ricane de ruse désenchantée, très bien, c'est donc ainsi qu'il apprendra à être et à briller.
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Videos de Monique Proulx (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Monique Proulx
Événement passé - 19 septembre 2015 / 14h00
La Librairie Monet, en collaboration avec les Éditions du Boréal, vous invite à une rencontre avec la romancière Monique Proulx, à l'occasion de la parution récente de son roman Ce qu'il reste de moi.
Marie-Andrée Lamontagne animera cette causerie.
L'auteure:
Née à Québec, Monique Proulx a obtenu un baccalauréat en littérature et en théâtre de l'Université Laval. D'abord animatrice de théâtre, puis professeur de français et agente d'information au siège social de l'Université du Québec à Montréal, elle est aujourd'hui connue comme romancière, nouvelliste et scénariste.
Le roman:
Qu'ont en commun l'hassid de la rue Durocher se pressant vers la synagogue, l'artiste qui donne une performance dans son atelier du quartier des spectacles et la foule au centre Bell galvanisée par un but des Canadiens ? Ils ont Montréal. Ils ont la ferveur, l'appel au dépassement, la quête de transcendance enfouie dans le sol montréalais. Selon Monique Proulx, un gisement mystique se cache sous les pieds des Montréalais, les contaminant et les embrasant, et c'est là leur plus grande richesse - bien davantage que le gaz de schiste.
Vingt ans après son recueil de nouvelles Les Aurores montréales, Monique Proulx donne ici le grand roman de la métropole. Remontant aux origines mêmes de la ville, elle décrit le rêve insensé qui lui a donné naissance. Elle montre comment la vision incroyablement audacieuse des fondateurs perdure dans le concentré d'humanité que Montréal est devenue aujourd'hui.
Marie-Andrée Lamontagne est écrivaine, éditrice et journaliste. Parmi ses dernières publications, on trouve: L'homme au traîneau (Leméac, 2012) et Montréal, la créative (Autrement, coll. «Mook»/ Héliotrope, 2011). Elle publie régulièrement des textes de fiction et de critique dans diverses revues littéraires et anime l'émission littéraire Parking nomade, à l'antenne de Radio VM (91,3 FM Montréal). Elle prépare actuellement une biographie de la romancière et poète Anne Hébert (à paraître aux éditions du Boréal).
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