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Note moyenne 3.48 /5 (sur 145 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sliven, Bulgarie , le 27/06/1941
Biographie :

Julia Kristeva vit en France depuis 1966.

Linguiste, sémiologue, psychanalyste, écrivain, elle est professeur à l'Institut universitaire de France (classe exceptionnelle, 1999), dirige l'Ecole Doctorale Langue, Littérature, Image, civilisations et sciences humaines (domaines francophone, anglophone et d'Asie orientale) à l'Université Paris 7-Denis-Diderot, et enseigne dans l'UFR de Lettres, en se consacrant tout particulièrement à la littérature du XXe siècle.

Elle est, par ailleurs, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris, et membre du groupe des personnalités qualifiées de la section des relations extérieures du Conseil économique et social.

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Troisième édition du salon du livre de l'île de Ré, Joschi Guitton et Stéphane Guillot accueillent une centaine d'auteurs dont Bernard Giraudeau, Alain Mabanckou ou encore Julia Kristeva.
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Julia Kristeva
Nastie92   23 août 2014
Julia Kristeva
Un des résultats du féminisme, a été de rendre difficile, voire impossible la relation avec les hommes.
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fanfanouche24   16 mai 2015
Du mariage considéré comme un des beaux-arts de Julia Kristeva
Pour revenir à la singularité de l'expérience, qui ne peut atteindre, bien sûr, qu'un individu dans une famille, ce cas va être exceptionnel, il va se taire, il va apprendre la ruse, parce qu'il se sentira en exil en ce monde, ce sera un être métaphysique, un étranger. Après quoi, des étrangers singuliers se rencontrent, ont des choses à se raconter depuis leur propre singularité et ils continuent à se parler sous la forme d'un mariage qui ne ressemble à aucun autre. (p.74)

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peloignon   20 décembre 2012
Le langage, cet inconnu de Julia Kristeva
Peut-être pourrions-nous dire que, si la Renaissance a substitué au culte du Dieu médiéval celui de l'Homme avec une majuscule, notre époque amène une révolution non moins importante en effaçant tout culte, puisqu'elle remplace le dernier, celui de l'Homme, par un système accessible à l'analyse scientifique: le langage.(10)
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Mimesis   05 février 2014
Soleil Noir de Julia Kristeva
« Écrire sur la mélancolie n'aurait de sens, pour ceux que la mélancolie ravage, que si l'écrit venait de la mélancolie. J'essaie de vous parler d'un gouffre de tristesse, douleur incommunicable qui nous absorbe parfois, et souvent durablement, jusqu'à nous faire perdre le goût de toute parole, de tout acte, le goût même de la vie. Ce désespoir n'est pas un dégoût qui supposerait que je sois capable de désir et de création, négatifs certes, mais existants. Dans la dépression, si mon existence est prête à basculer, son non-sens n'est pas tragique : il m'apparaît évident, éclatant et inéluctable.

(...)

La liste est infinie des malheurs qui nous accablent tous les jours... Tout ceci me donne brusquement une autre vie. Une vie invivable, chargée de peines quotidiennes, de larmes avalées ou versées, de désespoir sans partage, parfois brûlant, parfois incolore et vide. Une existence dévitalisée, en somme, qui, quoique parfois exaltée par l'effort que je fais pour la continuer, est prête à basculer à chaque instant dans la mort. Mort vengeance ou mort délivrance, elle est désormais le seuil interne de mon accablement, le sens impossible de cette vie dont le fardeau me paraît à chaque instant intenable, hormis les moments où je me mobilise pour faire face au désastre. Je vis une mort vivante, chair coupée, saignante, cadavérisée, rythme ralenti ou suspendu, temps effacé ou boursoufflé, résorbé dans la peine... Absente du sens des autres, étrangère, accidentelle au bonheur naïf, je tiens de ma déprime une lucidité suprême, métaphysique. Aux frontières de la vie et de la mort, j'ai parfois le sentiment orgueilleux d'être le témoin du non-sens de l’Être, de révéler l'absurdité des liens et des êtres."



Julia KRISTEVA, Soleil Noir, incipit.
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gavarneur   09 avril 2019
L'Horloge enchantée de Julia Kristeva
Je ne me perds jamais dans les rues de Paris, je m'y dilate, leur labyrinthe hors temps est l'organe par lequel je jouis de mon exil.

Page 65
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gavarneur   15 avril 2019
L'Horloge enchantée de Julia Kristeva
Le temps ne s'éclipse pas, il se cumule et se maintient. Maintenant n'est pas ce hors-temps de l'inconscient, selon Freud, dans lequel, comme en rêve, la suite de événements ne refait pas l'histoire ni ne prédit l'avenir, mais révèle le désir qui veille. Il n'est pas non plus ce temps de la déprime qui, à force de désir gelé, ne passe pas, et où la parole s'étiole en silence, le corps se noie en larmes, la vie s'annule en suicide.

Page 87
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Alzie   29 mai 2019
Le génie féminin, tome 1 : Hannah Arendt de Julia Kristeva
Les jouisseuses, les séductrices qui s'enivrent de la chair d'un abricot comme de l'arum du sexe d'un amant ou des seins parfumés au lilas d'une maîtresse, n'ont pourtant pas déserté l'ère atomique. S'il n'est pas seulement de sinistre mémoire, ce XXe siècle le doit sans doute aussi au plaisir et à l'impudeur de femmes libres, telle que Colette a sur les dire avec la grâce insolente de l'insoumise qu'elle fut. La saveur des mots, rendue aux individus robotisés que nous sommes, est peut-être le plus beau cadeau qu'une écriture féminine puisse offrir à la langue maternelle.



Le Génie féminin

Introduction générale, p. 15
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gavarneur   11 avril 2019
L'Horloge enchantée de Julia Kristeva
Comme Émilie [du Châtelet] le confiait à Voltaire, il est primordial de se convaincre que le bonheur n'est pas impossible en cette vie. Comment ? Mais par l'amour, mon brave ! Ne me dites pas que vous ne le connaissez pas !

Page 222
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Alzie   10 mai 2019
Le Génie féminin, tome 3 : Colette de Julia Kristeva
Sa prise de contact avec les choses se faisait par tous les sens. Elle ne se contentait pas de les regarder, il fallait qu'elle les flairât, qu'elle les goûtât. Quand elle entrait dans un jardin inconnu, je lui disais : "Tu vas encore le manger !" et c'était extraordinaire de la voir se mettre à l'oeuvre. Elle y apportait de la hâte et de l'avidité. [...] Elle écartait les pétales des fleurs, les scrutait, les flairait longuement, elle froissait les feuilles, les mâchait, léchait des baies vénéneuses, des champignons mortels, réfléchissant intensément sur ce qu'elle avait senti, goûté. [...] Enfin, elle quittait le jardin, récupérait écharpe, chapeau, souliers, bas, chienne et mari l'un après l'autre abandonnés. Le nez et le front tachés de pollen jaune, les cheveux en désordre et piqués de brindilles, une bosse par-ci, une écorchure par-là, le visage dépoudré et le cou moite, la démarche titubante et le souffle court, elle était tout pareille à une bacchante après des libations.*



(* M. Goudeket, Près de Colette, p. 23.)



Chapitre VII - Hommes et femmes, purs et impurs, p. 338 - 339
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Alzie   24 avril 2019
Le Génie féminin, tome 3 : Colette de Julia Kristeva
Lancée dans un combat acharné pour imposer sa liberté de femme et sa signature d'écrivain, et avant d'être couronnée par une réussite des plus académique, Colette impose dans les lettres françaises une sensualité qui défie le refoulement plus ou moins chaste des gens convenables, mais sans revendiquer pour autant un érotisme triomphal dans lequel vont s'illustrer ses consoeurs dites "libérées", ni, non plus, à l'opposé, une décence doloriste plus conventionnelle. Provocante, scandaleuse par l'audace de ses moeurs et de son parcours, cette femme attachante refuse de s'enfermer dans un quelconque militantisme et ne prêche aucune transgression. Elle parvient à donner à son expérience de liberté sans complexe le langage d'une profusion maîtrisée par une rhétorique classique, qui renvoie les lecteurs modernes à la sérénité du miracle grec. (p. 16 - 17)



Chapitre 1 - Pourquoi Colette ? Elle a inventé un alphabet
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