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America (Romain Sardou) tome 2 sur 3
EAN : 9782845635005
436 pages
XO Editions (05/05/2011)
4.02/5   200 notes
Résumé :

1777. Dans les tout jeunes Etats-Unis à peine sortis de leur guerre d'indépendance, deux familles sont à l'apogée de leur richesse et de leur puissance. Les Bateman, d'origine irlandaise, implantés à New York depuis presque un siècle, se sont enrichis dans tous les trafics illicites.

Les Muir, d'origine anglaise, sont propriétaires de terres immenses en Georgie, acquises avec les fruits de la prostitution et de l'esclavage. Rien ne semble... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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J'avais eu un peu la même impression avec le tome 1, un début un peu plus lent où l'on est moins proche des personnages et sur la seconde moitié du livre une lecture plus fluide, plus prenante. Ce n'est aussi qu'à partir de là que démarre la rivalité des deux familles Bateman et Muir.
Mais tout du long on suit l'histoire de la création de la Géorgie, des premiers états d'Amérique jusqu'à la déclaration d'indépendance, tout ce coté-là est intéressant.

J'ai bien aimé ces deux livres sans être totalement convaincue par l'écriture... mais je retenterai tout de même d'autres ouvrages de Romain Sardou.
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CHALLENGE PAVES 2014/2015 (4/5)

Pour ce challenge, je ferai une seule critique regroupant les 2 tomes d'América car pris individuellement, ils ne rentrent pas dans les critères de la catégorie "pavés" imposés par notre amie Gwen21.

A la fois, roman d'aventures, fresque historique et saga familiale, cette histoire se dévore plus qu'elle ne se lit : les deux tomes avalés en 4 jours.
A travers deux familles, les Muir, Anglais protestants et les Bateman, Irlandais catholiques,on assiste à la naissance des États-Unis de 1688 à 1782 et à la lutte entre pays colonisateurs pour l'appropriation de ce nouvel eldorado. La guerre entre ces deux familles et leurs descendants se fera principalement pour la possession de la treizième colonie, la Géorgie, qui mettra quand même du temps à devenir la terre idyllique promise. Participant à la construction de ce Nouveau Monde, des personnages masculins importants mais qui ne seraient rien sans la présence à leurs côtés de figures féminines fortes.
Entre ambitions démesurées, amours trahis, revers de fortune, la trame, finalement assez classique, se tisse en général très vite sauf à un ou deux moments (par exemple lors du séjour de Shannon Glasby dans la prison londonienne pour endettés) où l'histoire s'enlise un peu et traine en longueur.

Je ne vais pas bouder mon plaisir, j'ai beaucoup aimé ce récit, même si j'ai déploré que contrairement à ce que laissait supposer la première de couverture du tome 1, les premiers habitants de ces territoires, à savoir les Indiens, n'y jouent pas un rôle plus important. J'ai également trouvé que "Délivrez-nous du mal" et "Pardonnez nos offenses" étaient d'une facture beaucoup plus originale. Ici, un travail de recherches important a par contre été nécessaire pour coller le plus possible à la réalité et il faut en louer l'auteur.
La fin m'a mis à l'eau à la bouche car j'ai découvert que c'était une trilogie, je suis donc en attente du troisième tome. 15/20
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J'avais les deux tomes de la saga America de Romain Sardou dans ma bibliothèque depuis fort longtemps... Je les avais laissés de côté dans l'attente d'un tome 3 que j'avais cru voir annoncé. Début d'année, forte de ne plus espérer cette sortie, j'ai dépoussiéré l'exemplaire de la treizième colonie et j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Pourtant, je n'ai pas enchainé sur La main rouge; ce n'est que 6 mois plus tard que lecture est faite !
Ce second tome reprend tous les éléments qui m'avaient séduite dans La treizième colonie : un gros fond historique passionnant et des personnages pour le moins vivants; Romain Sardou ne les ménage pas et, tout comme dans le premier volet, quand tout va bien c'est que ça va aller mal ! Je pense qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir lu La treizième colonie pour lire La main rouge; nous avons de fréquents rappels (la reprise de tout un passage à un moment même) et si nous retrouvons certains personnages, nous en découvrons également de nouveaux.
La main rouge, c'est comme une immense fresque historique qui se dresse devant nous, unes fresque vivante dont chaque acteur semble avoir un chemin bien tracé. le destin des Muir et des Bateman n'est malheureusement pas des plus heureux. C'est une impression un peu étrange, on ne s'attache pas forcément à un personnage en particulier (peut être parce qu'il y en a trop), mais on les aime tous un peu et l'implacable dessin des jeux de pouvoirs et ses répercussions sur nos compagnons d'aventure nous fait parfois grincer des dents et nous désespère. Si certains hommes et femmes se battent pour leurs valeurs tout en prenant soin de maintenir une certaine justice, d'autres, plus vénaux feront passer des intérêts plus égoïstes avant tout. S'il faut retenir une chose d'América, c'est que toute erreur de ses aïeux se paie; et c'est cela la tragédie de l'histoire, comment un homme égoïste pourra condamner tous ses descendants par une action ou une décision. J'ai été très déçue par le personnage de Philip Muir qui cautionne un comportement dépravé de la part de son fils et n'est pas irréprochable lui-même, alors que ses premiers idéaux étaient honorables. La perte d'un être cher peut probablement entrainer toute sorte de réaction chez un homme, mais je l'aurai plutôt imaginé faire honneur à cet être. Quant à Charles Bateman, je pense qu'il reste mon personnage préféré (homme constant ^^), même si sa gestion des situations délicates n'est pas toujours la plus modérée qui soit !
Vous l'aurez compris, je ne trouve pas mes mots mais suis emportée dans mon élan ! Une lecture très agréable en tout cas, qui connaît (heureusement) une fin digne de ce nom (pas besoin de tome 3 quoi). Pourtant, cette ouverture en 2012, nous aurez laissé espérer et apprécier un dernier opus, un peu différent, aux allures de policier/thriller, sur la guerre sans fin que semblent se livrer Muir et Bateman.
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Deuxième tome de la saga America.
On continue de suivre la famille irlandaise Bateman, venue s'installer en 1688 à New York. le fils unique Charles est un redoutable pirate avant de devenir un puissant notable de New York.
La famille Muir se sépare sur deux continents. La branche officielle dépérit en Angleterre, tandis que Philip (fils illégitime du terrible Augustus Muir et de la douce Shannon) fait fortune en Géorgie.
On retrouve le lien avec le combat de la Fleet (prison pour dettes) menée par Shannon et la création de la Géorgie.
Les premiers colons qui peupleront cette treizième colonie viendront de cette prison. Un scandale politique et sociale sans précédent entraineront un élan caritatif et philanthropique pour que ces pauvres gens aient une seconde chance dans le nouveau monde.
Géorgie, nouveau monde crée sans droit de propriété (la terre est à tous), sans esclaves (c'est indigne et immoral)... cela ne durera pas longtemps.
On assiste au trafic lucratif d'esclaves, aux créations des futures plantations qui feront la richesse et la puissance du sud.
Les soubresauts de l'histoire commencent à se faire sentir, les colons ne sont plus des colons dépendants d'une patrie de l'autre côté de l'océan, mais ressentent le besoin de fonder leur propre patrie et de prendre leur indépendance.
L'Angleterre qui prend ses colonies pour une vache à lait en inventant et imposant des taxes successives ne voit pas venir le vent de la révolte.
La guerre se prépare, nos héros choisissent leur camp et les Etats-Unis d'Amérique sont nés.
Vivement le troisième tome !


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J'ai lu la saga des familles Muir et Bateman complètement dans le désordre. Pas très grave en fait tant les aventures pionnières de ces personnages forts sont captivantes.
On suit donc l'évolution des Bateman, Irlandais haïssants plus que jamais la couronne d'Angleterre, qui les a spoliés de leur terre sans espoir de recouvrer la souveraineté de leur pays, l'Irlande. Et les Muir, Anglais convaincu des bienfaits ( au début) de porter les couleurs de l'Angleterre dans ce nouveau monde où tout reste à faire.
La rivalité entre les deux familles est plus vivace que jamais, voire va atteindre des sommets dans leur haine mutuelle qui donnera lieu à des actes terribles et indélébiles.
La construction des États-Unis se met en place dans le sang et la douleur, avec la généralisation de l'esclavage pour palier aux manques de bras , pour tirer subsistances et profits de cette terre difficile.
Il y a du bon et du mauvais dans chacune de ces deux familles, convaincues chacune d'être dans leur bon droit et luttant sans relâche pour spolié l'autre de ses terres, de sa place dans la nouvelle société qui se crée. La haine de l'autre fait des ravages et l'amour de ce nouveau pays n'effacera pas les horreurs commises de part et d'autre.
Quand on voit ce que sont les USA aujourd'hui, on se dit que le monde serait bien différent si cette terre avait été laissé à ses natifs, les fameux « indiens ».
Une lecture édifiante sur les comportements humains, portée par des faits authentiques de par le travail de recherche minutieux fait par l'auteur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Ce dont il fut témoin l'horrifia : tout un système d'exploitation et de corruption était institué sur le dos des prisonniers. Les tortures et les pires humiliations étaient réservées à ceux qui, comme Robert Castell, refusaient de se soumettre à la tyrannie des gouverneurs. Chaque année, le nombre des morts allait croissant.
Dans l'indifférence générale.
James Oglethorpe rendit publiques ces ignominies et réussit, grâce à une commission parlementaire qu'il présida, à faire libérer près de dix milles endettés indûment retenus dans tout le pays.
Ce geste, unanimement salué, eut des suites imprévoyables.
Les libérations provoquèrent une recrudescence de main-d'oeuvre sur un marché de l'emploi déjà étranglé par les faillites et les crises boursières. Les pavés de Londres se peuplèrent de miséreux sortis de prison, réduits à quêter ou à voler, souvent des familles entières.
De cette catastrophe nationale naquit la vision généreuse de la Géorgie.
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Malgré sa générosité, la colonie restait le seul et véritable propriétaire de toutes les terres de la Géorgie "confiées" aux pauvres.
La gorge de Philip se serra. Lui aussi avait applaudi autrefois à Londres à la mesure révolutionnaire des créateurs de la Géorgie qui visait à abolir le droit de propriété sur son sol. Mais l'altruisme et l'égalitarisme ne sortaient pas de certaines limites. Ils ne créaient, nulle part, le bonheur attendu.
Parmi ses tristes caractéristiques, la Géorgie se démarquait des autres colonies par le taux élevé de ses suicides...
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Quand Charles s'ouvrit devant Sally, quelques semaines auparavant, de son désir d'implanter une scène à New York, elle lui demanda : " Pourquoi un théâtre ?"
Il répondit :
- Parce que le théâtre est la tribune des illettrés. C'est par le théâtre qu'on enseigne au peuple ce qu'il est et ce qu'il pourrait être. Si vous voulez renverser un tyran, commencez par faire jouer "Jules César".
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- Vous connaissez l'adage, mylord : "Dans ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure qu'en disant la vérité." Je suis un vieux colon, excusez ma liberté, mais il faut que j'aie mon franc-parler. Ici, les Lamar ne sont pas aimés. Ils ne l'ont jamais été. Mon frère Thomas vous l'a sûrement conté. Vous-même, je gage que vous ne pouvez déjà plus me sentir. Cependant, quand vous serez lassé des rêveurs et des beaux parleurs, des philanthropes et des utopistes, croyez-moi, c'est vers un Lamar de ma sorte que vous vous tournerez pour connaître la réalité de ce pays. On n'a pas le sang commode, mais on est sans artifices.
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La "déclaration" fut lue et relue aux rassemblements publics et dans l'intimité des foyers. On ne cessait de célébrer, stupéfait, les États libres, unis et indépendants d'Amérique !
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Videos de Romain Sardou (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Sardou
Découvrez l'émission intégrale ici : Il aurait pu choisir la chanson, comme son père. Il aurait pu choisir le cinéma ou le théâtre comme ses grands-parents. Mais non, c'est vers la littérature que Romain Sardou a choisi de se tourner, un peu comme une évidence, lui qui, tout gamin, dévorait les livres qui lui tombaient sous la main, souvent des classiques, des romans d'aventure ou des textes de théâtre. D'ailleurs, délaissant le lycée, il prend des cours de comédie, moins pour monter sur les planches que pour se frotter au texte. Finalement, en 2002, à 28 ans, il publie son premier roman, « Pardonnez nos offenses » formidable succès de librairie avec plus de 300 000 exemplaires vendus en France et traduits en 16 langues. Ce thriller médiéval mélangeant habilement intrigues politico-religieuses et mysticisme connait une suite avec « Délivrez nous du mal » et
devrait même se poursuivre prochainement. Romain Sardou n'a pas fini d'égrener son Notre Père !
Ayant pris goût au roman historique, on doit aussi à Romain Sardou une autre saga inspirée de la création des Etats-Unis, entamée en 2012, avec « La 13ème colonie », premier tome du cycle « America ».
Mais l'auteur aime surprendre son public et se surprendre lui-même. Il s'est ainsi essayé au roman contemporain, à l'écriture jeunesse, à la nouvelle ou à la dramaturgie avec une adaptation d'Antigone, présentée au festival d'Avignon.
Bref, Romain Sardou est un aventurier de l'écriture et sait faire partager son enthousiasme.
Il signe ce nouveau roman au titre enjôleur « Je t'aime ». Mais derrière ce titre tout simple et qui pourrait paraitre tellement anodin, combien d'histoires, combien de joies, combien de peines, combien de drames. C'est ce que nous raconte Romain Sardou à travers les personnages de Camille et Camille. Dans le Paris d'aujourd'hui, nos deux héros, un homme et une femme portant le même prénom donc, vont apprendre à se découvrir et à s'aimer. Mais derrière ce couple au bonheur parfait, gravitent tous les seconds rôles qui sont sans doute les plus intéressants car ce sont eux qui racontent la vraie histoire. Ce sont eux les vrais représentants de toutes les situations amoureuses. Et comme le dit la chanson, les histoires d'amour finissent mal… en général. Un roman drôle, tendre, cynique écrit avec beaucoup d'originalité qui redistribue les cartes du code amoureux et nous permet à nous, lecteurs, de plonger dans nos propres souvenirs et nos propres histoires d'amour, celles d'hier, celles d'aujourd'hui et peut-être celles de demain…
Soulignons-le, ce livre est aussi prétexte à une balade bien sympathique dans les rues de Paris qui reste, quoi qu'on en dise, la ville de l'amour…
« Je t'aime » de Romain Sardou est publié chez XO.
+ Lire la suite
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