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Jean Pavans (Traducteur)
EAN : 9782253140054
157 pages
Le Livre de Poche (11/09/1996)
4.05/5   150 notes
Résumé :
Les échos de la guerre ne parvenaient qu'à peine dans ce village perdu au fin fond de la Scandinavie.
Jusqu'au jour où les premiers soldats nazis apparurent au sommet de la côte.. Quel comportement adopter ? C'est finalement une forme de résistance qui va prévaloir, malgré ceux qui, à l'instar du commerçant Corell, préfèrent jouer le jeu de l'occupant. Une résistance sourde, silencieuse, obstinée, animée par le maire Orden, et son vieil ami le médecin Winter,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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andman
  10 septembre 2016
Trois ans séparent “Les raisins de la colère”, le chef-d'œuvre de John Steinbeck à jamais au firmament des livres incontournables, de “Lune noire” publié en 1942.
Désir ponctuel de mettre entre parenthèses sa Californie natale jusque là source d'inspiration pour évoquer les ravages de la Grande Dépression, besoin de réagir à chaud à l'entrée en guerre de son pays le 8 décembre 1941 au lendemain du désastre de Pearl Harbor, nécessité d'analyser l'impitoyable avancée des armées allemandes partout en Europe : de nombreux paramètres circonstanciels ont concouru à la genèse de “Lune noire” !
Le format de cette œuvre se rapproche par sa brièveté de la nouvelle. Elle a trait à la barbarie qui, loin d'être une fatalité, doit être combattue avec courage et sang froid.
Partant de l'idée qu'il est bien moins aisé de conquérir définitivement un territoire que de l'envahir en quelques heures, John Steinbeck a imaginé un quasi huis clos à l'intérieur de l'hôtel de ville d'une région minière occupée par les nazis. Cohabitent dans ce bâtiment public, d'une part le maire et son proche entourage et d'autre part un colonel allemand et son l'état-major ayant réquisitionné manu militari une partie des lieux.
Tandis que le maire Orden et son vieil ami le docteur Winter s'entendent on ne peut mieux pour contrarier les officiers teutons, aux alentours de la mine exploitée par l'occupant, la résistance s'organise.
John Steinbeck montre avec talent comment la haine de l'arbitraire rapidement se propage, comment le combat contre les forces du mal engendre le dépassement de soi, comment la peur au fil des semaines change de camp.
“Lune noire” n'est pas l’œuvre la plus connue de Steinbeck, elle dispose néanmoins d'une luminosité suffisante pour éclairer le chemin de la liberté.
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Foxfire
  16 octobre 2019
J'ai beau tenir Steinbeck pour un immense auteur cela faisait bien longtemps que je n'en avais plus lu. Ma dernière lecture doit remonter à plus de 20 ans. Pour mes retrouvailles avec l'auteur j'ai choisi un roman un peu atypique dans sa carrière.
En effet, contrairement à la plupart des textes de Steinbeck, « lune noire » ne prend pas place dans l'Amérique rurale si bien dépeinte par l'auteur.
Un village de Scandinavie est occupé par les nazis qui veulent s'approprier le charbon produit ici. le roman va s'attacher à décrire cette occupation depuis l'entrée des nazis dans la ville. Les deux points de vue sont abordés. On voit l'évolution des sentiments des villageois, d'abord la stupeur de la plupart face à cette soudaine invasion, l'immédiate colère de certains et peu à peu la résistance qui s'organise. du côté allemand, les façons d'appréhender les événements sont nuancées. le Colonel Lanser est un personnage particulièrement intéressant. Il a déjà vécu une expérience similaire et sait donc les difficultés qu'un occupant rencontre. Il est très lucide sur la situation. Il sait comment tout ça va se terminer. Pourtant il fait le choix de continuer à appliquer les ordres. Il suit les procédures imposées alors même qu'il sait qu'elles vont précipiter leur échec. Il y a également le Commandant Hunter dont la connaissance théorique de la guerre n'a d'égale que son aveuglement face à la réalité de la situation. Et puis il y a les soldats bien sûr. Steinbeck pose sur eux un regard dénué de tout manichéisme. Ces jeunes gens qui ont cru les beaux discours, qui ont cru à l'idéal vendu par les nazis, ces jeunes gens un peu simples, qui se sont laissés endoctrinés, finissent par être presque émouvants. Si Steinbeck ne perd jamais de vue qu'ils sont l'envahisseur, il dépeint parfaitement leur détresse de jeunes gens ordinaires plongés, loin de chez eux, dans les souffrances de la guerre. A travers ces personnages, Steinbeck montre que l'idéologie nazie broie l'individu, l'homme allemand au même titre que les autres. L'homme allemand n'existe plus en tant qu'être, il n'est plus qu'un rouage de la machine. C'est ce souvenir d'humanité que le soldat Tonder viendra quémander pathétiquement auprès d'une jeune femme du village.
Le récit est parfaitement mené. On voit progressivement la peur changer de camp. le rapport de force s'inverse peu à peu. Même si l'histoire prend place pendant la seconde Guerre Mondiale, « lune noire » a une dimension vraiment universelle. Ce roman parle de toutes les guerres, de toutes les invasions. Et ce propos est très finement déployé. Cette subtilité est servie par l'écriture de Steinbeck que j'ai eu grand plaisir à retrouver après toutes ces années. Allant droit à l'essentiel, ne s'encombrant pas de fioritures inutiles, l'écriture a l'élégance de la simplicité.
« Lune noire » est un très bon roman, aussi subtil et intelligent qu'il est concis. Ce texte est une nouvelle fois l'occasion pour l'auteur d'exprimer son amour de l'Homme, malgré tout… J'ai beaucoup aimé ma lecture mais je crois que je préfère tout de même quand Steinbeck place ses écrits dans sa Californie natale.
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ClaireG
  01 décembre 2015
Un petit village minier paisible dont les histoires ressemblent à celles des autres petits villages miniers paisibles.
Sauf que, à un moment, se révèle un traître qui permet à l'envahisseur allemand d'occuper le petit village paisible. le maire revêt ses attributs de cérémonie pour recevoir l'officier allemand avec courtoise. Avec courtoisie mais sans obséquiosité. Sans concession aux exigences du conquérant non plus.
Le petit village paisible, qui connaît son maire comme son maire connaît chacun de ses habitants, va organiser sa résistance à l'ennemi. Pas comme celle d'un petit village gaulois célèbre. Ici, pas de potion magique, pas d'armes et pas de force brutale.
Ici, c'est la haine froide, silencieuse, les yeux baissés, le confinement dans les maisons. Bien sûr, le charbon est toujours extrait de la mine mais les wagonnets tombent en panne, les rails d'acheminement sont régulièrement bombardés par l'aviation anglaise, les intrus qui relâchent leur attention se transforment en cadavres et, peu à peu, les conquérants ne sont plus les mêmes qu'au début de l'histoire.
Curieux livre de John Steinbeck écrit en 1942, édité en français en 1994. Il tient de la pièce de théâtre et se rapproche fort de "Diplomatie" de Cyril Gély brillamment interprétée par Niels Arestrup et André Dussolier, tant sur scène qu'à l'écran.
Les dialogues sont brefs, tantôt cinglants, tantôt cyniques, tantôt absurdes et aussi peu convenus que possible. L'officier allemand, qui n'en est pas à sa première guerre, est désabusé et comprend à bien des égards l'attitude du village. Il a des souvenirs d'échec mais, par-dessus tout, il doit obéir aux ordres sans atermoiements.
Le maire, lui, sait qu'il finira fusillé mais il connaît ses ouailles. "Ils pensent que parce qu'ils n'ont qu'un seul dirigeant, un seul chef , nous sommes tous comme ça. Ils croient que dix têtes coupées vont nous abattre, mais nous sommes un peuple libre ; nous avons autant de chefs que d'individus, et en période de nécessité, les dirigeants surgissent parmi nous comme des champignons".
La résistance, la responsabilité personnelle et collective, l'atmosphère glaciale sont renforcées par la neige, dure, tenace, actrice à part entière du conflit.
175 pages de réflexion sur la guerre, son absurdité et sa violence mais surtout sur la dignité et l'union silencieuse et agissante d'un peuple soumis au malheur et à l'accablement.
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Annette55
  24 novembre 2021
«  Les soldats lisaient les nouvelles de la capitale et des autres pays conquis, et dans leurs coeurs perçait une terreur «  Si notre pays s'effondrait , on ne nous le dirait pas… » .
«  La haine des conquis ne se relâchait jamais » ….
«  La haine froide s'accentuait avec l'hiver, la haine patiente , la haine morose » …
Trois extraits de ce court roman publié clandestinement en France par le futur Prix Nobel de littérature ..
Un récit remarquable, sans concession , construit à la manière d'une pièce de théâtre aux dialogues brefs ou cyniques , cinglants parfois , peu convenus ou abrupts ….
Voici un petit village perdu au fin fond de la Scandinavie, où Les échos de la guerre ne parviennent qu'à peine jusqu'au jour où les premiers soldats nazis apparaissent au sommet de la côte ….
Les nazis désirent s'approprier le charbon produit ici.
Stupéfaction des habitants face à cette soudaine invasion puis colère sourde ensuite une forme de résistance s'organise à bas bruit , silencieusement , obstinément , animée par Olden le maire et son plus vieil ami le docteur Winter .
Ils tentent de conserver leur libre arbitre , refusent de collaborer….Créent peu à peu un rapport de force qui s'inverse face au colonel Lanser, personnage intéressant qui a déjà vécu ce genre d'expérience , il connaît les difficultés qu'un occupant peut rencontrer.
Steinbeck décrit l'aveuglement du commandant Hunter et aussi ces jeunes soldats occupants loin de chez eux devenant de plus en plus malheureux entourés d'une haine silencieuse .
«  Les hommes du bataillon «  Ces jeunes dieux de la guerre » pensaient toujours à leur pays en venaient à détester l'endroit qu'ils avaient conquis » .
On voit progressivement la peur changer de camp …
La responsabilité personnelle et collective , la résistance , l'atmosphère glaciale sont renforcées par une neige tenace , lourde , s'accumulant devant les portes ,cernant le village —- part active du conflit ——-un huit - clos , accompagnant l'accablement ambiant , la haine froide et grandissante .
C'est un excellent roman subtil , intelligent ,une réflexion sur l'absurdité de la guerre , sa violence aveugle mais surtout l'union silencieuse, la dignité jamais prise en défaut d'un peuple soumis à l'accablement , au malheur , déterminé à acheminer les occupants vers l'angoisse et le désespoir …
Une dénonciation claire et sans ambiguïté de tout régime totalitaire qui s'imposerait .
«  La ville était occupée , les défenseurs étaient décimés , et la guerre était finie » …
Il y a très longtemps que je n'avais lu un ouvrage de cet auteur .
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gouelan
  05 juillet 2015
La lune noire décrit une invasion allemande dans un village qui pourrait être scandinave. La machine de guerre est en marche, rien ne peut l'arrêter. Les ténèbres vont s'abattre sur ce paisible village. Ces hommes obéissent à un chef, ils exécutent des ordres.
Face à eux, la population est d'abord troublée. Petit à petit la résistance s'organise, la colère monte. Ils se battent pour préserver leur liberté.
Les rôles s'inversent. Les conquérants, malgré leurs mitraillettes, se retrouvent encerclés par la haine, le silence accusateur, la solitude. Ils ont peur de cette force sans armes. La réalité les oppresse :
« Les mouches ont conquis le papier tue-mouches ». Et ces mouches ne sont que des robots crétins qui exécutent des ordres d'un fou.
Tandis que les hommes et femmes de ce village agissent en peuple libre; si l'un tombe, l'autre reprend le flambeau pour les mener à la victoire. Ils réagissent naturellement, selon leur instinct, en toute dignité. Ils ont le choix de leur attitude nul ne leur dicte leur conduite. La vérité est que l'homme n'aime pas être conquis et le troupeau d'hommes armés peut tuer mais « il ne pourra jamais écraser en permanence l'esprit des hommes. »
Ces machines sont pressées d‘écraser et de conquérir, mais lé vérité éclatera au grand jour et les rattrapera. Comme le prédit le maire en évoquant l'apologie de Socrate :
« …car je vous le dis, vous aurez plus d'accusateurs qu'il n'y en a maintenant.. »
Un excellent roman construit à la manière d'une pièce de théâtre. Petit à petit les traits de caractère des personnages sont affinés et la résistance s'amplifie; de passive, elle devient indomptable. C'est une dénonciation de tout régime totalitaire qui s'impose, au détriment de la liberté individuelle.
"Ce sont toujours les hommes en troupeau qui gagnent les batailles, et les hommes libres qui gagnent la guerre."

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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   05 juillet 2015
- …Voyez-vous, ce que je pense, monsieur moi, un homme d’un certain âge et avec certains souvenirs, n’a aucune importance. Je pourrais être d’accord avec vous, mais ça ne changerait rien. Les schémas militaires et politiques dans lesquels je travaille ont certaines tendances et certaines pratiques qui sont invariables.
- Et ces tendances et ces pratiques se sont avérées erronées en chaque cas depuis l’origine du monde, dit Orden.
- Moi, un individu avec certains souvenirs, je puis être d’accord avec vous, je puis même ajouter qu’une des tendances de l’esprit militaire est une inaptitude à apprendre, une inaptitude à voir au-delà de sa mission, qui est de tuer.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   24 mars 2017
- Vous voyez, colonel, on ne peut rien y changer. Vous serez écrasés et expulsés. Les gens n'aiment pas être conquis, colonel, et donc ils ne le seront pas. Les hommes libres ne déclenchent pas la guerre, mais lorsqu'elle est déclenchée, ils peuvent se battre jusqu'à la victoire. Les hommes en troupeau, soumis à un Führer, en sont incapables, et donc ce sont toujours les hommes en troupeau qui gagnent les batailles, et les hommes libres qui gagnent la guerre.
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jbpointeljbpointel   26 mai 2012
Le médecin lança un regard interrogatif au maire. Orden commença d'une voix lente :
- Je veux parler simplement. C'est une petite ville. La justice et l'injustice sont des mots de peu de poids. Votre frère a été fusillé et Alex Morden a été fusillé. La trahison appelle la vengeance. Les gens sont en colère et ils n'ont aucun moyen de se battre. Mais tous les mots ont peu de poids. C'est peuple contre peuple, et non idée contre idée.
- C'est étrange de la part d'un médecin de penser à la destruction, dit Winter, mais je pense que tous les peuples envahis veulent résister. Nous sommes désarmés ; nos esprits et nos corps ne suffisent pas. L'esprti d'un homme désarmé s'effondre.
- Que signifie tout ça, Monsieur ? interrogea Will Anders. Qu'attendez-vous de nous ?
- Nous voulons les combattre et nous ne pouvons pas, répondit Orden. À présent, ils utilisent la faim contre nous. La faim affaiblit. Vous deux, vous allez partir pour l'Angleterre. Peut-être que personne ne vous écoutera, mais demandez-leur de notre part.... de la part d'une petite ville... de nous envoyer des armes.
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ClaireGClaireG   01 décembre 2015
- Nous nous sommes embarqués dans un sacré travail, n'est-ce pas ?
- Oui, répondit le maire, le travail le plus vain du monde, la seule chose qui ne peut pas être faite.
- C'est-à-dire ?
- Ecraser en permanence l'esprit des hommes (p. 80).
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jbpointeljbpointel   26 mai 2012
Un sifflement strident hurla du côté de la mine. Une rafale de vent pulvérisa de la neige sur les fenêtres. Orden joua avec sa médaille et déclara d'une voix sourde :
- Vous voyez, colonel, on peut rien y changer. Vous serez écrasés et expulsés. Les gens n'aiment pas être conquis, colonel, et donc ils ne le seront pas. Les hommes libres ne déclenchent pas la guerre, mais lorsqu'elle est déclenchées, ils peuvent se battre jusqu'à la victoire. Les hommes en troupeau, soumis à un Führer, en sont incapables, et donc ce sont toujours les hommes en troupeau qui gagnent les batailles, et les hommes libres qui gagnent la guerre. Vous découvrirez qu'il en est ainsi, colonel.
Lanser se redressa avec raideur.
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Vidéo de John Steinbeck
Agnès Desarthe lit « Nevermore » de Cécile Wajsbrot.
Lecture suivie d'un dialogue sur la re-traduction avec Élise Lépine.
Elle-même traductrice et auteur de trois re-traductions – La chambre de Jacob de Virginia Woolf, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, d'Alice Munro et Des souris et des hommes, de John Steinbeck (à paraître), Agnès Desarthe donnera une lecture de Nevermore, le roman de Cécile Wajsbrot qui met en scène une traductrice aux prises avec une nouvelle version de To the Lighthouse. Dans ce texte, la narratrice/personnage/traductrice remet sans cesse sur le métier le roman de Virginia Woolf qu'elle connaît par coeur et qui génère, outre un éventail de phrases et d'interprétations qui se déploient à partir de l'original dans une quête éperdue de l'exactitude, une réflexion vivante et multiforme autour de la disparition.

À l'occasion de la 6e édition du Printemps de la traduction – Les traducteurs parlent aux lecteurs.
À lire – Agnès Desarthe, Ce coeur changeant, éd. Points, réédition 2021 – 2015.
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