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Éditeur : Kindle Amazon (27/03/2017)

Note moyenne : 5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Dans un futur que l'on n'espère pas trop proche, la guerre de civilisations et de religions a eu lieu. La troisième guerre mondiale a fait de l'Europe un vaste champ de ruines, et la bombe d'un nouveau genre qui a ravagé l'Irlande a lâché sur le vieux continent un nuage toxique. Partout où la particule Z est retombée, les morts se relèvent. En Sicile, dans le camp de réfugiés d'Agira, Pip et sa famille tentent de survivre dans des conditions précaires et attendent d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Betmalle
  14 novembre 2017
Frédéric est un conteur (déjà dit après ma lecture du “Cri sauvage de l'âme”). C'est d'autant plus évident ici que la transmission orale est le mode principal du récit.
Captivés par sa voix et son style, assemblage savant de niveaux de langages extrêmes, merveilleusement embouché par le Clou, son personnage gouailleur, nous plongeons en un clin d'oeil – magie du verbe et de l'écriture juste ! – dans un monde futurible dont les ingrédients sont puisés dans les actualités de notre quotidien… avec “légère” transposition…
Aujourd'hui, les migrants, c'est pas nous. Ces actualités terribles qui nous choquent et nous blessent, nous pouvons les tenir à distance, nous ne sommes pas touchés jusqu'au sang et l'os.
Nous sommes du bon côté du “mur du crack” si l'on peut dire. Nous pouvons aller y jeter un petit coup d'oeil et hop revenir, vivants parallèles, très fort touchés, mais pas au vif, pas impliqués physiquement.
Les réfugiés actuels, chassés par les guerres et les catastrophes, je répète, c'est pas nous.
Pas nous. Tout est là.
Mais soudain, par ce livre, par la puissance de ses évocations, et par la géniale simplicité d'un renversement de situation, les déplacés, les parias, les parqués en bidonville, c'est nous. Les deux pieds dans la merde puante, la chie-en-lit nauséabonde et bien collante aux basques, avec son cortège de violences et de maladies, d'insécurité et d'impuissance totale, livrés pieds et poings liés au mauvais sort et à la loi du plus con-plus fort, nous y sommes.
Pris dans l'énorme “frexe murale” atroce.
Atroce, oui, mais… :
Titre du premier tableau : “Nondum amabam, et amare amabam.”
« Je n'aimais pas encore mais je brûlais d'aimer » (Saint Augustin)
Dès le début donc, tel un fer à brochette brûlant qui enfile 48 morceaux bien juteux d'un festin littéraire inoubliable, l'Amour éclaire de son feu la noirceur du propos : le Clou aime, le Clou est Amour, et le Clou témoigne de cette force sublime, dans une langue joyeuse, populaire, inventive, imagée, poétique, bien tournée, hilarante, forte comme de la gnôle, parfumée comme un bouquet des champs, allègre, vivante.
Soulier c'est un style, un auteur naturel et brillant de la famille des Céline, Mac Orlan, Audiard, Frédéric Dard, Vian, Queneau, Desproges…
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EstherMinet
  19 février 2019
Détour incontournable par Agira.
Spectatrice, voilà ce que j'ai été tout au long de ce récit contemplatif.
Ce mot n'a rien de péjoratif, bien au contraire, les émotions sont présentes. L'auteur, dont j'ai déjà pu lire les prouesses digressives et le scrupuleux talent mis au service du mot dans d'autres titres, donne à l'immobilisme un caractère d'une grande intensité. Oui, la tension de ces vies de réfugiés mène dans une dimension parallèle dramatiquement réelle où l'attente est une action à part entière. Je me suis tout de même posée la question sur le choix du camp pour son nom. Les personnages sont, cette fois encore, loin des clichés psychologiques lisses et sans saveur pour donner du corps à une humanité pas toujours triomphante.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, inventive, aux dialogues riches à grand renfort de vocabulaire fouillé, insolite ou inusité, malmené. Bref, en plus d'adorer avoir de bonnes occasions d'ouvrir mon dictionnaire, j'aime être dérangée de cette façon dans mes lectures. Celle ci est plus que recommandable et d'actualité.
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sesev
  11 mai 2017
Encore un roman de Frédéric Soulier que j'ai adoré lire, on y retrouve sa plume unique, son vocabulaire tellement riche ( heureusement que la Kindle a le dictionnaire intégré), j'apprends toujours des mots grâce à cet auteur 😉
La troisième guerre mondiale s'est déclarée et un virus s'est répandu, les morts reviennent à la vie. Nous suivons un petit groupe de réfugiés qui doit réapprendre à vivre dans un camp où il n'y a que famine, maladie et désolations, ils sont mis à l'écart et heureusement que l'amitié, la famille et l'amour sont là pour pallier à tous ces manques. Un roman riche en émotions avec des personnages fort attachants, des passages crus, violents mais tendres et drôles aussi.
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Maridelle
  31 mai 2017
J'ai une grande admiration pour le auteurs qui se servent d'un sujet surexploité (la contamination à grande échelle.) pour te livrer une oeuvre des plus originales. On laisse de côté le trait d'union de côté, ici on parle des morts et des vivants, et surtout de l'âme humaine malmenée dans des situations extrêmes. Tout au long de l'histoire vous aurez une résonance avec notre d'aujourd'hui... La religion qui nourrit la guerre qui engendre une barbarie admise. On est à se demander qui est réellement contaminé ?? Quant au style de l'auteur, goutez y ! Vous en reprendrez sûrement !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ange77ange77   16 octobre 2017
C'est la liesse. Tous les joueurs se jettent sur moi, même ceux de l'équipe adverse. (...) Hip ! Hip ! On me soulève, on me porte en procession tel Ulysse après le saccage de Troie.
Je lis dans les yeux rougis par le crack de Tutorinni le regret de ne pas m'avoir choisi. Tant pis pour sa gueule ! Qu'il s'en ronge les cuticules !
Pour un moment seulement, je ne suis plus le handicapé, le boulet qu'on traîne. Je ne suis plus un miraculé, je suis le miracle ! Un petit mirac' mais un mirac' commême.
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ange77ange77   09 décembre 2017
- Et chez nous, le plus souvent c'est mizigue qui cuisine.
- T'as intérêt à avoir les pieds propres !
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ange77ange77   08 novembre 2017
Des yeux froids et rouges dans les moindres recoins, dans les toilettes publiques, les gares, les aéroports, les entrepôts, les halls d'immeuble, les salles de concert et de cinéma...
Orwell l'avait prédit, ils l'ont fait.
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