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Geneviève Leibrich (Traducteur)
ISBN : 2020484935
Éditeur : Seuil (16/02/2001)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Monsieur José, seul personnage de ce livre qui porte un nom, est un obscur employé de l’État civil. Il travaille dans l’immense bâtiment où sont conservées et mises à jour les archives des vivants et celles des morts. Il vit seul, dans un modeste logement contigu à la grande salle où les employés sont soumis à une stricte hiérarchie bureaucratique. Dans cet univers concentrationnaire, son seul passe-temps consiste à collectionner des renseignements sur les cents per... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  19 avril 2018
Un obscur fonctionnaire de l'état civil entreprend une recherche sur une femme dont il a par hasard manipulé la fiche. Une quête qui bouleversera complètement sa petite vie tranquille.

Le gratte-papier a cinquante ans, il travaille depuis des années au Conservatoire où sont gardés tous les noms des citoyens, les naissances, les mariages et les décès. Bien sagement dans ce bureau, il classe ou recopie inlassablement des fiches sous l'oeil d'une hiérarchie rigide.

C'est l'écriture de Saramago, avec ses pages bien pleines, sa rareté d'alinéas, même lorsqu'il y a des dialogues. C'est très dense et un peu rébarbatif au départ, mais lorsqu'on s'adapte au style, on découvre que c'est plein d'humour et d'ironie, avec aussi plein de sujets de réflexions.

Avec le héros du roman, on peut se demander le pourquoi de toutes nos tâches quotidiennes qui peuvent sembler bien absurdes. Et à quoi serviront toutes ces traces qui seront rapidement effacées après notre mort?

Et on pourrait ajouter : à quoi servent toutes nos listes de livres, tous ces noms d'auteurs qu'on collige aussi religieusement…
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Herve-Lionel
  03 mars 2014

N°475– Novembre 2010.
TOUS LES NOMSJosé Saramago *– le Seuil.

Cela commence plutôt bien puisque l'auteur, non sans un certain humour, caractérise la division hiérarchique du travail « Les préposé aux écritures doivent trimer sans répit du matin jusqu'au soir, tandis que les officiers d'administration travaillent de temps en temps, les sous-chefs de loin en loin seulement, et le conservateur presque jamais ... Imaginer le chef du Conservatoire en train de faire des heures supplémentaires équivalait à peu près à imaginer la quadrature du cercle ».

Celui dont il va être question est M. José, fonctionnaire du plus bas grade, employé au Conservatoire général de l'État Civil dont le rôle est de répertorier les vivants et les morts. Or ce monsieur n'a rien d'extraordinaire : la cinquantaine, célibataire solitaire, sans enfant, et pour occuper le peu de temps que lui laisse sa tâche de subalterne, il va se mettre à collectionner des articles de presse sur les cent personnalités les plus importantes du pays. Un jour, par hasard, il tombe sur le dossier d'une femme de trente six ans, divorcée, professeur de mathématiques et, sans qu'il y ait à cela la moindre explication va s'intéresser à elle. Lui, le petit fonctionnaire modèle, ponctuel, zélé et servile, qui n'a jamais enfreint le moindre article du règlement interne, qui a toujours mené à bien sa tâche sans jamais faillir, va, pour la retrouver, bouleverser ses habitudes, prendre des risques inconsidérés, détricoter la vie de son sujet, se livrer au détournement de quelques imprimés administratifs, falsifier des autorisations et même enfreindre la loi pour atteindre le but surréaliste qu'il s'est fixé. Et cela sans la moindre raison ... Las, sa quête sera vaine puisque la femme inconnue est morte mais il aura, à cette occasion réussi à être un autre homme au moins pendant ces quelques semaines pendant lesquelles il a voulu s'abstraire de cette condition de petit scribouillard courtelinesque aussi transparent que sont abstraites les identités que son emploi l'amène à gérer. Deviendra-t-il amoureux de cette femme désormais définitivement absente ? Il ira même jusqu'à consigner tout cela par écrit dans une sorte de journal intime, peut-être pour garder la mémoire de ce qui a été l'unique action importante de sa pauvre vie.

Dans un style délibérément ironique, jubilatoire, luxuriant, malgré des phrases un peu longues et une mise en page qui rend parfois la lecture un peu délicate, l'auteur fait partager à son lecteur les rebondissements qui vont bouleverser le quotidien de ce vieux garçon pendant quelques temps, montrant tout à la fois les absurdités de cette administration kafkaïenne qui ne permet pas à un subalterne de prendre la moindre initiative, si petite soit elle, sans en référer à son supérieur, où la moindre réclamation prend des proportions monstrueuses, où les discours des chefs sont de minables péroraisons, et met en évidence la personnalité de ce pauvre homme. Son travail est toute sa vie, et il l'accomplit avec dévouement et abnégation sans s'apercevoir qu'il l'abrutit complètement. Pourtant, lui le vulgaire gratte-papier qui n'existe presque pas, va bénéficier d'une sorte de complicité inattendue du conservateur ! Ce dernier, inaccessible et protégé par des pratiques hiérarchiques d'un autre âge, va s'intéresser à lui, ne le considérant plus comme un être « taillable et corvéable à merci », respectant soudain sa personnalité.

Alors, roman à énigme baroque qui moque ce pauvre homme enfermé dans une administration déshumanisée et tentaculaire qui finirait peut-être par le broyer malgré cette tentative de donner un sens à sa vie, ou image en creux de chacun d'entre nous, coincé dans cette société du quotidien qui ignore l'homme et ne cherche qu'à l'avilir ? Elles ne sont pas si forcées que cela les évocations de ce monde du travail que la hiérarchie tronçonne et que les coutumes en usage dans dans ce bureau empreintent à la pratique de la délation et de suspicion entre collègues et de la flagornerie avec l'autorité. Est-ce que cette tentative de vouloir sortir de sa condition a donné à la hiérarchie l'occasion de s'intéresser à un agent qui a soudain voulu faire autre chose que son travail ? Que signifie ce coup de folie de ce petit employé couleur muraille qui choisi par hasard de mener des investigations aussi inutiles que l'est son travail au quotidien ? Qui est ce « monsieur José » (cette civilité lui donne quand même une certaine originalité dans ce récit) qui étrangement est le seul parmi les protagonistes pourtant importants de ce roman à porter réellement un nom (Je ne peux pas ne pas remarquer que l'auteur lui-même se prénomme ainsi, ce qui renvoie immanquablement au personnage de Joseph K du « Procès » de Franz Kafka, lui aussi poursuivi par l'absurde !) ? Que signifie ce berger facétieux qui, à la fin du roman s'amuse à mêler dans ce cimetière les pierres tombales ? L'auteur veut-il insister sur l'inutilité d'un travail improductif et impersonnel pourtant imposé par une hiérarchie aveugle et grisée par son pouvoir ? S'agit-il de dénoncer l'ambiance oppressante de ce bureau ? Que signifie cette attention du conservateur à son égard, paternalisme ou réelle complicité ?

L'auteur s'attache son lecteur tout au long du roman. Nous convie-t-il, sous couvert d'une fable, à nous interroger sur le concept même de l'identité, sur la solitude de l'existence, la place de chacun dans cette société, l'importance de son travail, le néant de la mort, la vanités des choses humaines, le destin ou la volonté d'exister que chacun d'entre nous possède en lui? A quoi sert un écrivain ? Probablement à être le miroir du monde dans lequel il vit, à renvoyer à son lecteur une image bien réelle de son univers quotidien ... et ce n'est peut-être pas là la moindre de ses qualités.

A chacun d'apporter sa réponse.


* Prix Nobel de littérature 1998.
©Hervé GAUTIER – Novembre 2010.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Levant
  30 janvier 2018
Des majuscules après des virgules, cette pratique orthographique m'aurait valu quelques biffures au stylo rouge de la part des professeurs de français qui ont exercé leur conscience professionnelle à tenter de me transmettre leur savoir. Il faut ne plus être en quête de bonnes notes aux examens ou des bonnes grâces de l'édition pour se permettre pareille liberté.
Aussi, à la fermeture de cet ouvrage, c'est son style d'écriture que je retiendrais plus volontiers que son intrigue. Peu convaincante, cette dernière m'a empoussiéré l'esprit à force d'exhumer des archives. L'épilogue est à l'avenant, plus un dernier souffle qu'un dénouement. Voilà qui confirme à mes yeux l'affirmation de Jean d'Ormesson selon laquelle c'est la forme qui fera le succès d'un ouvrage plus que le fonds.
La fluidité du style de cet ouvrage est en partie rendue par l'artifice qui consiste à enchaîner répliques et réparties dans de longues phrases ponctuées de virgules. Dialogues que Monsieur José, seul nommé parmi les protagonistes, tient non seulement avec ses interlocuteurs, mais aussi avec sa conscience, quand ce n'est pas avec le plafond de son logement de fonction misérable, lorsque celui-ci est institué en "oeil de Dieu".
"Tu voulais la voir, tu voulais faire sa connaissance, et ça, que tu le veuilles ou non c'est déjà aimer." Louable intention qui vaudra à cet ouvrage sa promotion en conte philosophique si l'on en croit l'assertion en quatrième de couverture. Cette qualification peine toutefois à sauver la quête de Monsieur José, fonctionnaire de l'archaïque Conservatoire général de l'État-civil, zélé jusqu'au jour où il extrait incidemment la fiche signalétique d'une femme, parfaitement inconnue de lui, mais dont il décide de partir à la recherche.
Quant à en connaître la raison ? le suspens peine à donner du souffle à une intrigue qui en outre souffre de longueurs. Voilà qui savonne la planche de l'ennui, en dépit d'un style agréable, ou peut-être grâce à lui, et me précipite sans coup férir dans les bras d'un autre ouvrage à qui je confierai mes espoirs d'évasion. Loin de la poussière des archives. Ce sera Dalva de Jim Harrison.
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JMLire17
  06 janvier 2018
La plupart des individus naissent, vivent, meurent et sont invisibles aux yeux de l'humanité, ce sont les anonymes, les inconnus. C'est cette invisibilité là, que José Saramago, prix Nobel de littérature 1998, sort de l'ombre dans ce roman, publié en 1997.
Il imagine le Conservatoire général de l'état civil, immense bâtiment contenant une invraisemblable quantité de fiches sur lesquelles est inscrit l'était civil des personnes vivantes, mais également dans une proportion encore plus énorme celui des morts. Les rayonnages sur lesquels sont déposés les fiches ont une telle hauteur que les employés qui doivent atteindre les étages supérieurs sont pris de vertige. le dédale des allées nécessite l'utilisation d'un fil d'Ariane pour ne pas s'égarer. Un employé qui s'y est perdu, a été retrouvé mort. le mouvement des fiches des vivants vers les rayonnages des morts est permanent. Il règne dans cet endroit kafkaïen une entêtante odeur de papier et une poussière qui obscurcie la vue. le travail est très hiérarchisé, et inversement proportionnel au niveau hiérarchique, au bas de l'échelle les préposés aux écritures sont surchargés de tâches, ils sont encadrés, surveillés, commandés, voire espionnés par des sous-chefs, puis des chefs et au-dessus de tous règne le conservateur.
Parmi les préposés aux écritures, Monsieur José (qui n'a pas de nom) est encore plus invisible que les autres, par contre il bénéficie d'un privilège, il loge dans une maison attenante au Conservatoire et peut accéder aux fiches d'état civil en dehors des heures d'ouverture. Cet homme transparent a une passion, il collectionne tout ce qui concernent les gens célèbres, et s'introduit la nuit pour copier leurs fiches, jusqu'au jour ou le hasard lui met entre les mains la fiche d'une inconnue. Il décide alors de mener une véritable enquête pour tout connaître de sa vie. Il se lance dans une rocambolesque aventure. Il se munie de fausses autorisations pour interroger les voisins de cette personne. Il effectue une expédition nocturne dans le collège, où elle a fait ses études et est devenue enseignante, pour subtiliser les documents qui la concernent. Il devient cambrioleur pour tout connaître de la personnalité de l'inconnue, mais ce faisant il la sort de l'anonymat. Il est tellement obsédé par son sujet qu'il en tombe malade. Puis, il découvre que pendant ses recherches et sa maladie , la fiche de l'inconnue est passé du rayonnage des vivants à celui des morts, car elle s'est suicidée. C'est dans un cimetière tentaculaire qu'il poursuit ses investigations. Il se résigne à interroger les parents de l'inconnue pour savoir pourquoi elle s'est donné la mort.
L'humour n'est pas absent de ce conte philosophique, notamment avec la peinture d'une administration qui tient à la fois des " ronds de cuir " de Courteline et de Kafka. Mais ce sont surtout les thèmes qu'il aborde qui sont passionnants. Pourquoi le hasard lui a mis cette fiche entre les mains? Qu'est-ce qui fait qu'un anonyme devient célèbre? Peut-on se suicider sans raison? le temps s'écoule-t-il pour tous à la même vitesse? Existe-t-il un grand ordonnateur qui gère nos destinés? Puis encore, la curiosité, les rapports humains, la vie et la mort, le souvenir que l'on laisse dans la mémoire de ceux qui nous ont connus et plus encore aimés.
Bien qu'il n'amène pas de réponses, ce formidable livre oblige à se poser des questions, oblige à la réflexion et c'est la vertu des chefs-d'oeuvre.
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Von-t
  05 septembre 2011
Souvenir d'un livre lu il y a quelques mois. Des restes d' images, des impressions. Souvenir d'un livre dénommé Tous les Noms, écrit par l'écrivain portugais José Saramago.
Reste alors en mémoire l'odeur de vieux papier que respire Monsieur José, employé du conservatoire national d'Etat civil, archive où sont conservés tous les noms des vivants et des morts. Un mot , un adjectif s'impose alors à la lecture de ces pages: « kafkaïen » . Il parait inévitable ce mot dès qu‘il est question de décrire l‘administration dans toute son absurde organisation, si inhumaine et froide . Quoi qu'il en soit Saramago donne une puissance particulière à ce lieu qui acquiert une dimension inquiétante.Souvenirs des errances de Monsieur José dans le labyrinthe des couloirs du conservatoire, lieu qui parait se démultiplier sans fin. Et Monsieur José doit, pour ne pas se perdre dans les couloirs labyrinthique du conservatoire, s'attacher à un fil d'Ariane.

Vieux garçon solitaire, soumis au rythme monotone de son travail, Monsieur José pourrait mourir sans que rien n'advienne dans sa vie terne. Mais alors que notre employé modèle triait des fiches quelconques , celui-ci tombe sur la photo d'une inconnue. Monsieur José pris de fascination folle,décide de faire le pari fou de la retrouver, de sortir cette femme de l'anonymat. Son existence en est bouleversé, et l'employé paisible va prendre les risques les plus fous pour retrouver celle qu'il aime follement. Or, sa quête s'annonce plus complexe qu'il ne l'avait prévu et les obstacles se multiplient, tenant l'inconnue éloignée dans la brume des possibles.Il faut dire que Monsieur José ne se facilite pas la tâche et le chemin tortueux de l'amoureux mime les méandres d'une demande administrative. Mais par une façon bien chevaleresque d'envisager sa situation, Monsieur José en vient à préférer emprunter des voies détournées, tenant l'objet de son désir à distance.


Cependant, la quête de Monsieur José aboutit au cimetière . Cimetière où il croise l'étonnant personnage du pasteur, élément d'anarchie libératrice et créatrice dans le monde ordonné et étouffant de l'administration.Bref passage de pastorale noire dans un cimetière envahit par une végétation libre , sauvage. Fauteur de trouble, le pasteur intervertit les noms des tombes. Et ironiquement la seule lueur de vie et d'espoir se trouvent peut être dans le cimetière; Peut être car le lieu est régit selon les mêmes principes que le Conservatoire. …
Enfin c'est le style complexe de Saramago qui reste en mémoire. Les détours labyrinthiques d'une l'écriture prompte à la digression et à l'ironie.

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
LevantLevant   25 janvier 2018
Contrairement à ce que l'on croit généralement, sens et signification n'ont jamais été la même chose, la signification saute immédiatement aux yeux, elle est directe, littérale, explicite, fermée sur elle-même, pour ainsi dire univoque, tandis que le sens est incapable de rester tranquille, il fourmille de sens seconds, tiers et quarts, aux directions irradiantes qui se divisent et se subdivisent à perte de vue en rameaux et ramilles, le sens de chaque mot ressemble à une étoile qui projette des marées vives dans tout l'espace, des vents cosmiques, des perturbations magnétiques, des malheurs.
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DIEGODIEGO   07 juillet 2011
José glissa peu à peu vers une immense paix intérieure, troublée seulement parfois par des petites incursions irresponsables de feux follets, capables de mettre n'importe qui au bord d'une crise de nerfs, quelle que soit sa force d'âme ou sa connaissance des rudiments de la chimie organique. Finalement, notre timoré monsieur José fait preuve ici d'un courage que les nombreuses vicissitudes et angoisses par lesquelles nous l'avons vu passer avant ne permettaient pas d'attendre de sa part, ce qui prouve une fois de plus que c'est dans les situations les plus difficiles que l'esprit donne la mesure authentique de sa grandeur. Vers l'aube, engourdi par les frayeurs, réconforté par la douce chaleur de l'arbre qui l'enveloppait, monsieur José s'endormit tranquillement tandis qu'autour de lui le monde resurgissait lentement des ombres hostiles de la nuit et de la clarté ambiguë d'un clair de lune qui prenait congé. Quand monsieur José ouvrit les yeux, il faisait déjà grand jour. Il était gelé, l’amicale étreinte végétale ne devait être qu'un autre rêve trompeur, sauf si l'arbre, jugeant accompli le devoir d'hospitalité auquel tous les oliviers sont obligés de par leur nature même, l'avait relâché avant l'heure et abandonné sans recours à la froidure de la fine brume qui flottait très bas au-dessus du cimetière.
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bilodohbilodoh   17 avril 2018
… la mémoire, qui est chatouilleuse et n’aime pas être prise en défaut, tend à combler les oublis avec des versions fallacieuses de la réalité, lesquelles ressemblent plus ou moins aux faits dont elle a gardé un souvenir aussi flou que la trace du passage d’une comète.

(Points, p. 195-6)
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brigetounbrigetoun   08 mai 2010
Vous allez retourner à vos collections de personnages célèbres... Non je ne crois pas... Quand on réfléchit bien, leur vie est toujours pareille, elle ne change pas, ces gens apparaissent, parlent, se montrent, sourient aux photographes, sont constamment en train d'arriver ou de partir..... Par moi. Vous, moi et tous, nous nous montrons aussi, nous parlons aussi, nous sortons aussi de chez nous et nous y rentrons, parfois même nous sourions, la seule différence c'est que personne ne fait attention à nous...
peu importe au Conservatoire si pendant tout ce temps là nous avons été heureux ou malheureux. Le bonheur et le malheur sont comme les gens célèbres, ils vont, ils viennent, l'ennui avec le Conservatoire général c'est qu'il ne veut pas savoir qui nous sommes, pour lui nous ne sommes qu'un papier
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patatarte2001patatarte2001   04 janvier 2015
Monsieur José avait les piqûres en horreur, surtout dans la veine du bras, il devait toujours détourner le regard, et fut donc fort content quand l'infirmier lui dit qu'il ferait l'injection dans le muscle fessier. Cet infirmier est un homme bien élevé, d'une autre époque, il a pris l'habitude d'utiliser le terme de muscle fessier au lieu de fesse pour ne pas choquer la délicatesse des dames et il en a presque oublié la désignation ordinaire, il disait muscle fessier même quand il avait à faire à des malades pour qui le mot fesse n'était qu'une affectation langagière ridicule et qui préféraient la variante grossière de joufflu.
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Vidéo de José Saramago
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=60058&motExact=0&motcle=&mode=AND
ALEXANDRE RITTER
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Alexandre Ritter poète de vingt quatre ans, né à Mexico au sein d'une famille équatorienne et vénézuélienne a vécu à Caracas et vit aujourd'hui à Paris. Ce premier bilan porte sur six recueils de poésie, les deux derniers sont écrits en français. Il offre un ensemble d'études et d'hommages ainsi qu'un long entretien qui permettra au lecteur français d'accompagner la "naissance du poète".
Alexandre Ritter compte déjà deux lecteurs prestigieux, le poète Adonis dont le jugement élogieux est rappelé et celui du regretté José Saramago, prix Nobel de littérature, qui offre tout à la fois un jugement de synthèse et aussi un pari sur l'avenir.
Broché - format : 13,5 x 21,5 cm ISBN : 978-2-343-14920-2 ? 5 juin 2018 ? 258 pages
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