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EAN : 9782253262923
408 pages
Le Livre de Poche (31/05/2023)
3.59/5   159 notes
Résumé :
Edmund Malinowski, jeune psychiatre comportementaliste, est en passe d'accomplir son rêve. À trente-six ans, il vient de prendre la direction d'un établissement psychiatrique dans les montagnes du Montana. Travaillant d'arrache-pied, il délaisse trop souvent sa femme, Laura. Cette dernière a l'impression d'avoir été dupée : pour la convaincre de s'installer ici, Edmund lui avait promis qu'ils fonderaient une famille. Étaient-ce seulement des belles paroles ? Une ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 159 notes
Edmund Malinowski est psychiatre comportementaliste, il est marié à Laura, artiste peintre. On lui offre la place de directeur d'une clinique dans le Montana. Il touche son rêve du doigt, il a 36 ans. Mais son travail absorbe beaucoup Ed qui rentre tard le soir et consacre peu de temps à sa femme, d'autant plus qu'il est toujours préoccupé par ses patients, en particulier, la jeune Penelope, belle jeune fille de 16 ans, atteinte d'épilepsie. Il a un coup de foudre pour cette jeune patiente et il est complètement obsédé par son cas. Aveuglé par son attirance pour Penelope, Ed se rend il vraiment compte qu'il délaisse Laura de plus en plus ? Celle-ci semble s'etioler et dépérir, sa jalousie envers la jeune fille , elle, enfle de plus en plus. Quand Laura tombe enceinte, Ed n'en sera averti qu'à son quatrième mois de grossesse. Quand elle accouche, elle est seule, Ed est au chevet de Penelope encore une fois. Cette fois ci la coupe est pleine et Laura le quitte.
A ce niveau de lecture du roman, je me suis dit :"bon, c'est un nième roman sur le couple et le divorce, c'est pas très original...
Mais l'auteure abat sa carte maîtresse.Elle prend un virage à 180 degrés et nous livre une seconde partie de roman, émouvante, pas du tout sur le même registre. Et là, j'ai trouvé le roman passionnant, profondément humain, les personnages ont pris de la profondeur et deviennent sympathiques et attachants en particulier Ed m'a fait monter les larmes aux yeux. Ce personnage m'a beaucoup touchée et j'ai continué à penser à lui après avoir terminé ma lecture comme si c'était une personne réelle.
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Hommes, femmes, mode d'emploi.

Attiré par quelques chroniques louangeuses ci-et-là, je m'étais précipité dès sa sortie et par impulsion sur Anatomie d'un mariage de Virginia Reeves, traduit par Carine Chichereau. Et puis, lecteur de peu de foi, le doute m'a saisi en regardant de plus près cette étonnante couverture et ce pitch de 4e - « le genre de roman que l'on n'oublie jamais » - qui
fait généralement clignoter mes avertisseurs de survente.

Une chose est sûre : c'est bien survendu et je ne pense pas me tromper en disant que je l'oublierai. Ce qui ne veut pas dire que ce livre n'ait pas ses charmes, bien au contraire. Lu quasi d'une traite en quelques heures, il m'aura laissé une impression mitigée, peinant à son début mais emporté par la dernière partie.

Car – et c'est là le point faible – le livre oscille longtemps entre bluette déjà lue/vue et réflexion plus profonde sur la complexité et les paradoxes du couple. L'histoire d'Ed et de sa femme Laura débarquant dans le Montana paumé après un début de vie commune plus trépidant près des grands lacs ressemble fort à du bovarysme au pays des Rocheuses.

Psy comportementaliste envoyé sauver un établissement d'accueil, Monsieur bosse à tout en oublier tandis que Madame s'ennuie. Elle veut un enfant quand lui n'a d'yeux que pour une jeune patiente. Elle prend un amant, tandis qu'il lui achète un chien. La venue d'un enfant n'y changera rien, et la séparation qu'on sent venir inéluctablement sera bien au rendez-vous.

Si cette première partie est donc un peu trop convenue, la suite monte en puissance et permet - après un twist bienvenu - à Virginia Reeves d'entrer pleinement dans son sujet et de renverser la table. Elle se met alors à explorer à 360° cette étrange alchimie qui unit certains hommes à certaines femmes, toile de liens invisibles mais indélébiles que rien, même pas les affronts répétés, ne peut annihiler. Je t'aime, moi non plus disais Gainsbourg. Je ne t'aime plus, moi aussi lui répond Reeves.

Toujours queutard invétéré (car il faut bien que le corps exulte, hein Jacques ?) mais en partie calmé, Ed se révèle alors touchant dans sa solitude, amoindri et dépendant mais toujours fier et aimant. Et Laura se révèle à elle-même et au lecteur, merveilleuse d'abnégation et de compréhension, enfin équilibrée après avoir appris à vivre avec ses contradictions.

Un livre surprenant donc, que je ne regrette absolument pas d'avoir lu ne serait-ce que pour y avoir retrouvé au détour d'un chapitre « April comme she will », chanson dont l'émotion explose en moi dès que Paul et Art s'y collent.
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J'ai essayé et j'ai renoncé quand j'ai lu cette métaphore hilarante proférée lors d'un gros câlin conjugal : « Soudain, il s'arrache à son étreinte, le cri qu'il pousse n'est pas humain, tel le rugissement d'un élan qui court se cacher, le ventre déchiré... » Faut pas exagérer quand même, un élan qui rugit ...


L'histoire est irréaliste, invraisemblable et inintéressante. Elle est écrite au burin, les dialogues sont involontairement désopilants, la vision donnée d'un établissement psychiatrique où il faut des bières et des clopes pour supporter d'y bosser, est affligeante mais ce qui m'a le plus dérangée, ce sont les idées véhiculées par ce roman, qui selon mes critères, est un parfait manifeste anti-féministe. Ed est le stéréotype du gros naze ayant un sexe pour cerveau, qui lutte-mais-si-peu pour ne pas sauter une patiente mineure – ça resterait immonde si elle était majeure -, à haut potentiel intellectuel, experte en poésie, internée par ses parents. Soit ! A la maison, il se comporte aussi en mister beauf. Un soir, sa femme refusant ses hommages, il se lève et fonce voir une professionnelle pour vidanger ses gonades avant de boire une bière. Il offre à son épouse une voiture à boîte automatique parce que passer les vitesses la rend nerveuse, quelle cloche sa gonzesse ! Et puis, une petite attention peut gommer des années d'indifférence. Personnellement, je ne trouve pas. Un des personnages assène ce truisme : « Il est méchamment difficile pour les hommes de changer. Ils font des efforts. Ils essaient. Mais c'est comme demander à un chien de se comporter comme un chat. Ce n'est pas dans leur nature. » D'accord, je préfère les élans rugissants.


Quelques mots sur Laura l'irresponsable. Sa grossesse arrosée au champagne, elle continue à fumer avec la bénédiction de son toubib car il trouve le risque encouru minime, un poids plus faible à la naissance facilitant la venue au monde de l'enfant ; si elle fume, pourquoi ne pas boire ? le médecin est toujours d'accord à condition de ne pas atteindre un pack par jour. Elle s'en fout Laura, elle préfère le rouge, et revendique sa consommation : « Je suis en état de conduire, j'ai seulement bu 3 verres de vin ». C'est une femme enceinte qui cause, et ça ne s'arrange pas après la naissance, elle n'allaite jamais loin de son verre de pinard. le bébé est mûr pour une cure de désintoxication, ce n'est pas si rare ! Par décence, je passe sous silence les nombreuses scènes de sexe misérables, parfois dans des toilettes, toutes remèdes contre l'amour et exaltant les compétences de mâles virils. Pitoyable !


Toutes ces outrances pourraient s'avérer utiles si elles avaient un rôle dénonciateur, mais il n'en est rien, tout est plaqué au premier degré. Bref, en raison de l'intrigue inepte, des personnages caricaturaux, du style médiocre, de la syntaxe approximative, et surtout des idées douteuses propagées sur la psychiatrie, le couple, l'alcoolisme et la tabagie en cours de grossesse, ce roman paru en 2021 m'est tombé des mains.
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Ed Malinovski, psychiatre de son état, succombera-t-il au charme de sa jeune et séduisante patiente ?
Le bon docteur auquel tout semble réussir, resistera-t-il aux avances de cette Pénélope encore mineure ?
Son épouse Laura en doute d'autant moins qu'elle sait son mari très porté sur la chose.
Elle se sent terriblement délaissée, plus vraiment vue et encore moins regardée pour ce qu'elle est, dans ce Montana où elle a fini par accepter de s'installer.
Nature sauvage, paysages grandioses, montagnes, forêts et rivières. le Montana : le trou du cul du monde : l'Amérique profonde quoi.
Tim est moins beau, moins extravagant, moins charmeur mais lui ne voit qu'elle. Tout est plus tranquille avec lui, plus routinier et prévisible, mais il ne voit qu'elle. Laura tombe amoureuse de Tim,malgré ou à cause de ses mains calleuses. Chabada bada. Chabada bada.
Il n'empêche : je n'ai pu lâcher ce scénario de télé novela entre « Amour, gloire et beauté » et « les feux de l'amour » tant l'écriture de VR nous accroche. Mi chirurgien mi dentelière elle nous retient dans ses filets et nous met sous tension.
On a toujours l'impression que quelque chose d'imprévu va arriver.
Ce n'est jamais vraiment le cas et de clichés du genre en clichés du genre on arrive au dénouement.
Tout ça pour ça ?
Certes, mais on a réellement cru que VR nous révélerait une issue originale ou qu'un autre possible pouvait advenir, et on ne peut nier qu'elle nous a fait passer un vrai bon moment. Alors…
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J'ai lu Anatomie d'un mariage dans la cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche 2023 donc sans idée préconçue sans même en connaitre le sujet et je dois dire que je suis assez séduite.
D'une écriture élégante, douce et en alternant les chapitres du point de vue du mari puis de l'épouse, nous rentrons dans l'intimité d'un couple.
Il est questions de délitement, de non-dits, de désintérêts, d'égoïsme, de jalousie et de monotonie bien sûr.
Mais il est aussi questions d'abnégation, d'amitié, de résilience, de pardon et d'amour malgré tout.
C'est mélancolique et émouvant.
J'ai lu ces 400 pages d'une traite.
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critiques presse (4)
Telerama
12 juin 2023
Les plis et replis du cerveau humain, et les mystérieuses transactions mentales et sentimentales qui s’y jouent, constituent le creuset, la matrice de ce beau roman intimiste de l’Américaine Virginia Reeves.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde
25 juin 2021
Dans « Anatomie d’un mariage », un roman âpre et puissant, Virginia Reeves dépeint la double décomposition de l’institution psychiatrique et d’un couple fatigué.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro
10 juin 2021
Virginia Reeves relate dans son deuxième roman la vie d’un couple qui s’effrite lentement. Rempli de tendresse, construit sur une alternance de points de vue, le récit exprime l’arbitraire de la vie, et les conséquences des petits riens.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Elle
31 mai 2021
Dans « Anatomie d'un mariage », Virginia Reeves ausculte les liens indéfectibles de l'amour. Un roman déchirant de beauté.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
𝑰𝒍 𝒗𝒐𝒖𝒅𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒍𝒖𝒊 𝒂𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒏𝒇𝒍𝒂𝒎𝒎𝒆 𝒆𝒏 𝒍𝒖𝒊 𝒍𝒆 𝒅𝒆́𝒔𝒊𝒓. 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒂 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒕𝒆́ 𝒒𝒖𝒊 𝒍’𝒆𝒙𝒄𝒊𝒕𝒆, 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒄̧𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆 : 𝒂𝒓𝒕𝒊𝒔𝒕𝒆, 𝒇𝒆̂𝒕𝒂𝒓𝒅𝒆, 𝒆́𝒑𝒐𝒖𝒔𝒆. 𝑻𝒐𝒖𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒃𝒂𝒕𝒊𝒇𝒐𝒍𝒆𝒏𝒕. 𝑳𝒆𝒔 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒓𝒆́𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒊𝒎𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒆̂𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒊𝒓. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒍𝒆 𝒔𝒂𝒊𝒕. 𝑬𝒕 𝒄𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒖𝒏 𝒇𝒊𝒍𝒎 𝒓𝒂𝒑𝒊𝒅𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒔𝒂 𝒕𝒆̂𝒕𝒆. 𝑬𝒍𝒍𝒆, 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒓𝒆́𝒆𝒍𝒍𝒆, 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏 𝒇𝒂𝒏𝒕𝒂𝒔𝒎𝒆 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒍𝒖𝒕𝒕𝒆𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒄̧𝒂.
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Le Montana se complait dans la monotonie des mois d'hiver avec différentes nuances de noir et blanc, et en général, le printemps débarque par surprise - une surprise que nul ne voit venir.
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Tout est trop grand, trop majestueux, trop sauvage, trop désert. Ce paysage ne veut pas de nous.
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Je t'en prie, supplie le docteur devant sa femme. Je vais changer. Je suis un spécialiste du comportement. Si je parviens à aider les autres à changer, je le peux également.
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Il traverse le couloir qui mène à son bureau. Il a beau ne pas croire aux fantômes, il sent toujours une présence plus ou moins humaine à travers ces corridors, le bruit de ses pas sur le lino ne fait que se mêler au couinement des baskets, au martèlement des sabots, au raclement des chaises qu'on pousse pour les remettre à leur place.
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Videos de Virginia Reeves (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Reeves
Qui succèdera à Hernán Díaz pour Au loin (Delcourt, 2018), Virginia Reeves pour Un travail comme un autre (Stock, 2016), Nickolas Butler pour Retour à Little Wing (Autrement, 2014) et Chad Harbach pour L'Art du jeu (JC Lattès, 2012) ?
Partenaires de longue date, le Festival AMERICA et le magazine PAGE des libraires distinguent depuis 2012 le premier roman d'un auteur d'Amérique du Nord publié lors de la rentrée littéraire d'août-septembre. Les 130 libraires et bibliothécaires qui composent le jury sont appelés à voter en ligne pour désigner le lauréat parmi une sélection d'ouvrages d'auteurs invités au Festival. Leila Mottley, Brandon Taylor et Bryan Washington
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