AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782226158512
210 pages
Albin Michel (01/04/2005)
3.92/5   61 notes
Résumé :
J'ai toujours pensé que la beauté du monde était destinée à nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies. Peut-être un cadeau de Dieu, s'il existe, comme je l'espère. Mais nous n'en sommes pas conscients, hélas ! Non seulement nous infligeons à la terre qui nous porte les pires blessures, mais nous ne savons plus voir à quel point elle est belle. Et pourtant, le monde vit. Auprès de nous. Sans nous ou avec nous. Regardez-le ! Ecoutez-le ! Il est source de bon... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 61 notes
5
5 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
1 avis
1
0 avis

petitsoleil
  20 septembre 2013
de "vrais bonheurs" nombreux, touchants, tout simples, et très naturels surtout
de très belles évocations de la nature, de la planète si généreuse qui nous porte, nous offre ses arbres, ses fruits, ses fleurs, les saisons que nous ne savons plus observer, les chants et les vols des oiseaux, les méandres des rivières et la fraîcheur des sources, les océans et les îles ...
la beauté des étoiles et des orages, le ciel bleu du plein été ou le ciel rougeoyant de l'aurore ... la rosée matinale, le premier matin de gel, les hivers très froids et les feux de cheminée, les forêts et les montagnes ...
des évocations nostalgiques parfois mais puissantes, simples et universelles
des images vues par les yeux d'un adulte ou d'un enfant, car l'enfant émerveillé n'est jamais très loin ...
des instants saisis au vol, des sons aussi, des parfums ...
des plaisirs de tous les sens : à voir, à sentir, à goûter, à écouter, à toucher
des plaisirs fugitifs comme le goût des cerises et des mûres
une ode à la nature qui donne très envie de lire d'autres livres de l'auteur
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
dulac84
  20 octobre 2014
Un livre magnifique, une ode à la terre, à la nature, à la beauté : l'eau, les arbres, la neige, l'aube, les soirs, les saisons... autant de splendides textes que nous offre Christian Signol, des textes qui font revivre nos émotions, nos souvenirs, nos sensations, c'est tout simplement beau, je vous invite vivement à lire ce livre qui est ... un vrai bonheur !
Commenter  J’apprécie          130
charlottelit
  02 septembre 2020
un livre magique qui nous transporte dans le positif de la vie,
l'amour des animaux, de la nature, des hommes
un moment splendide !
Commenter  J’apprécie          120
bbessodes
  03 juillet 2012
Christian Signol ne fait pas partie de mes " tasses de thé"!, mais là, j' ai aimé. Peut-être parce que ces courtes évocations: "les arbres, le ciel, le vent, la rosée..." m' ont ramenée vers mon enfance...enfance ardéchoise et cévenole, dans une France rurale et préservée. Ce n' est pas de la nostalgie, simplement comme une bouffée de souvenir qui surprend au détour d' un chemin. On peut lire ce livre par bribe, fermer les yeux et se laisser rêver!
Commenter  J’apprécie          80
Cyril34
  12 avril 2015
Signol est un contemplatif, jamais rassasié de la splendeur du monde. Cela transpire dans chacune des pages, comme il s'évertue à le déshabiller pour mieux nous la rendre accessible. Au travers du prisme de l'univers de l'écrivain, la nature nous apparaît sans artifice, telle qu'elle a toujours été : un diamant pur, façonné dans la permanence, aux facettes chamarrées dont les éclats sont aussi précieux que fragiles. Ô vous, Monsieur Signol, chantre de l'arbre, de la pierre, de l'oiseau, des saisons, des parfums, des sensations ineffables qu'ils procurent, vous guérissez nos contemporains rongés par un mal que je ne souhaite pas incurable : l'indifférence à la Terre.
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   19 septembre 2013
Il y a une magie du premier gel. Un matin d'hiver le froid s'est brusquement abattu sur la campagne. On hésite à sortir car une lumière inhabituelle descend du ciel. (...) Il faut aller voir ce qu'il s'est passé dans le jour qui se lève, se vêtir chaudement, pousser la porte, frissonner, sortir quand même ; refermer la porte derrière soi. Le vent du nord mord le visage ; l'éclat de la terre et du ciel, légèrement rosé, éblouit, fait mal aux yeux. Il a gelé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
petitsoleilpetitsoleil   20 septembre 2013
Je crois au progrès, à l'aisance qu'il apporte - pas pour tous, malheureusement -, mais je ne crois pas à sa quincaillerie, aux besoins créés alors qu'ils n'en sont pas, celui du superflu qui se superpose au nécessaire, celui des fausses valeurs, du clinquant, des artifices.
Il y a longtemps, hélas, que ce ne sont plus les idées, ou la morale, qui gouvernent le monde, mais les lois économiques dont le profit est le moteur essentiel. Et il me semble que les îles sont les endroits de la terre où les hommes résistent le mieux aux fausses nécessités.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
poussieresdetoilespoussieresdetoiles   08 novembre 2013
J'ai toujours pensé que la beauté du monde était déstinée à nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies. Peut-être un cadeau de Dieu, s'il éxiste, comme je l'éspère. Mais nous n'en sommes pas conscients, hélas! Non seulement nous infligeons à la terre qui nous porte les pires blessures, mais nous ne savons pas voir à quel point elle est belle. Et pourtant le monde vit. Auprès de nous. Sans nous ou avec nous. Regardez-le! Ecoutez-le! Il est source de bonheur, du vrai bonheur, celui qui éblouit et qui rassure, car il vient de la nuit des temps. Il représente notre vérité profonde, notre histoire, notre mémoire.....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
petitsoleilpetitsoleil   20 septembre 2013
Je ne cultive pas de jardin, mais je le regrette.
Certains jours, je m'arrête volontiers dans l'un dont je connais le propriétaire. Je m'assois sur le petit banc, à l'ombre de la cabane, pour respirer le parfum des feuilles et des fruits, et je ferme les yeux en songeant à ceux qui, après une journée de travail, partaient au jardin pour que leur famille vive mieux.

J'aimerais avoir le temps de m'en occuper.
Je les envie, ces hommes qui savent à quel moment de l'année il faut planter, semer, récolter. Ils sont encore quelques-uns, le long des ruisseaux dont l'eau leur sert à arroser, et c'est heureux. Surtout lorsque quelques plants de fleurs viennent égayer les allées.

Cette sagesse prudente et économe me rassure, de même que ces mains qui savent tenir des outils. Leurs manches lisses, que je ne manque pas de saisir dans la cabane, me renvoient aux miens et me donnent la dimension de ce qui, hélas, me sépare d'eux. (...)

Le besoin de revenir vers eux me console, dans l'ombre verte, du chemin que j'ai pris, comme beaucoup d'hommes d'aujourd'hui : celui des villes où la vie ne peut plus s'attarder sur ces îlots paisibles.
Loin d'eux, pourtant, chaque fois que je mange des légumes, je pense au panier d'osier, à la houe, à l'arrosoir (...), à l'éclat magnifique des yeux de mon père et de mon grand-père, quand ils étaient heureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
petitsoleilpetitsoleil   20 septembre 2013
Enfant, à l'époque de Noël, j'attendais les matines, que ma mère me signalait en souriant, levant sa main droite, l'index dressé, comme pour un sortilège. "Ecoute ! Les matines !" disait-elle, comme si ce mot possédait un pouvoir d'enchantement sublime, et je voyais danser dans ses yeux des étoiles d'or. Passé Noël, les cloches ne se taisaient pas pour autant : elles continuaient d'appeler les fidèles aux offices, se déchaînaient à l'approche des orages qu'elles étaient censées éloigner, célébraient Pâques, les fêtes religieuses avec une solennité, une allégresse que je retrouve, si longtemps après, avec le même plaisir.
Voilà au moins un son familier qui a su résister au temps.

Le clocher de l'église que j'aperçois depuis le sommet du causse sonne les heures. Chaque fois que je l'entends, je pense que c'est lui qui a sonné le tocsin en 1914, que mon grand-père et ma grand-mère l'ont entendu, sans comprendre dans quelle folie ils allaient sombrer, alors qu'ils n'avaient pas vingt ans.

Dans la ville où je vis, j'attends Pâques et Noël avec impatience pour entendre ces cloches de la chrétienté qui témoignent dans un monde dangereux d'une présence qui a défié les ans.
Elles dominent aisément le ronronnement des voitures sur les boulevards, évoquent une certaine paix rurale qui a disparu.
Vestiges d'un temps aboli, elles prolongent en moi une certaine idée du bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Christian Signol (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait du livre audio « L'École des beaux jours » de Christian Signol lu par Thierry Lopez. Parution CD et numérique le 9 novembre 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/lecole-des-beaux-jours-9791035411442/
autres livres classés : campagneVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus





Quiz Voir plus

Christian Signol, l’enfant du Quercy

Christian Signol est né en…

1947
1957

10 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Christian SignolCréer un quiz sur ce livre