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ISBN : 2812605588
Éditeur : Editions du Rouergue (21/08/2013)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Une histoire impressionnante de secrets de famille, d'amitiés enfantines, de légendes et de malédictions, sur trois générations. Le coeur des louves est un roman-fleuve qui tient le lecteur en haleine de bout en bout.

Célia et sa mère Catherine, une ancienne écrivaine à succès en panne d'écriture et à bout de ressources, reviennent vivre dans la maison de la grand-mère. C'est la fin de l'été. Rien n'a changé depuis la mort de la vieille dame il y a de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Ancolie
26 février 2014
«Tout commence par une histoire. Tout commence toujours par une histoire.» Célia arrive dans un village du sud dans la maison de sa grand-mère décédée, Tina. Sa mère, Catherine, la rejoindra plus tard. Célia est un peu paumée, pas à sa place dans un village aux regards inquiétants qui la jugent étrangère. Seule Alice, une amie d'enfance, lui ouvre ses bras. On aurait pu croire que l'histoire commence là, avec l'errance de Célia. En fait, non. Elle débute avec Tina, sa grand-mère au passé trouble. Secrets, disgrâce, violence, … beaucoup se cache dans un passé qui empoisonne le présent. Célia sera-t-elle celle qui va faire exploser les murs infranchissables du temps ?
J'ai été giflée par ce roman. Une écriture intelligente et sacrément belle. Une ambiance qui prend aux tripes. Une virilité étouffante. Des hommes qui se croient tout permis. Des femmes qui ne peuvent que se soumettre. Des vies qui se gâchent elles-mêmes. Et Tina, Catherine, Célia et Alice, qui se font louves pour échapper à tout cela. Elles hurlent pour prouver leur désarroi. «C'est le cri, le hurlement, la plainte de ces femmes qui sont en-dehors du monde parce que les hommes leur ont refusé le droit d'aller librement dans le monde. C'est la rage, la colère, la peur, les pleurs, le trop-plein de vie et les ombres de la mort, un mystère insondable qui n'en finit pas de résonner (…)» le coeur du roman est ici, dans celui des louves qui réclament vengeance. Quelle puissance se dégage des pages avec ces femmes qui défient les convenances !
Ce roman est un hymne à la féminité, à la liberté et à la vérité. En tant que lecteur, nous grandissons en même temps que Célia. L'histoire est complexe, riche, sans complaisance, ni facilité. On est emporté dans le flux des vérités de chacun. L'auteur bouscule notre confort. Quand Alice et Célia deviennent louves en se parant de fourrure animale, je me suis sentie à la fois dérangée et admirative. Ces jeunes filles osent libérer leur sauvagerie et devenir entières en accord total avec leur conscience et leurs désirs. Elles réveillent l'animal qui est en nous.
Après son excellent «Souviens-toi de la lune», Stéphane Servant m'éblouit à nouveau. Merci à lui.
«Je suis louve.
Sur mon pelage court le chant du vent.
Sous mes pattes, la terre qui pulse.
Le coeur de la terre.
Boum boum Boum boum Boum boum»
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HermantM
28 avril 2014
Il est certain que ce roman entraîne à être lu à un rythme effréné : je n'ai eu de cesse que de l'avoir fini, tard dans la nuit. L'ambiance est forte : la violence des relations humaines, d'autant plus exacerbées qu'elles se cantonnent à la population d'un village au lourd passé, la révolte des filles devenues louves, le mystère sous-jacent suggérant de terribles secrets, le tout servi par un style efficace, a de quoi séduire brillamment. Ce n'est qu'une fois la lecture achevée que je me suis dit qu'il y avait un peu trop de drames pour une seule histoire et, aussi, que la manière dont les trois femmes du récit réagissaient au fil de leurs épreuves correspondait encore à une psychologie masculine. Mais ce n'est peut-être qu'un ressenti personnel, car le coeur des louves a séduit plus d'une lectrice.
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Myrinna
31 janvier 2016
Il m'a été difficile de rédiger une critique non pas à cause du livre mais suite à un événement.
Cependant, je vais essayer de me recentrer sur mes impressions qui sont devenues floues.
Au départ, une collègue avait emprunté ce livre à la bibliothèque communale de son quartier.
À la fin, nous sommes trois à avoir lu ce roman fantastique mélangeant des secrets de famille.
En tout cas, on peut dire qu'il fait l'unanimité auprès de celles qui l'ont lu.
Stéphane Servant nous a servi du lourd !
Le lecteur ne s'en sort pas indemne. le mystère plane tout au long du récit. Nous avons droit à des rebondissements à chaque page…Très prenant, nous n'avons pas lâché ce bouquin jusqu'à la fin.
Par ailleurs, j'ai trouvé le « coeur des louves » très abouti, voire même très adulte…
En effet, la couverture indique « ado » mais certains passages restent « durs ».
Donc âme sensible s'abstenir, ou préparez vos kleenex.
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murielan
05 février 2014
Célia et sa mère Catherine reviennent s'installer dans leur maison de famille, dans un village isolé de montagne. Mais elles ne sont pas les bienvenues. A travers leur histoire mais aussi grâce à la lecture du carnet laissé par Tina, la grand-mère, on découvre un monde où les rumeurs, les superstitions et les secrets de famille peuvent peser lourd...
Un roman plein de rebondissements où les secrets s'enchainent pour lier le destin de ces 3 femmes avec toujours la transmission d'une idée de la liberté et des rapports humains.
Je connaissais Stéphane Servant pour ses albums que j'aime beaucoup, et je dois dire que j'ai été assez troublée par ce roman. Certes, je suis allée au bout de ma lecture, voulant connaitre le fin mot de cette histoire mais j'ai trouvé le rythme lent, ayant beaucoup de mal à m'attacher à ces personnages...
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saomalgar
09 décembre 2013
Célia revient dans le village de sa grand-mère Tina, elle attend l'arrivée de sa mère, écrivaine dévorée par l'angoisse. Pendant cette attente, tous les démons du passé ressurgissent, ses questionnements sur son père aussi...
Elle n'est pas la bienvenue ici, tout comme sa mère et sa grand-mère d'ailleurs. Mais pourquoi ? Quel est ce secret que tout le monde tait et qui les fait passer pour des "sorcières", des "louves" ?
Célia va retrouver une amie d'enfance, Alice, maltraitée par son père Thomas et abandonnée par son frère Andréas qui a fui la violence de ce père en ouvrant une fabrique de papier et d'encres dans le village.
C'est un roman très dense, truffé de rebondissements, de découverte de secrets qu'il est difficile d'en parler tant on a peur de révéler un élément clé du roman qui pourrait nuire à la lecture. Les personnages prennent réellement corps avec l'écriture de Stéphane Servant.
C'est magnifiquement écrit, on retrouve parfaitement les mentalités des habitants de villages reculés des montagnes qui pourraient être les pyrénées...
J'aime cette écriture qui métamorphose l'homme, comme dans souviens-toi de la lune.
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Les critiques presse (2)
Telerama27 novembre 2013
Difficile de résister au charme de ce conte vénéneux, dense, addictif, à ce foisonnant roman d'initiation plein de fureur, mais aussi de sagesse.
Lire la critique sur le site : Telerama
HistoiresSansFin02 octobre 2013
Stéphane Servant nous plonge dans l'atmosphère confinée d'un village de montagne hanté par ses fantômes, ses secrets, ses superstitions… et ses louves, seul moyen pour les femmes, écrasées par l'autorité masculine, de s'exprimer et se libérer. Ces louves qui crient leur révolte dans des chapitres courts, aux rythmes saccadés.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
CarolineDBruihierCarolineDBruihier17 novembre 2013
Là, près de la baraque en pierre taillée, dans la nuit parée de givre, Célia pousse son cri de louve, et ce cri c'est aussi celui de Tina, et peut-être même celui de Catherine. Et celui d'Alice. C'est le cri, le hurlement, la plainte de ces femmes qui sont en-dehors du monde parce que les hommes leur ont refusé le droit d'aller librement dans le monde. C'est la rage, la colère, la peur, les pleurs, le trop-plein de vie et les ombres de la mort, un mystère insondable qui n'en finit pas de résonner ce soir-là. Il retentit ce soir-là et bien d'autres soirs encore sur le flanc escarpé de cette montagne sans cesse giflée par le vent du nord. Le cri des jeunes louves.
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AncolieAncolie26 février 2014
Il y avait quelque chose de grisant dans cette sensation. Comme quand on est en équilibre en haut d'un mur. L'impression que tout est ouvert devant soi. Et aussi la crainte. La peur de chuter. D'être entraînée par son propre poids vers le vide. Mais c'est peut-être de cette angoisse-là que naît le plaisir d'être bien vivante. Sans la peur de la chute, on ne ressent peut-être pas le plaisir de la liberté.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres11 février 2015
- Tout est si confus de puis que je suis arrivée ici.Parfois, j'ai l'impression de ne plus savoir où est la réalité.
- La réalité? Quelle réalité? demande Alice en souriant.
-Et bien, je ne sais pas, ce qui relie les gens entre eux. Les sentiments, l'histoire.
- La réalité est un mensonge, Célia.
-Un mensonge?
- Tu crois vraiment qu'on voit les choses comme elles sont? Vraiment? interroge Alice qui tire les tissus du coffre de bois. Tu sais quoi? Moi, je pense que tout ça, c'est des inventions. Des inventions d'humain. Des illusions. On met des mots sur des choses qui n'existent pas. On se persuade comme ça que notre vie a un sens. On se donne des prétextes pour faire passer la peine. Ou la douleur. On court après des rêves de bonheur. Et qu'est ce qui reste au final? Rien. Il reste rien.
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livreclemlivreclem01 février 2016
"Comme si la vérité était enfouie sous une multitude de voiles. La vérité elle-même composée d'une infinité d'autres vérités, autant de hasards et d'accidents infimes qui rendent imprévisible ce que sera demain"
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LouSayahazarLouSayahazar31 août 2013
Et d'un coup nous avions tous les deux les yeux ouverts et on se regardait et il y avait dans ses yeux quelque chose de dur et de doux à la fois, le pardon et le regret, la haine et l'amour, une histoire qui ne serait jamais mise en mots, parce que qui peut raconter ce qui brille au fond d'un regard l'espace d'un instant et qui s'enfuit aussitôt ?
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