AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jean-Gérard Chauffeteau (Traducteur)Gilbert Vivier (Traducteur)
EAN : 9782234021341
318 pages
Éditeur : Stock (30/11/-1)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture:

« Être mort, pensa-t-il, c’était savoir que rien, jamais, ne serait autrement. Il pensa : Moi, je suis vivant. » Là où la guerre de Sécession bat son plein, quelque part en Virginie, Adam Rosenzweig décide de lutter pour la libération des Noirs. Animé par une grande soif de liberté et de justice, ce jeune Allemand d’origine juive pénètre au cœur d’une nature sauvage, soumise à la furie indomptable de l’Histoire. Dans un monde ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Mimeko
  21 mai 2018
Grosse déception avec ce roman, présenté comme un grand roman sur la guerre de Sécession et l'idéalisme du jeune Adam Rosenzweig, jeune allemand avec un pied-bot parti pour se battre pour les droits des Noirs ; entre les nombreuses coquilles et les lourdeurs de la traduction (et pourtant ils étaient deux !), la lecture de ce roman a été pénible. La seule chose que je retiens est la construction assez originale par petites saynètes qui reconstituent au final l'image complète.
Mais je suis loin de recommander cette lecture, très dispensable...
Coquilles :
p70 : Les gens qui ont maltraité les Noirs avaient immobile... au lieu de "un mobile"
p 162 : S'il l'avait craint, il aurait décroché des mûries deux pistolets de cavalerie... au lieu "des murs"
p 181 : Même à cette heure - l'heure du repos - il y avait moins départies de cartes... au lieu "de parties de cartes".
p 256 : Puis, sans transition, sapeur disparut... au lieu de "sa peur".
p 280 : Une savait pas ce qu'il lui faudrait faire... au lieu de "Il ne savait pas ce qu'il lui"...
Lourdeurs de traductions :
Il fit un temps au lieu de : il fit une pause...(faire un temps au marathon je comprendrais...)
p 203 : Sur cette pensée, Adam Rosenzweig se sentit rasséréné . Il se sentit rendu à un commencement d'espoir.
p 214 : Et pendant qu'Adam remuait ces réflexions, une nouvelle pensée commença de croître sous son crâne.
p 229 : Une étrange exaltation le visita. Il se sentit trembler au bord d'une révélation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          228
Liver
  15 juin 2014
Roman intrigant car très loin de celui attendu: la guerre de Sécession n'est pas visible, pourtant elle est là, à la fois si proche et si lointaine. Eclate seulement ce qu'elle fait des hommes qui l'approchent et en fond ce qu'il restera vraiment en eux une fois qu'elle entrera dans L Histoire et y sera "adoucie". Et là, l'exercice est magistral, le choix non conventionnel des personnages et des situations est remarquable et l'écriture sobre sur les faits et les personnages prend des allures lyriques sur les descriptions.
Commenter  J’apprécie          150
Flocava1
  19 novembre 2020
Un livre extrêmement puissant, bien écrit, profond au coeur de la guerre de Sécession mais tellement au delà. Des coquilles de traduction n'empêchent pas le plaisir de cette oeuvre à méditer et qui accompagne après lecture bien longtemps à mon avis
Commenter  J’apprécie          10
JAsensio
  04 mars 2011
Quelle est la puissance qui gouverne les pages de la Grande forêt, un roman de Robert Penn Warren publié en 1961 ? Cette puissance n'est pas Dieu puisque, comme l'explique au héros de notre roman, Adam Rosenzweig, l'un des anciens amis de son père décédé, le riche Aaron Blaustein, Dieu s'est retiré du monde.
Sans Dieu pour gouverner nos existences, point de salut bien sûr, non seulement spirituel mais aussi temporel, puisque Sa volonté est incarnée par une puissance elle-même souveraine, tout du moins qui le deviendra une fois le Dieu oublié, mort ou éclipsé.
La puissance vicaire ne peut donc être, toujours selon ce même puissant personnage se faisant l'interprète du romancier, que L Histoire.
Lien : http://stalker.hautetfort.co..
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   04 mars 2017
Adam avait contourné l'arbre. Il n'écoutait plus. Silencieusement, il s'approcha de l'endroit où était assis le jeune homme pâle. Le jeune homme n'écoutait pas, lui non plus. Il contemplait d'un air profondément absorbé un brin de paille qu'il faisait rouler entre le pouce et l'index. Adam s'accroupit doucement à côté de lui. Le jeune homme ne parut se rendre compte de rien. Adam avança une main, comme pour lui toucher le bras ou pour le tirer par la manche, mais il se retint, attendant que l'autre découvre sa présence.
Finalement, très bas, presque en murmure, il dit: "Vous... vous étiez ici, lors de la bataille?"
Le jeune homme tourna lentement les yeux. Il regarda Adam comme s'il le voyait de très loin, puis il remua l'épaule gauche ; sa manche s'agita, vide, flasque, imperceptiblement.
"Vous croyez que c'est un ours qui me l'a arraché?", dit-il d'un ton dépourvu d'expression.
Il avait reporté les yeux sur le brin de paille qu'il roulait entre le pouce et l'index. Adam baissa la tête et regarda aussi le brin de paille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Alice_Alice_   05 mars 2017
Mais il attendit en vain le soulagement. Son malaise empira. Tout à coup, il se rappela ce qu'il avait éprouvé lors de sa fuit de l'Elmyra en voyant que personne ne le poursuivait, que personne même ne criait pour signaler sa fuite. De nouveau, il eut la sensation d'être dépourvu de toute valeur, la triste sensation d'être un fantôme. Oui, conclut-il, c'était l'existence d'Aaron Blaustein qui lui avait permis, à lui, Adam Rosenzweig, de se sentir réel, qui lui avait permis de savoir qui il était.
Et maintenant, il se retrouvait seul.
Il leva le visage vers le ciel où la nuit munificente piquait des millions d'étoiles, et il se demanda comment on pouvait être seul et cependant pas tout à fait seul. Il se demanda comment on pouvait être dépourvu de toute valeur et cependant valoir quelque chose.
Il pensa: Il faut que j'élucide cette question. Si je suis destiné à vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Alice_Alice_   05 mars 2017
"Ouais, fiston, dit le caporal, c'est par là qu'on s'en ira. C'est par là que le général Grant va t'emmener... Et je te le jure, je souhaite de tout mon coeur qu'il ait un peu plus de cervelle que le général Hooker... Hooker nous a conduits tout droit dans la grande forêt et quand on a été dans les bois, les rebelles nous sont tombés dessus. J'y étais, moi, à Chancellorsville, et je t'assure que ça chauffait. Et si Grant nous ramène par là-bas, ce sera un nouveau Chancellorsville... Avec toutes ces broussailles, tous ces chênes nains, ces pins nains, on y voit pas à trois pas. Se lancer dans ces bois à la poursuite du général Lee, bonsoir ! C'est comme si on essayait de se glisser en rampant dans une grotte pour s'attaquer à un ours, et que cette grotte soit justement celle que l'ours connaît dans tous ses recoins."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
nadejdanadejda   19 mars 2011
Si la montagne n'avait pas étincelé d'un éclat aussi blanc.
Si là-bas, au-dessous des blancs sommets, la ligne irrégulière des forêts de sapins n'avait pas paru d'un bleu aussi noir.
Si le ciel, au-dessus des miroitements neigeux du Zelzsteinberg, n'avait pas été d'un bleu tout neuf, déchirant d'innocence. Si un léger nuage, tel un flocon de crème fouettée, n'avait pas flâné très haut dans ce bleu purifié, éblouissant. Si l'univers n'avait pas été d'une beauté absolue.
Si aucune de ces choses n'avait été ce qu'elles étaient, lui, Adam Rosenzweig, aurait pu se réfugier en son moi profond, dans les paradoxes de l'Histoire et de la connaissance, dans cette sagesse qui est résignation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
nadejdanadejda   20 mars 2011
p172 Une fois, il avait observé à la dérobée le visage de Simms Purdew, le seul homme au monde qu'il détestait. Il avait d'abord vu la mâchoire épaisse, veule, mal rasée, s'ouvrir et se refermer pour émettre une raillerie obscène,......, et puis, tout d'un coup, il n'avait plus vu les traits de cet être abominable. Il avait vu, en quelque sorte, le visage d'un petit garçon --- celui que Simms Purdew avait été jadis ---, un petit garçon aux cheveux d'un blond fauve, aux yeux bleus éclatants de gaieté, et dont la bouche souriait innocemment au milieu des taches de rousseur.
Durant cette brève vision, Adam avait entendu une voix dire en lui : Je ne dois pas le détester, je ne dois pas le détester sinon je mourrai.
Son coeur s'était ouvert à la joie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Video de Robert Penn Warren (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Penn Warren
Bande Annonce "Les Fous du Roi" (2006)
autres livres classés : guerre de sécessionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2109 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre