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Sylvie Cohen (Traducteur)
EAN : 9782075147439
128 pages
Gallimard (11/03/2021)
3.38/5   152 notes
Résumé :
Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres.
Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
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Ichirin-No-Hana
  02 avril 2021
Au coeur d'une forêt, là les animaux sont normalement les maîtres, un village est maudit. Tous les animaux ont disparu, les cerfs, les loups, les chiens, les chats, les oiseaux, les poissons et même les insectes. le village baigne dans une ambiance morne et pleine de secret. La nuit tombée, tous les habitants se terrent dans leurs maisons, terrorisés par la créature inconnue nommée Nehi. Avec leur innocence d'enfants, Matti et Maya vont partir à l'aventure pour tenter de découvrir où sont partis les animaux.
Soudain dans la forêt profonde est un court roman qui plaira autant aux enfants qu'aux adultes. Baigné par une atmosphère particulière et porté par une plume pleine de poésie, le roman est une véritable expérience. Bien que très court, ce conte nous empreigne et nous happe dans cette forêt aux mille secrets. Véritable conte moderne, les morales (il y en a bien plusieurs) sont toujours d'actualités dans notre société et nous chamboulent ! À découvrir !
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mollymon
  09 septembre 2016
Une nuit, il y a bien longtemps, un village est victime d'un étrange événement : tous les animaux, jusqu'aux plus minuscules, ont disparu ! Un être maléfique qui vit dans la forêt toute proche, tel le joueur de flûte de Hameln, les a entraînés on ne sait où.
Depuis les villageois vivent avec une peur dont ils cherchent à se protéger en choisissant d'oublier. Sous le poids d'une obscure culpabilité, ils font comme si les animaux n'avaient jamais existé. Mieux vaut ne pas chercher à savoir ni même en parler, ceux qui le font s'exposent à la risée générale.
Il est hors de question de pénétrer dans la forêt, le seul à s'y être aventuré est revenu atteint d'un mal étrange qui le fait hennir et non plus parler. Par peur de la contagion, le pauvre est frappé d'ostracisme mais deux gamins un peu plus futés que les autres refusent de ne pas connaître la vérité...
Ce court texte parle, sous la forme d'un conte, de la différence ou plutôt de la tolérance envers celle-ci. Il nous montre que la véritable maladie n'est pas la "hennite" mais celle de la méchanceté, de la raillerie.
Je me suis demandée si Amos Oz n'utilise pas la métaphore des animaux pour symboliser le peuple juif qui s'est enfuit vers la terre promise pour échapper aux persécutions et trouver le jardin d'Eden en Israël.
L'autre thème très fort que l'auteur aborde ici est celui de l'oubli, feint ou sincère, qui est en lui même une malédiction contre laquelle il faut lutter.
C'est donc un roman qui, à mon avis, ne s'adresse pas qu'aux enfants même s'il paraît parfois naïf comme tout conte qui se respecte.
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aurelie_leroy
  02 août 2013
Dans un petit village, les animaux ont disparu. Pas le moindre moineau ne traverse le ciel, aucun chien ne vient briser le silence avec ses jappements, même le ruisseau ne contient pas de poissons. Les adultes restent muets en ce qui a trait à cette malédiction et craignent le démon Nehi, vivant dans la forêt interdite. Il faudra le courage (ou la naïveté ?) de deux enfants pour percer le mystère…
C'est la belle simplicité de ce conte qui charme le lecteur. le message de tolérance est plutôt évident dès le départ de l'aventure. Néanmoins, Oz parvient à captiver le lecteur avec ses personnages colorés. Pour une raison qui m'échappe, le livre semble avoir été publié originalement dans l'optique de rejoindre un public adulte, alors qu'il s'agit d'une petite histoire idéale à raconter aux enfants avant d'aller dormir.

Un texte court mais très fort dans son imagerie.
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ATOS
  03 juin 2013
Profonde est la forêt du monde. C'est un refuge. le jardin des âmes déçues . Un sanctuaire, une arche.
Regard de deux enfants sur un village qui a délibérément perdu la mémoire , qui choisit l'oubli plutôt que de reconnaître le poids de ses actes.
Les animaux ont disparu du village. Tous. Ils ont quitté le village une nuit. Nul ne les a jamais revu. Alors les hommes préfèrent inventer « leur monstre », leur « sorcier de la nuit ».
Ils inventent une histoire à dormir debout et la raconte à leurs enfants.
Ce n'est pas de leur faute si les animaux ont disparu. C'est celle du monstre ! Alors qu'on en parlons plus !..
Mais les enfants gardent la mémoire que les adultes ont perdu. Ils partiront au delà des frontières du village pour savoir, voir ce qu'il y a derrière le mur.
Le conte d'Amos Oz nous parle de tolérance, de mémoire, du respect que l'on doit à toute vie, de l'exil, du silence, de la mansuétude, du rejet de la vengeance, de l'accueil et du partage, du futur.
La forêt profonde est un territoire de paix, ce n'est pas un monde perdu, il n'est pas très loin juste à la lisière du village. Là bas repose l'espoir, dans le choeur du monde, dans cette forêt si profonde.
Astrid Shriqui Garain
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Marti94
  10 septembre 2020
Amos Oz propose un joli conte philosophique sur la tolérance et le respect des autres avec "Soudain dans la forêt profonde" dont la forme brève ne prive pas d'une certaine grandeur des propos du cofondateur du mouvement La paix maintenant.
Il était une fois un village dans lequel il n'y a plus d'animaux. Qu'ils soient sauvages comme les oiseaux ou les poissons, domestiques comme les chiens ou les chèvres, ils font partis d'un passé lointain dont seule la maîtresse d'école parle aux enfants. Car tous les habitants sont terrorisés par la forêt proche, forteresse du démon Nehi qui a entraîné les animaux dans son antre. D'ailleurs, personne ne s'aventure dehors à la nuit tombée.
La petite Maya curieuse de comprendre pourquoi les hommes et les animaux ne peuvent plus vivre ensemble, va entraîner le jeune Matti à braver l'interdit en allant dans la forêt quand le village est endormi.
Ils vont vite se rendre compte que la forêt est un refuge pour les victimes de mauvais traitements ou de moqueries avant de rencontrer le démon Nehi qui fait si peur... mais pourquoi avoir peur de ceux qui sont différents ?
Lu en septembre 2020
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
CarlaGoncalvesCarlaGoncalves   06 mars 2014
Soudain dans la forêt profonde est un livre très court, qui raconte que dans un petit village tous les animaux avaient disparus. Les enfants n'ont donc pas vu d'animaux de leur vie, les adultes étaient les seuls qu'avaient vu et eu des animaux. Dans ce village les animaux avaient disparus d'un jour à l'autre pendant la nuit sans que personne ne sache. Les adultes n'en parlaient pas des animaux car ils pensaient que c'était à cause d'eux qu'ils étaient partis. À chaque fois qu'un enfant posai une question sur les animaux, les adultes ne disaient rien ils changeaient de sujet ou ils disaient même que c'est des légendes, que les animaux n'existaient pas. Les adultes ont même inventé la mystérieuse créature "Nehi", et ils interdisaient les enfants d'aller dans la forêt. Mais un jour deux enfants très curieux et courageux nommé Maya et Mati ont voulu savoir toute la vérité et s'on aller dans cette forêt retrouver les animaux.
Quand j'ai vu ce livre il ne m’a pas vraiment intéressé car sa couverture ne m'interpelais pas, mais quand je lais lu j'étais très surprise car ce livre est bien, avec beaucoup de mystère. J’ai beaucoup aimé ce livre mais j'ai étais déçus puisqu'il était très court et l'auteur ne nous dit pas tout, ils nous laissent imaginer la suite.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   12 août 2010
Durant des années, pour s'endormir, Almon avait coutume de se laisser bercer par le grignotement destructeur des insectes xylophages, au sein de l'obscurité. De sorte que, depuis cette terrible nuit, il peinait à trouver le sommeil : comme si le silence pesant le narguait dans les ténèbres. Assis à la table de la cuisine, le pêcheur veillait jusqu'à minuit, se rappelant que jadis, à cette heure, s'infiltraient à travers les persiennes closes les jappements tristes des chacals de la forêt auxquels répondaient les aboiements furieux des chiens du village qui se muaient à leur tour en glapissements. A ces moments-là, son chien, ce cher animal, posait sa tête tiède sur ses genoux et levait vers lui un regard rayonnant d'intelligence, de compassion muette, d'amour et de tristesse. "Merci, Zito, lui disait Almon. Ça va passer. Ça ira.
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aurelie_leroyaurelie_leroy   17 juillet 2013
Dans chaque classe, dans n’importe quel groupe, expliqua-t-il, il y a toujours un souffre-douleur, un mal-aimé, un exclu qui s’obstine à suivre les autres partout. Toujours à la traîne, à l’écart, gêné et gauche, mais imperméable aux insultes et aux rebuffades, il ferait n’importe quoi pour leur être agréable, pour qu’on le tolère, il serait prêt à leur servir de larbin, à faire le fou, le pitre pour amuser la galerie, il se fiche qu’on se moque de lui ou qu’on le maltraite et il serait même capable d’offrir son cœur meurtri. Mais personne ne s’intéresse à lui.
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mollymonmollymon   09 septembre 2016
Durant des jours et des jours, les gens n’avaient plus osé se regarder en face, tant ils étaient méfiants, abasourdis ou honteux. Depuis, la plupart répugnaient à en parler. En bien ou en mal. Ils n’en disaient mot. Il leur arrivait même d’oublier pourquoi ils préféraient oublier. Cependant, tout le monde se souvenait parfaitement que l’oubli était souhaitable. Et qu’il valait mieux nier en bloc, même le silence, et se moquer de ceux qui s’obstinaient à se souvenir : il fallait qu’ils se taisent. Qu’ils ne parlent pas.
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AttrapeRevesAttrapeReves   10 avril 2010
C'étaient des superstitions qu'il fallait rejeter pour reprendre enfin pied dans la réalité, car ceux qui vivent de fantasmes ne sont pas comme tout le monde, et qui n'est pas comme tout le monde attrapera une hennite, on le fuira comme la peste et personne ne pourra rien pour lui.
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Vidéo de Amos Oz
1/10 Amos Oz : Ailleurs peut-être (France Culture - Adaptation radiophonique). Diffusion sur France Culture du 20 juin au 1er juillet 2016. Photographie : Arad. Amos Oz. 2004 © MICHA BAR AM / MAGNUM PHOTOS. La vie de tous les jours dans un kibboutz imaginaire des années 60, décrite par un des plus grands écrivains israéliens contemporains. Roman traduit de l’hébreu par Judith Kauffmann. Adaptation : Victoria Kaario. Réalisation : Jean-Matthieu Zahnd. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. Ce feuilleton en dix épisodes est l’adaptation du premier roman d’Amos Oz, « Ailleurs peut-être », publié aux Éditions Gallimard. Amos Oz y dépeint la vie des membres d’un kibboutz imaginaire, celui de Metsoudat-Ram, dans les années soixante. Sur le fil d’une année, Ezra, Reouven, Bronka, Noga et les autres, s’aiment, se trompent, se quittent, font des enfants, légitimes ou pas. Et ces drames intimes qui jalonnent le récit n’entravent en rien la marche de la vie collective, rythmée tant par les célébrations communistes que par les rumeurs qui empoisonnent la vie des villageois. 1er épisode : Un village idyllique, Messieurs-dames 2ème épisode : Le charme de la banalité quotidienne 3ème épisode : Le Premier Mai 4ème épisode : Puissance du mal 5ème épisode : Deux femmes 6ème épisode : Soirées poétiques 7ème épisode : Un personnage diabolique 8ème épisode : Tu es à nous 9ème épisode : Idylle familiale 10ème épisode : Tableau final Avec : Violaine Schwartz, Quentin Baillot, Jean-Gabriel Nordmann, Evelyne Guimmara, Mohamed Rouabhi, Christine Culerier, Rebecca Stella, Nicolas Lê Quang et bien d’autres Bruitage : Sophie Bissantz Equipe de réalisation : Bernard Lagnel et Anil Bhosle Assistante de réalisation : Julie Gainet Source : France Culture
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Mon père parlait 11 langues, mais il a fait mon éducation en Hébreu, j'étais alors un « petit chauvin déguisé en pacifiste». Un «nationaliste hypocrite et doucereux », un « fanatique », qui jouait à la guerre et s’enflammait contre les Anglais et les Arabes, j'étais, j'étais, comme une panthère dans la .....?......

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