AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2344018476
Éditeur : Glénat (07/11/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Unique survivant d'une bataille, Conan trône au milieu d’une neige maculée de sang. Le combat terminé, le Cimmérien se retrouve soudain envahi d’une lassitude profonde et d’un profond dégoût. Jusqu’au moment où il rencontre une femme à la beauté surnaturelle, aveuglante comme l’éclat du soleil sur la neige. Mû par un ardent désir, Conan décide de la suivre mais se retrouve pris dans un piège, attaqué par deux titans. Dans sa fougue, il ne s’est pas méfié. Il n’imagi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  15 décembre 2018
Avec l'adaptation en bande dessinée de la nouvelle de R.E. Howard intitulée "La Fille du géant du gel", une fois de plus les frenchies parviennent à sublimer et transfigurer le matériel d'origine tout en gardant le message d'origine... Je suis complètement bluffé, je suis complètement bouleversé, et je suis obligé de citer Michael Moorcock :
"L'esprit cultivé français aide à révéler ce qui fait la nature de l'oeuvre américaine ou anglo-saxonne (souvent à la grande surprise de leurs propres auteurs d'ailleurs, et sans nécessairement en recevoir de reconnaissance)".
Quand j'avais parlé de l'adaptation en BD de la saga d'Elric de Melniboné j'avais dit que ne n'arrivais pas à distinguer la frontière séparant le travail de Robin Recht de celui de ses collaborateurs, avec cet album auquel il a consacré une année (et vu le résultat on comprend pourquoi car ici il est seul maître à bord en signant l'adaptation du scénario, les dessins et les couleurs) c'est désormais chose faire et je peux écrire que l'élève a égalé ses maîtres à savoir Alex Alice et Mathieu Lauffray (excusez du peu) ! Robin Recht est un grand artiste mais d'abord et surtout un auteur populares, qui n'a jamais renié ce qu'il a aimé contrairement à nombre de ses collègues qui ont retourné leurs vestes pour lécher le cul des optimates : lui a refusé de cracher dans la soupe avec les petits cercles intellos prout prout qui se masturbent collectivement du haut de leurs tours d'ivoire en méprisant toutes les petites gens...
Dans la nouvelle d'origine, c'est entre poésie et folklore que l'auteur texan de Cross Plains inversait le mythe de Daphné et Apollon en reprenant le schéma du mythe d'Atalante : seul survivant d'un champ de bataille nordique, le mercenaire Conan le Cimmérien poursuivait la déesse Atali fille d'Ymir le géant du gel qui après l'avoir aguiché jouait au chat et à la souris avec le lui. Ce n'était plus un dieu queutard qui poursuivait une belle-gosse galbée, mais un beau-gosse musclé qui était manipulé par une déesse du froid en chaleur… Dans cette adaptation BD on aborde frontalement le côté primordial des choses, en montrant crûment sexe et violence (aucune mention avertissant les moins de 18 ans, sérieusement ?), et on va beaucoup plus loin dans l'aspect mythologique du récit. C'est très freudien (et c'est un peu la marque de fabrique de Robin Recht), avec cette valse constante entre le rouge et le noir, entre l'éros et le thanatos : les pulsions de vie et de mort s'entremêlent avec les instinct violents du prolo et les fantasmes malsain de l'aristo. Car Atali est ici un valkyrie qui trie le bon grain de l'ivraie parmi les guerriers du nord et qui est chargée d'amener de véritables héros au banquet des dieux. On est très clair sur fait qu'elle compte bien jouir de son rôle de psychopompe, et elle joue avec Conan en lieu et place du dénommé Heimdul qu'elle avait choisi et qu'elle attendait depuis 15 ans, mais l'aventurier cimmérien est un rebelle sans dieu ni maître qui va poser problème !

Je peux parler graphismes en toute sérénité, car je ne prend guère de risque de spoiler : les dessins de Robin Recht sont du bonbon pour les yeux, mais ceux qui ont suivi sa carrière ne pouvait en douter… le récit est raconté du point de vue d'Atali et non de Conan comme dans la nouvelle d'origine, Atali n'est pas une top model marmoréenne ou sculpturale car ici elle plus proche des femmes dessinée par Régis Loisel comme Pelisse ou Pyrénées. Ensuite on est obligé de mentionner qu'on abolit les frontières entre bandes dessinées et romans graphiques (s'il tant est qu'elles aient jamais existé !) car les doubles planches sont nombreuses, la narration horizontale récurrente donc les textes s'étendent tout naturellement de planches en planches… La fin du tome n'est pas sans rappeler la fin de la série "Le Troisième Testament", mais bon sang ne saurait mentir quand on connaît le parcours artistique de Robin Recht. Je ne lui attribue pas l'illustration de couverture tape-à-l'oeil qui n'est pas sans rappeler l'affiche du film "Pathfinder", mais je peux lui reprocher l'utilisation des onomatopées qui à un moment remplissent totalement les planches. OK sur le fond car les battements de coeur de Conan symboles de ses pulsions de vie prennent le pas sur tout le reste, mais on reste dans la tradition occidentale et force est de constater que j'ai déjà vu beaucoup mieux dans la tradition orientale largement en avance sur ce plan là (je pense par exemple à Hirohiko Araki qui faisait serpenter les idéogrammes du mot peur le long du corps de ses personnages)...

PS: j'ai souvent écrit que les auteurs de BD devaient s'affranchir du sacro-saint carcan du format 48 pages, et c'est plus vrai que jamais car il s'agit désormais d'un problème d'ambition et/ou de flemmardise artistique... Comment expliquer que Robin Recht arrive à étendre à la perfection une nouvelle de quelques pages en 70 planches alors que ces collègues ont effectués des coupes pour faire tenir en 46 planches des récits de 70 pages ???
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          579
RosenDero
  13 décembre 2018
Depuis toujours, les Vanir et les Aesir se prêtent au jeu de la guerre. Chaque année, les guerriers s'affrontent jusqu'à la mort dans l'espoir de plaire aux dieux et peut-être, si l'un d'entre eux se montre assez digne, de rencontrer la fille d'Ymir, le géant du gel.
---
Hype au maximum pour ce tome, alors à peine sorti je me suis jeté dessus. Et si j'ai été surpris, je n'ai pas été déçu, au contraire.
La fille du géant du gel c'est tout d'abord une très courte nouvelle de R. E. Howard qui place Conan au pays des hommes du Nord et lui fait rencontrer une créature des glaces aux formes divines qui, tentatrice et moqueuse, consciente de sa supériorité et habituée à jouer avec les mortels, séduit le guerrier pour le mener à ses frères, géants du gel, afin d'offrir son coeur à Ymir, leur père. Mais la force du désir de Conan est plus forte que tout, et dans son aveuglement bestial le Cimmérien réussira là où les hommes du Nord échouent depuis toujours. Toutefois, une suspicion s'installe et Conan finira par douter de ses sens et de son expérience mystique...
Dans cette adaptation, Robin Recht a su donner une dimension supplémentaire au récit d'Howard, en ajoutant ce qui pouvait manquer à cette nouvelle de quelques pages. Avec une dimension épique largement plus grisante, une facette mythologique plus développée, et surtout un fil rouge érotique des plus osés mais bien tourné, couplé à un revirement du récit où la proie devient le chasseur et la divinité tentatrice trop sûre d'elle entrevoit son erreur, le tout avec un crescendo superbement bien mené où l'ambiance "joviale" de la traque devient vite grave, nous avons un récit fort en prenant où les dieux et les mortels se défient et s'affrontent.
Côté dessins, jai été époustouflé par les nombreuses double-pages de paysages ou d'actions héroïques, agréablement surpris de retrouver un Conan aux traits classiques (avec ce clin d'oeil au Death dealer de Frazetta), deux bémols toutefois à cause de certaines cases peu claires (le revirement dans le combat contre le Jarl vanir par exemple) et la superposition des battements de coeur de Conan aux dessins sur la fin du tome. Mais ce n'est rien comparé à la qualité graphique du tout.
Petit bémol concernant cette adaptation, j'aurais tout de même apprécié plus de clarté sur l'absence de viol, hein, car là c'est un peu flou flou alors que dans la nouvelle il très clair que Conan ne fait finalement rien, empêché par Ymir...
Il se peut que ce tome fasse débat car on pourrait penser qu'il s'agit de vanter un Conan qui ne cherche finalement qu'à violer la fille du géant du gel, mais il ne faut pas oublier qu'Atali n'est pas humaine, c'est une "sorcière" ou plutôt une déesse, une créature de glace à la peau "plus claire que la neige" (et ça, malheureusement, ça ne transparaît pas dans l'adaptation), qui ensorcelle les guerriers depuis l'aube de temps pour nourrir son père... elle manipule le Cimmérien et lui fait perdre l'esprit. Pour défendre Conan, disons finalement qu'il prendra conscient d'avoir été le jouet des dieux.
Finalement, un très bon tome, peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains, ou en tout cas à relativiser. Qui est la proie, qui manipule ou domine qui, qui est le mortel et qui est le divin ... ? ;)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          295
tchouk-tchouk-nougat
  04 janvier 2019
Tous les hivers, Vanirs et Aesirs se font la guerre sur le lac gelé. Parmi eux se bat un mercenaire qui a attiré le regard d'une déesse, fille du géant du gel. Il s'appelle Conan le Cimmérien et il est le seul rescapé de la bataille sanglante.
Voici une nouvelle adaptation d''une nouvelle de Conan le Cimmérien. Nous sommes dans une inspiration de la mythologie nordique, les peuples qui se battent ont des airs de vikings jusqu'à leur envie de mourir l'arme à la main. Ils sont dans un environnement de montagnes et de neige immaculée.
Conan y apparait jeune et plus puéril et brutal que dans les autres adaptations. Il se laisse porter par ses instincts, pas forcément très avouables. Il a un côté plus sale et féroce que le héros sauvage mais avec un côté altruiste tout de même. Il a ici une vraie âme de barbare.
Le dessin est vraiment visuel. J'ai adoré la représentation de la fille du géant du gel avec son côté espiègle. Ses expressions sont vraiment réussies et entre la peau laiteuse et sa chevelure d'un roux flamboyant elle est vraiment parfaite pour trancher avec les paysages. Il y a vraiment une organisation cinématographique des planches, avec des accélérations, des moments de tension et des respirations, des moments plus calmes. Par contre j'ai été déçu par les doubles pages, c'est une excellente idée mais je l'ai trouve ratée. J'aurai aimé un paysage à couper le souffle, une double page où l'on serait vraiment rester à admirer à regarder les détails ou les couleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Jahyra
  30 décembre 2018
J'aime beaucoup le récit original, et je suis mitigée pour cette adaptation.
Le volume précédant affichait un duo de choc à la réalisation, avec un graphisme monstrueusement réussi au service des aventures du Cimmérien; ici c'est une sorte d'occasion manquée.
La couverture accroche au premier regard, cette chevelure rouge qui se détache sur la neige tumultueuse est graphiquement très forte.
Et au final, quand on y regarde de plus près, elle est à l'image de l'album :
Fort mais brouillon, un aspect général imposant mais qui pêche dans les détails.
Le dessin est rapide et peu fin, qui brouillonne pas mal de cases sans qu'on sache trop ce qu'il s'y passe, alors qu'au contraire l'angle de vue est très bon.
On se retrouve finalement sur certains passages à ne ressentir uniquement ce qu'il se passe que par les couleurs. Pourtant, celles-ci ne sont pas d'une exécution folle, mais la force du rouge sur le blanc suffit à figurer un fil qu'on serait bien en peine de suivre s'il n'était pas coloré.
Le découpage des cases est par contre original et sert bien le récit, il y a quelque chose de cinématographique dans le rythme donné qui n'est pas pour me déplaire.
On notera également quelques faux raccords de dessin, qui même s'ils ne sont pas évitables à 100% évidemment, deviennent omniprésents quand il n'y a que deux personnages de tout le récit et que l'un d'eux perd son seul vêtement une case par planche...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
BranchesCulture1
  14 décembre 2018
Et Ymir créa la femme, et la montagne, Conan
Le style Recht va droit aux yeux et au coeur, glaçant d'effroi mais aussi d'extase (pas d'engourdissement comme Conan). Les couleurs confectionnées par Recht secondé par Fabien Blanchot finissent d'apporter volume et texture à cette incroyable épopée intime et universelle, sensorielle. Un truc de fou, un OVNI inouï, un pur chef-d'oeuvre.

Lien : http://branchesculture.com/2..
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (4)
ActuaBD   28 décembre 2018
Sans dénaturer l’imaginaire créé autour du personnage, et même si l’histoire pourrait facilement être résumée dans sa version la plus simple et la plus brutale, poésie et sensibilité émanent autant du texte que de ces magnifiques planches.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   28 décembre 2018
Pour raconter ce face à face vertigineux, sur un fil entre eros et thanatos, Robin Recht se fait plaisir et nous en met plein les yeux, donnant à Conan une facette subtile, entre humain naïf et quasi demi-dieu barbare. On ne demandait rien d’autre.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   17 décembre 2018
Une magnifique adaptation de l'oeuvre de Robert E.Howard. Une aventure que je vous invite à lire. Une œuvre à posséder dans vos bibliothèques, sans hésiter un instant.
Lire la critique sur le site : Sceneario
SciFiUniverse   11 décembre 2018
Ce conte d'hiver mettant Conan face à sa passion et sa faiblesse pour cette déesse rousse montre une nouvelle facette du Cimmérien qui est magistralement mis en scène et dessiné par Robin Recht. Laissant le lecteur aux prises avec les démons intérieurs de Conan, il ne pourra pas lâcher cette BD avant la fin.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   04 janvier 2019
Meurent nos ennemis et nous mourrons de même, mais il est une chose qui ne meurt jamais : le jugement porté sur chaque mort
Commenter  J’apprécie          70
OlivOliv   18 décembre 2018
Chaque premier soleil, après l'hiver, les Aesirs et les Vanirs vont s'affronter sur le lac gelé.
D'aussi loin qu'ils se souviennent, les ancêtres de leurs ancêtres y sont toujours allés.
Une lutte sans trêve ni merci.
Sans vainqueurs.
Ni vaincus.
Peu importe, les hommes du Nordheim vivent pour combattre.
Et moi, pour les regarder combattre.
Pour trouver parmi eux un vrai héros.
Celui-là, une fois encore, je l'amènerai devant vous, Père.
Car telle est la loi du Nordheim.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
KmyeKmye   10 décembre 2018
Le Cimmérien, à mon sens, rencontre l'un de ses plus grands interprètes visuels en la personne de Robin Recht, dont les dessins magnifiques capturent à merveille l'essence de Conan, le sauvage éternel, prêt à restituer un empire en or pour regagner son innocence perdue !
- Michael Moorcock
Commenter  J’apprécie          90
AlfaricAlfaric   16 décembre 2018
- Sorcière !
- Sorcière ?! Non…
- Sorcière !!
- Déesse.
Commenter  J’apprécie          140
Videos de Robin Recht (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robin Recht
Conan en BD - Robin Recht
autres livres classés : adaptationVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'érotisme en littérature

Lequel de ces romans de Diderot, publié anonymement, est un roman libertin ?

Le Neveu de Rameau
Les Bijoux indiscrets
Le Rêve de D'Alembert
La Religieuse

6 questions
274 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature libertine , érotisme , érotiqueCréer un quiz sur ce livre