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Monique Thies (Traducteur)Michel Le Bris (Préfacier, etc.)
EAN : 9782859403775
256 pages
Éditeur : Phébus (18/05/1995)
4.05/5   126 notes
Résumé :
En 1960, deux ans avant de recevoir le prix Nobel de littérature, John Steinbeck entreprend, au volant de son mobil home, un voyage de onze semaines à travers l’Amérique, avec pour seul compagnon son chien Charley.
De la Pennsylvanie aux forêts du Maine, du Montana à la côte pacifique, le regard qu’il porte sur son pays est désenchanté, et c’est son désarroi, face à la montée de l’indifférence et au racisme endémique, qui s’exprime dans ces pages. Un récit de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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cmpf
  06 juin 2015
Lorsque j'ai choisi ce titre de Steinbeck à la librairie, je ne savais exactement qu'en attendre, ne connaissant pas ce titre. Mais j'imaginais un périple à travers une grande partie des États-Unis, beaucoup de rencontres et une sorte de rapport sur l'Amérique de 1960. En quelque sorte un livre de journaliste. En fait sur ces onze semaines, Steinbeck fait le tour des USA. S'il y a des rencontres, souvent autour d'une bouteille, elles n'apprennent pas grand-chose sur la région où elles ont lieu. Sauf peut-être dans le Sud. Rappelons qu'il voyage en 1960.
Pour avoir une image de l'Amérique, mieux vaut un autre guide. J'en ai d'ailleurs un qui at-tend son tour. Mais pour mieux connaître Steinbeck ce livre est parfait.
Je termine par un extrait de l'article du Larousse en ligne qui lui est consacré : « Il compose aussi des récits de voyage, où, d'un ton sentimental ou sentencieux, il exprime au fond son incompréhension totale du monde moderne : Un américain à New York et à Paris ou le bêti-fiant Mon caniche, l'Amérique et moi (Travers with Charley in search of American, 1962). Steinbeck n'est plus de son temps. »
Oui, Steinbeck estime que lorsque l'on voyage sur de grandes routes l'oeil rivé sur des cartes, l'on voit moins bien le paysage et qu'être pris dans une marée de voitures est plus éprouvant que plaisant. Oui il trouve que la nourriture préparée par soi-même à partir de produits frais a plus de saveur que celle sous cellophane.
Un vieux réac, quoi.
Ou quelqu'un qui apprécie que la vie ait du goût.
Un peu plus haut le même critique dit : « Des souris et des hommes, Les raisins de la colère ont longtemps valu à Steinbeck une réputation égale à celle de Faulkner et Hemingway, ses contemporains mais qui résiste mal à une analyse sérieuse. Steinbeck est probablement l'un des meilleurs romanciers régionalistes américains. C'est son principal, voire son unique mérite. Son histoire est un peu celle du paysan corrompu par la ville. Steinbeck le frustre, le romancier de l'élémentaire, de l'immanence absolue n'aurait jamais dû quitter son village qui l'inspire si bien. »
Je laisse à l'appréciation de tout un chacun.
www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/John_Steinbeck/145176
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SPOUNY
  10 juin 2021
Alors que j'étais sur le point de partir en congés, il m'a pris l'envie de relire un vieux livre de voyage et j'ai ressorti celui de John Steinbeck : « Voyage avec Charley » (édition Babel de 1995, donc pas vraiment récente).
C'est à cinquante-huit ans que l'auteur qui a le virus de la bougeotte décide de traverser l'Amérique dans un mobile home (à qui il donne le nom de « Rossinante », comme le cheval de Don Quichotte) et il emmène avec lui un compagnon, son chien Charley. Ceci en 1960 et pour un road-trip d'environ trois mois. Il va ainsi parcourir le pays d'Est en Ouest et pouvoir se plonger dans l'Amérique profonde.
Lors de ma précédente lecture, je m'étais plus attachée au voyage en lui-même, tous ces États traversés, du Maine au Montana, la description des grands espaces, la beauté des paysages…
Cette fois, j'ai porté un peu plus d'attention à toutes les réflexions de l'auteur sur ses rencontres, les problèmes de son pays et surtout le racisme, le gaspillage (il se fabrique une machine à laver) et la grande pauvreté présente trop souvent.
Et puis, je le reconnais, Charley m'a beaucoup touchée car il s'est montré un compagnon plus que présent. Il ne lui manquait que la parole bien que pour s'exprimer, il émettait des « Ftt » très explicites.
D'ailleurs, l'auteur a écrit en page 37 : « C'est le seul chien que j'aie jamais connu, capable de prononcer la consonne « f ». « Ftt » indique en général qu'il aimerait saluer un arbre ou un buisson ». Puisque Charley est capable de si bien se faire comprendre, l'auteur a de grandes conversations avec lui.
Ils sont tous les deux en train de tracer une route de 16.000 kilomètres, entrecoupée de surprises (parfois bonnes, parfois moins).
Souvent à la recherche de quelque hôtel pour avoir un peu plus de confort (surtout un vrai bain) malgré que Rossinante soit super équipée.
Mais John Steinbeck qui voulait revoir son pays, est apparemment déçu quand il se rend compte qu'il a tellement changé. Il ressent une certaine désillusion, de l'amertume, lui qui voulait voir « à quoi ressemblent les Américains aujourd'hui ».
A la lecture on ressent une certaine nostalgie d'autant plus que l'auteur se savait malade, alors était-ce un voyage d'adieu ?
Il est à signaler que deux ans plus tard, John Steinbeck a reçu le Prix Nobel de littérature et il est décédé en 1968.
C'est un auteur de romans mythiques tels que : « A l'Est d'Eden », « Les Raisins de la Colère », ou « Des Souris et des Hommes », qui ont été portés à l'écran.
Si au début ses livres n'ont pas connu un grand succès, la gloire lui est venue un peu plus tard et son oeuvre se montre souvent cocasse avec quelques traits d'humour.
Pour ne rien gâcher, il sait très bien dépeindre l'amitié et la solidarité de façon bien émouvante.
Voilà donc un bon voyage que j'ai refait au milieu de mes valises, avant d'entreprendre le mien qui ne sera pas, lui, un tel périple (en tout cas pas cette fois).
Pour terminer, je voudrais dire que ce livre m'a remis à l'esprit la chanson de Bernard Lavilliers, écrite par Willie Nelson : « On the road again » et elle trottine dans ma tête :
On the road again
Goin' places that I've never been
Seein' things that I may never see again
And I can't wait to get on the road again..
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MELANYA
  10 juillet 2021
Étant moi-même sur le point de partir en congés, il m'avait pris l'envie de relire un vieux livre de voyage et j'ai ressorti celui de John Steinbeck : « Voyage avec Charley (Mon Caniche, l'Amérique et moi...)» (édition Babel de 1995, donc pas vraiment récente).
C'est à cinquante-huit ans que l'auteur qui a le virus de la bougeotte décide de traverser l'Amérique dans un mobile home (à qui il donne le nom de « Rossinante », comme le cheval de Don Quichotte) et il emmène avec lui un compagnon, son chien Charley. Ceci en 1960 et pour un road-trip d'environ trois mois. Il va ainsi parcourir le pays d'Est en Ouest et pouvoir se plonger dans l'Amérique profonde.
Lors de ma précédente lecture, je m'étais plus attachée au voyage en lui-même, tous ces États traversés, du Maine au Montana, la description des grands espaces, la beauté des paysages…
Cette fois, j'ai porté un peu plus d'attention à toutes les réflexions de l'auteur sur ses rencontres, les problèmes de son pays et surtout le racisme, le gaspillage (il se fabrique une machine à laver) et la grande pauvreté présente trop souvent.
Et puis, je le reconnais, Charley m'a beaucoup touchée car il s'est montré un compagnon plus que présent. Il ne lui manquait que la parole bien que pour s'exprimer, il émettait des « Ftt » très explicites.
D'ailleurs, l'auteur a écrit en page 37 : « C'est le seul chien que j'aie jamais connu, capable de prononcer la consonne « f ». « Ftt » indique en général qu'il aimerait saluer un arbre ou un buisson ». Puisque Charley est capable de si bien se faire comprendre, l'auteur a de grandes conversations avec lui.
Ils sont tous les deux en train de tracer une route de 16.000 kilomètres, entrecoupée de surprises (parfois bonnes, parfois moins).
Souvent à la recherche de quelque hôtel pour avoir un peu plus de confort (surtout un vrai bain) malgré que Rossinante soit super équipée.
Mais John Steinbeck qui voulait revoir son pays, est apparemment déçu quand il se rend compte qu'il a tellement changé. Il ressent une certaine désillusion, de l'amertume, lui qui voulait voir « à quoi ressemblent les Américains aujourd'hui ».
A la lecture on ressent une certaine nostalgie d'autant plus que l'auteur se savait malade, alors était-ce un voyage d'adieu ?
Il est à signaler que deux ans plus tard, John Steinbeck a reçu le Prix Nobel de littérature et il est décédé en 1968.
C'est un auteur de romans mythiques tels que : « A l'Est d'Eden », « Les Raisins de la Colère », ou « Des Souris et des Hommes », qui ont été portés à l'écran.
Si au début ses livres n'ont pas connu un grand succès, la gloire lui est venue un peu plus tard et son oeuvre se montre souvent cocasse avec quelques traits d'humour.
Pour ne rien gâcher, il sait très bien dépeindre l'amitié et la solidarité de façon bien émouvante.
Voilà donc un bon voyage que j'ai refait au milieu de mes valises, avant d'entreprendre le mien qui ne sera pas, lui, un tel périple (en tout cas pas cette fois).
Par contre j'émets une petite réflexion sur la couverture de mon livre (c'est rare) : on y montre un homme, certainement l'écrivain, avec un chien tout blanc dans les bras et ce n'est pas un caniche. de plus, dans le récit le chien est gris-bleu !?
Où est l'erreur ? J'aurais préféré que cette couverture soit conforme au récit. Mais bon, je ne vais pas chipoter car on me dira (et c'est vrai) : "ce n'est pas le contenant le plus important, c'est le contenu ». N'empêche….
Pour terminer, je voudrais dire que ce livre m'a remis à l'esprit la chanson de Bernard Lavilliers, écrite par Willie Nelson : « On the road again » et elle trottine dans ma tête.
Lien : https://www.babelio.com/monp..
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isanne
  08 août 2015
Première rencontre avec l'écriture de John Steinbeck...Et oui, la scolarité entraîne parfois, par choix des professeurs croisés, vers des écrivains plus atypiques !
Parfois les livres font embarquer pour de fabuleux voyages et cela a été le cas,ici, au sens propre du terme.
J'ai pu suivre sur une carte l'itinéraire suivi par Charley et son maître et apprécier les descriptions des paysages visités quand il y en avait. J'ai beaucoup aimé que ce livre ne soit pas juste le récit d'un road-trip mais qu'il restitue le quotidien des "deux aventuriers" : les ennuis de santé de l'un, les rencontres de l'autre, les bavardages autour d'un café ou d'un alcool mettant en avant la société américaine telle qu'elle peut être différente d'un état à l'autre, les avis du conducteur sur les attraits de la nature des grands espaces par rapport à la ville...
Le ton narratif m'a également emportée, John Steinbeck est à la fois nostalgique, parfois, et parfois très désabusé devant les différents visages de son pays.
Beaucoup de bonheur dans cette rencontre donc et le désir très vif de rattraper le temps perdu et de découvrir les autres écrits de cet écrivain.
A lire pour découvrir les différences qui font la réalité des Etats-Unis!
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Lucioledanslalune
  03 octobre 2015
En 1960, John Steinbeck, déjà plus de toute première jeunesse, décide de partir pour plusieurs semaines, avec pour seule compagnie, son énorme caniche français, Charley, afin de retrouver l'Amérique profonde, de rencontrer des gens et de prendre le pouls de cette Amérique qu'il n'a pas revu depuis si longtemps.
Du Maine à Seattle en passant par le Montana, la Californie et le Texas, John Steinbeck parcourt des milliers de kilomètre, réfléchit aux voyages, à l'écriture, à ses rencontres, à la différence entre les états et à la mutation de l'Amérique.
Je me suis attendri face à cet homme un peu vieillissant et à son chien Charley (on ne se rends pas compte que c'est le grand John Steinbeck qui conduit son camion-maison rebaptisé Rossinante, celui qui deux ans plus tard recevra le prix nobel de littérature).
Un récit de voyage original, subtil, attendrissant et plein de réflexions et de rapports sociologiques sur l Amérique en 1960.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   06 juin 2015
Lorsque je fus sur pieds, on me tint le discours habituel : me reposer, perdre du poids, prendre garde au cholestérol. Cela arrive à beaucoup d’hommes et les médecins, je pense, ont appris la litanie par cœur. Nombre de mes amis les ont entendu aussi ces : « Changez de rythme. Vous n’êtes plus aussi jeune que vous l’étiez. » J’en ai tant vu empaqueter leur vie dans un cocon de laine, freiner leurs impulsions, encapuchonner leurs passions et, graduellement, renoncer à leur état l’homme pour entrer dans une sorte de semi-invalidité spirituelle et physique ! Et ils y sont encouragés par leur femme et leurs proches. Le piège est si tentant…
Qui ne souhaiterait pas être ainsi l’objet de toutes les attentions ? Une sorte de seconde enfance recommence pour beaucoup d’hommes. Ils gradient leur violence contre la promesse d’une petite augmentation de la durée de leur vie. Et le chef de famille finit par en devenir le plus jeune des enfants. J’ai fouillé en moi, horrifié à l’idée d’y découvrir une pareille éventualité. Car j’ai toujours vécu violemment, bu d’abondance, mangé trop ou pas du tout, dormi vingt autre heures d’affilée ou veillé deux nuits d’affilée, travaillé trop dur et trop longtemps pour la gloire ou bayé aux corneilles par simple paresse. J’ai hissé, tiré, tranché, grimpé, fait l’amour avec joie, et subi mes gueules de bois comme une conséquence de mes excès, jamais comme une punition. Et je ne veux pas abandonner toute ardeur pour tenir le ballon un peu plus longtemps. Ma femme a épousé un homme, je ne vois pas pourquoi elle hériterait d’un bébé.
Je savais que conduire un camion pendant dix à douze mille milles, seul, sur des routes de toutes sortes, serait une tâche rude. Mais, pour moi, cela représentait l’antidote au poison du malade professionnel.
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michemuchemichemuche   03 août 2018
En un certain sens, le voyage est comme le mariage. L’ erreur première est de croire qu’ on peut le gouverner.
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exbrayat-wexbrayat-w   31 octobre 2018
Ce qui suivit fut une histoire d'amour.
J'aime le Montana. Pour d'autres États, j'éprouve du respect, de l'admiration, de la reconnaissance, voire de l'affection, mais pour le Montana, c'est de l'amour. Et l'amour est difficile à analyser quand vous le ressentez.
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cmpfcmpf   06 juin 2015
Partout un développement fantastique, dévorant. Les bulldozers jetaient à bas les forêts vertes, entassaient les branches pour les brûler. Les troncs blancs arrachés s’empilaient le long de murs gris. Je me demande pourquoi le progrès ressemble tellement à la destruction.
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michemuchemichemuche   09 août 2018
J’ ai vu des enfants noirs incapables d’ apprendre, ceux - là surtout qui, dès leur naissance,ont entendu dire qu’ ils étaient des êtres inférieurs.
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Vidéo de John Steinbeck
Agnès Desarthe lit « Nevermore » de Cécile Wajsbrot.
Lecture suivie d'un dialogue sur la re-traduction avec Élise Lépine.
Elle-même traductrice et auteur de trois re-traductions – La chambre de Jacob de Virginia Woolf, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, d'Alice Munro et Des souris et des hommes, de John Steinbeck (à paraître), Agnès Desarthe donnera une lecture de Nevermore, le roman de Cécile Wajsbrot qui met en scène une traductrice aux prises avec une nouvelle version de To the Lighthouse. Dans ce texte, la narratrice/personnage/traductrice remet sans cesse sur le métier le roman de Virginia Woolf qu'elle connaît par coeur et qui génère, outre un éventail de phrases et d'interprétations qui se déploient à partir de l'original dans une quête éperdue de l'exactitude, une réflexion vivante et multiforme autour de la disparition.

À l'occasion de la 6e édition du Printemps de la traduction – Les traducteurs parlent aux lecteurs.
À lire – Agnès Desarthe, Ce coeur changeant, éd. Points, réédition 2021 – 2015.
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