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EAN : 9782072785313
304 pages
Éditeur : Gallimard (15/08/2019)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 643 notes)
Résumé :
Comment Aurel Timescu peut-il être Consul de France ? Avec sa dégaine des années trente et son accent roumain, il n’a pourtant rien à faire au Quai d’Orsay. D’ailleurs, lui qui déteste la chaleur, on l’a envoyé végéter en Guinée où il prend son mal en patience.
Tout à coup survient la seule chose qui puisse encore le passionner : un crime inexpliqué. Un plaisancier est retrouvé mort, suspendu au mât de son voilier. Son assassinat resterait impuni si Aurel n’a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (162) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  15 avril 2020
Ce roman, c'est d'abord l'histoire d'Aurel, un français de fraiche date d'origine roumaine devenu par les hasards de l'existence consul de France à Conakry, et qui supporte avec fermeté et constance une vie bancale entre deux pays et deux cultures.
C'est un de ces personnages atypiques, éternels sujet d'étonnements et de railleries pour ses congénères.
Par sa faiblesse, son originalité, son extrême sensibilité, sa manière aussi d'être en permanence hors-sol, il est incapable de tenir tête aux balourds bien ancrés dans la réalité qui se dépêchent d'en faire leur tête de turc, leur souffre-douleur. le genre de petit bonhomme dont les frasques innocentes sont moquées lors de ces diners où il n'est jamais invité.
Un pitre laissé sur le bas-côté, toujours tenu en lisière, par les ordinaires, les raisonnables, les pontifiants.
Justement ! Il suffira d'un meurtre spectaculaire dans un des ports de plaisance de la ville pour qu'Aurel sorte de ces lisières où il était retenu avec tant de condescendance. Il jettera toutes ses forces pour tenter de confondre le meurtrier. A sa manière bien sûr : iconoclaste, extravagante, fantasque et intuitive…
On rit de bon coeur à la chevauchée maladroite et désopilante d'Aurel, sans jamais se moquer de lui car, voyez-vous, Jean-Christophe Rufin a un gros penchant pour lui, et se garde bien de le tourner en ridicule…
Dans cette enquête, une femme lui fera confiance. Peut-être est-ce pour elle que ce Chevalier Servant d'un autre siècle bravera tous les interdits ? Grâce lui soit rendue !
Et pour finir, il y a le style Ruffin : fluide, académique, efficace. du beau français.
J'ai adoré « le suspendu de Conakry ».
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Tandarica
  11 décembre 2019
Que dire encore après plus d'une centaine de critiques, presque 400 évaluations et un prix Arsène Lupin — 2018 ?
J'en suis arrivée à lire ce livre par un très heureux hasard. Je l'avais repéré sur babelio et je l'ai trouvé, par la suite, dans la boite à livres (qui sert aux désherbages réguliers ou aux abandons divers) de ma médiathèque. Quelle chance ! Je tenais, en effet, beaucoup à découvrir Aurel Timescu, ce personnage assez improbable et si véridique à la fois, qui m'a fait bien rire. C'est chose faite à présent et je dois dire que j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé la fin intéressante, mais comme je n'ai pas l'intention de dévoiler l'intrigue, je vous propose simplement une « compil » (liste non exhaustive) de citations (certaines déjà présentes sur le site) qui contribuent à réaliser le portrait du consul et qui ont donc, en principe, un lien avec la Roumanie dont je suis également originaire (l'indication de page fait référence à l'édition poche folio n° 6676). Je trouve qu'elles en disent long sur la perception de ce pays par un Français. Je trouve également préférable de le publier dans sous cette forme « rassemblée » plutôt qu'en citations éparses :
Son patronyme se termine en « -escu », ce qui est typiquement roumain :
* – Je suis M. Aurel Timescu, dit-il en prononçant son nom à la roumaine. (p. 49)
Sur l'accent :
* Le problème, comme toujours, c'était l'accent. Avec sa voix qui déraillait, ses « r » roulés et ses intonations de paysan du Danube, Aurel savait qu'il était difficile de se présenter à un inconnu au téléphone sous le titre « consul de France ». Cela sentait le canular et on lui avait plusieurs fois raccroché au nez. (p. 49)
Sur son enfance en Roumanie et la nostalgie qu'elle suscite, malgré les « rigueurs » du communisme  :
* Il pouvait par exemple rester des heures devant une photo de classe qui représentait son aïeul, le père de sa mère, qu'on appelait le rabbin Kahen, avec ses élèves à l'école juive de Timișoara. Aurel regardait chacun des enfants, qui devaient être morts maintenant ou très âgés, et il imaginait leur vie. Parfois, c'était sa grande famille paternelle, assemblée autour du prêtre pour une fête catholique, qu'il regardait. Son père était facteur, huitième enfant d'une fratrie de douze. Tous les ans, il se rendait à la campagne près de Brașov et se devait de participer au grand rassemblement familial qui se tenait à la fin de l'année. La plupart de ces visages de paysans étaient inconnus d'Aurel mais il ne se lassait pas de scruter leurs traits rudes. (p. 73)
* Il avait été élevé dans un pays désorganisé où il fallait faire la queue à tout propos. Ce qui était difficile pour lui c'était de conserver dignité et volonté dans de telles ambiances. Son premier réflexe dans la foule était de retrouver la soumission et la passivité que le monde communiste exigeait de ses sujets. (p. 80)
* La vie l'avait doté, par la force des choses, d'une résistance inépuisable face à des vexations bien plus humiliantes. La Roumanie de Ceaușescu, où il avait grandi, était à cet égard une école d'une exceptionnelle rigueur, qui armait à jamais contre la bêtise et le mépris.
* Aurel comprit qu'une seule expression était de mise : l'admiration. Il s'était exercé très tôt, sous la botte de Ceaușescu à cet exercice et savait composer le visage qui convenait. Étonnement, approbation, soumission et terreur devaient être nettement perceptibles par l'interlocuteur, en sorte que celui-ci pût être assuré d'un complet triomphe. 
Sur le régime liberticide de Nicolae Ceaușescu qui peut expliquer sa soif de justice :
* Il avait eu une image fugitive des geôles de Ceaușescu, où, triste privilège, il avait été retenu plusieurs fois et accusé de « conduites antisociales ». (p. 141)
* En même temps, il avait la perspective de bien s'amuser et d'accomplir un acte de justice. Tout ce qu'il aimait dans la vie, en somme. (p. 241)
Sur son « addiction » au tokay (p. 76) : c'est très drôle, car il s'agit en principe d'un vin réputé en Hongrie, pays avec lequel les Roumains entretiennent des relations similaires à celle entre la France et la Belgique. En même temps il faut reconnaître que les meilleurs cépages roumains sont des vins blancs. Par ailleurs, il y a un peu de sang magyar qui coule dans ses veines (cf. p. 98)
Sur la perception de la mort :
* Aurel, par sa culture, croyait à la présence des morts. Dans la campagne roumaine où il était né, les défunts étaient là, attentifs, protecteurs ou malfaisants. La plupart des rites paysans visaient à les neutraliser, à les apprivoiser, à les conjurer. Dans sa famille, du côté de sa mère, on n'avait que mépris pour ses pratiques magiques. Mais dans la branche paternelle, à la fois valaque et magyare, on ne plaisantait pas avec ces choses. Aussi Aurel était-il persuadé qu'après avoir regardé Mayères en photo ces derniers jours, c'était le défunt qui, aujourd'hui, l'avait regardé. (p. 98)
Sur la perception (idéalisme naïf ?) de la France et de l'Ouest (l'Occident) par un Roumain :
* En Roumanie, quand il était jeune et qu'il rêvait de la France, Aurel s'était fait une certaine idée de l'élégance française. Celle des femmes, bien sûr, mais aussi celle des hommes. Il en était resté sur ce point à des notions tirées de romans De Maupassant, corrigées par les films des années trente. Il comprenait que cannes, chapeaux ou épingles à cravate aient disparu. Mais il imaginait toujours les Français amateurs de costumes de belle coupe et de tissus riches. Ce qu'il avait découvert en arrivant l'avait consterné. Il ne s'était jamais tout à fait habitué aux pantalons tire-bouchonnés, aux couleurs mal assorties, aux chaussures jeunes accompagnant des costumes bleus et autres hérésies qu'il avait sous les yeux tous les jours. (p. 133)
* – Quand je suis arrivé en France, je rêvais de devenir policier. C'est idiot, me direz-vous. Peut-être, mais il faut comprendre que là-bas, en Roumanie communiste, les seuls films qui venaient d'Occident étaient des histoires d'aventuriers ou de flics. On était nourris à Belmondo et Delon. (p. 175)
* Quand il vivait en Roumanie, Aurel s'était habitué à ce mariage permanent de la respectabilité et du crime. Les dignitaires communistes avaient tous l'air de mériter Marx sans confession. Et pourtant, ils cachaient sous ce masque la corruption, le mensonge, la violence. En arrivant à l'Ouest, Aurel avait voulu croire qu'il avait rejoint une terre de vérité où les méchants ont l'air de méchants et où l'on peut faire confiance aux braves gens. Au fond de lui, il savait que c'était faux. Mais il voulait y croire. (p. 219-220)
Sur la manière dont il est arrivé en France, il est vrai que la Roumanie « vendait » ses ressortissants qui voulaient quitter le pays, surtout les Juifs.
Enfin, une dernière, intéressante :
* Quand il était arrivé à l'Ouest, Aurel avait été pris en main brièvement par la DST. Les services français voulaient lui faire espionner la diaspora romaine. (p. 266)
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migdal
  14 septembre 2020
C'est un beau suspens que nous offre ce suspendu de Conakry et Aurel Timescu est un employé consulaire aussi improbable que savoureux.
Mais en refermant ces 300 pages, le lecteur n'a pas beaucoup appris sur la Guinée, Conakry et ses habitants et savoir qui a appuyé sur la gâchette de l'arme à feu ne documente pas réellement sur les instigateurs de la pendaison.
Plaisant divertissement, à déguster avec une bouteille (au minimum) de Tokay, cet ouvrage assez superficiel et un peu caricatural, ne me semble pas le meilleur Rufin.
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Jeanfrancoislemoine
  21 septembre 2019
Jean - Christophe Rufin est un auteur qui possède " une belle plume " , compte de nombreux ouvrages de grande qualité à son actif , et son lectorat fidèle , dont je fais partie , a pu se montrer surpris de le voir se lancer sur un chemin méconnu de son talent , le genre policier ....Envie de se faire plaisir , de changer d'orientation , je ne sais ,mais le voilà qui nous fait rencontrer un curieux personnage ,Aurel Timescu , Consul de France à Conakry en Guinée.
Un sacré bonhomme , roumain naturalisé français , au look improbable , amateur plus que raison de vin blanc , et ...placardisé dans la chaleur africaine....Voilà posé le début d'une intrigue qui va lui permettre de montrer des qualités de policier insoupçonnées.....
L'affaire :Jacques Mayéres , dont le bateau est à l'ancre dans la marina depuis six mois est assassiné . Bon , dans un polar , s'il n'y a pas de mort , hein , ça fait defaut quand même. .Alors , lui , il avait beaucoup d'argent , fréquentait une jeune femme qui , elle- même avait un copain ....Bon , ça fait un peu désordre mais ...ça n'explique pas le fait que son cadavre ait été hissé au sommet du mât principal du bateau ...Curieux....
Ce que je ne vous ai pas dit , c'est que " Aurel est hardi ", rien ne lui fait peur...enfin sauf les femmes , peut-être .... L'absence d'un responsable fait que ....Le voilà donc parti , ce personnage , sorte de Colombo franco - roumain , à la recherche de la vérité....
Pour être juste , il y a sans doute mieux en matière d'intrigue mais , franchement , on passe un très bon moment en compagnie de ce personnage un peu déjanté mais particulièrement imprévisible et bougrement intelligent .
Alors que je sortais de lectures " plutôt éprouvantes" , j'ai vraiment trouvé une bouffée d'oxygène avec ce polar bien construit et bien écrit . Si Rufin a abordé " un autre genre " , il n'a pas ,pour autant perdu les qualités d'écriture qui sont les siennes.Un vrai grand moment de détente et de plaisir .
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fanfanouche24
  08 mai 2018
Après des lectures graves, j'ai pris plaisir au dernier livre de J.C Rufin, dont j'apprécie toujours la plume et le parcours...
Ce livre reste une distraction, tout en offrant quelques vérités et observations caustiques sur les mondes des consulats et des ambassades...
J'ai eu dernièrement l'occasion d'écouter l'auteur parler de la création de
son nouveau personnage, un anti-héros, une sorte de luluberlu de Colombo, que les enquêtes criminelles passionnent bien plus que ses tâches de Consul- potiche...
Un personnage de J.C. Rufin a imaginé pour avoir la liberté de raconter
mille choses de son propre parcours, et de ses propres expériences ...
"Dupertuis aimait sincèrement l'Afrique et il entretenait de véritables amitiés avec ses collègues guinéens. On l'aurait beaucoup étonné en lui faisant remarquer qu'il parlait d'eux avec une condescendance qui n'était pas tout à fait sans évoquer la mentalité coloniale." (p. 38)
Un roman est à la fois distrayant, nous emportant sur les rives guinéennes...comme infiniment rempli de mélancolie, d'empathie... de la part de cet enquêteur original, Aurel, qui s'attache à cet homme mystérieux, assassiné sauvagement sur son bateau... Homme retraité, riche chef d'entreprise, qui a tout quitté, femme, maison et amis... pour un dessein inconnu... Aurel va creuser, enquêter ce crime incompréhensible,
et se battre contre l'injustice, et les conclusions trop rapides des institutions du lieu... pour la mort violente de cet homme...dont l'existence va se dévoiler progressivement à nous, lecteurs....
Une enquête criminelle qui ressemble plus à une quête existentielle et au recouvrement d'une dignité bafouée tant pour notre Luluberlu de Colombo , Aurel, que pour la victime assassinée, Jacques Mayères, au destin chahuté !
Un vrai suspens... en dépit d'un ressenti de quelques longueurs !!
Des personnages très attachants dont Aurel, notre Consul atypique, méprisé par ses collègues, à la dégaine indescriptible, un passé de pianiste de bar, une vie de célibataire pas très folichonne... qui prend de l'épaisseur au fil du récit..., nous devenant sympathique..., et même digne d'une véritable estime ...
- "Il n'y a pas besoin de mourir pour être un héros. "(p. 277)

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critiques presse (2)
LeFigaro   11 avril 2018
Dès le premier volet de cette trilogie policière, on s'attache à son irresistible antihéros : Aurel, consul de France en Guinée.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 avril 2018
Jean-Christophe Rufin convoque tragédie et humour dans une fiction inspirée de choses vues.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   15 septembre 2020
Alors, je me suis mis à jouer dans des bars.

— Des bars ?

Aurel avait perçu l'expression de Jocelyne : il vit qu'elle avait décelé son petit mensonge.

— Enfin, des bars, vous me comprenez. Des établissements de nuit avec des filles, du champagne et des clients qui ne viennent pas vraiment pour écouter de la musique.

— Je vois.

— Alors, quand je me suis présenté un jour dans un commissariat pour dire que je voulais travailler dans la police, il n’a pas fallu un long interrogatoire pour que le type qui m'avait reçu comprenne à qui il avait affaire. Un réfugié roumain qui joue la nuit dans des...

— ... bordels.
Aurel était sincèrement désolé d'avoir fait déchoir Jocelyne, sa Dame, jusqu'à de telles trivialités.

— Bref. Ce n’est pas une conversation pour une femme comme vous.

Jocelyne sourit en regardant ce petit personnage se troubler et se tortiller sur sa chaise en cherchant un autre sujet. Elle décida de le taquiner.

— Si je vous comprends bien, on ne peut pas être flic quand on est pianiste de bastringue ; en revanche on peut devenir Consul de France.
+ Lire la suite
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migdalmigdal   16 septembre 2020
Il se sentait comme un gladiateur qui va entrer dans l'arène pour une lutte à mort. Ce qu'il allait faire était si déraisonnable que cela pouvait s'apparenter sinon à un suicide, du moins à un sabordage. En même temps, il avait la perspective de bien s’amuser et d’accomplir un acte de justice. Tout ce qu'il aimait dans la vie, en somme.
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migdalmigdal   15 septembre 2020
Mais, tout à coup, tel Adam interpellé par le Créateur, il prit conscience de sa nudité. Il se rua sur son placard et en sortit ce qui littéralement lui tombait sous la main. Il enfila un vieux pantalon en velours qu'il réservait d'ordinaire pour des promenades le dimanche sur le terrain du club de golf. Il passa un pull à col roulé bleu et, par-dessus, une veste de smoking. Machinalement, il noua une cravate autour du col roulé. Puis il fouilla dans le bas du placard pour trouver une paire de chaussures. Il prit la première venue, des mocassins bordeaux à glands, et l'enfila sans se donner la peine d'ajouter des chaussettes. Il attrapa sur un meuble près de la porte son portefeuille et ses clefs et sortit dans la ruelle.
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HarioutzHarioutz   01 avril 2020
Aurel, par sa culture, croyait à la présence des morts.
Dans la campagne roumaine où il était né, les défunts étaient là, attentifs, protecteurs ou malfaisants. La plupart des rites paysans visaient à les neutraliser, à les apprivoiser, à les conjurer.
Dans la famille, du côté de sa mère, on n'avait que mépris pour ces pratiques magiques. Mais dans la branche paternelle, à la fois valaque et magyar, on ne plaisantait pas avec ces choses.
Aussi Aurel était-il persuadé qu'après avoir regardé Mayères en photo ces derniers jours, c'était le défunt qui, aujourd'hui, l'avait regardé.
Il avait eu pour lui un pâle sourire figé dans la mort pendant les courts instants où le garçon de salle avait soulevé le drap bleu qui couvrait le corps.
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HarioutzHarioutz   02 avril 2020
Décidément, rien n'était clair dans cet assassinat. C'est ce qui le rendait passionnant.
Aurel n'aimait pas les événements simples. Il lui plaisait de penser que les choses sont toujours plus compliquées qu'elles ne le paraissent. Il imaginait volontiers des complots derrière les faits d'actualité et la plupart du temps, ses hypothèses étaient un peu échevelées.
Cette fois, pour son plus grand bonheur, il avait la conviction d'être vraiment devant un mystère. La gymnastique mentale à laquelle il se livrait d'habitude à vide, il allait enfin pouvoir l'utiliser à bon escient.
Il regarda Mayères sur l'écran et leva son verre.
- On trouver les salauds qui t'ont fait ça !
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