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Patrick Charbonneau (Traducteur)
EAN : 9782070425242
274 pages
Éditeur : Gallimard (07/05/2003)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 41 notes)
Résumé :
De ville en ville, dans une quête vertigineuse, un homme tente désespérément de relier passé et présent et d'éclairer par le voyage le souvenir et l'écriture les abîmes de sa vie. Grâce à son imagination et à son érudition, le narrateur de Vertiges, un Allemand qui vit depuis trente ans en Angleterre, part comme en pèlerinage sur les traces de Stendhal, de Kafka, et mêle le récit des pas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
jmb33320
  15 mai 2020
« Cette paralysie de ma mémoire persista encore, une fois que monté à la galerie supérieure j'observai, pris d'incessantes bouffées de vertige, le panorama assombri par la brume de cette ville qui m'était devenue complètement étrangère. Là où aurait dû surgir le nom de Milan, il n'y avait rien qu'un douloureux réflexe d'impuissance. »
Paru en 1990, ce livre de W.G. Sebald, est, comme à son habitude, inclassable. S'il contient bien des éléments probablement autobiographiques, et, là encore des photos, illustrations, traces des voyages évoqués, il me semble qu'ici l'auteur est davantage dans la recréation d'un univers fantasmatique, notamment autour de figures littéraires. Stendhal est au centre du premier texte intitulé « Beyle ou le singulier phénomène de l'amour ». Mais on retrouvera également Kafka.
Deux voyages distincts, entrepris par Sebald en 1980 et 1987, marqués par l'angoisse et ce qui semble bien être des hallucinations, occupent la narration des textes suivants. L'auteur voyage entre le nord de l'Italie (Venise, Milan, Vérone, la région du lac de Garde), le Tyrol et revient aussi dans le village allemand où il avait passé son enfance, seulement désigné comme « W ».
Je suis sensible au style qu'avait W.G. Sebald dans ses écrits. Je peux comprendre que ce ne soit pas le cas pour beaucoup, car l'abord de ses livres n'est pas forcément évident. Une fois encore, j'ai eu l'impression que ce «Vertiges» était pour moi. Trop tôt disparu, l'auteur n'a pas laissé une oeuvre quantitativement énorme mais qui vaut d'être découverte, en commençant peut-être par «Les anneaux de Saturne».
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Sachenka
  11 décembre 2015
de l'auteur G.W. Sebald, j'avais déjà lu Austerlitz et les Anneaux de Saturne et je résumerai ces lectures ainsi : je n'avais pas détesté. Pénétrer une oeuvre de cet auteur est une expérience en soi. Il a un style si particulier que tenter d'en faire la critique est hasardeux. Outre les dessins et photographies, l'érudition dont il fait toujours preuve donne le vertige. Mais cet attachement aux détails, aux multiples pistes (qui, parfois, semblent n'être présentes que pour prouver l'étendue des connaissances de Sebald) finit par devenir agaçant. En tous cas, ça m'a agacé. Car, en-dessous de toutes ces couches d'érudition qui paraissent ne mener nulle part, l'intrigue en elle-même est assez difficile à cerner. D'ailleurs, y en a-t-il une ? Dans le roman Vertiges, l'auteur-narrateur voyage entre Vienne et Venise et, lors de ces allers-retours, il se lance sur les traces de vestiges du passé, sur Henri Beyle (Stendhal), Casanova et Kafka. C'est un prétexte pour explorer ses souvenirs, l'histoire, sa mélancolie. Selon moi, c'est surtout un labyrinthe tortueux dans lequel se sont empêtrés sa mémoire et son imagination…
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JAsensio
  14 mars 2014
Bien plus que l'amour indiqué dans le titre du texte d'ouverture évoquant Stendhal, c'est le souvenir qui est le sujet véritable des différents récits qui constituent le second beau livre d'importance (après D'après nature) de Sebald, Vertiges (1). le souvenir ou plutôt ses altérations et ruptures, que le long et lent déploiement de l'écriture doit tenter de combler, du moins partiellement : «Les notes dans lesquelles Beyle, âgé de trente-cinq ans [...] essaie d'extraire de sa mémoire les tribulations d'alors, révèlent diverses difficultés où achoppe l'exercice du souvenir» (p. 10), alors même que, bien souvent, c'est la «violence de l'émotion» qui semble avoir conduit «à anéantir celle-ci» (p. 11), les dessins mais aussi les photographies qui émaillent le texte de l'auteur, et qui constitueront bien vite une de ses marques de fabrique, se proposant de compenser ces éclipses.
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NathalieLesage
  19 juillet 2018
Roman qui fonctionne très bien, la tonalité mélancolique hante le récit du protagoniste, qui voyage en Italie, en Allemagne, mais aussi dans son propre passé. L'auteur mêle à sa propre expérience celles de Kafka, de Stendhal et d'autres esprits avant lui. Quant à l'ajout de pièces, d'images, de "traces", à l'intérieur du texte, ajoute quelque chose d'intense et de sensible, comme autant d'archives, à cette quête de soi. Un excellent roman, sombre et profond !
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Horizonbleu
  01 novembre 2014
Les photos tentent d'apporter leur témoignage et enrichissent ainsi le texte car elles sèment le trouble en nous faisant douter de leur vérité et mettent en avant le pouvoir de l'écriture ,entre les mots et la représentation photographique de la réalité, il y a une zone d'ombre qui est inquiétante ,vertigineuse
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   10 décembre 2015
C'est pourquoi on ne devrait, conseille Beyle, acheter aucune gravure des beaux points de vue ou perspectives que l'on découvre en voyageant. Car une gravure a tôt fait d'occuper tout le champ du souvenir et l'on peut même dire, ajoute-t-il, qu'elle finit par le détruire.
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SachenkaSachenka   13 décembre 2015
Au troisième jour de mon séjour à Vérone, mes pas me conduisirent pour le dîner dans une pizzeria de la via Roma. Je ne sais ce qui préside mon choix d'un restaurant dans une ville étrangère. D'un côté je suis très difficile et parcours pendant des heures les rues et les venelles avant de me décider ; de l'autre, je finis le plus souvent pas entrer n'importe où, pour absorber, mal à l'aise dans une ambiance sinistre, des mets qui ne me disent absolument rien qui vaille. Tel fut le cas en cette soirée du 5 novembre.
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chrysalidechrysalide   29 décembre 2015
Au fil des années, j’en suis arrivé à la conclusion que la vie désormais naît de tout ce fracas, celle qui vient après nous et qui lentement nous mènera à notre perte, comme nous menons lentement à sa perte tout ce qui a été là longtemps avant nous.
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Video de W. G. Sebald (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de W. G. Sebald
Diffusée sur France Culture tous les samedis de 17h à 18h, l'émission de Matthieu Garrigou-Lagrange intitulée "Une vie une oeuvre", se consacrait le 29/09/2012 à dresser un portrait de l'écrivain allemand, W. G. Sebald. Par Christine Lecerf. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Winfried Georg Sebald naît dans un petit village retiré de Bavière, quand les bombes pleuvent sur l’Allemagne.Trop petit pour se souvenir mais incapable d’oublier, Sebald ne cessera de s’attaquer aux troubles de la mémoire allemande et à ses ravages dans les têtes et dans les corps, comme il l’écrira dans son essai manifeste "De la destruction", publié en 1999. Dès l’âge de vingt deux ans, Sebald s’exile volontairement en Angleterre, d’abord à Manchester, puis à Norwich, où, jusqu’à sa mort tragique dans un accident de voiture, à l’âge de 57 ans, il enseigne et commente les œuvres de ses auteurs de prédilection, comme Kafka, Walser ou Bernhard. Chercheur de traces, Sebald se met à arpenter le paysage et à collectionner les vieilles cartes postales pour écrire ses propres livres. "Les émigrants", "Les anneaux de Saturne", "Austerlitz" sont tous des objets inclassables dans le paysage littéraire : montage de texte et d’images, télescopage d’époques et de lieux, qui réveille les mémoires. Portrait d'un promeneur mélancolique qui chassait les souvenirs comme on chasse les papillons. Avec : Romain BONNAUD, créateur du blog Norwich consacré à Sebald Ulrich von BÜLOW, directeur du fonds Sebald aux Archives de Marbach Lucie CAMPOS, auteur de « Sebald, fictions de l’après » Patrick CHARBONNEAU, traducteur de Sebald George Arthur GOLDSCHMIDT, traducteur et écrivain Muriel PIC, auteur de « Sebald, l’image papillon » Ruth VOGEL-KLEIN, spécialiste de l’œuvre de Sebald Marie, amie d'enfance de Sebald Textes lus par Stéphane Valensi Archives Entretien de W.G.Sebald avec Michael Silverblatt, 6 décembre 2001, KCRW Sebald lit "Les émigrants", Hoergold, 2000 Theresienstadt, ein Dokumentalfilm von Kurt Gerron, 1944 Liens Blog français « Norwich » consacré à Sebald : http://norwitch.wordpress.com Blog allemand Sebald : http://www.wgsebald.de/werke.html Archives de Marbach : http://www.dla-marbach.de/
Bibliographie Lucie CAMPOS, Coetzee, Kertesz, Sebald, fictions de l’après, Classiques Garnier, 2012 George Arthur GOLDSCHMIDT, L'esprit de retour, Seuil, 2011 Muriel PIC, Sebald l’image papillon, Les presses du réel, 2009 Ruth VOGEL KLEIN, W.G. Sebald / Mémoire, Transferts, Images, in "Recherches Germaniques" n°2, 2005
Thèmes : Arts & Spectacles| Littérature Etrangère| Allemagne| Mémoire| Winfried Georg Sebald
Source : France Culture
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