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Serge Mestre (Traducteur)
EAN : 9782070734825
304 pages
Éditeur : Gallimard (13/05/2004)
3.66/5   37 notes
Résumé :
On retrouve dans Vingt ans et un jour le personnage de Federico Sánchez, le vrai-faux nom de Jorge Semprun à l'époque où il était agent de liaison entre les résistants espagnols et le parti communiste.

Cependant, le roman dépasse largement ce cadre autobiographique pour recréer l'Espagne des années 1950 et les débuts, en 1956, de l'engagement des intellectuels dans le combat contre le totalitarisme franquiste. Ainsi, son titre évoque à la fois la pein... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
yoshi73
  05 novembre 2012
Juillet 1956. Michael Leidson, historien américain se retrouve en Espagne, dans la famille Avendano. Il vient assister à la commémoration qui se tient chaque année de la mort de José Maria Avendano par les paysans de sa propriété en apprenant la nouvelle du coup d'Etat militaire le 18 juillet 1936. Plus qu'une commémoration, il s'agit d'une sorte de petite pièce de théâtre qui vise à rejouer ce qui s'est passé en ce jour funeste. de nombreuses personnes vont se retrouver réunies à l'occasion de cet événement. Des personnages aux idées politiques parfois diamétralement opposées qui donnent l'apparence de bien vivre ensemble. L'apparence seulement, car, en grattant un peu, le narrateur met au jour ce qu'ils ont sur le coeur.
L'auteur s'amuse avec le lecteur en le perdant dans les nombreux récits qui touchent les différents protagonistes qui se retrouvent dans cette villa en ce mois de juillet 1956. Des histoires qui sont esquissées par petites touches et sur lesquelles l'auteur revient régulièrement, ajoutant des informations en fonction du personnage qui s'en souvient. Ultime jeu avec le lecteur : l'identité du narrateur qui est dévoilée à la quasi fin du roman.
J'ai aimé le style de Jorge Semprun. Je me suis parfois un peu perdue dans l'histoire, notamment dans les nombreux personnages secondaires. Mais c'est un livre que j'ai lu avec plaisir et qui donne une bonne idée de la société espagnole de l'époque.
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brouillard
  26 juin 2009
Judith et Holopherne d'Artemisia Gentileschi (1593-1652), peintre italienne de l'école caravagesque. C'est l'image que j'ai choisi de mettre en couverture, car le tableau fait partie intégrante de l'histoire.
Au niveau de l'écriture même du roman, le narrateur est très présent. Il intervient souvent, apporte de nombreux commentaires, des digressions.Le titre fait référence au délai qui s'est écoulé entre les deux principaux épisodes de l'histoire : le 18 juillet 1936, où un propriétaire terrien est assassiné, et juillet 1956, l'année où se déroule le roman. C'était aussi le « tarif » encouru par tous les dirigeants clandestins anti-franquistes.
C'est l'Espagne meurtrie par la guerre civile et le franquisme, hantée par ses écarts, ses emportements et débordements, son sens de la tragédie et du drame portés à leurs paroxysmes.
Il existe deux récits des événements vécus par la famille Avendano, deux versions qui sèment le trouble et s'entrecroisent notamment grâce au choix de rompre toute linéarité.
C'est un beau livre qui présente une Espagne sous le régime franquiste, la menace du régime contre les opposants notamment suite au mouvement étudiant, mais une lueur de libération se fait jour par cette rébellion qui montre une jeunesse vivante et lectrice d'ouvrages interdits.
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clement_M
  05 octobre 2017
Je suis très ignorant sur les conflits espagnols du 20ième siècle. La quatrième de couverture m'a décidé à me lancer dans ce roman qui avait l'air ambitieux et avec lequel je pourrais sûrement comprendre un peu l'histoire espagnole. Malheureusement, j'ai lâché après le premier (long) chapitre. L'auteur aime manifestement joué avec son lecteur et lui parle assez souvent (ce qui n'est pas pour me déplaire) mais le propos est assez confus, la narration trop complexe pour quelqu'un qui n'y connait pas grand chose et finalement, on apprend pas grand chose (enfin dans le premier chapitre au moins...), j'ai abandonné.
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pasiondelalectura
  28 avril 2013
Roman écrit directement en espagnol (alors que Semprún écrivait surtout en français) comme un legs pour ses compatriotes pour expliquer sa participation en tant que clandestin, dans la meurtrière guerre civile espagnole.
C'est un roman politique avec de la fiction et articulé entre l'année 1936 et 1956.C'est un excellent roman metalittéraire avec des citations politiques, historiques, culturelles, philosophiques, et même familiales qui montrent bien le dégré d'érudition de Jorge Semprún, qui de plus, était polyglotte.
Je viens de publier un billet, mais en espagnol sur ce livre qui est très riche:
http://pasiondelalectura.wordpress.com/2013/04/28/veinte-anos-y-un-dia-de-jorge-semprun/
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mireille.lefustec
  18 novembre 2011
" le portrait intime d'une Espagne toujours meurtrie par la guerre mais qui rêve d'avenir et de réconciliation"
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AustralAustral   21 octobre 2014
Federico, ce fut un des instants les plus étranges mais aussi les plus émouvants de ma vie : cette musique, ce salon houssé d'une blanche chimère, ce corps exquis de femme contre le mien, ses seins, ses hanches, ses jambes qui s'insinuaient entre les miennes et, en même temps, la certitude qui m'avait saisi, j'étais en train de danser avec la Mort : cette angoisse, cette sensation de vertige, tout à la fois, Federico.
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brouillardbrouillard   26 juin 2009
Il continue à s'abstraire et à admirer ce tableau incontestablement fascinant.(...) La première chose qui retenait l'attention, c'était la blancheur neigeuse des épaules de Judith, ses seins quasiment nus dont la beauté était soulignée par l'ombre qui isolait sur la toile, en la rehaussant, leur respective rondeur. Sur ce tableau, Judith était resplendissante dans sa robe bleue, très décolletée. (C'était un bleu) d'une nocturne obscurité diaphane s'harmonisant avec la sourde couleur rouge de la servante de Judith, (servante qui) immobilisait Holopherne tandis que sa maîtresse lui tranchait la gorge proprement...
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pasiondelalecturapasiondelalectura   28 avril 2013
Désolée mais cette excellente blague qui joue sur les mots pourra être appréciée que par ceux qui lisent l'espagnol...
Après la victoire du CEDA aux élections générales de 1933, le roi Alfonso XIII envoya un télégramme au Président de la République Aniceto Alcalá Zamora, rédigé comme ceci:"Ante la CEDA cede. Te cito en Biarritz; Alfonso. Et au Président de répondre : Ni CEDA, ni cedo, ni cita. Niceto".
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AustralAustral   22 octobre 2014
La patrie d'un écrivain n'est pas la langue, c'est le langage...
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alainmartinezalainmartinez   29 avril 2015
Choisir c’est beaucoup dire, répondit posément José Marìa. Je me suis contenté d’organiser à ma façon l’inévitable…, ou plutôt, ce qu’ils pouvaient devenir possible…
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Videos de Jorge Semprun (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorge Semprun
Le 3 juillet 1966, Jorge Semprún était l'invité de l'émission “Au cours de ces instants”, animée par José Pivin. Des extraits de son livre “Le Grand Voyage” étaient lus par Michel Bouquet ainsi que par l'auteur lui-même. Photographie : Jorge Semprún à Paris en 1970. Source : Archive familiale. Crédit photo : D.R.
Source : France Culture
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