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ISBN : 2226321470
Éditeur : Albin Michel (01/09/2016)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Plus de 40 000 kilomètres parcourus sur cinq ans en pick-up Ford : c'est le voyage un peu fou qu'ont entrepris Alexandre Thiltges et Jean-Luc Bertini pour aller à la rencontre des grands auteurs de l'Ouest américain. En une trentaine de portraits, ils nous font partager l'intimité d'écrivains célèbres avec une passion communicative. Jim Harrison, Richard Ford, Donald Ray Pollock, Marilynne Robinson, Laura Kasischke, David Treuer, Louise Erdrich, Charles D'Ambrosio, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Titania
  01 novembre 2018
Amoureux de la littérature américaine, je crois que cet album d'un format imposant, grand et lourd, pas spécialement pratique à lire, peut vous plaire, mais pour des photos cette dimension est idéale.
Il est réalisé comme un voyage à travers l'immensité du continent, une Odyssée américaine, à la rencontre d'écrivains cultes de notre époque mis en scène dans leur environnement, avec des entretiens portant sur tout et rien, ou bien, axés sur leurs sources d'inspiration et leur regard sur le monde.
C'est essentiellement une histoire d'hommes, faite par deux hommes, rédacteur et photographe. Les femmes sont très minoritaires. Il en manque beaucoup, dont la grande voix de Toni Morrison par exemple, même si les auteurs hispaniques, amérindiens, noirs ou métis sont présents avec leur vision spécifique de la société américaine. L'album s'ouvre et se referme sur Jim Harrison dont on partage avec les auteurs, des instants non loin de la fin de sa vie, et c'est très émouvant.
On apprend aussi plein de choses sur le statut de l'écrivain aux Etats-unis. Beaucoup travaillent ou effectuent tel Iain Levinson des petits boulots comme ses personnages. Pas mal enseignent l'écriture créative à l'université. C'est compliqué de vivre de sa plume et d'émerger dans le monde des lettres. L’un d’entre eux conseille donc avec humour à ses étudiants d'épouser quelqu’un de riche pour survivre dans le milieu hostile de l'édition. Certains sont même allés en prison. Ils sont le reflet de leur environnement, ils sont parfois des porte paroles.
Ils écrivent de tout, des romans sociaux, des polars, des histoires fantastiques, des scénarios, des articles de presse et ces conteurs magnifiques laissent émerger la désespérance des petites gens, leur fragilité personnelle et les fêlures de l'âme Humaine, de quoi donner à leur oeuvre une coloration universelle.
L'album se termine par une bibliographie pour chacun, afin de vous précipiter aussitôt dans votre médiathèque préférée pour plonger dans l'Amérique de Louise Erdrich, de Percival Everett ...et bien d'autres .
Non exhaustif sur le sujet, cet album n'en est pas moins une ouverture, une porte entrebâillée. A vous de vous engouffrer dans le passage pour découvrir cette littérature passionnante et ces grands espaces fascinants.

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fanfanouche24
  06 septembre 2018
Un passage à la médiathèque... et je fais ma rentrée des classes à ma façon, en empruntant plus, et des choses différentes,; cette fois "Les âmes rouges" de Paul Gréveillac, et ce magnifique livre d'art et de littérature, édité dans un format impossible à ranger correctement dans nos rayonnages...[ format à l'Italienne, et un poids qui pourrait être dissuasif !!!]
Ces petits inconvénients ne sont rien comparés à l'extraordinaire anthologie de littérature américaine contemporaine qui nous est offerte...
enrichie de magnifiques photographies , très heureusement mises en valeur... : Portraits des écrivains, ou des larges espaces américains..Paysages saisissants,
portraits d'américains dans leur quotidien... Une mine de renseignements et un régal pour les yeux...
Des noms m'étant complètement inconnus, comme

-Eric Miles Williamson, "le bad boy des lettres américaines"
- Dagoberto Gill
- Marilynne Robinson, " le coeur de l'Amérique protestante"
- Sherman Alexie, "un Amérindien partagé "
-Gary Snyder, "Méditations zen sous les sapins enneigés de la Sierra Nevada"
-Rick Bass, "l'Homme des montagnes"..
-Tim O'Brien
- Chris Offutt, "l'homme des bois à Iowa City"
- Iain Levinson, l"e factotum des Lettres modernes"
-Jim Nisbet, "San Francisco noir"
- Thomas McGuane, "le cow-boy solitaire"
- Danzy Senna, "l'apparence ne veut rien dire"
- Charles D'Ambrosio, "Quand le profane touche au sacré", etc.
Mise en page très attractive; les photographies très réussies, sont mises en relief, jusqu'à des doubles pleines pages...
"Louise Erdrich
L'écriture est très importante dans ma vie, j'en ai besoin et j'écris quotidiennement. Je pourrais dire que j'en suis amoureuse, comme on pourrait l'être de la nature ou du ciel, d'une montagne, de quelque chose qui n'est pas humain. (p. 134)"

"Sherman Alexie -- Je me suis retrouvé à de trop nombreuses reprises aux côtés d'écrivains qui me rabaissaient pour la simple raison que j'étais un Indien. Il ne faut pas se voiler la face, tous les problèmes de race, de
classe et de sexe d'un pays se retrouvent au sein de sa communauté littéraire , et le racisme pourrit aujourd'hui encore le monde des lettres américain. "(p. 168)
Ce beau livre débute et se conclue sur Jim Harrison...une passionnante balade à travers l'Amérique: Un double voyage dans les mots et dans les grands espaces....
" Ils sont bien là, ces écrivains dont nous aimons tant les livres, l'indépendance et la liberté de ton. du regretté Jim Harrissn à Louise Erdrich, de Laura Kasischke à Philippe Meyer, se dessine un portrait saisissant de l'Amérique d'aujourd'hui, à travers la littérature. Grâce aux magnifiques photographies qui accompagnent le livre, c'est également une véritable invitation au voyage" ----- François Busnel
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mimipinson
  28 avril 2018
En 2014, était paru un excellent ouvrage chez Robert Laffont, réunissant sous forme de road-trip, un certain nombre d'écrivains américains (et quelques canadiens également).
Celui dont il est question ici est à peu près dans la même veine ; à ceci près qu'il est davantage littéraire dans le texte, et dans la manière d'aborder les personnalités que l'auteur et son photographe ont rencontrés au cours de périple.
Si cet ouvrage fait référence à des auteurs connus, voire très connus, il y en a d'autres plus confidentiels, en tout cas présents sur la scène littéraire actuelle (à mon sens, évidemment).
Je retrouve avec plaisir des auteurs que j'ai déjà lus et appréciés ; d'autres présents dans ma bibliothèque et qui attendent (patiemment) leur tour. Mais il y a également un certain nombre de gens, qui bien que n'évoluant pas dans ma zone de confort, m'ont semblé intéressants à être abordés.
Big Jim, a une place de choix dans ce recueil puis qu'il y figure deux fois ; lui qui passe l'hiver dans l'Arizona, et le reste du temps dans le Montana. Il ouvre et ferme la ronde des écrivains, lui qui a eu la mauvaise idée de nous quitter quelques mois avant la parution de cet ouvrage.
Cinq années auront été nécessaires pour rencontrer ces écrivains essentiellement de l'ouest américain, pour les mettre en confiance, rentrer dans leur intimité et mettre en image leur cadre de vie et de travail.
Ce livre est à la fois une gourmandise, un précieux outil littéraire, et une mine d'or pour découvrir l'ouest américain, un jour, si c'est possible…..

Lien : https://leblogdemimipinson.b..
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puchkina
  08 mai 2017
Jean-Luc Bertini, photographe et Alexandre Thiltges, professeur de littérature, ont parcouru les routes des Etats-Unis, des dizaines de milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des écrivains américains dans leur cadre de vie, chez eux ou dans leur ville pour parler de leurs oeuvre littéraire et vivre quelques heures de leur quotidien. On y croise Jim Harrison, James Crumley, William T. Vollmann, Louise Erdrich, Richard Ford, Percival Everett… plus de trente écrivains rencontrés aux quatre coins de l'Amérique. Une entreprise gigantesque, un résultat remarquable. Les portraits et les paysages captés par Jean-Luc Bertini se mêlent magnifiquement aux textes d'Alexandre Thiltges qui a su retranscrire toute le sel et l'aventure de leur formidable épopée. A ranger aux côtés de l'ouvrage de Pauline Guéna et Guillaume Binet, L'Amérique des écrivains, qui donne, et c'est le plus important, envie de dévorer les livres de ces auteurs américains.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 septembre 2018
- Charles D'Ambrosio-

"Sa prose, souvent pleine de noirceur, semble empreinte de mélancolie et de nostalgie. A cela se mêlent des touches d'humour, une légèreté stylistique et, surtout, des descriptions extrêmement poétiques" Je ne pense pas que tout cela soit incompatible. J'adore les oeuvres de Harrison et de McGuane parce qu'elles savent être parfois extrêmement drôles. La noirceur infernale d'une situation n'empêche pas forcément les personnages d'être drôles, cela peut même souvent très bien fonctionner. Aujourd'hui encore, c'est ce mélange de tristesse, de noirceur, de violence et d'humour qui me touche et que j'essaie de transmettre à travers mon écriture. " (p. 176)
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evascardapelleevascardapelle   22 octobre 2017
En ce moment même, peut-être qu'un enfant de quinze ans lit ce livre et que dans queques années, il devra prendre une décision : "est ce que je dois m'engager pour aller faire la guerre ou pas ?" Le livre ne lui donnera pas la réponse mais il fera partie de son expérience, et il se dira donc peut-être que la guerre n'est pas aussi héroïque que ce que le recruteur veut lui faire croire, que la guerre est plus douloureuse qu'on veut bien le penser, et pas simplement à cause de la mort ou des blessures, car il y a aussi le froid, les sangsues, l'eau des rizières, les terribles brutalités journalières dont on ne parle jamais. C'est pour ça que dans "si je meurs au combat", j'ai tenu à inclure la scène du puits où un vieil homme aveugle se fait humilier par des soldats américains : lui balancer gratuitement le lait à la figure, c'est abominable. Mais on ne parle jamais de ça dans le journal, même si ça fait partie de l'essence même de la guerre. Toutes ces petites choses constituent une horreur tout simplement immonde, brutale, sans fin.
Alors qui sait, peut-être que ce gamin dira avant de s'engager : "je ne sais pas, je vais réfléchir avant de signer."
(Tim O'Brien, Austin, Texas)
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evascardapelleevascardapelle   24 octobre 2017
Tout comme Raymond Carver, Dagoberto Gilb parvient à créer l'impression que ses textes sont très simples, qu'ils ne demandent pas trop d'effort, ce qui est, sans doute, bien loin de la vérité, car cette impression de simplicité exige très certainement énormément de travail.
"J'essaie de garder une impression de spontanéité, mais la réalité, c'est que je bosse comme un malade pour en arriver là. Quand les gens disent qu'un joueur de basket comme Michael Jordan est né avec un don, ça me fait vraiment marrer. Il n'a pas l'air de se forcer des masses mais en fait il s'est entraîné comme un forcené pour parvenir à ce niveau. Alors quand certains lisent une de mes nouvelles et se disent : "Ecrire, qu'est ce que c'est facile, je pourrais en faire autant", je leur dis : "Allez-y essayez et vous me direz !" Parce ce qu'ils ne voient pas, c'est que j'ai passé cinq jours sur ces deux petites phrases."
(Gadoberto Gilb, El Paso, Texas)
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fanfanouche24fanfanouche24   06 septembre 2018
Sherman Alexie -- Je me suis retrouvé à de trop nombreuses reprises aux côtés d'écrivains qui me rabaissaient pour la simple raison que j'étais un Indien. Il ne faut pas se voiler la face, tous les problèmes de race, de classe et de sexe d'un pays se retrouvent au sein de sa communauté littéraire , et le racisme pourrit aujourd'hui encore le monde des lettres américain. (p. 168)
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OlafOlaf   13 février 2017
Sachant que Jim Harrison a été profondément marqué par l’œuvre de Carl Gustav Jung, on peut se demander s’il a cherché à créer des personnages mythologiques répondant aux grands archétypes dont parle le psychiatre suisse. "Ces archétypes sont directement tirés de la vie : ils reflètent le fonctionnement humain. Les mythes font toujours partie intégrante de notre existence, ils sont partout, impossible de les ignorer. Je pense qu’il s’agit là de l’erreur du freudisme, qui réduit la vie humaine à trop peu de choses. Jung, lui, émet notamment l’hypothèse que les rêves émergent du paysage qui nous entoure, et j’aime beaucoup cette idée : je me dis que je rêve souvent d’animaux parce que j’ai toujours vécu dans des coins perdus, entouré d’animaux. Je me demande souvent quels peuvent être les rêves des gamins qui grandissent en ville, ou encore en Europe. Cet environnement devient leur univers mental à part entière. Pour comprendre un peu l’univers de Cézanne, il faut connaître la montagne Sainte-Victoire, humer les senteurs de la flore locale, voir cette étrange lumière de ses propres yeux."
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